Je lis toutes sortes de livres, pas seulement des romans.

Je cherche aussi à lire tout ce qui touche de près à l’écriture d’une manière générale.

En me rendant à la médiathèque de ma ville à Jonzac, je suis tombée sur le livre de Bob Mayer, « Ecrire un roman et se faire publier ». (2017)

 

 

J’étais assez curieuse donc de découvrir ce livre. C’est aussi une manière comme un autre de s”enrichir et d’apprendre tout le temps.

Compte-tenu des nombreux conseils prodigués par Bob Mayer, je vous propose de consacrer 2 articles sur ce livre.

 

Qui est Bob Meyer ?

 

 

 Bob Mayer est né en 1959 à New York dans le quartier du Bronx aux Etats-Unis.

Avant de devenir un écrivain célèbre, il a intégré l’armée et est devenu un béret vert.

 

Il a écrit plus de 70 romans dans des genres multiples.

Plutôt dans les domaines de la science-fiction et du thriller.

Mais aussi dans les domaines militaires, du suspense, mais aussi des romans d’amour !

 

Il a vendu plus de 4 millions de livres.

Il a conçu la saga « Area 51 » de 1998 à 2004.

Il donne des conférences, notamment pour donner des conseils d’écriture et d’édition.

 

 

 

Bob Mayer est fasciné par l’histoire, les légendes et la mythologie.

A travers ce livre de conseils, il imite quelque peu Stephen King dans son « Ecriture : mémoires d’un métier ».

Je ferai un article plus tard sur ce dernier livre.

 

 

 Nous pouvons constater que les auteurs à succès – et surtout américains-  aiment dispenser leurs précieux conseils aux amateurs ou futurs auteurs à succès.

 

En quoi consiste ce livre ?

 

Bien évidemment, ce livre s’adresse à ceux et celles qui ont envie d’écrire.

Et encore plus de se faire publier.

Il faut déjà avoir la passion de l’écriture, car autrement je ne vois pas l’intérêt de se lancer dans ce genre de lecture.

Le livre se décompose en parties nommées Outils’ :

  • Outil 1 : vous-même
  • Outil 2 : votre environnement
  • Outil 3 : votre idée de départ
  • Outil 4 : la préparation
  • Outil 5 : votre histoire
  • Outil 6 : votre technique
  • Outil 7 : peaufinez votre manuscrit
  • Outil 8 : soumettre votre manuscrit
  • Outil 9 : le business de l’édition
  • Outil 10 : votre futur

 

Ce livre ne propose pas d’idées préconçues.

Il met en garde les futurs écrivains contre l’idéalisme prêté à l’écriture.

En fait, ce livre balaie  en détail toutes les étapes de l’écriture d’un roman :

  • L’idée de base
  • L’histoire que l’on veut raconter
  • Le plan
  • Les personnages
  • L’intrigue principale
  • Les intrigues secondaires
  • La réécriture

Il apporte une certaine aide.

Après l’outil 8, on est dans l’après-écriture.

Dans l’édition. Comment se faire publier en somme.

Bob Mayer dévoile ses astuces, son arme secrète !

 

Les conseils de Bob Mayer pour l’écriture

 

Bob Mayer conseille de lire beaucoup dans tous les domaines. Même dans ceux qu’on n’apprécie pas forcément.

Ou de lire beaucoup de premiers romans.

Il conseille de ne pas s’enfermer dans une routine de lecture.

 

Pour Bob Mayer, il faut écrire, quoiqu’il arrive.

Coûte que coûte.

L’écrivain en herbe se doit d’avoir une ouverture d’esprit.

Ce qui lui permettra de développer son imagination.

Cette imagination doit rester active.

Toujours en alerte.

 

L’apprenti écrivain doit se fixer des objectifs concrets et réels.

A court et long termes.

Nous sommes tous d’accord. Nous n’écrivons pas pour devenir Victor Hugo.

Quoique …..

 

Avant tout, les maîtres mots sont : patience et discipline.

Ces 2 qualités vous permettront de mieux vous organiser.

D’une part, parce que vous continuez à travailler et qu’écrire est tout simplement une passion pour vous !

D’autre part, parce que vous ne pouvez pas vous noyer dans un verre d’eau !

 

Pour Bob Mayer, il est essentiel que l’écrivain reste fidèle à lui-même.  A ses valeurs profondes qui en font sa richesse et son individualité.

Selon lui, il faut garder à l’esprit ses propres objectifs et les raisons pour lesquelles vous écrivez.

Pour être capable d’écrire, Bob Mayer suggère de prendre des cours de littérature pour ouvrir ses horizons.

Et d’apprendre de toutes les sources possibles.

Etre à l’écoute des autres.

Pour écouter leurs histoires. Pas pour vous conseiller dans le mauvais sens.

L’important est de décider ce qu’vous voulez faire et de vous y mettre quoique disent les autres.

Les conseils prodigués par Bob Mayer avant d’écrire

Bob Mayer propose de se poser 6 questions avant d’écrire :

 

  • de quoi vais-je parler ?
  • qu’est-ce que je vais en dire ?
  • pourquoi ?
  • qui cela peut-il intéresser ?
  • que puis-je faire pour accroitre ses intérêts ?
  • que vais-je faire voir, penser ou sentir à mes lecteurs ?

 

Ensuite, l’écrivain se doit d’avoir une vision claire de ses personnages avant d’écrire.

Puis, de faire un plan.

Un plan solide.

Le plan permet d’ordonner les intrigues secondaires par rapport à l’intrigue principale.

 

Le futur écrivain ne peut écrire sans faire des recherches au préalable.

Pour l’intrigue principale et ses intrigues secondaires.

Il doit avoir en tête les éléments précis de l’histoire.

Il ne peut pas commencer à écrire au petit bonheur la chance et innover à chaque fois qu’il s’installe devant son manuscrit.

Pour chaque chapitre,  il faut prendre un point de départ et d’arrivée et se demander comment passer de l’un à l’autre.

Et ce, avant de mettre sa plume au service de l’histoire.

 

Ecrire est un dur labeur.

 

Les conseils pour mettre en place son histoire

 

Les personnages doivent respirer.

Vivre en dehors de leur créateur.

Laissez le champ libre aux personnages : l’intrigue ne mène pas forcément l’histoire.

Il est primordial d’établir une liste comprenant une description rapide des personnages et des notes sur l’histoire de chacun d’eux, plus un bref aperçu de son caractère.

 

Il vaut mieux introduire dès le départ des personnages attachants.

N’oubliez pas qu’il faut accrocher le lecteur !

Et par la même occasion, vous-même !

 

Tout doit être noté pour ne pas vous mélanger les pinceaux.

Et de ce fait, prendre le risque de ne plus être crédible auprès de vos lecteurs.

 

Comment croyez-vous que J.R Tolkien pour Le Seigneur des Anneaux  et George martin pour Game of Thrones s’en soient sortis avec tous les détails existant dans leur saga ?

 

 

Les fiches. Tout noter. Le moindre détail.

Avant de commencer, et après les recherches, l’écrivain doit faire un plan des chapitres en consignant :

  • les dates
  • les heures
  • les personnages qui apparaissent
  • comment organiser les événements en séquences en rappelant l’action principale et le lieu,
  • noter ce qui est important dans ce chapitre, noter l’objectif du chapitre (comment est-il lié à l’idée de base ?)

 

Il faut établir une carte et une étude précise des lieux.

Il faut aussi établir un plan des locaux.

Il faut établir un tableau de bord pour se repérer et retrouver un passage sans avoir à relire tout le manuscrit.

Les lieux, dates, personnages et action sont importants : tout doit être consigné.

De la manière que vous souhaitez.

Sous forme de tableaux.

Ou de fiches préconçues (trouvables sur certains blogs sur l’écriture).

 

Non seulement, vous devez tout consigner.

Mais ce n’est pas tout.

Vous devez aussi résumer sur des fiches les livres et articles qui ont servi dans les recherches en notant les pages et références de chaque source.

Car, en tant que lecteur assidu, vous savez bien que les détails font l’histoire.

On fait vivre une histoire par ses détails.

Mais, il ne faut pas perdre trop de temps à donner des informations générales sur les lieux et les personnages.

Tout cela se distille au goutte à goutte au fil de l’histoire.

 

Dès le départ, l’intrigue et le personnage principal doivent être exposés.

Gardez à l’esprit que l’intrigue est une série d’événements qui forme l’action du récit.

Et l’action fait progresser le récit et les personnages.

L’intrigue doit sans cesse avancer.

Pas de temps mort.

Pas de descriptions à rallonge comme au XIXe siècle.

 

Je me souviens avoir lu Les Misérables de notre Victor Hugo national.

 

 

Tout au début, la bataille de Waterloo dépasse les 80 pages.

J’avais compté les pages, ne voyant plus la fin de la bataille arriver.

Avec les détails de la guerre en prime.

 

Trop long.

Laborieux avec tous ces détails.

Soporifique.

Description trop longue.

Pardon à Victor Hugo pour mes propos!

 

Une séquence d’informations ralentit l’action.

Nous pardonnons à Victor Hugo.

C’était la mode à l’époque d’établir des descriptions à n’en plus finir.

Et comme les écrivains publiaient dans des journaux ou des revues, plus ils écrivaient, plus ils rajoutaient de détails, plus ils étaient rémunérés.

 

Quelle histoire choisir pour écrire ?

 

Mark Twain disait d’écrire sur ce qu’on connait.

Ce sont nos expériences et nos connaissances qui dictent le sujet du roman.

En tout cas, commencez par quelque chose de simple.

Ecrire, c’est jongler entre le style et l’histoire.

 

Vous pouvez raconter du neuf à partir de vieilles histoires.

Vous devez être clair et avoir une raison qui vous a poussé à écrire au départ.

 

Il faut avoir une idée de base : un décor, un personnage ou une scène.

Et ne pas modifier l’idée de base.

D’ailleurs, vous devez être capable de la résumer en une seule phrase.

L’idée de base n’est pas forcément le thème du roman.

Elle peut être est la phrase d’introduction

A partir de l’idée de base, il faut vous demander ce qui va arriver aux personnages d’un point de vue émotionnel, physique ou spirituel au cours de l’histoire.

L’histoire peut aussi tourner autour du personnage principal.

 

 A quoi sert une scène ?

Une scène fait :

  • avancer l’histoire,
  • développe un ou plusieurs personnages,
  • explore le décor, la culture et les valeurs,
  • introduit de nouveaux personnages ou une intrigue secondaire,
  • prépare une scène clé,
  • donne des informations,
  • augmente la tension et le suspense.

 

De l’émotion, encore de l’émotion !

 

L’émotion initiale est au cœur du roman.

Ce sont les ‘émotions’ qui font qu’un lecteur entre dans un livre.

Ou pas.

L’écrivain doit savoir quelle émotion il veut transmettre et s’assurer que c’est chose faite dans le dernier chapitre de son livre ou histoire.

Ces émotions dépendent de 3 choses :

  • l’idée de base,
  • l’intention
  • les personnages

 

En guise de conclusion

 

Bob Mayer est un écrivain de renom. Sans doute peu connu en France, car ses œuvres ont été et sont peu traduites.

Mais, pour lui, la perspective, c’est la voix de l’écrivain.

Comme quand on conduit.

Sans vision lointaine, on ne va pas très loin !

 

Bob Mayer distille encore bien des conseils, qui feront l’objet de l’article suivant.

 

Il est intéressant de lire ce que des écrivains de renom, comme Bob Mayer ou Stephen King dans ” Ecriture : Mémoires d’un métier ” écrivent sur leur métier.

 

Nous avons beaucoup à apprendre d’eux.

Cela vaut bien quelques euros à dépenser pour acquérir ces livres.

Et lire et les relire pour s’en imprégner.

 

Non, qu’en pensez-vous ?

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 19 juin 2018 à 16 h 39 min

Pour écrire un livre avec une histoire qui tient, et avoir un succès littéraire certain, il faut avoir un “plus” que le commun des mortels.Ecrire pour soi, c’est chouette, pour d’éventuels lecteurs, alors là “chapeau à eux”…

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