Commencer à écrire, c’est avoir peur. Continuer à écrire, c’est dominer ses peurs. Il est parfaitement normal et humain de ressentir de la peur quand on commence une nouvelle activité. Prendre confiance en ses compétences ne se fait pas du jour au lendemain. L’expérience acquise au fil du temps permet d’avancer.

Commencer à écrire, c’est affronter l’inconnu. C’est aussi s’affronter soi-même et affronter sa créativité, ses idées. Commencer à écrire, c’est affronter le regard de l’autre qui nous lit. C’est aussi affronter son jugement. Commencer à écrire, c’est comme sauter dans le vide. Pour qui a le vertige comme moi, ça peut faire vraiment peur.

Commencer à écrire, c’est aussi se réfugier derrière des excuses limitantes: “pas le temps, les autres écrivent mieux que moi, je fais trop de fautes, je n’ai pas assez de culture, j’ai quitté l’école à 14 ans, je ne sais pas écrire, c’est trop dur, les autres écrivent mieux que moi, je suis trop vieux ou vieille, on va me juger, j’ai peur, je ne sais pas comment faire, je n’ai jamais écrit”, etc.

Le vrai courage pour commencer une activité n’est pas de connaître la peur, mais d’accomplir ce qu’on doit faire! Le vrai courage, c’est de s’y mettre. Pour soi, pas pour les autres!

Pour écrire cet article, je m’inspire de l’ebook “Les 12 peurs de l’écrivain” publié par Marieke Poulat, que vous pouvez suivre sur le blog, “Mécanismes d’histoires”.

Ecrire, c’est sauter dans le vide

Tout le monde ressent la peur de l’inconnu et devant l’inconnu. C’es un sentiment normal. Nous sommes des humains, pas des robots. Bien sûr, on flippe en se disant un jour qu’on veut écrire. On se sent minuscule dans ce monde opaque de l’écriture. On se sent le Petit Poucet de l’histoire. Le problème en France, c’est que la société a mis les ‘grands’ écrivains sur un piédestal et que nous ne sommes pas capables d’en descendre pour avoir une autre vision de l’écriture.

L’écriture -et je le répète constamment dans mes articles- n’est pas un acte inné. Aucune fée ne se penche au-dessus du berceau d’un futur grand écrivain. C’est un mythe. Certaines ou certains ont des prédispositions qu’ils exploitent et surtout qu’ils travaillent. Comme dans tout art, certes, le talent est nécessaire. Mais, ce talent est une somme de travail abattu sans relâche pour les écrivains qui percent et qui sont reconnus.

En écriture, il ne saurait être question de parler d’échec. L’écriture, c’est une somme de progressions, d’évolutions, de réflexions, de changements, de prises de position. Ecrire est tellement une activité enrichissante que de passer à côté est un ‘acte criminel‘ contre soi. En écrivant, on apprend tellement sur soi que cela vaut toutes les thérapies et tous les médicaments possibles!

Ecrire, pour la plupart d’entre nous, est une activité de loisir, alors cessez de vous tourmenter. Prenez simplement du plaisir. Quels risques courez-vous si vous vous mettez à écrire? Le seul à ma connaissance est de vous sentir bien et heureux! Vos écrits ne sont pas parfaits? Tant mieux, la perfection n’existe pour personne. Ainsi, vous avez une marge de progression possible! Vous ressentez des difficultés à vous motiver, à imaginer, à rédiger. Pour comprendre vos forces et vos faiblesses, il va bien falloir vous mettre à écrire! Autrement, comment pourriez-vous le savoir?

On devient écrivain en écrivant, comme on devient forgeron en forgeant. Alors, accordez-vous la chance d’essayer au moins! Et vous gagnerez tellement en confiance en vous! L’inconnu, c’est génial: c’est ce qui nous fait avancer!

Ecrire, c’est se différencier des autres

Un aspirant écrivain pense qu’elle ou il n’est pas original, qu’il n’a pas d’idées, qu’il ne sait pas inventer. Vous souffrez alors de la peur d’imiter les autres. Vous pensez que toutes les histoires ont été écrites? Oui, et alors? Les vôtres sont différentes! Restez vous-même, oubliez les autres et écrivez ce que bon vous semble! Vous avez peur de faire moins bien que les autres? C’est sûr, personne ne rencontre des Victor Hugo à tous les coins de rue!

Ayez confiance en vous et en vos compétences! Sinon, qui le fera? Vous ne pouvez pas passer votre vie en ayant peur et en n’osant jamais. Ecrire permet de prendre confiance en vous. Vous savez inventer des histoires et créer des personnages pour les mettre en contexte. Avec le temps et les efforts, vous finirez par trouver votre propre style. Et pour le trouver, vous allez devoir copier et imiter les autres!

Crédit photo: penseesinspirantes.com

Trouver l’inspiration ne signifie pas plagier les autres. Un petit enfant apprend à marcher en imitant ses proches! Où est le problème si vous vous inspirez d’une phrase, de la construction d’une histoire ou d’un thème? Vous ne vous retrouverez pas au tribunal. Tous les écrivains s’inspirent des autres pour écrire, y compris Stephen King, qui semble pourtant avoir inventé un style bien à lui. Il s’est aussi inspiré des autres!

Ecrire, c’est trouver sa place

Une des premières peurs qui nous arrivent quand on commence à écrire, c’est le syndrome de l’imposteur. On ne se pense pas légitime pour écrire. Qui est-on pour se croire écrivain quand on a écrit un livre? Le mot “écrivain” fait peur en fait. Plus que le mot ‘auteur’. On se compare de suite aux grands auteurs classiques ou à ceux qui vendent des millions de livres. Sauf que l’on oublie souvent qu’avant d’être des écrivains à succès, ils ont galéré!

Le problème est qu’on se met toujours trop de pression sur les épaules. On se pense bien inférieur à ces auteurs dont on entend parler et qu’on voit dans “La Grande Librairie” présentée par François Busnel sur la télévision française. Ce syndrome se rapporte à votre manque de confiance en vous. Arrêtez de vous comparer aux plus grands: vous vous auto-sabotez et vous vous infligez une torture bien inutile!

Crédit photo: nerds.co

L’écriture est un loisir, au même titre que le tricot, le jardinage ou autre activité. Donc, faites-vous plaisir tout en considérant cette activité avec sérieux. Avant de commencer à vouloir écrire un roman en 3 tomes tout de suite, écrivez dans des blogs comme le mien, participez à des ateliers d’écriture, formez-vous, écrivez des nouvelles et participez à des concours.

Ecrire, c’est toujours avoir des idées

Tous les aspirants écrivains craignent un autre syndrome: la page blanche ou la leucosélophobie. C’est la peur la plus fréquente, le blocage par excellence! Si vous ressentez cette peur, allez faire un tour. Changez-vous les idées. Nul besoin de vous torturer devant une page blanche et de vous arracher les cheveux ou pleurer! Ayez toujours avec vous un carnet pour noter toutes les idées, même les plus saugrenues, les sensations, les ressentis, les décors que vous voyez. Tout cela constitue de la matière précieuse.

“Le chat” de Philippe Geluck

Si vous écrivez un roman et que vous vous sentez bloqué, vous pouvez utiliser la méthode “flocon de neige”. J’ai déjà écrit un article à ce sujet. Construisez un plan détaillé de vos histoires si cela vous rassure. Pour dépasser vos blocages, adonnez-vous à des jeux d’écriture. J’en ai rassemblés 111 dans un guide accessible gratuitement sur mon blog.

Ecrire, c’est gérer ses idées

Vous ne pouvez pas écrire 5 romans en même temps. Il faut avant tout vous concentrer sur un projet et le faire aboutir. Autrement, votre histoire ne pourra pas être cohérente. Ne vous éparpillez pas et focalisez-vous sur ce que vous devez écrire! Vous devez absolument canaliser toutes vos idées. Ecrire ne consiste pas à coucher sur le papier un fouillis de tout ce qui vous passe par la tête. Ecrire, c’est aussi organiser ses idées et ses pensées.

Pour dépasser cette peur d’être assailli d’idées, vous pouvez tenir un journal de bord. Au fur et à mesure de votre progression, consignez les détails et les idées que vous avez. Cela vous permettra de mieux vous organiser. C’est comme le reste: cela doit devenir une habitude. Vous ne pouvez pas vivre chez vous au milieu d’un fouillis indescriptible. C’est la même chose pour vos idées!

Crédit photo: medium.com

Ecrire, c’est achever son projet

Si vous foncez tête baissée dans un projet d’écriture sans y réfléchir auparavant ou sans planifier, vous risquez de ne jamais le finir. Et vous retomberez dans tous les blocages ou peurs évoqués, en vous croyant incapable d’écrire. Vous renoncerez ainsi à votre rêve! C’est le pire des scénarios! Beaucoup d’aspirants écrivains ressentent la peur de ne jamais finir leur projet.

Pour finir votre roman ou autre projet d’écriture, vous devez savoir où vous allez. Quand vous partez en vacances, vous suivez l’itinéraire que vous avez préparé ou vous suivez votre GPS. C’est la même chose avec l’écriture. Si vous craignez d’être débordé par votre histoire, planifiez les étapes. Concevez un synopsis détaillé. Cela vous permettra de savoir où vous allez pour aller jusqu’au bout, c’est-à-dire, jusqu’au dernier mot et point final.

Crédit photo: coolibri.com

Pour vous permettre d’écrire dans les meilleures conditions, vous devez vous réserver un cadre agréable et vous installer un rituel d’écriture. Ecrire ne doit jamais devenir une corvée. Si tel est le cas, je ne vois pas l’intérêt de poursuivre. Quand on écrit dans de bonnes conditions, détendu, avec ses petites habitudes, le moment est toujours agréable. C’est ainsi plus facile de terminer n’importe quel projet: on n’a plus d’excuse! Préparez une boisson chaude, une belle bougie, un beau cahier, que sais-je? Préparez ce qui vous fait plaisir!.

Faire aboutir un projet d’écriture quel qu’il soit demande du temps, beaucoup de temps et d’énergie. Ne paniquez pas, préservez-vous et soyez indulgent envers vous-même! Paris ne s’est pas construit en un jour!

En guise de conclusion

Ce qui freine dans tout projet, c’est la peur. On a peur d’essayer. On a peur d’échouer. On a peur de réussir. On a peur du jugement des autres. On a peur de dépasser ses limites. On a peur d’être médiocre. On a peur de prendre un risque. On a peur de son ombre!

La vie est courte, ne gaspillez plus votre temps à tergiverser, à procrastiner, à passer à côté de votre rêve. Certes, il est vrai que l’écriture peut avoir un côté effrayant. Si vous comprenez que vous êtes votre pire ennemi en la matière, alors vous serez sauvé. Vous pouvez vaincre cet ennemi en vous en vous octroyant le droit de décider de passer à l’action et d’écrire coûte que coûte!

Ecrire, c’est aussi suivre des conseils

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