Le pamphlet est un genre littéraire ancien et peu usité de nos jours. Le pamphlet dit ce que personne ne veut entendre. L’auteur use alors de son droit à s’exprimer librement sans tabous pour assener des ou ses vérités, souvent sur la société dans laquelle nous vivons.

Le pamphlet est une arme contre le ou les pouvoirs de toutes sortes. Il est en général satirique ou corrosif; en tous les cas, il vise à dénoncer les travers de quelqu’un ou d’une société. S’exprimer dans ce genre littéraire est un acte de courage, un acte de foi, un acte de résistance.

Si un auteur écrit un pamphlet, c’est qu’il se sent en droit de contester, de s’opposer, de se moquer, de critiquer, d’accuser, de s’indigner, d’attaquer, de discréditer, de blâmer, d’accuser, de prendre position, de défendre ses positions.

Ne nous voilons pas la face: le pamphlet est un genre littéraire polémique, qui peut être vif, violent, virulent, satirique, voire explosif. Dans un seul but: réveiller les conciences des gens, dévoiler la vérité,  provoquer.

 

Un pamphlet: c’est quoi?

 

Un pamphlet peut être un article de journal, un discours, un poème, une nouvelle, un roman, des mémoires apocryphes, un film, etc.

C’est un texte qui critique, la plupart du temps, le pouvoir en place dont le ton est en général virulent et la forme assez courte. L’auteur pose son regard indigné sur le monde dans lequel il vit et qu’il a du mal à supporter.

Le pamphlet a toujours existé en tant que genre littéraire, depuis les fabliaux du Moyen-Age jusqu’aux tracts révolutionnaires du XVIIIe siècle, époque à laquelle il s’est développé. Le pamphlet a du exister dès que les hommes ont su écrire de toute façon.

Le XVIIe siècle a vu ce genre réellement se propager dans tous les domaines – politique, poésie, religion, théâtre. Voltaire a manifesté ses critiques sur la société de son temps à travers ses satires dans ses contes philosophiques, entre autres.

Ce genre a perduré jusqu’à nos jours, mais déjà, à son époque, Victor Hugo se plaignait que les consciences se ramollissaient:

 

 

Que dirait-il de nos jours?

De toutes les manières, le pamphlet peut être comparable à un acte de résistance, à une forme de liberté de parole. Bien sûr, cela n’est pas pratiquable dans tous les pays.

Le pamphlet s’apparente à un plaidoyer et s’inscrit évidemment dans la longue tradition de la polémique dite satirique. De nos jours, le pamphlet 2.0 se retrouve sous forme de ‘posts’ sur les blogs ou les réseaux sociaux.

 

Croyez bien que le pamphlet est un genre exigeant, car il n’est pas neutre. Il fait toujours appel à des événements de l’actualité, faisant souvent référence à l’Histoire. Cet écrit émane plutôt de professionnels de l’écriture -écrivain, journaliste, intellectuel.

Comme l’auteur s’expose dans ce genre, il a besoin d’être un virtuose de la langue s’il veut atteindre son but: faire réagir ses lecteurs. Surtout de nos jours où il est de bon ton de surveiller ses propos pour rester dans le ‘politiquement correct’, dans notre société surmédiatisée, composée de moyens de communication se développant à outrance.

 

 

Pourquoi écrire un pamphlet?

 

Le pamphlet est un texte contestataire. Si l’on conteste, c’est que l’on a des choses à dire, qui ne nous plaisent pas, que l’on n’apprécie pas. On pousse son coup de gueule.

 

 

L’auteur expose ses faits, ses idées, ses vérités – pas forcément politiques- dans le but d’accuser et de faire prendre conscience aux gens de l’urgence de la situation dans le domaine qu’il a choisi.

Le pamphlétaire prend directement à parti son lecteur dans son ouvrage. Il le vouvoie, le tutoie, mais en tout cas, l’apostrophe régulièrement. C’est un procédé de rhétorique bien connu.

L’auteur doit argumenter de manière précise et vive pour prendre à partie son lecteur. Cela suppose une réflexion poussée, aboutie sur un monde souvent cruel, injuste, pas si démocratique qu’il en a l’air.

De toutes les manières, écrire un pamphlet est un acte de revendication, un acte de liberté à coup sûr.

 

 

Laure Gerbaud: auteure du pamphlet “Brisez vos chaînes et vivez!”

 

 

Laure Gerbaud est née en 1964. Dès son enfance, elle a eu le goût de la découverte et de l’aventure par ses nombreux voyages et le goûtde la liberté. Elle s’adonne alors passionnément à la lecture, ce qui la plonge dans un monde intense de rêves.

Elle a fait des études d’art, est partie vivre en Afrique, a exercé plusieurs métiers dans le domaine artistique. Ses expériences professionnelles enrichissantes ont développé en elle le goût de l’écriture et elle s’exerce dans plusieurs genres -poésie, roman, théâtre, pamphlet…sans jamais publier.

Elle a toujours aimé par-dessus tout raconter des histoires et susciter des émotions. Elle trouve sa voie donc: celle de l’écriture. Laure tient un blog Osez écrire votre roman, dont voici le lien:

http://www.osez-ecrire-votre-roman.com/

 

Laure Gerbaud a écrit des romans, dont Racines Mêlées en 2014, qui a obtenu le Prix Matmut du premier roman.

 

 

Laure a persévéré avec son deuxième roman, Le cheval de l’Irlandais. 

 

 

 

La genèse du pamphlet “Brisez vos chaînes”

 

Ce pamphlet a été publié cette année et vous le trouvez facilement en version papier ou en format Kindle.

Laure Gerbaud a éprouvé le besoin de pousser un gros coup de gueule. Son pamphlet est un réquisitoire avec beaucoup d’esprit et de réflexion. C’est aussi un acte de rébellion de la part d’une femme qui se déclare facilement être née rebelle, tendre et naïve.

Son livre porte sur l’hypnose collective et sociale dans laquelle nous vivons tous et avec tous les méfaits que cela occasionne dans nos vies. Laure a ressorti son écrit d’un carton où il séjournait depuis 2016, au moment du mouvement des Gilets Jaunes.

Elle a toujours imaginé qu’il y aurait un jour un mouvement populaire créé par des citoyens, faisant partie des classes démunies ou des classes moyennes.

 

 

Son pamphlet a pour but de nous réveiller et de nous faire sortir de cette ère de dictature libéraliste et despostique que nous subissons et qui ne recule devant rien, avec l’argent et ses profits pour unique but.

Laure Gerbaud explique que les mots de son pamphlet venaient de loin, qu’ils lui étaient dictés. L’écriture de ce livre s’est réalisée dans un tourbillon fougueux, qui a emporté son cerveau et ses tripes, selon ses dires.

Elle est parfaitement consciente du fait qu’elle parle de choses qui fâchent. Mais, elle se veut avant tout authentique et n’a aucune envie d’être diplomate. Elle ne porte pas en elle une quelconque trace de colère, mais s’attache à rester véhémente, enthousiaste avec une volonté de vérité.

Laure ne veut pas se taire, mais elle désire déranger un peu les élites de ce pays et éveiller ceux qui ont besoin de l’être, pour faire passer sa parole. Son livre est le témoignage d’une femme libre.

Ellle a éprouvé, à travers ses quelques 250 pages- la nécessité de semer sa minuscule graine dérisoire et humble, après avoir observé le monde pendant longtemps. Dans ce coup de gueule, Laure Gerbaud ouvre son coeur et son esprit.

 

 

Les idées de “Brisez vos chaînes et vivez”

 

Le pamphlet de Laure Gerbaud n’a pas de plan prédéfini. Il faut lire et apprécier ses idées au fil des pages. Il a pour but de faire sortir le lecteur du prêt-à-penser’, de ce qu’elle nomme l’hypnose collective et sociale. Elle est en désaccord profond avec le monde qui nous entoure, tel qu’il existe.

Elle exhorte l’homme à prendre la responsabilité entière de sa vie et à cesser de la déléguer, sans avoir peur de perdre sa propre individualité.

Il m’est impossible de résumer toutes les idées contenues dans cet ouvrage, tant elles sont nombreuses. Laure considère que nous sommes les jouets de quelques rois fous qui nous gouvernent. Les gens se laissent enfermer dans des cages avec des gadgets électroniques et digitaux pour se divertir au lieu de réagir.

Ce système pervers produit des gens illettrés, incultes et soumis, qui ne se rendent pas compte de la manipulation qu’ils subissent. Laure, dégoûtée par la marche du monde, nous pousse à cesser de nous conduire comme des pantins ou des esclaves.

 

 

 

Elle part du constat que nos libertés sont drastiquement réduites et que tout n’est que grande hypocrisie. La France se dit un pays libre, mais vit du commerce des armes, en étant le 3e exportateur mondial dans ce domaine après les Etats-Unis et la Russie.

Laure évoque bien entendu le sort que les femmes subissent: elles sont bafouées, maltraitées, humiliées, de par le monde mais aussi en France, dans une certaine indifférence. Dans certains pays, on interdit tout aux femmes.

 

 

Laure essaie de semer des graines, comme beaucoup d’autres, qui seront longues à pousser, mais la révolution du coeur est en route. Les gens doivent reprendre le contrôle de leur existence, cesser de se victimiser et d’être des valeurs marchandes, système que l’on nous a imposé.

Elle insiste aussi beaucoup sur le monde de violences qui nous entoure. Elle exhorte à rejeter toutes ces habitudes de violence et de manipulation. Car cela exerce un pouvoir sur nous et nous empêche d’être libres, autonomes et épanouis.

Laure devient passeuse de sagesse, un peu à la manière d’un maître yogi, quand elle dit que l’homme ne doit pas se traiter comme son pire ennemi, qu’il doit avant tout apprendre à s’aimer pour se changer lui, ce qui changera le monde après.

 

 

Pour avancer, chacun doit accepter et respecter l’autre dans sa différence. Pour ce faire, il convient d’éloigner les jugements arbitraires et avancer dans la vie dans le respect d’autrui sans faire de mal. Cela ne peut se faire qu’en cessant d’avoir peur et de partir à la conquête de soi pour apprendre à se connaître.

Laure considère que la vie est un cadeau constant. Pour devenir libre, chacun doit trouver sa liberté pour aller vers ses véritables besoins et désirs, sans suivre les modes abrutissantes dans lesquelles on “les hommes de l’ombre” nous enferment, “ces crocodiles affamés, ces alligators en costume”.

 

 

Laure Gerbaud insiste sur le fait que l’on doit cesser de se comporter en victime et de se défaire des dépendances de toutes sortes créées pour mieux nous asservir. Tout cela est voulu et calculé, selon elle et cela fait de nous des clones obéissants.

Par exemple, la pollution sonore dans laquelle nous vivons -nous sommes constamment bombardés de bruits- nous empêche de réfléchir intelligemment et nous plonge dans un système de bêtises affligeantes, dont nous raffolons.

Laure nous incite à écouter notre intuition, à ne pas croire les médias, à ne pas les écouter car ils nous plongent dans une hystérie collective, qui les rend excessivement dangereux.

 

 

Laure traite du problème des religions, apparentées à des sectes selon elle, qui n’ont fait que du mal à travers l’Histoire. Elle se rapproche de Voltaire dans ses propos. Les religions n’engendrent que de l’idôlatrerie, des contraintes, des sacrifices, des jugements et de l’intolérance.

Elle évoque le sort des migrants, ces malheureux usés jusqu’à la trame, animés par un courage millénaire que nous rejetons sans vergogne, que nous abondonnons à un exil lointain sans fin et sans aide, ou à une mort assurée.

“Ceux qu’on méprise sont nos frères. Nous descendons tous de la poussière d’étoiles, du même atome, de la même bactérie. Ils sont nos frères de sang. Ils tentent de vivre dans un autre monde”.

Elle ne supporte plus toutes ces règles convenues et absurdes de notre administration qui chassent les étrangers (titres de séjour ou de travail,…). Le système est loufoque alors qu’on a tout ôté à ces gens:

  • leur dignité
  • leur liberté
  • leurs habitudes
  • leur famille
  • leur argent
  • leur maison
  • leurs biens
  • leur culture
  • leur sécurité, …

Ces gens ont tout perdu pour tenter de retrouver un semblant de dignité. Nous en avons peur parce que nous sommes conditionnés par la propagande des médias et du système économiqiue. Nous rejetons ce qui nous dérange; c’est tellement pratique! Au contraire, ces migrants font preuve de bravoure, d’héroïsme et d’endurance.

 

 

A tous les niveaux, la société nous habitue à la médiocrité pour acquérir de l’argent, le plus d’argent possible.On se fait pigeonner de tous les côtés, en acceptant tout, mais on commence à en avoir marre, et à réagir. On entend toujours ces mots ‘rentabilité, croissance, profit, production‘: au nom de qui et de quoi?

On torture notre chère Terre, on la détruit au nom du profit et on tue des gens pour ça! Mais, on peut fuir cet embrigadement en développant et en conservant notre liberté. Laure nous enjoint de cesser de nous abriter derrière nos inquiétudes et de prendre des risques pour vivre ce qu’on a à vivre.

 

 

La quête du bonheur, nous assure-t-elle, n’est pas forcément confortable émotionnellement. On n’achète pas le bonheur avec le confort et la consommation à outrance. Le but, c’est la réalisation de soi, le dépassement de soi.

Il n’y a aucune difficulté, car la vie n’est ni une lutte ni un combat.

Il n’y aucune difficulté, mais que des défis à résoudre. Aucun obstacle n’est infranchissable. Laissons tomber nos masques; soyons nous-mêmes en recherchant la simplicité et le bon sens pour penser en humain libre.

 

En guise de conclusion

 

Le pamphlet “Brisez vos chaînes et vivez” est la sécrétion de l’âme de Laure Gerbaud, comme elle se plaît à le dire. Elle écrit, elle désire vivre et elle vit!

Dans ce livre, elle essaie de donner le meilleur d’elle-même, en devenant un révélateur, un lanceur d’arlerte, un passeur de Vie humaine. Pour changer la société, chacun devra commencer par se changer SOI. Comme Laure, nous aspirons à un monde pacifique et lumineux.

Laure Gerbaud écrit pour écrire, et non forcément pour être reconnue. Son pamphlet est un livre de rébellion et d’amour de l’humanité qu’elle a écrit dans la sincérité la plus totale. Elle a écrit ses pages avec beaucoup d’amour et de tendresse.

Elle ouvre beaucoup de pistes de réflexion, auxquelles on ne peut qu’adhérer. Une lecture qui nous fait sortir du brouillard!

 

 

 

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

3 commentaires

lucette smits · 3 septembre 2019 à 14 h 17 min

Si j’en avait été capable, j’aurai pu écrire son livre. Entièrement d’accord avec elle, sa façon de penser est la mienne. Nous sommes tous manipulés dans tous les domaines, vie courante, patron, religion, à nous de dire ‘”NON” laissez nous vivre et respirez…Et apprenons à penser par nous-même, sans influence d’aucune sorte, plus tôt qu’ en allant du côté où ils sont les plus nombreux…

    Laurence Smits · 3 septembre 2019 à 15 h 26 min

    ça, c’est le plus difficile à faire et les masses n’aiment pas penser par elles-mêmes! La technologie les rend trop dépendantes!!

Laure Gerbaud · 8 septembre 2019 à 14 h 23 min

Bonjour Laurence,

Un immense merci pour ce long article très détaillé.
D’abord pour vos explications sur le pamphlet, ce genre un peu oublié qui me semble si intéressant à utiliser pourtant parce qu’il permet tant de liberté. C’est vraiment bien de rappeler son existence et sa fonction, cela peut donner envie aux lecteurs de s’y plonger un peu. Il y en a eu de forts beaux qui sont encore très pertinents à lire.
Et puis merci pour la justesse de ce que vous avez saisi de mon pamphlet ; votre résumé est très complet.
C’est un détail mais je trouve très agréable la présentation et les images que vous avez choisies pour illustrer votre propos. A bientôt, Laure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *