“Une langue, ou même un dialecte, ne se forme pas de manière isolée, n’émerge pas vierge de toute influence.”

C’est par ces propos écrits par Lorant Deutsch dans son dernier livre “Romanesque”, publié en 2018, qui m’a été offert pour mon anniversaire en 2019, que je commencerai cet article dédié à la folle aventure de la langue française. On peut aimer écrire, on peut aimer parler une langue. Mais, pour moi, il est important de connaître son histoire et cela est indissociable de son évolution passée, présente et à venir.

La langue française s’est enrichie, au fil des siècles, de centaines de milliers de mots venus de l’étranger. Notre pays a connu d’innombrables invasions, qui ont marqué le territoire, mais aussi les langues parlées dans les différentes provinces.

Quand on parle français, on parle aussi italien, arabe, un peu russe, germanique, anglais, espagnol…Les langues bougent, les mots voyagent au gré des conquêtes, des pouvoirs en place. Rien ne les arrête, sûrement pas quelques frontières placées ici ou là par des hommes obnubilés par l’extension de leurs territoires et de leur puissance!

 Lorant Deutsch est “Romanesque”

Lorant Deutsch est un acteur et écrivain français, féru d’histoire. Il a déjà publié plusieurs ouvrages de vulgarisation sur l”histoire de France, dans la série “Métronome” et “Hexagone”. Cet homme ne se considère pas comme un historien, mais, à coup sûr, il nous fait aimer l’histoire.

Il raconte l”histoire pour donner aux gens l’envie de la découvrir, de manière différente et moins exhaustive. J’apprécie ce genre de vulgarisation historique, car à travers tous ses livres, j’ai beaucoup appris. C’est écrit dans un style simple et compréhensible par tous.

Personne n’a le temps, ni le courage, et encore moins les moyens, de ne lire que des ouvrages d’histoire sur une période donnée. Alors, oui, même si Lorant Deutsch est décrié par les spécialistes en la matière, je l’adore!

Son livre “Romanesque” montre comment le français s’est construit, à travers les invasions, les conquêtes, les échanges. C’est fascinant, et Lorant est gourmand des mots de la langue française. Voilà un homme passionné et passionnant, qui raconte avec vigueur! Un homme en dehors des rails, c’est devenu rare pour être souligné!

Voici un lien de sa participation à l’émission La Grande Librairie:

Lorant Deutsch nous explique, à travers presque 400 pages, que le langage raconte infailliblement l’origine d’une nation. Ses usages, ses pratiques, ses voyages, ses métissages, tout ceci constitue l’ADN d’un peuple, un ADN dynamique qui se nourrit de toutes les rencontres et de toutes les péripéties qui font la vie des pays.

Mais la langue, c’est aussi le reflet du plus intime de nous-mêmes. La langue nous permet de nous connaître, de percevoir, de ressentir. La langue est le cadre commun qui donne à chacun d’entre nous la possibilité d’appréhender le monde et de communiquer.

Ce livre, à travers l’histoire tumultueuse de la langue française, nous transporte aussi dans l’histoire de nos ancêtres, une histoire qui nous aide donc à nous connaître et à découvrir le monde qui nous entoure. On devient Français par qu’on parle français.

Contrairement à ce que tout le monde pense, les Gaulois ne sont pas nos ancêtres du point de vue de la langue. Le français vient du latin, langue des envahisseurs. Il reste très peu de mots gaulois dans notre langue. Nous parlons donc la langue des Romains, avec des mots transformés, une langue enrichie de nombreux apports grecs, germaniques, arabes ou britanniques.

C’est ainsi que commence ce livre dans son avant-propos!

Le latin comme langue de conquête

Les Gaulois forment un ensemble de populations très divisées et se font la guerre. Alors, pour aider certaines tribus gauloises, Jules César et ses légions franchissent les Alpes. Voilà comment tout a commencé pour la langue française.

Ces peuples gaulois, d’origines celtes, utilisent une langue entièrement orale, contrairement au latin, dont on connaît tous la richesse de la culture. La colonisation commence donc. Les peuples gaulois parlent une langue ancienne, qui a laissé peu de traces dans la langue française. Mais, elle a laissé un héritage considérable dans la toponymie des villages et des cours d’eau de notre pays.

Somme toute, un mot sur 300 viendrait du gaulois. Nous parlons gaulois quand nous disons “le bouc, la truie, le cheval, le blaireau, la charrue, le char, la boue, la roche, le caillou, le bouleau, le chêne, le brochet, la truite, la lotte, le javelot, la lance, le glaive et la ruche”.

Si vous pensez que le mot “budget” est d’origine anglaise, vous avez tout faux. Ce mot est gaulois, une déformation de “bulga”, qui désignait un sac de cuir que les hommes portaient à leur ceinture. Le mot a donné “bougette” en vieux français, pour devenir “budget” 200 ans plus tard. Que d’emprunts les Anglais ont-ils fait à notre langue!

La langue gauloise se cache en fait beaucoup derrière le latin, devenu la langue des envahisseurs, donc la langue dominatrice. L’empereur accorde des droits aux peuples envahis, mais aucun sur la possibilité d’utiliser leur propre langue.

Le latin est donc la langue de la conquête, de l’administration et du commandement. Au Ier siècle, tout le monde en Gaule (surnom donné par les Romains pour désigner un peuple barbare et belliqueux!) ne parle pas couramment le latin.

Le latin comme langue de l’élite et des affaires

La langue gauloise a disparu progressivement au fil des siècles. La romanisation et la latinisation se sont faites plus rapidement dans le sud du pays, région qui assure la liaison entre l’Italie et l‘Espagne. Le latin, de force, se propage car c’est la langue de toutes les innovations de l’époque: économiques, culturelles, politiques. Rome représente le progrès.

Au IIe siècle, l’art d’écrire le grec et le latin se répand. Après être devenu la langue commerciale et celle de l’occupant, le latin devient aussi la langue des loisirs, de la beauté, de l’émotion et de la séduction. Le refus des druites gaulois de laisser des traces écrites de leur langue a été largement préjudiciable, car elle a disparu linguistiquement et culturellement.

200 ans après la conquête romaine, la langue gauloise existe toujours, en se mêlant à la langue des conquérants!

Sauf la Bretagne qui s’attache, envers et contre tout, à conserver sa langue celte d’origine dans les contes et les légendes orales, à conserver les traces du passé.

Les mots des ‘barbares’ entrent dans le latin

Le latin est obligatoire, notamment en Gaule, en Espagne, en Grèce, en Syrie, en Egypte…Pour signer un contrat, il convient de parler cette langue, sinon, on est obligé de recourir à un traducteur officiel. Au IIIe siècle, le latin est imposé partout.

Mais, l’empereur Septime Sévère renonce à imposer partout la langue des Romains. Un tabou majeur vient de tomber: le latin n’est plus la seule langue civilisatrice! En 212, les langues lointaines ont droit de cité, et chacun peut rester citoyen romain, même s’il ne parle pas le latin. Donc, par voie de fait, le gaulois devient, vers 225, l’une des langues officielles de l’empire.

Mais, l’instabilité économique, la débandade politique et les multiples insurrections menacent la paix établie dans l’empire romain en affaiblissant la défense aux frontières. Le latin parlé par les soldats, les commerçants et les fonctionnaires n’est pas le latin classique, mais est composé de simplifications, d’inventions et de raccourcis, plus ou moins heureux.

Au milieu du IIIe siècle, l’empire romain s’effrite et des tribus inconnues venues de l’est franchissent les frontières: les Goths et les Germains. Ces derniers nous laissent le nom des couleurs: le blanc, le gris, le brun et le bleu. Ce peuple laisse une part de son vocabulaire dans cette langue mélangée de gaulois et de latin.

La tribu des Francs fait son apparition, avec ce surnom signifiant “indomptable”. Ils modifient et influencent tout. Ce mot ‘franc’ passe du latin ‘francus‘ pour prendre le sens de ‘libre’, entre dans l’ancien français avec ce sens, puis finit par adopter l’idée de justice et de droiture avec des mots comme “franchement, franco, franchise…”.

Quant à la langue, le ‘franceis’ devient le français au XVIe siècle, avant que la “Francia” ne devienne la France au XIIe siècle, et que la monnaie s’appelle le “franc” au XIVe siècle.

Le latin, langue de la religion chrétienne

Le IVe siècle est le siècle du chaos: les invasions ‘barbares’ voient l’empire romain s’effrondrer. Sa langue, le latin, est en péril. Seule l’unité religieuse peut encore sauver ce monde qui se délite. L’empereur Constantin impose un seul Dieu et une seule langue pour unifier la foi commune entre tous les peuples de l’empire.

Le latin devient ainsi la langue officielle de l’Eglise, de la liturgie chrétienne. Certains mots grecs reviennent pour les rites liés à la religion: ‘baptisma, diabolus, propheta ou parabola…’.

Clovis entre en scène

Au Ve siècle, l’empire romain décline et la Gaule est envahie constamment. Selon les envahisseurs du moment, la langue s’éparpille en de multiples dialectes. Mais, la langue brittonique, jalousement conservée, disparaît en Gaule, mais s’implante durablement en Bretagne.

Par conséquent, la langue bretonne donne quelques mots en héritage au français: le goémon, le goéland, la cohue, une halle, à califourchon…Ironiquement, c’est au moment où l’empire romain s’effondre  que le latin se répand quasiment partout dans le reste de la Gaule.

Envahi par différents peuples venus de l’est, la langue gallo-romaine se teinte d’influences bariolées: le latin éclate en différents dialectes. Les Francs sont le peuple qui va avoir la plus grande ascendance sur le pays et la plus forte influence sur la langue française.

Le latin continue d’exister car il constitue en élément unificateur entre les différents peuples. En 481, Clovis devient roi des Francs à 16 ans. Bien que germain, il reprend tous les codes des Romains, étant bilingue. Il fait du latin la langue de l’élite et de la noblesse.

Pour imposer à tous le mode de vie romain, il se convertit au catholicisme. Il se fait chrétien pour unir les Gallo-Romains et les Francs dans une même culture, une même langue et une même foi. Le francique -langue des Francs- envahit alors la langue gallo-romaine. Il y a plus de 500 mots d’origine franque dans le français du XXIe siècle.

Le français est donc la langue la plus éloignée du latin originel, la plus germanique et la plus hybride des langues issues du latin. Voici quelques mots légués par les Francs: “blason, étrier, danser, grimper, marcher, ramper, brave, flèche, gagner, garder, guerre, soldat, honte, hameau”.

Lorant Deutsch livre une phrase entièrement constituée avec des mots d’origine franque, parfaitement compréhensible: “Le baron galope sur son étalon blanc jusqu’au beffroi où la troupe le guette”.  Les Francs introduisent dans la langue de l’époque le ‘h’ aspiré et le ‘e’ muet. En aspirant le ‘h’, nous parlons comme les Francs.

Le francique prend de l’ampleur

Au VIe siècle, on commence à parler de Francia, et non plus de Gaule, car les Francs sont partout, sauf en Bretagne et au sud de la Loire. Cela explique donc les différences d’accent et de vocabulaire qui apparaissent entre le nord et le sud du royaume.

De nos jours, nous utilisons encore beaucoup de prénoms légués par les Francs: “François, Françoise, Adeline, Géraldine, Gisèle, Arnaud, Bernard, Guillaume, Robert, Richar, Thierry…”. Les Francs s’évertuent à parler latin, du moins dans le royaume des Francs-Saliens, celui de Clovis, mais le latin littéraire se perd. Mais c’est plutôt un latin abâtardi qui se parle, conjointement avec le francique. Les deux langues se mêlent.

Pour des raisons pratiques, le latin se transforme, mais dans la vie courante, on choisit le mot le plus rapide, le plus expressif et le plus courant.

La langue romane fait son apparition

Le roman, au VIIe siècle, fait son apparition: c’est une langue issue du latin, mais enrichie de termes francs et du gaulois, dans une moindre mesure. Sous cette langue romane parlée en Francia, le français commence à poindre.

Le roman donne du vocabulaire, mais il détermine aussi, de manière définitive, la place des mots dans la phrase, en particulier, le positionnement du verbe, qui se situe tout de suite après le sujet, pour expliquer l’action. La ponctuation se met aussi en place pour rendre les textes plus lisibles.

Mais, dans un royaume morcelé, c’est la grande confusion dans les langues, autant que dans les différents royaumes!

Charlemagne entre en jeu

Au VIIIe siècle, pour unifer son grand royaume, Charlemagne tente de généraliser le latin classique. Seulement, il y a un gros problème: personne n’en veut plus!

Avant l’entrée en jeu de Charlemagne, l’unité du pays continue de se fissurer et la langue de se diviser, sous les rois Mérovingiens. Les dialectes se multiplient à l’intérieur même des régions. La connaissance du latin s’est tellement dégradée que la plupart des fidèles ce comprennent rien au rituel et aux prières. L’Eglise perd ainsi peu à peu son rôle unificateur.

Les langues parlées ont pris leur essor et personne ne veut du latin! Dans tout le royaume du futur Charlemagne, le roman est parlé, c’est-à-dire, tout le nord et l’est de la France actuelle. Bien évidemment, cette langue romane est issue du latin en partie, langue fondatrice, mais un latin familier, un latin parlé, un latin réinventé et un latin déformé.

Charlemagne réforme peu à peu le parler roman et parvient à le stabiliser, tout en consolidant et en épurant la langue de l’Eglise. Il voulait que son peuple observe plus strictement les principes divins définis par l’Eglise romaine.

Seul le latin est admis pour les célébrations religieuses à l’église, et cet état de fait perdurera jusqu’en 1963, date du concile Vatican II. Charlemagne est convaincu qu’il faut disposer d’une langue stable pour communiquer dans son grand empire. D’où sa volonté d’enrayer l’appauvrissement du latin, qui devient par là même, l’écriture officielle dans le royaume.

En tant que roi, et même devenu empereur, Charlemagne poursuit son combat pour la culture et l’instruction. Le latin devient ainsi la propriété exclusive des lettrés, des religieux, des diplomates, des scientifiques, et ce jusqu’au XVIIe siècle, dans le domaine de l’écrit.

Charlemagne marque définitivement la frontière entre le latin des clerrcs, langue sans peuple, et le latin du peuple, langue sans écriture.

Le roman commence à s’écrire

Au IXe siècle, on lit toujours en latin, mais on parle désormais en roman. Les Serments de Strasbourg en 842 voit la langue romane écrite pour la première fois. Ce n’est pas encore du français, mais c’est son ancêtre direct.

Pendant le IXe siècle, la langue devient un élément fort d’identification. On est de Francie parce que l’on parle le roman. En roman, comme en français, la place des mots devient essentielle. Il n’y a plus de déclinaisons comme en latin. En dehors de l’Eglise d’ailleurs, le latin a pratiquement disparu. Il reste néanmoins la langue des textes juridiques, la langue de la médecine, la langue savante!

Mais, le latin que nous croyons avoir perdu est bien présent de nos jours, notamment dans les marques de produits de consommation:

  • Actimel (vient de mal, le miel, et activus, actif)
  • Bifidus (coupé end eux)
  • Calor (chaleur)
  • Geox (vient de geo, la terre)
  • Lactel (lait)
  • Nivea (vient de niveus, neigeux)
  • Spontex (vient de sponte, par soi-même)
  • Valda (vient de valetudo, santé et de dare, donner)
  • Vigor (énergie)
  • Volvo (je roule)

Durant ce siècle, notre pays fait face à de nouveaux envahisseurs venus du nord, les Vikings.

La langue d’oïl et la langue d’oc

Au Xe siècle, en Francie, les seigneurs prennent le pouvoir, les dialectes s’imposent, mais le français pointe le bout de son nez. Les Vikings finissent par s’installer sur la terre donnée par le roi de Francie, la Normandie (ce qui signifie: le pays des hommes du Nord).

De nos jours, on parle le vieux norrois, la langue des Vikings, pour évoquer la mer, ses bateaux et sa faune: “abordage, carlingue, cingler, flotter, girouette, harpon, mât, quille, tanguer, vague, crabe, homard, lieu, marsouin, narval…”.

L’adjectif “joli” est d’origine viking. En effet, les Vikings célèbrent le ‘Jol’, fête païenne scandinave qui célébrait le solstice d’hiver. Les Danois disent encore “God Jul” pour Joyeux Noêl. Cet adjectif “joli” siginifiait ‘ardent’ au XIe siècle, puis ‘joyeux’ au XIIIe siècle.

La réalité de ce siècle voit des dialectes distincts, tous issus du roman, poindre un peu partout dans le pays, mais qui progressent indépendamment des uns et des autres, entraînant de fait de fortes différences entre eux.

Au nord de la Loire, on parle la langue d’oïl; tout ce qui est au sud pratique la langue d’oc, et la plus petite partie de Lyon à Genève s’exprime en franco-provençal, langue mal nommée et forgée par les Bourguignons.

Pour résumer, la langue d’oïl, c’est l’ancien français. La langue d’oc, c’est le provençal. Cela s’explique par le fait que la Gaule méridionale, dès l’origine, a connu un peuplement différent de la Gaule du Nord. La Provence, province romaine, a été latinisée plus tôt et plus profondément que le reste du pays, et a moins subi les changements dus aux invasions germaniques.

La langue d’oc se subdivise en dialectes régionaux: on parle auvergnat autour de Clermont, gascon de l’autre côté de la Garonne. La langue d’oïl se divise également en différents dialectes: le picard, le lorrain, le champenois, le poitevin, le mainiau (autour du Mans), le saintongeais et le dialecte d’ile-de-France.

Hugues Capet étant élu pour devenir roi, il pratique le dialecte d’Ile-de-France- le francien-, et non le tudesque comme les rois carolingiens. Le concile du 2 juin 995 à Reims est rédigé en français. Non pas en latin, non pas en roman. Le français est donc une langue spécifique parlée dans la partie nord de la France.

Le latin devient la langue du passé. Les dialectes s’affichent comme des marqueurs d’indépendantisme.

En guise de conclusion

L’évolution du français raconte nos alliances, nos métissages, nos mariages, nos guerres. La langue française est issue de multiples autres langues, qui lui ont apporté tant de richesses au fil des siècles.

Le français est à l’image du peuple français: un peuple pluriel depuis les origines. Sinon, nous ne parlerions pas français, mais celtique! La langue française est une langue d’acceuil! Le français est une langue riche d’une très grande histoire et d’une très grande diversité.

La langue française est une langue riche, forte et passionnante par ses emprunts linguistiques, ses créations originales et ses inspirations littéraires. Cette langue est universelle, tellement universelle qu’elle se laisse, comme elle l’a toujours fait, influencer par d’autres langues étrangères, parlées par des étrangers venus conquérir notre pays pour s’y installer.


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

2 commentaires

Catherine Gonin · 3 mars 2020 à 12 h 57 min

Vraiment passionnant !!! Mercibeaucoup

lucette smits · 3 mars 2020 à 17 h 34 min

C’est vraiment passionnant, on te lirait toute la journée. Très instructif. Merci à toi de partager toutes tes passions avec nous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *