J’ai rencontré Pascal Perrat en octobre 2018 et j’ai voulu lui consacrer un article pour le 1er janvier pour      le  mettre à l’honneur et commencer cette nouvelle année 2019 sous des auspices optimistes.

 

 

Monsieur Perrat est un homme au parcours fascinant. Rien ne le prédestinait à travailler dans le domaine    du français et de l’écriture, compte tenu de son contexte familial et scolaire.

Cette rencontre fut un échange humain enrichissant et qui me conforte dans ce que j’écris depuis le début    dans mon blog: quand une personne veut écrire, elle doit écrire, quelque soit le contexte ou le parcours.

 Pascal Perrat  réside avec sa femme dans le département de la Gironde à Beguey, non loin des bords de la Garonne, dans un jardin magnifique, qui prête à la rêverie et à la flânerie.

 

 L’enfance de Pascal Perrat

 

Pascal Perrat n’a pas eu une enfance heureuse. Il est devenu un cancre à l’école sans en comprendre les raisons. A la maison, à cause de ses problèmes scolaires, il a été mis à l’écart et souffrait aussi de cette    ambiance qui a altéré les relations avec ses parents, jusqu’à créer une grande souffrance en lui.

Il n’a pas aimé l’école, et cela a gâché une partie de son enfance.

 Ses parents pensaient qu’il était bête, alors que son père voulait qu’il devienne ingénieur. Pour compenser   sa scolarité plus que douloureuse, Pascal s’est réfugié dans les jeux de toutes sortes. Il a donc développé   une grande imagination pour créer des jeux. Cela lui a donné confiance en lui et prouvait qu’il était capable   de faire quelque chose, à défaut de plaire à ses parents. Il a développé un côté créatif qui lui a permis de   survivre, et devenir un résilient.

 Il souffrait de dyslexie, problème non détecté à son époque. Il dit que le dyslexie n’est pas une maladie, mais un handicap. Par contre, elle fait énormément souffrir les personnes qui en sont atteintes. 

 

 

Pour échapper à tous ses problèmes, il est devenu très curieux mais a aussi beaucoup menti, jusqu’à un   âge adulte conséquent. Il faut bien trouver des échappatoires quand on est en souffrance!

 Ce qui l’a sauvé, c’est que Pascal a beaucoup lu en étant petit. Il se réfugiait dans les histoires. Cela lui   permettait de s’évader. Car, chez lui, il se sentait en prison. A l’école, il se sentait en prison. 

 Grâce à ses lectures, il a été charmé par les mots: il s’est transformé en porteur d’images. Il a apprécié les   sonorités de notre langue et a écrit aussi des poésies pour jouer plus encore avec les sons.

 Petit, il ne méconnaissait pas les règles de grammaire, mais c’était trop compliqué à appliquer et il faisait   beaucoup de fautes.

 

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La dyslexie de Pascal Perrat a été reconnue à 35 ans, alors qu’il était à cette époque formateur dans une   école de journalisme.

 

 Le Django Reinhardt de l’écriture

 

                                                                  Django Reinhardt


Pascal Perrat
n’a aucun diplôme, c’est un autodidacte par excellence. Il a donc tout appris par lui-même. Comme il avait des problèmes pour écrire, il a toujours trouvé des astuces pour ne pas écrire.
Il a eu un parcours professionnel divers et varié.

Pour un homme qui ne maîtrisait pas le français, par un heureux concours de circonstances, il s’est retrouvé à travailler avec les médias et la presse. 

Il a aussi créé sa propre agence immobilière, mais il était tenu par l’écriture. Ah, quand les mots vous tiennent, ils se rappellent à vous, par tous les moyens!
Pascal se définit lui-même comme le Django Reinhardt de l’écriture: il a toujours réagi aux sons. Il fallait que ses phrases séduisent son public. 


Il a aussi publié un recueil de poésie à compte d’auteur, qui a remporté un prix de l‘Académie Française. 
Dans son parcours, quand l‘écriture a vraiment commencé à le titiller, il a écrit comme Prévert.





Puis, il a créé des éveils poétiques et à faire écrire de la poésie aux enfants. Il a ainsi créé ses premiers ateliers d’écriture
De fil en aiguille, il a été incité à mettre en place des formations dans les entreprises. Il a commencé à développer sa créativité et à faire en sorte que les participants deviennent aussi plus créatifs. 
Il a ensuite intégré une école de journalisme en tant que formateur pour faire émerger la créativité des futurs journalistes. Cet engagement lui a beaucoup apporté et c’est même devenu son métier principal. 
Il a aussi mis en place des actions bénévoles pour lutter contre la dyslexie

 

Pascal, l’éveilleur d’idées






L’éveilleur d’idées est le nom de sa marque de fabrique. 

http://www.eveilleur-didees.com/

 

Pascal Perrat, avec sa femme Sylvianne,  organise des stages chez lui pour devenir éveilleur d’idées, pour développer sa créativité et en faire bénéficier d’autres.Il transmet la méthode qu’il a mise au point. 
Il tient aussi un blog depuis 6 ans, Entre2lettres“. Auparavant, il avait déjà créé trois sites, dont le premier en 1990-1992.

https://www.entre2lettres.com/




Sur son blog, il publie le début d’une histoire chaque semaine. Il vous est possible, si cela vous chante, de l’envoyer pour la proposer en lecture. Personne n’est jugé. Il a un millier d’abonnés sur son blog, mais une trentaine seulement envoie des textes régulièrement.

Une fois, j’ai envoyé un texte, avec des animaux du jardin. Je n’ai pas écrit plus, par manque de temps, écrivant aussi des textes pour l’atelier d’écriture auquel je participe cette année.
Mais, cela fait partie de mes résolutions pour la nouvelle année…mais, chut! Je n’en dirai pas plus!

Pascal Perrat est un homme qui ne veut pas faire comme tout le monde. Bien sûr, il s’inspire depuis toujours des procédés littéraires connus. Mais, il imagine des débuts de récits qui sortent de l’ordinaire. L’idée lui trotte dans la tête pendant plusieurs jours. 
Voici un exemple: “une ombre se tient devant une cave. Elle hésite avant d’entrer…”. Il en est à sa 419e proposition d’écriture.

Pascal avoue être débordé par ses idées. Pour stimuler sa créativité, il marche ou s’occupe de son grand jardin. Son plus grand plaisir dans la vie est de trouver des idées.

 


Pascal, l’auteur



Pascal Perrat
a écrit plusieurs ouvrages et au moment de la rencontre, un livre est en cours sur les ateliers d’écriture éveilleur d’idées. 
Son premier livre s’intitule Libérer son écriture et enrichir son style”.  Il a été écrit pour des journalistes quand il était formateur. 

 

 

Il a écrit nombre de livres: Comment l’écrire, comment le dire?”, “Ecrire à clichés fermés”, “Comment écrire son premier roman”.

 



 

 

Il a également écrit des nouvelles, des contes illustrés par sa fille, artiste. Il n’a jamais attaqué l’écriture d’un roman, car il préfère le format court.  Il dit avoir plusieurs idées de roman mais ne pas avoir le courage de s’y mettre. 
Pascal écrit à tout moment de la journée.


Son objectif principal est de transmettre la confiance aux autres. Pascal Perrat,  n’est-il pas un exemple hors norme, lui qui aurait du être fâché par le français et ses règles, par le fait d’écrire?

 

En guise de conclusion



Pascal Perrat est un homme dévoué pour les dyslexiques qu’il aime beaucoup et qu’il aide par ses actions bénévoles. Les orthophonistes prennent d’ailleurs souvent contact avec lui pour lui demander des conseils.
Malgré tout, Pascal reste complexé par tout ce qu’il a vécu dans son enfance et à l’école. 
Il a mis en place une journée de la dyslexie afin d’expliquer aux parents que c’est un handicap et qu’aucun enfant ne doit être rejeté pour ça, mais au contraire aimé et valorisé.

Dans son quotidien, il met en place des ateliers d’écriture. Quand une personne participe à cette formation étalée sur deux jours, elle est certifiée “éveilleur d’idées“.  
Il se pose néanmoins une question: “Pourquoi parle-t-on beaucoup d’écriture maintenant?”
Il y a des besoins sans doute. Il constate que les femmes participent plus à ses ateliers que les hommes. Il pense qu’elles sont plus ouvertes et plus enclines à s’exprimer. 

Pascal Perrat prouve une fois de plus qu’on peut réussir tout en étant dyslexique. Il a toujours les mêmes problèmes avec le français que quand il était petit, mais il écrit quand-même, envers et contre tout. Il a besoin de deux ou trois ou quatre fois plus de temps que les autres pour écrire. Sa femme, à ses côtés, est une aide infiniment précieuse pour l’aider. 

J’ai rencontré un homme adorable, qui m’a confortée dans mon idée d’approfondir mes connaissances et d’animer des ateliers d’écriture un jour ou l’autre. Je participerai aussi à son atelier “éveilleur d’idées” car j’avoue être assez intriguée par cette formation. 

Tout est possible dans la vie; il suffit de suivre ses intuitions et ses envies. 

Voilà un beau message pour commencer 2019 que je vous souhaite heureuse, créative, libérée et que la lecture et l’écriture puissent vous inspirer pour créer et trouver de la joie en vous et autour de vous.

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 1 janvier 2019 à 14 h 14 min

Bravo à toi, d’avoir mis cette homme en lumière.
D’un mal-être, né d’un complexe, il en a fait une force. C’est très valorisant et enrichissant de rencontrer de telles personnes…

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