Noël est là. Je publie à cette occasion deux articles. C’est ma manière à moi de participer à l’ambiance de cette fête familiale.

Toute votre famille ou tout au moins une partie est présente à vos côtés. Vous avez alors de la chance. 

Plutôt que d’allumer le poste de télévision, je vous propose de lire des histoires ou contes de Noël autour de la table ou assis confortablement sur le canapé, devant un bon feu de cheminée.

Les enfants ou petits-enfants adoreront cette activité. Le soir du Réveillon, leur lire des histoires les fera patienter en attendant le repas ou la venue du Père Noël! Ou les fera patienter entre les plats. Vous attirerez alors toute leur attention.

Pour vous offrir ces histoires, je suis allée piocher sur Internet ou à la médiathèque de ma ville. Je me suis aussi mise à l’ouvrage.

Au mieux, vous aurez pris le temps d’écrire une histoire. Vous serez tellement fier de pouvoir la lire que vous y prendrez goût pour chaque occasion familiale!

 

“Le Père Noël est timide”

 

J’ai trouvé cette histoire sur le Net. Aucun nom d’auteur ne figure.

Voici l’histoire:

 

Pourquoi ne voit-on jamais le Père Noël? se demandent les enfants.

-On ne le voit jamais à la télévision, on ne l’entend jamais à la radio, et dans les rues, il n’y a que des faux Pères Noël! se plaignent-ils.

-Oui, pourquoi?

Parce que le Père Noël est un grand timide. Il essaie par tous les moyens d’éviter les regards: il porte de grandes bottes pour se cacher. Il porte un bel habit rouge car lorsqu’il rougit, c’est plus joli. E surtout, il attend que la nuit soit bien noire pour aller porter les cadeaux. 

Quelques jours avant le soir de Noël, le Père Noël commence à avoir peur. Il se ronge les ongles, il n’ a plus faim, il a mal au ventre et il finit par s’enfermer tout seul dans sa chambre.

Les lutins essaient de le réconforter. Le lutin conteur lui raconte de belles histoires. Le lutin cuisinier lui prépare un bon bol de chocolat chaud avec des bonnes tartines de pain frais. Puis, tout doucement, la nuit descend. Les lutins l’encouragent de plus belle:

Père Noël, il fait nuit noire, tu peux sortir, personne ne te verra.

Père Noël, il est bien tard, tout le monde est au lit, personne ne te verra.

Alors le Père Noël rassemble tout son courage. Il monte dans son traîneau  en tremblant juste un petit peu et, en parlant dans sa barbe, il dit doucement à ses rennes:

En avant!

Et c’est pour ça que les parents disent à leurs enfants:

Si vous essayez de voir le Père Noël, il ne viendra plus!

 

 

 

“L’arche de Noël”

 

Ce texte a été écrit par Ghislaine Biondi et Isabelle Assémat. Il est en accès libre sur la Toile sur le site www.lutinbazar.fr

Voici l’histoire:

 

Cette année, le Père Noël est bien embêté: ses rennes ont attrapé la grippe. Le vétérinaire est formel, ils doivent prendre du sirop et rester bien au chaud!

Le Père Noël s’inquiète: “Oh! là, là! Mais, qui va tirer le traîneau?”.

Tout à coup, son visage s’illumine:”Ça y est, j’ai une idée!”.

Le lendemain, les lutins du Père Noël  partent coller des affiches dans toute la forêt. Des animaux voisins lisent cette annonce et se disent:

Nous sommes assez costauds pour tirer ce traîneau”.

Et les voilà partis! L’éléphant se met en tête de cortège pour ouvrir le chemin dans la neige. La girafe, le tigre et le crocodile marchent derrière. Quelques singes les accompagnent. Ils ont aussi envie d’aider le Père Noël. 

Drelin, drelin!. Le Père Noël se lève: “On a sonné. Ce sont sûrement les rennes que j’attends!”.

Mais, le Père Noël  a une bien drôle de surprise en ouvrant la porte.

Nous venons pour l’annonce”, déclarent les animaux.

Mais…mais…j’avais demandé des rennes!”, bredouille le Père Noël .

Le crocodile et l’éléphant gonflent leurs biscottos:

Nous sommes aussi forts que des rennes pour tirer votre traîneau!”.

Le tigre ajoute: “Les grands voyages, ça me connaît, je pourrai vous guider!”.

Et s’il y a des nuages, dit la girafe, on ne risque pas de se perdre car ma tête passe à travers!”.

Le Père Noël  réfléchit: “Après tout, pourquoi pas? L’essentiel, c’est que les enfants aient leurs cadeaux”.

Mais il regarde les singes: “Vous, vous êtes trop petits pour tirer le traîneau”.

“Oui, mais il n’y a pas plus habiles que nous pour grimper partout”, répondent les singes en faisant quelques cabrioles.

Et ils proposent au Père Noël : “Cette année, vous resterez dans le traîneau et nous grimperons sur les toits pour livrer les cadeaux”.

Ce soir, tout est prêt pour la grande tournée. Le Père Noël  s’installe confortablement. Il prend dans sa poche un peu de poudre magique et en souffle -sffffffff!- sur tous les animaux. Puis, il murmure la formule magique pour faire voler ses bêtes: “Poudre d’étoiles et d’escampette! Que l’esprit de la lune vous donne des ailes de libellule!”.

Tout le monde se sent devenir léger, léger, léger…

Et le traîneau file avec son drôle d’attelage dans le ciel. Le Père Noël  s’est envolé et mon histoire est terminée!

 

 

“Le petit sapin de Noël”

 

J’ai trouvé ce conte de Noël sur la Web en me rendant sur le site www.vivenoel.com. 

Ce site propose d’ailleurs différentes activités autour de Noël: coloriages, calendriers de l’Avent, loisirs créatifs, recettes, Père Noël, chansons, cartes de vœux et contes.

Voici l’histoire:

 

C’est l’histoire d’un petit sapin qui rêvait de grandir pour pouvoir aller chez les Hommes où il pourrait servir de sapin de Noël.

Les autres arbres, plus vieux, et avec une plus grande expérience, lui expliquèrent que ce n’était pas si bien que ça. Mais, le petit sapin, qui ne voulait pas croire les anciens, n’eut pas longtemps à attendre.

En effet, pour son plus grand plaisir, des enfants vinrent avec leurs parents choisir un sapin pour embellir leur salon. Les enfants eurent le coup de foudre pour le petit sapin. Il fut coupé, puis emmené dans la salle de séjour des parents et des enfants où il fut décoré. Après cette séance de décoration du petit sapin, il brillait de mille feux.

Noël se rapprochait, tout le monde admirait le sapin…

Le jeune sapin pensait: “Tous ces grands sapins avaient tort”. Et il releva ses branches pour qu’il soit admiré encore plus. Jusqu’en janvier, il trôna dans le salon, mais il commença à perdre des aiguilles…

Plus personne ne le regardait, ne le touchait, ou même ne ramassait ses petites aiguilles. Puis, toute la famille décida de mettre le sapin à la cave. Le sapin commença à devenir triste et à regretter d’avoir été choisi. 

Après quelques jours d’attente qui lui parurent une éternité, le sapin fut replanté. Quelle joie pour lui de retrouver sa bonne vieille terre fraîche qui lui avait tant manqué pendant ces longs jours où il était resté enfermé à la cave!

Mais, tout à coup, il comprit que sa famille l’avait laissé bien au frais à la cave, pour mieux le conserver…

Comme ça, chaque année, on le déterrerait pour le remettre dans le salon. Il vécut heureux parmi sa famille d’Hommes. Et oui, finalement, les grands arbres avaient tort, certains Hommes sont bons!

 

 

“Une suite à la petite fille aux allumettes”

 

Et si je vous proposais une autre fin à la petite fille aux allumettes ? La fin de ce conte d’Andersen est trop triste pour être lue un soir de Noël !

J’ai changé la période des festivités et j’ai donné un prénom à cette charmante petit fille : Ana.

 

Voici mon histoire:

 

A force de vouloir observer ce qui se passait dans la grande maison dans laquelle elle avait vu un décor magnifique, une table de festin digne des rois, une famille plus unie que jamais, Ana eut le nez collé à la vitre de la salle.

Elle ne s’était pas rendue compte que tout le monde l’observait et se demandait ce qu’elle faisait là par cette nuit de Noël enneigée et froide. Elle avait faim et froid. Elle rêvait qu’elle se trouvait à l’intérieur, qu’elle mangeait ce festin et qu’elle plaisantait et riait avec tous les invités. Elle s’était perdue dans son rêve.

Mais, il arrive que les rêves deviennent réalité.

Tout à coup, la vitre s’ouvrit sans que la fillette ne s’en rende compte. Elle tomba dans les bras d’un monsieur qui la recueillit pour lui éviter de tomber. Il la prit doucement et la fit asseoir dans ce fauteuil dont elle rêvait tant quelques instants auparavant.

Tout de suite, tout le monde prit soin d’elle. On lui apporta un grand bol de chocolat chaud avec quelques biscuits et on l’installa devant le grand feu de cheminée pour qu’elle se réchauffe.

Elle n’en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. Des gens gentils s’occupaient d’elle. Cela ne lui était jamais arrivé. Elle avait toujours vécu dans une famille pauvre et miséreuse, pas vraiment aimante, et personne ne se souciait d’elle. Son père la battait quand elle ne ramenait pas d’argent à la maison le soir. Comme si c’était de sa faute ! Sa mère était bien trop affairée avec ses nombreux frères et sœurs plus jeunes. Elle était l’aînée et c’était bien là son triste sort !

Elle n’avait pas pu écrire sa lettre au Père Noël pour deux raisons. La première, c’est qu’elle n’avait pas d’argent pour se procurer du papier ni de l’encre. La deuxième, c’est qu’elle ne savait pas écrire de toute façon. Au Père Noël, elle aurait voulu demander de l’argent pour nourrir toute la famille et la sortir de la misère, des bisous et des câlins de ses parents, des jouets pour ses frères et sœurs.

Alors, à défaut d’écrire, elle le pensait. Le rêvait fort. Tellement fort que cela était devenu réalité.

Ses bienfaiteurs lui changèrent ses habits et l’invitèrent à leur table de Noël. Elle n’avait jamais aussi bien mangé de sa vie. C’était la première fois d’ailleurs qu’elle célébrait Noël, la naissance du petit Jésus, bien accueilli par sa famille à lui, pensait-elle. Pas comme chez elle.

Elle s’amusait, et contre toute attente, se tenait réellement bien à table, discutait aisément et poliment avec tous les enfants réunis. Elle passa le plus beau Noël de sa vie, avec des gens aimants et aimables.

Sa vie changea du tout au tout. Elle resta dans la famille Ingelbard à Amsterdam. Un an après, vint son plus beau cadeau de Noël : elle fut officiellement adoptée et porta le nom de cette famille qui l’aimait tant depuis un an.

Ses parents biologiques n’avaient affiché aucune difficulté pour accepter son adoption, contre une certaine somme d’argent. Cela leur faisait une bouche de moins à nourrir.

Ana, quant à elle, avait appris à lire et à écrire, devenait quelque peu savante et s’entendait à merveille avec tout le monde. Elle était rayonnante sans oublier le monde d’où elle venait. Elle venait très souvent en aide aux miséreux de son ancien quartier, leur confectionnant gâteaux et autres friandises qu’elle distribuait toujours  avec un large sourire.

 

 

En guise de conclusion

 

J’aime réécrire la fin des histoires trop tristes, et j’avais là l’occasion rêvée de la faire et de vous le proposer en ce jour de Noël.

J’ai voulu faire revivre cette petite fille en lui offrant une vraie famille et une vie digne de ce nom.

D’écrire la suite ne m’a pas pris plus de trente minutes. Vous pouvez écrire des histoires courtes et faire plaisir. Ce n’est pas qu’une affaire d’écrivain. Vous, vous écrivez pour faire plaisir. A vous d’abord. Puis, aux autres, si vous consentez à lire vos créations!

Depuis ces quelques mois où vous me suivez fidèlement sur ce blog, j’ose espérer que je suis arrivée à allumer la flamme de l’écriture dans le cœur de certains et certaines. Du moins, j’ose le croire! C’est mon cadeau à moi pour ce Noël 2018. Grâce à vous, lecteurs, mon blog prend peu à peu forme, commence à émerger de la Toile. Je vous en suis infiniment reconnaissante!

Je vous souhaite à tous et toutes un JOYEUX NOEL!

 

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 27 décembre 2018 à 9 h 01 min

Merci pour ces beaux contes.
Je suis sûre que toi qui dit “bon Noël ” à tout le monde, tu en as passé un magnifique aussi.Merci à toi aussi…

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