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Il m’arrive, sur mon blog, de temps à autre, d’écrire un article qui dénonce un état de fait. Cette semaine, j’ai choisi d’évoquer le cri d’alarme d’un astrophysicien et d’un professeur d’université: Aurélien BARRAU. C’est un de mes fils qui m’a fait découvrir ce chercheur aux allures peu conventionnelles mais au talent oratoire certain.

Aurélien Barrau n’a de cesse de prendre position pour sauver notre Terre. C’est un défenseur convaincu et convaincant qui nous enjoint de relever ” le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, face à la catastrophe écologique et sociale”, livre qu’il a publié en 2020 dans une édition revue et corrigée aux éditions Michel Lafon.

Le 3 septembre 2018, il a lancé, dans le journal Le Monde, un appel signé par 200 personnalités (scientifiques, artistes, philosophes, écrivains) sur son thème de prédilection: défendre notre Terre et la vie sur notre planète. Je suis moi-même extrêmement sensibilisée à tout ce qui se passe, cherchant dans mon quotidien des moyens efficaces de réduire la pollution de toutes sortes, le gaspillage et les emballages plastiques.

Qui est Aurélien Barrau?

Aurélien Barrau est né en 1973. Il est donc un astrophysicien français, spécialisé en relativité générale, dans la physique des trous noirs et dans la cosmologie. Il est le directeur du Centre de physique théorique de Grenoble-Alpes. Il est également professeur à l’université Grenoble-Alpes. Il travaille actuellement sur la gravitation quantique. J’ai oublié de dire qu’il est aussi docteur en philosophie. C’est un militant écologiste convaincu, favorable à la décroissance.

Il est l’auteur de plusieurs livres de vulgarisation scientifique et donne régulièrement des conférences publiques de vulgarisation sur les thèmes de l’astronomie et de la cosmologie. Il intervient aussi à la télévision ou à la radio, notamment pour France-Culture et France Inter.

Aurélien Barrau

Aurélien Barrau est très engagé sur les questions d’écologie politique. Il soutient avec fermeté et vigueur qu’il faut une action politique ferme et immédiate face au changement climatique. Il poursuit inlassablement son action en faveur de l’écologie en étant régulièrement invité à la télévision, où il affirme que notre situation à tous est dramatique et n’hésite pas à parler de “crash du système planète terre“.

Selon lui, face à l’urgence, on n’a plus le choix et il ne cesse de réclamer un changement sociétal pour préserver la vie et la planète. Il critique la “religion de la croissance” à tout va. Il s’engage aux côtés d’intellectuels comme Bruno Latour et Gaël Giraud, qui plaident pour un activisme fractal, c’est-à-dire un activisme déployé sur toutes les échelles. Il a écrit un certain nombre de livres.

Aurélien Barrau a le courage d’interpeller les politiques à prendre des mesures coercitives et forcément impopulaires pour sauver la planète. Il n’est pas climatologue, ni économiste, ni écologue, ni spécialiste de la biodiversité. Mais, en tant que citoyen de la Terre, il se sent plus que concerné. Il veut rompre avec ce que nous appelons communément l’écologie positive. Il faut agir de manière révolutionnaire selon lui. Cela signifie de tout remettre en cause. Il est grand temps de penser, de bouger et de trouver des solutions. Il ose, comme d’autres, inventer quelque chose de nouveau!

Dans son livre, “Le plus grand défi de l’humanité”, il précise que c’est en tant qu’habitant de la Terre et membre de la tribu des vivants qu’il tente ce cri d’alerte. Il propose quelques ébauches de solutions envisageables et de pistes de réflexions possibles. Ce n’est pas un programme clé en main, encore moins une idéologie politique. Il refuse de se poser en donneur de leçons.

Ce qu’Aurélien Barrau veut, c’est de presser le pouvoir politique à prendre ses responsabilités: c’est-à-dire des mesures fermes, fortes et immédiates. Il engage chacun d’entre nous à opérer une évolution, pour ne pas dire, une révolution. Il est grand temps de regarder en face l’agonie de notre monde et d’être un peu sérieux.

Certaines et certains d’entre vous trouveront ses propos et ses propositions trop radicales et audacieuses. D’autres les jugeront trop timides et frileuses. A vous de voir ce que pouvez mettre en place pour sauver la planète que nous partageons toutes et tous!

Le constat

Aurélien Barrau, dans son livre, dresse un constat alarmant de la situation dans laquelle nous nous trouvons. L’avenir est en danger. Et c’est sans précédent dans l’histoire. L’enjeu est immense et concerne tous les vivants. Nous sommes le fruit d’une très lente évolution, extrêmement fragile et gravement menacée. Nous causons des ravages qui nous menacent. La Terre est peuplée d’environ 10 millions d’espèces vivantes. Mais, la 6e extinction massive de l’histoire de la Terre est en cours.

La vie se meurt un peu partout et ce constat terrible s’accélère. Personne -mammifères, poissons, oiseaux, insectes, végétaux- n’est épargné. En 40 ans, plus de 400 millions d’oiseaux européens ont disparu. Plus de 3 milliards aux Etats-Unis. Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis le début du XXe siècle. L’hécatombe est d’une ampleur terrifiante. Il y a de moins en moins de vivants sur Terre. Certains scientifiques spécialistes nomment cela “l’anéantissement biologique”. C’est bien un crime de masse global qui est en train d’être perpétré en toute impunité.

Chaque année, la surface des villes augmente d’environ 400 millions de mètres carrés. La situation de la déforestation est encore plus inquiétante. Plus de 15 milliards d’arbres sont éradiqués tous les ans. Il ne reste que 46% de ceux que la Terre comptait avant le début de l’agriculture.

Crédit photo: vivafrik.com

La pollution tue 3 fois plus d’humains que le Sida, environ 6 millions de morts par an. La catastrophe écologique est bien en cours. Les animaux n’ont plus de lieu pour vivre décemment. Les ressources sont surexploitées à des fins pécuniaires. L’agriculture intensive nous pollue avec des pesticides. Le réchauffement climatique est global et est causé par l’homme.

Voici le triste constat:

  • une montée des océans
  • une fonte importante de la banquise et des calottes polaires
  • un engloutissement des îles et des villes côtières
  • des incendies fréquents et dévastateurs
  • des extinctions massives d’espèces dans toutes les branches du vivant
  • un développement inquiétant de certaines maladies graves
  • une progression des cyclones, des tempêtes et des inondations
  • des pics de chaleur intolérables et destructeurs
  • une avancée importante des déserts
  • une chute conséquente des populations animales

Le manque d’eau et la montée des eaux, dans quelques temps, provoqueront des guerres, des conflits majeurs à l’échelle planétaire, sans parler des millions de réfugiés. Chaque année, il y a 89 millions d’êtres humains supplémentaires à nourrir. Le dégel du permafrost libère du méthane et du mercure, potentiellement très dangereux à court terme. Les déchets ne sont pas assez recyclés ni assez compostés. L’ONU estime que si nous ne changeons pas de cap de façon radicale d’ici 2 ans, nous allons devoir faire face à une “menace existentielle directe”.

Des ébauches d’évolutions simples et urgentes

Des décisions simples et rapides à mettre en œuvre peuvent être prises selon Aurélien Barrau, pour commencer à endiguer la catastrophe à venir. Elles ont un coût. Forcément! L’inaction aussi! La première des choses est de diminuer la consommation. Consommer moins est une nécessité. La croissance économique telle que nous la connaissons n’a plus ni sens ni intérêt. Bien évidemment, tout changement des habitudes de vie demande un effort!

Nos marges de progression son immenses, dans les domaines par exemple de la décroissance économique, des transports, de l’alimentation. Un des exemples fournis par le scientifique est de diminuer nos apports de viande, car c’est l’une des industries les plus polluantes. Cette décision entrainerait aussi moins de maladies cardiovasculaires, moins de diabète et moins de certaines formes de cancers. Surtout, nous pourrions nourrir beaucoup plus d’humains en cultivant les surfaces ainsi gagnées sur l’élevage, notamment intensif.

Crédit photo: articgardens.ca

Nous, humains, tuons l’équivalent de 100 milliards d’animaux par an pour nous nourrir! Pourquoi ne pourrait-on pas considérer que la vie possède une valeur supérieure à l’argent?

La pollution de l’air, du sol et de l’eau tuerait, selon les enquêtes, plus que le tabac. Toutes les espèces sont concernées. Le modèle dans lequel nous vivons n’est plus viable. Les solutions doivent être collectives: réduire les transports aériens, généraliser les transports en commun, choisir les produits locaux, réduire le tourisme de masse.

Prenons l’exemple de Venise en Italie: depuis le confinement de 2020 dû à la crise du Covid, la pollution a drastiquement diminué. Le maire de la ville a dorénavant interdit le passage des gros bateaux croisière qui détruisaient la lagune. Les habitants ont approuvé.

Crédit photo: futura-sciences.com

Les gens veulent se rendre au bout du monde. Soit. Mais, ils ne parlent pas à leurs voisins de palier, ne regardent pas la nature autour d’eux ou dans leur pays! Gaspiller autant qu’avant, c’est impossible! Se déplacer autant qu’avant, c’est impossible! Tuer autant qu’avant, c’est impossible!

L’utilisation du plastique doit être prohibée, comme celle des pesticides. Ces usages tuent de nombreux animaux. Cela provoque des cancers chez les humains. Les alternatives existent et sont bénéfiques pour les agriculteurs. Pas pour les industriels en question, bien évidemment!

Pourquoi n’est-on pas capable de lutter contre la faim dans le monde? Un enfant meurt de la faim toutes les 6 secondes! Nous vivons dans un monde où quelques personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale. Intenable. Insensé. Obscène!

Crédit photo: sosfaim.be

Il faut aussi utiliser des énergies non carbonées: hydraulique, solaire, éolien, biogaz, biomasse, géothermie, etc. Les bâtiments doivent subir une rénovation thermique. Les uns diront que la transition énergétique est coûteuse. Aurélien Barrau répond l’inaction dans ce domaine est bien plus coûteuse. Nous devons tous opérer un virage à 180° face à la plus grande crise de notre histoire.

L’évolution profonde

Une des raisons de l’inaction que nous observons vient de la controverse sur les causes du désastre. Chacun a son analyse. Chacun contredit ce que dit l’autre. Personne n’est d’accord sur rien! Il est plus que vital que l’écologie devienne la PRIORITE absolue de tout pouvoir politique. La nature ne relève d’aucun ministère: elle est le nom de notre monde, dit Aurélien Barrau!

Même l’ONU, connue pour ses positions prudentes, parle de “génocide environnemental”. Nous, les humains, sommes en état d’ébriété écologique. La Terre n’est pas qu’un tissu de ressources dont on tire des profits inouïs: c’est notre lieu de vie! La croissance perpétuelle, prônée par les politiques, n’est pas compatible avec tous les enjeux en cours. Nous sommes une humanité prédatrice, la pire que l’histoire de la Terre ait jamais connue!

Nous traitons tout le vivant comme des choses. Nous tuons, chaque mois, plus d’animaux qu’il n’a existé d’êtres humains dans toute l’histoire de notre planète! La nature ne devrait pas rapporter de profits; elle nous dispense la vie! La vie est plus importante que de se faire des fortunes qui n’ont plus de sens!

Crédit photo: journal.lute-ouvriere.org

Certes, le problème est complexe et beaucoup de contraintes sont imbriquées. Mais le blablabla n’a plus cours. Il faut maintenant agir, et ce, au plus haut niveau! On n’a pas le droit de laisser l’avenir du monde aux lobbies du pétrole et aux grands groupes financiers. Ils nous font nous précipiter vers une catastrophe planétaire! Nous, citoyens du monde, avons le pouvoir sur ceux-là! Pourquoi les laisse-t-on nous mener à la baguette? Pourquoi avons-nous peur d’eux!

C’est à nous d’imposer nos choix pour que la sauvegarde de la planète avance! Nous avons assez subi! Nous ne possédons pas la nature, ni les êtres vivants! La civilisation industrielle, telle qu’elle existe, n’est plus viable. Elle n’aura aucune chance de succès dans l’avenir.

Comprenez bien: l’enjeu n’est pas de sauvegarder le monde tel qu’il est, déjà bien abîmé et manifestement très violent. L’enjeu est politique, philosophique, économique, poétique, écologique, éthique. Nous pouvons tout perdre. Mais nous pouvons aussi tout sauver!

Crédit photo: vivafrik.com

En guise de conclusion

Il est plus que temps de regarder en face l’agonie de notre monde et d’être un peu sérieux. Ne pas considérer l’écologie comme la priorité des priorités de notre temps relève du “crime contre l’avenir”. Ne pas opérer une révolution dans notre manière d’être relève du “crime contre la vie”. Ainsi pense Aurélien Barrau.

Il ne se pose aucunement en donneur de leçons, mais se pose en tant que citoyen. Les pistes de progression possibles sont innombrables et ne nécessitent pas un chamboulement drastique de nos systèmes économico-politiques. Elles ne sont pas si complexes que cela à mettre en œuvre par rapport à l’importance sidérante de l’enjeu et à la gravité extrême de la situation.

Les choix que nous devons opérer maintenant sans tarder sont les plus importants de l’histoire de l’humanité et, peut-être, de l’histoire de la Terre. Aurélien Barrau est persuadé qu’il peut être jouissif de cesser de détruire. Il pense aussi que la mutation écologique nécessaire doit être une mutation sociale. Mais, il ne faut jamais perdre de vue que la seule véritable solution est la baisse de la consommation – cela ne signifie pas la baisse des avancées intellectuelles, culturelles, esthétiques, scientifiques, etc.

Tout est une question de choix et de décisions. Il n’est aucunement question de revenir à l’âge de pierre, mais au contraire d’inventer, ENFIN, un devenir radicalement autre qui s’extrait de la logique de domination et d’appropriation.

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2020 a été une année difficile sur nombre de plans pour nombre d’entre nous.

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Qu’est-ce qui vous retient ?

Des problèmes de méthode ?

Des peurs profondément enfouies en vous ?

Un report sans cesse renouvelé de votre projet ?

Les défis dans la vie sont incessants.

Tout le temps. A tous les âges.

J’ai une simple question pour vous : avez-vous pu accomplir ce que vous souhaitiez en 2020 ?

Si vous répondez NON à cette question, il est grand temps de changer en 2021.

Autrement, malheureusement, l’année 2021 risque d’être, pour vous, une copie conforme à 2020.

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Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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