2.5 millions de Français se révèlent être en situation d’illettrisme.

500.000 dans les territoires et départements d’Outre-mer.

 

 

Cet illettrisme entraîne de véritables difficultés en société. Il cause de terribles souffrances aux personnes qui le subissent.

C’est un handicap pour l’économie et la cohésion sociale de notre pays.

Cela résulte d’un manque d’engagement politique.

D’une manière générale, le niveau moyen des adultes français en lecture et en calcul se situe parmi les plus faibles des pays de l’OCDE.

La part des adultes dotés d’un niveau faible de maîtrise de compétences en lecture est en France quatre fois plus élevée qu’au Japon et deux fois plus qu’en Finlande.

L’illettrisme est une réelle honte  et un scandale pour notre pays.

Ce constat sévère est préoccupant. La France est en retard, comme sur beaucoup d’autres sujets.

L’Etat n’a pas de bases solides s’il n’est pas capable d’inculquer à ses concitoyens l’importance de la langue française!

La langue est un facteur d’appartenance, d’identité et d’inclusion.

Chacun dans notre pays doit pouvoir acquérir les compétences fondamentales pour lire et écrire.

C’est un enjeu de réussite éducative. Un enjeu de vitalité républicaine.

Mais, c’est aussi un grand défi à relever. Nous sommes tous concernés et responsables.

 

 

L’illettrisme, c’est quoi?

 

Le mot “illettrisme” est un néologisme créé en 1978 par l’association ATD Quart Monde, à partir du mot ‘illettré’.

L‘illettrisme est l’incapacité à déchiffrer un texte simple. Ce sont des personnes qui ont un problème avec l’écrit.

Ce sont des Français qui ont une connaissance insuffisante de l’écrit, faute de pratique. Ils éprouvent des difficultés avec la langue.

Ils ne sont pas capables de faire face aux exigences minimales requises dans la vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle.

Cela n’a rien à voir avec l’analphabétisme. Les analphabètes n’ont jamais appris à écrire ni à lire.

Les illettrés ont été alphabétisés dans le cadre de l”école.

Ils sont sortis du système scolaire avec des savoirs mal acquis. Ils appréhendent l’écrit en tant que moyen d’expression et de communication.

L’illettré est allé à l’école, a appris à lire et à écrire. Mais, il s’est éloigné de ces deux compétences pour des raisons diverses et multiples.

Sachez que l’illettrisme touche tous les domaines, tous les âges et tous les espaces de vie.

Observons quelques chiffres:

La moitié des personnes en situation d’illettrisme a plus de 45 ans.

Le taux d’illettrisme est plus fort pour les groupes d’âges les plus élevés:

  • 5% des 18-5 ans.
  • 7% de la population de 18 à 65 ans.
  • près de 15% au-delà de 50 ans.
  • 26% des illettrés habitent dans des zones rurales ou faiblement peuplées.
  • 10% des illettrés habitent dans des zones urbaines sensibles.
  • 30% des illettrés sont âgés de 56 à 65 ans.
  • 60.5% d’illettrés sont des hommes; 39.5% sont des femmes.
  • plus de 50% des personnes en situation d ‘illettrisme ont un emploi.
  • Il y a 20% d’illettrés en Guadeloupe; 20% en Guyane; 23% à La Réunion.

 

 

Le taux d’illettrés baisse puisqu’il était de 9% en 2004.

Plus de la moitié des personnes illettrées exerce une activité professionnelle. Cela touche  donc de près le monde du travail et de l’entreprise.

31.000 jeunes sont repérés chaque année comme étant en situation d’illettrisme, selon les données issues de la Journée Défense et Citoyenneté.

Les personnes issues de minorités, les personnes handicapées, les personnes habitant dans des zones d’exclusion sociale, les personnes issues de l’immigration, les personnes ayant abandonné prématurément l’école, les personnes ayant de très faibles revenus ou au RSA, les personnes incarcérées ainsi que les personnes au chômage sont surreprésentées par ce problème.

Toutes les régions sont touchées, mais plus particulièrement les Hauts de France, sans vouloir stigmatiser cette région. Je me base sur des faits pris lors de mes recherches.

L’illettrisme n’est pas le problème exclusif des quartiers urbains. Il est présent sur tous les territoires, dans les zones rurales comme dans les villes.

Tous ces chiffres font froid dans le dos!

 

 

Les formes, les causes et les conséquences de l’illettrisme

 

Pour la plupart des personnes atteintes de ce mal, leur passé scolaire a été douloureux.

L’enfant a pu subir des remarques ou des humiliations dès le CP, peut-être.

Les illettrés sont souvent des blessés de l’école.

Mais, ce n’est pas toujours la faute de l’école, si souvent incriminée.

L’école n’est pas conçue, pour l’instant, pour gérer toutes sortes de difficultés scolaires.

L‘illettrisme est la résultante d’une accumulation de problématiques, de l’environnement social ou de séparations familiales.

Cela résulte toujours de parcours difficiles. De difficultés familiales, de situations de rupture, de difficultés professionnelles, de difficultés sociales, de situations de travail où le recours à l’écrit n’est pas nécessaire.

Si en enfant accumule les difficultés à la maison, il n’a pas envie alors d’apprendre.

Derrière l‘illettrisme, les problèmes sociaux sont des freins.

L’illettrisme, c’est:

  • ne pas savoir se repérer dans le temps et dans l’espace seul
  • ne pas savoir faire ses courses
  • ne pas pouvoir établir une liste de courses
  • ne pas savoir prendre un médicament
  • ne pas savoir lire une notice
  • ne pas savoir utiliser un appareil
  • ne pas pouvoir suivre la scolarité de son enfant
  • ne pas pouvoir entrer dans la lecture d’un livre, même pour enfant
  • ne pas pouvoir retirer de l’argent d’un distributeur automatique
  • ne pas pouvoir rédiger un chèque
  • ne pas pouvoir lire le bulletin scolaire de son enfant
  • ne pas pouvoir faire un calcul simple
  • ne pas pouvoir lire un trajet de bus ou de métro
  • ne pas pouvoir lire un schéma
  • ne pas savoir lire une consigne de travail ou de sécurité
  • ne pas savoir lire un planning d’horaires de travail
  • ne pas savoir calculer des quantités
  • ne pas pouvoir communiquer avec son entourage au travail (clients, collègues, etc.)
  • ne pas pouvoir gérer ses papier administratifs
  • etc.

 

 

Globalement, l’illettrisme est un facteur d ‘exclusion.

Il développe un sentiment de dévalorisation de soi. Il aboutit à des souffrances, qui peuvent être terribles et durables, et qui peuvent mener à un suicide.

Il cause des difficultés à communiquer, à s’exprimer et à échanger.

Il gêne les personnes pour utiliser des biens et des services, pour accéder aux soins, au logement, etc.

Ce phénomène ne permet pas aux gens d’accéder à l’information, ni de construire de nouvelles connaissances.

Sans parler des difficultés pour accéder à l’emploi, à faire face aux changements dans l’entreprise.

Quand on est illettré, la vie sociale et culturelle est plus que limitée.

 

 

C’est une source d’exclusion sociale et professionnelle.

Beaucoup d’illettrés ont du mal à décrocher un CDI, et vont de petits boulots en petits boulots, pour beaucoup d’entre eux.

L‘illettrisme fabrique du chômage, qui génère de l’illettrisme à la génération suivante.

C’est une source de honte par le jugement des autres, des collègues, de la société.

Les personnes illettrées sont malheureuses de cette situation. Elles ont peur d’être découvertes, surtout au travail. Cela met une pression terrible sur les épaules de ces gens.

Avouer son illettrisme est source de difficulté et de honte.

Le regard des autres n’aide guère si on n’a pas beaucoup d’estime de soi.

Comment en avoir quand on se sent rejeté par tous?

Les illettrés ont l’impression d’être illettrés toute leur vie.

Quand on est coupé des mots, on se coupe du monde.

 

 

L’illettrisme va de pair avec la violence et une extrême misère culturelle.

Il en résulte de graves dangers au point de vue national.

 

Des exemples de personnes ou de familles illettrées

Albert camus, prix Nobel de littérature en 1957, était orphelin de père après sa naissance.

Il a été élevé par sa mère, illettrée. Il ne serait jamais devenu un écrivain célèbre s’il n’avait été chaleureusement aimé et s’il n’était pas passé par la classe de monsieur Germain.

 

Louis Aragon est resté rebelle à l’apprentissage de la lecture, alors qu’il savait lire, jusqu’au jour où il comprit que l’écriture pouvait aussi servir à consigner des secrets.

 

 

Fabrice a été diagnostiqué dyslexique à 7 ans.

Il n’a jamais caché sa situation à sa famille ou à ses amis.

Mais, ses difficultés pour lire et écrire ont fini par lui faire perdre confiance en lui.

Au travail, il utilisait un calepin dans lequel il répertoriait des mots difficiles pour ensuite remplir des formulaires administratifs à la mairie ou à Pôle Emploi.

Il s’appuyait sur son entourage qui l’aidait souvent. Il apprenait des choses par cœur pour faire illusion.

Il se sentait plus qu’handicapé dans sa vie courante, incapable de se débrouiller par lui-même.

Il a fini par être licencié. Ce fut l’électrochoc dont il avait besoin.

Il a donc décidé d’avancer, car il ne supportait plus sa souffrance au quotidien.

C’était devenu pesant et frustrant pour lui car il était incapable d’aider sa fille dyslexique dans ses devoirs.

Il a souhaité devenir comme les autres. Comme tout le monde.

 

Le professeur américain, John Corcoran, ne savait pas lire.

Il était, en outre, adoré de ses élèves.

Il a publié son livre “Le professeur qui ne savait pas lire” en 2008 aux Editions Kaplan, au moment de sa retraite.

Il raconte qu’il a usé de ruses et qu’il a triché pour pouvoir exercer sa profession.

Pour enseigner, il a créé un univers visuel et oral. Il avait à sa disposition deux ou trois assistants pour l’accompagner.

Il a quitté son poste à 48 ans, ne supportant plus sa propre situation.

Il a ensuite créé la fondation John Corcoran en faveur de la lutte contre l’illettrisme.

 

 

 

L’exemple de différentes régions

 

 

En Nouvelle Aquitaine, les chiffres sont parlants:

  • plus de la moitié des illettrés ont plus de 45 ans
  • 49% sont des hommes
  • 56% ont un emploi
  • 1% sont en formation ou en inactivité
  • 11% sont au foyer
  • 12% sont retraités
  • 5% sont issus des professions intermédiaires
  • 11% sont des employés
  • 18% sont des ouvriers
  • 27% ont un niveau de formation V (niveau CAP-BEP)

 

 

En Alsace, 10% de la population sont concernés par l’illettrisme.

99.400 personnes de 18 à 65 ans sont touchées par ce problème dans cette région.

Voici le témoignage de Véronique: “Quand je vois des gens qui lisent, j’ai presque des larmes qui viennent, puisque je n’ai pas appris correctement à lire et à écrire à l’école”.

Les enfants de Véronique remplissent les papiers.

Mais, elle s’est retrouvée au pied du mur avec l’ordinateur.

Elle a honte.

Elle a donc appris à lire et à écrire à 54 ans.

Sa motivation: elle veut trouver du travail puisqu’elle a été licenciée.

 

Un autre exemple: celui d’un trader qui n’a quasiment jamais écrit pendant ses études à l’INSEEC.

Il a tout bonnement perdu l’usage de l’écriture à force de ne pas l’utiliser.

Il a eu honte de le révéler.

Il a utilisé des méthodes de contournement. Un collègue et un ami avaient été mis dans la confidence. Ils lui ont écrit ses rapports quotidiens ou expliqué les nouvelles procédures.

 

 

Quelle vie mène-t-on quand on est illettré?

 

Les illettrés français sont souvent issus des milieux sous-prolétaires.

Pour ces derniers, l’illettrisme est en quelque sorte le révélateur d’une exclusion radicale.

Pour la plupart des Français nés en France, ils sont aussi ceux dont les revenus sont les plus faibles, l’habitat le plus médiocre, l’espérance de vie la plus basse.

Pour eux, l’illettrisme est intimement lié à l’extrême pauvreté. Il en est vraisemblablement autant la cause que la conséquence.

Avec l’environnement : la gêne et l’isolement.

“J’aimerais bien faire mes papiers moi-même car j’ai l’impression qu’on me triche toujours”.

“Je me fais rouler quand on me rend la monnaie”. Je n’ose pas aller faire les courses toute seule.”

“Si j’achète une mobylette pour aller au travail, je me perdrai dans les rues et je ne saurai pas retrouver mon chemin”.

“Pour prendre l’ascenseur, je me débrouille mais je me trompe un peu”.

“Même pour jouer à la belote et aux boules, c’est ennuyeux de ne pas savoir”.

Ce que résumait une femme : Celui qui ne sait pas lire, il ne sait pas nager dans la vie”.

Car l’environnement, c’est aussi les autres lieux, les autres mentalités, les autres modes de vie auxquels l’écrit permet d’accéder : les plus démunis savent très bien que l’écrit est un moyen privilégié d’ouverture et de compréhension du monde, de pénétration de la pensée d’autrui.

“Nous, on est retirés et illettrés”.

 

 

Avec l’administration et les services publics: la dépendance et à l’humiliation.

“Laissez-moi tranquille, je ne signe pas ça”, répond cet homme devant un questionnaire.

“Quand j’étais enceinte et que j’allais à l’hôpital, mon père devait m’accompagner : je ne peux pas lire les ordonnances. Une fois, je me suis trompée de médicament, je dormais tout le temps. J’ai eu peur pour le bébé”.

À la poste, Mme O. est perdue. Elle ignore à quel guichet s’adresser. Elle n’ose pas demander. Alors elle s’en va, sans avoir touché son mandat. La voisine s’en chargera avec le facteur.

Avec le monde du travail : une barrière presque infranchissable.

Cet aspect revêt aujourd’hui de plus en plus d’importance.

“À l’Agence pour l’Emploi, ils m’ont présenté une feuille : je n’ai pas su la remplir. La femme ne m’a pas aidé, je suis reparti. Je n’y ai plus jamais remis les pieds”.

“Un jour, en me présentant à une embauche, un bonhomme m’a donné un papier à remplir. Je lui ai demandé de m’aider. Il m’a envoyé balader. J’étais furieux”.

“On s’est présenté pour poser des rails : des billes de bois sur des tas de pierres, on nous a demandé si on sait lire et écrire… et de revenir quand on aurait appris”.

“Avec mon mari, on cherchait une place de gardien. Quand ils ont su qu’on ne savait pas lire, ils nous ont refusés”

Avec ceux qu’on aime : l’insécurité.

Pour écrire, je suis gênée. Il faut que je copie des phrases sur les cartes postales qu’une amie m’envoie. Ma fille aînée m’a écrit. Je ne peux pas lui répondre. Je n’ai personne pour m’aider”.

Très souvent, la vie privée devient impossible. Une femme doit se faire lire les lettres que son mari lui envoie de prison.

Une jeune fille, qui ne tenait pas à mettre les voisins au courant de sa grossesse, doit cependant faire appel à eux pour se faire lire les résultats d’une analyse médicale.

Avec soi-même : parfois le désespoir.

C’est là sans doute que se situe le point de démarcation le plus net entre les différentes populations illettrées.

Et avec la relation à soi-même gravement compromise, on entre sans doute dans un domaine caractéristique de l’extrême pauvreté.

Dans aucun autre milieu, l’illettrisme n’est associé avec autant d’intensité au dégoût de soi-même et au désespoir sur son propre milieu.

 

La semaine de l’illettrisme

 

 

L‘illettrisme a été grande cause nationale en 2013 en France.

Depuis, chaque année, une semaine est consacrée à ce problème.

Le sujet -quelque peu tabou- est parfois évoqué dans les médias, mais si peu. Ce n’est pas un sujet porteur, sans doute, qui attire les foules et qui ne fait sûrement pas le buzz médiatique!

France 3 a eu le mérite de consacrer une soirée à l’illettrisme le 18 septembre dernier.

Soulignons-le!

Nous avons pu visionner le film, Illettré, fort intéressant d’ailleurs, pour comprendre la souffrance invisible vécue par un trentenaire et entretenue par une grand-mère illettrée jouée par Annie Cordy.

 

 

SYNOPSIS ET DÉTAILS

Léo, la trentaine, est illettré. Un secret qu’il porte comme un fardeau. Un temps scolarisé, marqué par l’abandon de ses parents, il a presque tout oublié, avec 500 mots pour seul viatique.

Un jour, il est victime d’un accident à l’usine où il est ouvrier, un drame causé par son handicap qu’il cachait à tous. Immobilisé, il rencontre sa voisine Nora, infirmière et mère célibataire passionnée de lecture. Elle va le soigner, découvrir son secret et lui donner l’envie, la force d’apprendre. Mais est-elle vraiment prête à accepter sa différence ? Et Léo à la surmonter ?

A la suite du film, nous avons eu la chance de regarder le documentaire réalisé par Alexandra Alévêque, 21 jours au cœur de l’illettrismepassée de l’autre côté de la caméra, pour expérimenter 21 jours de quotidien d’adultes illettrés.

Pendant cette période, Alexandra a été bénévole au sein de l’association “Mots et merveilles“, à Aulnoye-Aymeries, dans la nord de la France.

 

 

 

 

 

Cette agence agit pour l’accès de tous à la lecture, l’écriture et aux compétences de base.

Cette année, c’était le 5ème édition.

Il existe 65 délégations nationales dans toutes les régions, fédérées par l’ANLCI.

Le but est de sensibiliser un maximum de Français sur ce phénomène méconnu et tabou.

Pour que la lutte contre l‘illettrisme soit plus efficace, il faudrait que tous les partenaires concernés travaillent harmonieusement ensemble.

La remédiation à une situation d’illettrisme est un travail de longue haleine qui requiert beaucoup de force morale de la part de l’illettré.

Des solutions appropriées existent pour remettre en route les processus d’apprentissage.

Savoir lire et écrire, c’est la liberté!

Quelle fierté quand ceux et celles savent lire après une existence de galère!

Il suffit aussi que chacun ait un comportement  avec un minimum de bienveillance et de confiance envers ces personnes!

 

En guise de conclusion

 

La politique de lutte contre l‘illettrisme a bien sûr un coût.

160 millions d’euros sont consacrés chaque année à cette lutte.

Malheureusement, ce n’est pas suffisant.

La lutte est aussi de développer l’envie d’apprendre.

Rien de ce qui a trait à la langue n’est simple affaire de technique.

Les mots nous marquent dès la naissance. Ils nous inscrivent dans le corps social par notre nom propre.

Les mots peuvent caresser, désespérer, voire condamner.

Les illettrés s’avèrent être des personnes très intelligentes, qui développent des stratégies de contournement pour s’en sortir au quotidien.

Regardons autour de nous, sans jugement, avec bienveillance et essayons d’aider ces personnes en souffrance, les guider vers des structures qui pourront les prendre en charge.

Lutter contre l‘illettrisme est un défi imposé à la société.

Malheureusement, les médias n’évoquent ce problème de société que pendant les jours de lutte contre l’illettrisme, soit en septembre de chaque année depuis 2013.

Nous voyons apparaître, de nos jours, des illettrés numériques. Des gens incapables de se servir d’un ordinateur. La fracture numérique commence par là.

Comment ces personnes vont-elles évoluer dans la société qui se profile?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 23 octobre 2018 à 9 h 37 min

Quelle énorme chance j’ai de pouvoir te lire. Tu accomplis un tel travail pour que nous sachions ce qu’est ‘illettrisme et la souffrance qui en résulte.Bravo à toi!!!

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