Comme d’autres personnes, intellectuels ou écrivains de renom -excusez du peu!- , j’ai commencé à tenir un journal de confinement, pour coucher sur le papier les “événéments” qui se passent dans mon coin de campagne, pour noter les réflexions qui me traversent la tête ou les choses que j’observe.

Je ferai paraître une page par semaine le lundi jusqu’à la fin du confinement. Pour vous offrir de la lecture. Pour montrer que ce confinement n’est pas si grave. Pour prouver que ce confinement peut déboucher sur autre chose pour nous ou nos interactions avec les autres.

Ce journal de confinement n’a aucune prétention. Comme je l’ai souvent écrit, l’écriture peut aider, peut sauver et permet de prendre de la distance avec tous les événements de la vie, aussi compliqués ou graves soient-ils.

Entre nous, le confinement est un sacré sujet d’écriture pour les écrivains. Même si cette période douloureuse, mais transitoire, est angoissante, elle peut aussi être romanesque. Pourquoi ne pas la considérer comme une période de transition et de grands changements à venir pour l’avenir?

Mon environnement privilégié

Je sais pertinemment que j’ai une chance inouïe d’habiter à la campagne dans le sud de la Charente-Maritime, aux portes d’une petite ville à taille humaine, dans une maison suffisamment spacieuse pour deux personnes et trois animaux.

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Je possède un grand jardin, où la nature, en ce moment, se donne à coeur joie. C’est le printemps, les oiseaux gazouillent de bonheur de cette chaleur que le soleil nous offre depuis presque trois semaines. Le printemps chante…

Donc, l’annonce du confinement, prévisible à tous égards, ne m’a pas perturbée plus que ça. Dès le départ, j’ai pris cette contrainte comme un weekend prolongé, comme ces weekends où je ne vois personne.

J’ai mon jardin, je peux admirer mes narcisses en pleine floraison, les tulipes bien ouvertes et je peux couper les tiges envahissantes de mes jonquilles défleuries. Le prunier exhibe ses milliers de fleurs, l’amandier fragile offre ses pétales à nos yeux ébahis, le romarin géant attire des milliers d’abeilles, l’herbe pousse à foison. C’est d’une beauté!

Le silence: une notion toute relative

Si dans les villes, c’est un miracle de pouvoir de nouveau entendre le gazouillis des oiseaux, ici, à la campagne, c’est une toute autre histoire. Moi qui pensais être tranquille, comme d’habitude, c’est peine perdue!

La première semaine, les gens ont trouvé de quoi s’occuper: nettoyer leur jardin, après les longs mois pluvieux et doux de cet hiver charentais. Ce qui est drôle, c’est qu’ils le font tous en même temps! Confinement oblige!

A moi la valse des tondeuses, élagueuses, coupe-bordures, taille-haies, tronçonneuses, débroussailleuses, motobineuses et autres engins, dans mes oreilles, qui n’aspiraient qu’au calme! Je ne vois personne, mais j’entends la présence du voisinage plus ou moins proche, qui me dérange dès que je pointe le bout de mon nez dehors en ces journées superbement ensoleillées.

Les bruits à moteur sont incessants et ont remplacé la ronde des voitures -peu nombreuses dans mon hameau- des gens qui partaient travailler le matin et qui revenaient le soir. Quand ce n’est pas le voisin propriétaire des moutons, privé de ses sorties motorisées, qui fait vrombir sa grosse moto à fond, tellement à fond, que nous sommes sortis, avec les voisins de la maison d’en face, pour voir ce qu’il se passait.

Quel tintamarre! Pour rien!

Cette frénésie de nettoyage a duré du mercredi au dimanche de cette semaine 1 du confinement. Quand, de temps à autre, les moteurs cessaient, je pouvais entendre plus distinctement que d’habitude, les bêlements des trois moutons et des poules qu’une voisine possède deux maisons plus loin, la femme du fou de moteur vrombrissant. Mais, ici, c’est relatif, deux maisons plus loin, signifie de la distance, assurément.

Quand je pensais être tranquille, le voisin agriculteur s’y est mis avec son fils, samedi et dimanche. Ils ont labouré un champ, longeant ma propriété, qui, d’année en année, acceuille du maïs. Labourage, écrasage des mottes, ramassage des grosses pierres gênantes…bref, préparations en tous genres!

Vive la campagne!

Le télétravail d’un professeur

Nous avons eu la chance de pouvoir faire cours une semaine au retour de nos vacances de la zone A, ce qui m’a permis de mettre en place des stratégies de travail pour mes élèves de terminale, dès le vendredi, avant le confinement.

Mais, dès le lundi, panique à bord. J’ai reçu des dizaines et des dizaines de mails d’élèves de tous niveaux, affolés, parce qu’ils ne comprenaient pas les consignes, parce qu’ils ne lisaient pas ces consignes attentivement, parce que les connections vers mes cours en ligne se faisaient difficilement ou pas…

Panique à bord! Ce fut, du lundi au mercredi, trois journées particulièrement fatigantes, car j’ai dû répondre aux mails, rééxpliquer les activités à réaliser via des mails envoyés à chaque classe via notre application pronote, heureusement accessible depuis notre domicile. Tout cela est parfaitement compréhensible, car la situation inédite que nous vivons génère beaucoup de stress et d’angoisse.

Arrivée au mercredi, mon mal de cou commence à me dire: “eh, cocotte, tu vas où comme ça? Tu crois que tu vas tenir longtemps collée et vissée derrière ton écran d’ordinateur?”. Et pourtant, je me suis astreinte à poursuivre mes séances de yoga, 45 minutes chaque matin et deux cours par semaine avec mon conjoint.

Décision est prise: j’ai besoin de lâcher la tension accumulée, et j’ai cessé de passer tout mon temps derrière mon écran, au cas où…J’ai lâché la bride me reliant à mes élèves…Il faut savoir que j’ai reçu des mails le soir, le dimanche après-midi, des copies envoyées après minuit…Eh, les élèves, et les horaires? Vous ne connaissez plus? il est où le respect de ma vie privée?

Alors, pour me préserver et ne pas devenir folle numériquement, j’ai pris le temps de faire du ménage, de profiter du temps merveilleux à l’extérieur, de lire plus, de m’adonner davantage au point de croix, tout ceci pour me regénérer et prendre des décisions.

Décision est prise: je me suis fixée un emploi du temps, en dehors de celui du lycée, pour séparer ma vie professionnelle de ma vie privée. Je me réserve donc des heures de travail, car le télétravail me demande en fait plus de travail que de coutume. Mais, là n’est pas le problème. Je me réserve des heures tout au long de la journée pour souffler, m’éloigner de mon écran d’ordinateur et décompresser.

Il est vrai que j’avais commencé à changer ma façon de travailler avant mes vacances d’hiver. J’avais commencé à mettre tous mes cours en ligne sur un logiciel Paddlet, bien pratique et accessible sur Internet en cours avec les téléphones portables. J’avais décidé de les faire utiliser par les élèves intelligemment plutôt que de tout interdire- mesure inefficace de surcroît. De toute façon, c’est de l’énergie dispensée pour rien, puisque les jeunes sont accrochés à leur objet miracle comme si leur vie en dépendait!

Alors, pouvons-nous appeler cela de l’intuition professorale?

La relation avec ma famille et mes amis

C’est là où c’est le plus dur: ne plus voir personne. Ne plus sortir, ni faire de repas entre nous, à la maison ou au restaurant. Je l’avoue! Etre privée de mes plaisirs familiaux et amicaux a été le plus dur à accepter!

Mes parents ne vivent qu’à 45 minutes de trajet en voiture de chez moi, au bord de l’océan Atlantique. Alors, il nous reste le téléphone quotidien pour couper quelque peu la monotonie de nos journées perturbées. Mais, je ne peux pas les voir via Skype ou Whatsapp. Ma mère ne sachant pas comment installer ces applications, j’entends mes parents, mais je ne les vois plus.

Voilà une des choses que nous ferons dès le confinement terminé! Il va y avoir des leçons d’informatique dans l’air pour se mettre à la page!

J’ai deux fils: l’un proche de moi à quelques kilomètres de distance et l’autre, cuisinier pour la saison hivernale à Avoriaz en Haute-Savoie. L’un prend des nouvelles régulièrement, l’autre est trop débonnaire à mon goût et prend plutôt la situation à la légère. Je ne sais toujours pas quand il va revenir et comment. Cela devient une angoisse sourde.

Leurs âmes soeurs vivant, soit dans une autre ville ou à l’étranger, sont elles aussi, bien sûr, confinées. La question: quand se reverront-ils?

Quant aux amis, il nous reste les mails, le téléphone et les envois de textes, de pensées ou de vidéos pour continuer à échanger entre nous. J’ai une amie, Monika, qui a trouvé l’astuce pour se maintenir en forme, bien qu’elle ait un grand jardin et la possibilité de se promener dans la campagne environnante.

Mon amie, donc, a fait une liste d’appels de tous ses contacts. Elle s’est concocté un programme d’appels quotidiens. Elle m’a appelée pendant une heure dix minutes. Et tout en parlant et rigolant avec moi, elle a emmagasiné 5000 pas, en marchant dans sa cuisine, sur sa terrasse et dans ses couloirs. La moitié de la recommandation journalière des médecins s’élevant à 10.000 pas! Bravo Monika!

Gardons le contact et faisons du sport pour nous maintenir en forme!

Les confinés du coin pour qui rien ne change

A deux pas de chez moi, mais fort heureusement bien séparée, je cohabite, bien involontairement, avec une famille de trois personnes. Le père est agriculteur, comme son fils, et sa femme???. Je ne sais pas après 17 années de voisinage laborieux.

Ces gens-là, comme dirait le grandissime Jacques Brel, ne côtoient pas les autres, et ont une mentalité à décourager même les voisins les plus vaillants et les plus causants.

Eux ne causent pas, ne voisinent que pour cancanner ou causer des ennuis aux uns et aux autres, bref, une mentalité d’un autre âge et insupportable par tous les temps.

Ces gens-là, disais-je, vivent confinés déjà en temps ordinaire. Jamais de sortie, jamais d’invitations, jamais d’amis qui leur rendent visite, jamais de voisinage, rien. En un mot, ils vivent déjà confinés, sauvages, en des temps normaux. Alors, cette période, bien inconfortable pour nous, que va-t-elle changer à leurs vies? Rien! Tant mieux pour eux, même si mes propos peuvent paraître acerbes, croyez-moi, je décris une réalité édulcorée!

Les applaudissements le soir

C’est devenu une coutume le soir à 2O heures d’applaudir pour remercier le personnel soignant. Ce geste, à travers divers pays, leur fait du bien et c’est normal, avec ce qu’ils endurent au quotidien face à l’épidémie.

Moi, bonne citoyenne, je me suis mise à applaudir au début. Je suis la seule, à vrai dire, dans mon coin à suivre cette tradition nouvelle. Je me suis dit que j’allais passer pour une folle. Personne n’a repris le mouvement. Pas âme qui vive.

Mais, mes applaudissements ont eu une réaction, disons…inattendue. Les oiseaux en tous genres, se sentant plus que libres depuis une semaine et vivant sans bruit excessif le soir, n’ont pas apprécié mon concert manuel et ont déguerpi dans un bruit d’ailes. Mes mains les ont chassés de l’acacia et des arbres alentours! Ils m’ont prise pour un épouvantail en mouvement!

Cela m’a fait rire à tel point que je n’applaudis plus le soir pour laisser les volatiles tranquilles. Ils nous le rendent bien en ce moment: ils chantent de façon si merveilleuse à toute heure de la journée!

Mes occupations pendant le confinement

Dès le départ, j’ai maintenu une hygiène de vie stricte. Je me doutais que les mesures prises par le gouvernement allaient durer longtemps, bien plus qu’on nous le disait dans les allocutions.

Le matin, dès le lever, je mets en place une séance de yoga, seule, pour accueillir tranquillement cette nouvelle journée de confinement. Je prends le temps, comme d’habitude, de prendre un petit-déjeuner conséquent. Je ne change pas grand chose à ma façon de vivre habituelle. Je passe juste plus de temps derrière mon écran d’ordinateur, au lieu de me rendre au lycée.

Entre les cours en ligne, les corrections et les futures leçons à prévoir, côté professionnel, je suis débordée. Je commence à prendre le temps pour nettoyer mon jardin. Mon conjoint s’adonne aux gros travaux plutôt bruyants. Moi, je désherbe, j’arrache les mauvaises herbes qui ont proliféré depuis tant de mois.

Je dois aussi avouer que j’ai procrastiné l’automne dernier. J’avais aussi beaucoup de travail pour le blog, pour satisfaire ma fidèle audience. Parfois, il m’arrive d’être obligée de faire des recherches plus approfondies ou de lire des livres, ce qui me prend plus de temps.

Je me retrouve, ou plutôt mon jardin se retrouve, avec une quantité foisonnante de touffes d’herbes à arracher. Je fais peu à peu, tranquillement, sans bruit, avec mes mains. Parterre après parterre. Mon parterre de framboisiers est en piteux état. Certains pieds sont morts, et pour l’instant, je ne peux rien n’y faire ni en planter d’autres. La récolte sera plus que maigre en 2020, assurément!

Entre écrire pour les propositions d’écriture de mon blog, écrire pour l’atelier d’artistes d’une amie épistolaire, rédiger des articles, lire, visionner des séries et des films, appeller ma famille et mes amis, faire des plans sur la comète, siroter mes thés quotidiens dehors, jardiner, nettoyer….J’ai encore du temps du respirer, ouf!

Corona ou pas, je suis toujours aussi active…

Le comportement des uns et des autres avec le covid-19

Nous sommes en guerre”, nous a martelés le Président de la République en cette première semaine de confinement. Relativisons! Les plus anciens d’entre nous ont connu la guerre, terrible, effroyable, oh combien mortelle. Ils devaient rester confinés dans des caves ou autres endroits.

Je suis d’accord, nous luttons contre un ennemi…invisible, dangereux et terriblement mortel si nous ne prenons pas de mesures. Mais, ce n’est pas la guerre de mes grands-parents tout de même!

Aucune bombe ne va nous tomber sur la tête. Personne ne va nous tirer dessus pour des raisons futiles ou pour une dénonciation. Alors, notre confinement est certes désagréable, mais relativisons!

Bien sûr, moi la première, nous devons lâcher les habitudes que nous avions avant le confinement. Adieu les restaurants, les terrasses de café, les soirées avec la famille ou les amis. Cela ne va durer qu’un temps, et pas cinq comme pendant la dernière guerre.

Je ne vois aucun autre moyen pour nous toutes et tous, que de se recentrer sur les priorités et l’essentiel. Nous sommes en sécurité dans notre pays, soignés et nous mangeons à notre faim, avec toutes les commodités modernes bien pratiques.

Bien sûr, nous nous replions un peu plus sur nous-mêmes, mais nous sommes toujours ouverts aux autres. Les moyens de communication de notre époque nous le permettent aisément.

Mais, nous pouvons aussi profiter de ces moments inoccupés pour certains, ou de vide pour d’autres, pour aller du côté de l’introspection personnelle un peu plus poussée que d’habitude: qu’est-ce que nous attendons de nos vies? Pourquoi toujours courir dans tous les sens? Pourquoi nous ne pourrions pas voir les uns et les autres autrement puisque nous sommes obligés d’être confinés pour nous protéger? Qu’avons-nous envie de changer dans nos vies?

Toutes les réflexions sont possibles et désirables, si nous acceptions de les acceuillir en nous. Le confinement, c’est l’enfermement. Mais, ce n’est rien d’autre! C’est notre guerre à nous, il nous faut lutter du mieux que nous pouvons en faisant attention, en oubliant nos désirs et nos envies du moment!

Une épidémie a toujours un début et forcément une fin! Nos ancêtres, au Moyen-Age, ont vécu des situations bien pires que la nôtre avec l’épidémie de la peste noire pendant quatre longues années au milieu du XIVe siècle . Relativisons!

Ce qui est sûr, c’est que pour les écrivains ou certains artistes, rien ne change à leurs habitudes. Ils se confinent volontairement pour nous offrir ensuite leurs oeuvres.

En ce qui me concerne, j’essaie de mettre en place des actions de solidarité. Nous avons aidé une voisine très âgée à couper un carré d’herbe avec nos propres outils et elle, restée enfermée chez elle. J’ai déposé un sac complet de livres de différents âges pour les filles du voisin d’en face, puisque les médiathèques sont fermées. J’aime l’idée de continuer à transmettre…différemment!

Si tout le monde prend le temps d’observer le ciel, nous ne voyons plus aucune traînée blanche se croisant en tous sens! Les oiseaux préparent l’arrivée de leurs petits et gazouillent en tous sens!

Bon, d’accord, il y aura sans doute une recrudescence de divorces dans quelques mois. Il faut bien que les avocats, confinés comme nous, retravaillent! Bon d’accord, il y aura peut-être un record de bébés l’an prochain. Cela fera du bien à nos soignants d’acceuillir la vie plutôt que de s’attrister sur celles et ceux qui la perdent en ce moment!

J’essaie de rester positive, et même si j’ai des coups de mou par moments, comme tout le monde, je résisterai à ma manière, par l’écriture, le yoga et la promenade quotidienne avec ma chienne par les chemins de campagne, où personne ne viendra me verbaliser – j’ai quand même mon autorisation sur moi au cas où un gendarme se serait perdu à travers les vignes qui donneront à l’automne prochain du pineau et du cognac!

Après cette première semaine de confinement, je pense aux moments délicieux que j’aurai après: prendre mes parents et mes fils dans mes bras, mon frère, mes neveux, ma petite-nièce, mes amis…Quelle joie et quelle fête ce sera, croyez-moi! Nous aurons des anniversaires en retard à fêter, des sorties au restaurant repoussées, des pique-nique sur la plage, on aura enfin le goût et l’envie de profiter des choses que nous faisions de manière habituelle et banale avant le confinement!

L’été sera beau, l’été sera chaud…


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

3 commentaires

GONIN Catherine · 25 mars 2020 à 23 h 57 min

Bonjour Laurence, voilà encore une belle initiative et qui peut aider à mettre les choses à distance. Je vais tenter l’exercice.

Michelle Onillon · 26 mars 2020 à 11 h 24 min

Coucou ma chère belle-soeur, encore un régal de te lire, tes belles phrases, et surtout ton humour. Je suis parti juste avant le 16 minuit, chez ma fille Céline, sachant qu’elle aurait plus besoin de moi que tous mes autres enfants. Comme beaucoup dans son cas, elle travail à l’hôpital d’Embrun et elle est réquisitionnée pour travailler auprès des personnes qui en ont besoin. je suis donc confinée sur les hauteurs de la Durance, dans son petit chalet avec au moins 2000m2 de terrain, sans compter les champs et forêts alentours. Il y a pire comme confinement je te l’accorde et j’ai bien pensé à emmener de quoi m’occuper. Patchwork en cours et à finir, point de croix en cours et à finir, photos à trier en prévision de futurs albums, bouquins à finir ou à relire et Céline a encore de la réserve en lecture.
Mais il y a aussi mes deux petits fils, Maël et Noé, adorables. J’ai donc repris la casquette de maîtresse d’école à la maison, CP et CE1, l’ayant fait pendant 8 bonnes années avec mes deux derniers garçons. Donc, en attendant de finir ce que j’ai à finir, je suis reparti dans un planning scolaire, le matin école, je me régale, avec récré, correction des devoirs et préparation du travail de la semaine en suivant les directives des maîtresse bien sûr. Comme toi, besoin de séance de pilates et de gym pour soulager mon dos. et mes nerfs;
J’ai aussi pris une grande décision, te relire et commencer un livre, ce ne sera pas un livre de confinement, mais un livre sur ma vie, au sens large du terme, et il y a de quoi écrire. Je t’en ferai part dès que j’aurai commencé. Un livre est un bien grand mot, plutôt des souvenirs, suivi de réflexions et de ce qui me passe dans la tête au moment où j’écrirai.
Ici aussi on est (dérangé) par les petits oiseaux, les tondeuses et motoculteurs, je dit rien aujourd’hui pour le motoculteur, car notre charmante voisine est en train de le passer dans le jardin de Céline en vue d’un futur potager. On attendra un peu pour les plantations, il fait 7 degrés ce matin et il a neigé hier.
La récrée est terminée, on passe au Maths, bien au chaud devant la cheminée, cet après-midi balade, jeux de société et activités manuelles. J’appellerai François dans l’après-midi pour papoter un peu. Portez vous bien et à très bientôt; Bisous Bisous

Caroline Jeuthe · 29 mars 2020 à 21 h 46 min

Coucou Laurence,
C’est un plaisir de te lire, je confirme.
Cela m’a donné le sourire et a fait écho à certaines situations similaires 😉
Tout va briller de mille feux… et des vérités vont apparaître…
Mille oiseaux blancs vers toi.
Bisous du cœur.

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