Nous voilà à la semaine 2 de notre confinement, du moins en France. Nous voilà tous embarqués sur le chemin chaotique du confinement. Nous voilà tous déboussolés, contraints de réinventer nos vies pour la plupart d’entre nous, de nous occuper autrement, de vivre autrement, de travailler autrement, de se faire plaisir autrement.

Ce confinement va durer probablement au-delà de ce que nos gouvernants nous disent pour le moment. Préparons-nous à vivre le mois d’avril chez nous. Avec ce soleil qui nous nargue tous les jours: il a plu dans ma région pendant des semaines cet hiver, nous empêchant de sortir à notre guise. Maintenant que nous avons le soleil, nous sommes confinés!

La météo se joue de nous, je vous le dis! Je relativise forcément car parmi les confinés, je ne suis pas la plus malheureuse, loin de là. Le printemps est là, précoce, la nature est là qui grandit de jour en jour, profitons-en, malgré tout!

S’apprisoiser en ces temps confinés

Cette période de confinement imposé est fort intéressante, même si nous la trouvons difficile et bizarre. Je suis persuadée que c’est le moment d’apprendre à se connaître, à aller au fond de soi comme si on découvrait une grotte inconnue quand on visite une nouvelle région.

Quand prenons-nous le temps de réfléchir sur nous, de nous poser les vraies questions sur notre vie? Alors que d’habitude, très souvent, nous vivons comme des robots ou nous faisons l’autruche pour ne pas remettre en question notre petite vie bien installée, notre petite routine rassurante.

Je reste persuadée qu’il faut prendre ce qui nous arrive comme un exercice à part entière. Cette épidémie nous contraint à une retraite imposée. C’est donc une rupture totale et brutale avec toutes nos routines.

Nous sommes toutes et tous confrontés à l’enfermement d’une façon ou d’une autre, en stagnant dans nos vies, en repoussant sans cesse les décisions à prendre, en râlant sans bouger d’un iota, en prononçant la phrase fatidique qui devrait tout résoudre en un claquement de doigts: “quand je serai à la retraite…!”.

Pendant ce confinement, il va falloir se réinventer soi pour pouvoir accepter les autres, aller chercher le meilleur de soi-même pour rendre le huit-clos supportable.

Cette retraite imposée est d’autant plus difficile que, peut-être, certaines et certains d’entre vous n’ont pas l’habitude d’apprivoiser la solitude. Nous acceptons plus facilement la solitude quand nous nous l’imposons à nous-même. Mais, quand elle est imposée, c’est plus dur à accepter, sans préparation ni volonté de s’y plier. A mes yeux, rien ne sert d’avoir peur du vide et de la vacuité: il faut apprivoiser cela pour aller bien!

Sasn doute le plus dur pour la plupart d’entre nous, c’est la relation avec soi-même, car nous découvrons nos limites. C’est là que l’exercice devient intéressant. Le découragement est un test de résistance. L’esprit positif, qui nous permetra de sortir indemnes de cette crise , est aussi un test. Comme le dit si bien Jean-Louis Etienne, “le positivisme, c’est l’inconnu“.

C’est tout à fait normal aussi de se sentir angoissés par ce qui nous arrive. Le drame est loin et invisible, pourtant si proche quand certaines et certains perdent malheureusement un proche. Relativisons: nous sommes plus angoissés par nos petites misères du moment qui auront une fin que la faim dans le monde qui dure depuis toujours.

Nous nous sentons touchés par ce virus dangereux uniquement parce qu’il perturbe nos petites vies. Nous revenons toujours à nous, à nos drames intérieurs. Nous sommes obsédés par nous-mêmes. Là réside notre étroitesse d’esprit…et notre condition d’humains!

Ce confinement peut nous apprendre à nous focaliser sur l’essentiel. Lâcher nos petites habitudes, se recentrer sur le noyau familial, prendre soin des autres tout en étant éloignés d’eux, faire le nécessaire pour rester en vie, penser, réfléchir, le virus nous donne du temps!

Il est vrai qu’il faut ingérer et digérer toutes ces mauvais nouvelles, les chiffres horribles dont on nous abreuve quotidiennement. Qui vous oblige à regarder sans cesse les informations?

Au début de la crise, je suivais le journal de 20 heures, avide d’avoir des informations, puis j’ai renoncé depuis quelques jours. Cela ne m’apporte rien. Que de l’angoisse supplémentaire. Pour me tenir informée, j’écoute prioritairement la radio, ce qui me permet de mettre les informations plus à distance. Je ne fuis pas la réalité, je la mets à distance pour me préserver moralement et psychiquement. J’écoute d’autres émissions, autrement plus intelligentes et intéressantes, même en cette période si spéciale.

Le courage, c’est d’affronter sereinement le quotidien. Le courage, c’est faire face à soi-même durant cette pandémie. Nous sommes à ce jour au moins trois milliards d’êtres humains à vivre confinés sur Terre, alors relativisons! Nous avons cette opportunité merveilleuse, durant ce moment si particulier, de faire silence avec nous-même, afin de mieux nous comporter avec les autres!

Le merveilleux et le pire se côtoient

Cette semaine, les gens à leurs fenêtres ou leurs balcons, ont continué à applaudir le soir à 20 heures pour remercier les soignants. C’est un geste merveilleux, chaleureux qui redonne le courage nécessaire à tous ces hommes et femmes de poursuivre leur tâche si ardue et dangereuse pour eux-mêmes.

Mais, en ces temps de crise, le pire peut aussi apparaître. N’ai-je pas entendu cette semaine qu’une infirmière en région parisienne a reçu une lettre anonyme, la remerciant certes, mais l’intimant de déguerpir de l’immeuble pour ne pas contaminer les autres?

N’ai-je pas entendu cette semaine que des pharmaciens s’étaient fait agresser verbalement et physiquement pour avoir refusé de vendre de la chloroquine à des clients aboslument pas malades ni atteints par quoi que ce soit?

N’ai-je pas entendu cette semaine que la police recevait des lettres de dénonciation? N’ai-je pas entendu aussi que des propriétaires d’animaux étaient prêts à les abandonner par peur que nos amies les ‘bêtes’ ne nous transmettent ce virus?

N’ai-je pas entendu de pauvres femmes qui pleurnichaient parce les racines blanches de leur chevelure allaient se voir?

J’ai eu la désagréable impression de me retrouver dans l’espace temporel de la Deuxième Guerre mondiale. Incroyable mais vrai! Tous ces gens au comportement si honteux, alors que tout le monde prône la solidarité, suintent la bêtise et personnifient tout ce qu’il y a de plus vil dans l’espèce humaine.

Ces gens-là ne méritent aucune attention de ma part. C’est comme dévaliser les magasins, sans penser aux autres ni aux conséquences probables en cas de pénurie de certains produits.

A mes yeux, ces gens-là ne méritent pas d’être affublés du qualificatif de ‘citoyen’.

Notre nouvel espace temporel

Nous nous sentons perdus dans ce nouvel espace temporel qui nous offre un boulevard devant nous. Il m’arrive de ne plus savoir quel jour nous sommes. La notion même de weekend a disparu. Je ne regarde plus mon agenda, à quoi bon? Je n’ai plus de réunions.

Ce confinement change notre rapport au temps et au travail. Je travaille, comme des millions de Français, en télétravail. Nous vivons -je pense que vous êtes comme moi– dans une autre ambiance, comme au temps de nos aîeux, au rythme de la lumière et des repas pris à heures fixes.

Comme après le déjeûner pour lequel je garde la même heure confinée ou pas, je m’accorde 90 minutes de broderie point de croix, ce qui me vide la tête. Un de mes fils, rapatrié à la maison depuis peu, m’a fait la réflexion suivante: “eh ben, dis donc, tu prends des habitudes de vieille. Au moins, tu seras prête pour ta retraite”.

Et boum, c’est dit! Prends-toi ça dans la tronche, Mémé! Cela m’a bien fait rire néanmoins!

Malgré ce confinement, je trouve que le temps passe vite, trop vite à mon goût, et ça, ça ne change pas. Le temps est désormais indexé sur nos activités plus saines que d’habitude –merci le confinement!- en rythme avec la saison et le ciel.

J’ai pris le parti, dès le départ, de garder des moments précis à respecter dans la journée. Nous ne sommes pas en vacances, je travaille à la maison. Cela permet de décomposer la journée et de se fixer des rendez-vous quotidiens avec certaines activités. Cela rythme les journées, pareilles aux précédentes. Par exemple, à 19H30, pendant le dîner, je choisis un chanteur différent de mon jeune temps et je chante à tue-tête ou je danse entre les bouchées que j’avale. Ca fait du bien et ça rebooste le moral à fond!

Pour traverser ce confinement sereinement, je pense qu’il nous faut trouver une motivation jour après jour, qu’il faut nous lancer un défi chaque jour, aussi minime soit il.

Se lancer un défi à réaliser permet: de garder le moral, de booster sa créativité en la matière, de se donner la pêche, de développer son imagination, de rêver.

Nous sommes contraints, – pour certaines et certains, c’est peut-être la première fois- de réinventer notre quotidien bousculé et chamboulé. Ce nouvel espace temporel à notre disposition est peut-être une belle occasion de réenchanter notre quotidien.

Nous sommes contraints de vivre plus intensément le moment présent, précepte ô combien prôné par des disciplines telles que le yoga ou la méditation, et ce, depuis des millénaires.

Le confinement devient alors le temps de l’immédiateté. Il change notre rapport aux autres, du fait que nous ne pouvons plus les voir à notre guise. Alors, ce temps donné en plus peut nous permettre de nous aider les uns les autres, d’entrer dans une union spirituelle tout au moins.

C’est vrai, le confinement nous donne envie des autres, plus que jamais. Peut-être certaines et certains d’entre nous réaliseront l’importance vitale des liens familiaux, parfois distendus par nos vies trépidantes.

Les jardins, des petits Versailles

Cette semaine encore, j’ai entendu le bruit des tondeuses, mais dans une moindre proportion que la semaine précédente. Je remarque que les gens tondent leur terrain chaque semaine, plus qu’auparavant.

Seraient-ils devenus maniaques avec ce confinement? Ont-ils peur de s’ennuyer? Ont-ils peur d’un vide existentiel qu’ils prennent soin de leur jardin comme jamais? Incroyable mais vrai!

Je m’attends, sous peu, à ce que les gens finissent par couper leur herbe avec des ciseaux! Elle n’a pas le temps de repousser que tout est déjà tondu!

La valse des animaux

A la maison trois animaux – deux chats et une chienne- règnent en maîtres absolus, selon mon bon vouloir tout de mêm! Comme il a commencé à faire beau, voire très beau dans ma province charentaise, ils ne pensent qu’à sortir et puis rentrer, sans arrêt.

Ma chienne est attirée par les taupes de retour parmi nous, formant de petits monticules de ci de là dans mon jardin. Un de mes chats est plutôt attiré, lui, par les oideaux virevoltant en tous sens dans mes arbres. Il se couche au pied d’un sapin et les observe un long moment.

Depuis que je suis confinée dans mon coin de campagne –et je mesure ma chance chaque jour- j’ai la fâcheuse impression de m’être transformée en portière de palace. Je n’ai pas d’uniforme pour ma nouvelle fonction et je ne suis pas rémunérée pour cette nouvelle tâche, vu que je suis l’ésclave volontaire de mes amours à quatre pattes!

Le retour de mon oiseau alpin

Mon deuxième fils a travaillé à Avoriaz-Morzine pour la saison hivernale. Evidemment, plutôt que de rester confiné là-haut dans ses montagnes à périr d’ennui, il a covoituré avec un de ses collègues retournant chez lui en Vendée, qui l’a déposé à Niort.

Niort étant à 90 minutes de route de mon domicile, je suis allée chercher mon fils, bien évidemement. Alors, a commencé le problème des papiers dont j’allais avoir besoin pour le ramener au bercail.

Pour être sûre de ne pas commettre d’impair, j’ai appelé la préfecture de mon département à La Rochelle. La personne en question me dit d’emblée que je ne peux pas circuler, que je ne peux pas aller à Niort chercher mon fils.

Je précise à cette dame qu’il n’y a ni train ni bus pour le rapprocher de son domicile, en lui signifiant que je ne laisserai pas ma progéniture rentrer avec pied avec deux valises, un sac et un sac à dos, ni devenir SDF pendant de longues semaines.

La fonctionnaire finit par me signaler, plus ou moins, les papiers nécessaires en dehors de l’autorisation de sortie, qui, je m’en doutais, ne suffisait pas pour me rendre à Niort.

Lasse de son discours quelque peu alarmiste, le lendemain matin, j’appelle la gendarmerie de ma ville. La gendarmette, au bout du fil, me rassure, et me dit que j’ai bien tous les papiers en ma possession (photocopies de certains documents de mon fils) et que je peux évidemment aller chercher mon fils et qu’il n’est pas question de le laisser là-bas. OUF!

Sur l’autoroute, j’ai ressenti une impression vraiment bizarre. J’ai eu l’impression de me trouver dans un autre monde. Seules quelques voitures doublaient les nombreux camions qui circulaient, et cela semblait irréel. J’avais l’impression de me trouver dans un film, un road trip, seule dans mon véhicule, livrée à mes pensées avec la musique qui m’accompagnait!

Un vieux confinement

Cette semaine, m’est revenu un confinement que j’ai subi, par la force des choses, il y a au moins douze ans. Je vous préviens, je vais vous révéler un secret: je suis arachnophobe!

Un matin, je me prends à nettoyer le plafond au-dessus de la bibilothèque de mon bureau exigü. Pour ce faire, ne mesurant pas deux mètres de haut, je saisis une chaise pliante et je m’active à l’ouvrage, débarrassant mon lieu de travail des toiles d’araignée, perturbatrices à mes yeux de mon énergie.

Pour une raison inconnue, je me retrouve par terre, la chaise pliée en deux et je m’évanouis quelques instants. Quand je me relève tant bien que mal, ma main gauche pendouille.

Bilan de l’opération: main gauche plâtrée jusqu’au coude, os de long de l’annulaire gauche fracturé, six semaines de plâtre, arrêt maladie. Les douleurs des deux première semaines m’ont ocuupée l’esprit. Mais, ensuite…comment vous dire? Le vide s’est emparé de moi, qu’allais-je faire pendant les semaines suivantes?

J’ai regardé des émissions dont je n’avais pas l’habitude, notamment de décoration. Et là, j’ai eu des idées de travaux, à tel point que j’ai décidé à ce moment-là de changer chaque pièce de la maison.

Mon confinement m’a finalement coûté cher…un bras en fait!

Mes petites misères

La saison des fraises -de loin, mon fruit préféré!- arrive sur les étals des marchands. Celles de mon jardin ne s’offrent pas encore à mon palais, étant cultivées en pleine terre. Et, pour mon plus grand malheur, j’ai des envies de fraises, à faire pâlir d’envie les femmes enceintes!

Depuis le confinement, mon conjoint va faire les courses tout seul, comme le précisent les consignes. Nous achetons nos fruits et légumes de saison chez des producteurs locaux, réunis dans un même magasin.

A la radio, que j’écoute pas mal en début de matinée, en ce moment, j’entends des publicités sur les fraises. Aussi, je trouve assez étrange que mon compagnon n’en ai pas achetées. Je lui fais part de mon étonnement car je trouve étonnant que nos marchands locaux n’en vendent pas encore.

Et lui, d’une voix innocente, me confirme qu’il y en avait bien, mais, qu’il a omis d’en acheter! Pauvre de moi! Devant mon désarroi, il me promet d’en acheter la semaine prochaine! Affaire à suivre!

En cette semaine 2 de confinement, certains s’activent ardemment dans leur jardin, mais mon fils aîné a tendance à procrastiner pour tondre son herbe. Sa tondeuse est tombée en panne, refusant obstinément de démarrer.

Moi, je pense qu’elle en a eu marre de voir cette herbe haute et qu’elle a décidé de lui jouer un mauvais tour! Donc, il m’appelle au secours pour l’aider. En temps ordinaire, cela ne poserait aucun problème: un petit coup de voiture de 30 minutes avec la tondeuse chargée et mon conjoint aurait tondu dans la foulée.

Mais, en ces temps confinés, j’accepte de l’aider, je remplis l’autorisation pour mon conjoint. Mais, réflexion faisant, je le rappelle pour lui signifier que cela pourrait nous occasionner une amende, car ce n’est pas une sortie indispensable à sa survie.

Pour plaisanter et garder mon humour habituel, je lui dis qu’il n’a plus qu’à installer des moutons dans sa prairie!

Malheureusement, nous ne pouvons pas l’aider. Aussi, comme un magasin de bricolage près de lui ouvre le matin en cas d’urgence, il n’a plus que cette solution-là.


Dans la vie faut pas s’en faire
Moi je ne m’en fais pas
Toutes ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s’arrangera
(Maurice Chevalier)

Comment aider les personnels touchés

Ayant entendu parler de certaines intitiatives adressées au personnel soignant ou aux personnes âgées des EPHAD, j’ai pris moi-même une décision.

Je vais participer au mouvement et prendre le temps d’écrire chaque semaine une lettre à un hôpital débordé par la maladie et une autre à une maison de retraite de mon secteur.

J’essaie d’aider avec ce que je sais faire – c’est-à-dire, écrire. Je vais essayer de les soutenir avec des mots pour soulager leurs maux. Concernant les personnes âgées, cela leur fera plaisir de savoir que certaines personnes pensent à elles et ne les oublient pas dans l’épreuve qu’elles vont traverser, loin de leurs proches, isolées et confinées plus que jamais.

Et après le confinement?

Cette épidémie changera notre vie irrémédiablement. Il y aura un avant et un après. Nous nous souviendrons tous ce que nous aurons fait pendant ce temps long du confinement. C’est un moment historique que nous vivons tous.

Personne n’a le don d’ubiquité pour la suite, pour le “après”. Aurons-nous peur de sortir et de parler librement? Serons-nous encore capables de nous faire plaisir avec peu de choses? Serons-nous encore capables de remercier ceux et celles qui auront sauvé nos vies? Serons-nous encore capables de penser à la planète et de repenser notre façon de vivre et de consommer?

Serons-nous capables de faire autre chose que de consommer et de sortir à outrance? Serons-nous capables de nous raisonner et de nous comporter correctement?

Une fois les retrouvailles finies avec tous ceux et celles que nous n’aurons pas vus pendant de longues semaines, quelle sera la suite?

Telles sont les questions qui me taraudent à la fin de l’écriture de cet article!

En guise de conclusion

La seule question que je pourrais poser dans cette conclusion s’avère être: “C’est quoi un bien essentiel?”.

A mes yeux, assurément, cela est et restera la santé, c’est-à-dire , la VIE. Rien n’est plus précieux. Alors, pour la préserver, gardons le moral! Gardons le cap! Sourions à la vie, même confinés!

Nous sommes perméables à la solitude et nous savons que notre confinement a eu un début et aura une fin. Et si nous considérions cette période comme un bien nécessaire! Et si nous considérions cette période comme un conte, comme l’écrivaine Leïla Slimani qui l’explique ainsi à ses enfants! D’ailleurs, en plein camp de concentration, le personnage principal dans le film “La vie est belle”, ne raconte-t-il pas à son fils que le temps vécu dans le camp est un jeu dans lequel il va gagner le premier prix?

Nous avons la possibilité, voire la chance, de nous construire autrement. Alors, profitons-en, non?


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

3 commentaires

lucette smits · 30 mars 2020 à 16 h 31 min

Bravo! En voulant donner du moral aux autres, du fait de l’écrire tu t’en donnes aussi. En te lisant, on vit chez toi, on t’imagine allant de droite à gauche, ouvrant et fermant les portes à tes “princes et princesse”..On souhaitera les anniversaires loupés aux dates, pour le faire quand le virus l’aura décidé… Oui on va gagner la guerre, et cette vermine on va l’éradiquer… Bref, on revivra tous ensemble.

lucette smits · 30 mars 2020 à 16 h 33 min

J’ai oublié…
Avec tes armes à toi, tu vas écrire pour les hôpitaux ou ailleurs, alors, je t’encourage à le faire. Tu vas faire un bien fou à tous ces gens épuisés ou malades qui ont besoin de soutien d’où qu’il vienne…

Caroline Jeuthe · 2 avril 2020 à 15 h 50 min

Super merci pour ce bon moment.

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