Et de 4…4 semaines…Ca paraît beaucoup et pourtant, ce n’est pas fini. Malgré tout, ça passe vite…Nous sommes bien entrés dans une ère de confinement durable. Cela pourrait être un nouveau concept à la mode, si ce n’était pas aussi tragique.

A part faire le dos rond en attendant que ça passe, que peut-on faire? Attendre, patienter, prendre son mal en patience, faire le guet, être sur le gril, être sur des charbons ardents, se languir, se morfondre…Voici quelques synonymes du verbe ‘attendre’ pour cette semaine. Ma foi, la langue française regorge de richesses et cela serait dommage de ne pas les utiliser!

Le patron du moment, c’est le virus. Il nous impose cette période inédite et particulière. Pour l’instant, nous nous inclinons, mais nous aurons le dessus sur lui…oui, mais quand?

Entrer dans l’Histoire

Dans ma famille, on a l’habitude de titiller ‘el padre’, le patriarche du clan, mon père, Jacques, sur le fait qu’il a connu l’Histoire avec un grand H de son vivant, dans son enfance. Nous pas!

Quand la Seconde Guerre Mondiale a commencé, il avait 5 ans. Il en avait 9-10 quand elle s’est terminée. Il vivait dans le Nord de la France durant cette période, et on ne peut pas dire que c’était la noce tous les jours dans cette région, du fait de l’Occupation allemande.

Alors, quand mon père raconte à la famille réunie qu’il s’est fait botter les fesses par un soldat allemand pour avoir enlevé un pavé sur la route, que sa mère a caché un parachutiste canadien, au péril de sa vie et de celle de sa famille, qu’il ne mangeait que des rutabagas, nous l’embêtons gentiment en lui disant que LUI a eu de la chance de vivre l’Histoire! – contrairement à nous, qui menons des vies ternes en comparaison!

Ca y est! Nous entrons dans l’Histoire avec un grand H avec cette saloperie de virus. ENFIN! Il était temps! Je pourrai raconter un jour à mes futurs petits-enfants que j’ai vécu un moment historique!

Evidemment, j’ironise, car j’ai une pensée profondément émue pour ces centaines de milliers de morts à travers le monde, qui ont succombé à cette saloperie de virus. C’est devenu notre ennemi juré, l’ennemi public N°1!

Fort heureusement, l’ennemi ne résonne pas de ses bottes, ni de ses cris, ni de ses canons. Nous luttons vaillamment, mais après tout cela, nos villes ne seront pas détruites et nous mangeons à notre faim, bien abrités et confinés dans nos abris.

Ceci dit, c’est la première fois dans l’Histoire que les Catholiques ne peuvent pas célébrer les fêtes de Pâques, comme à leur habitude. Même les deux guerres mondiales n’avaient pas interrompu ce rite chrétien.

L‘adaptation au confinement de longue durée

Nous nous adaptons à la situation, mais malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux dans ce confinement, que je compare à un tunnel. Il a forcément une issue au bout d’un tunnel, et par voie de fait, de la lumière.

Bien sûr, avec le confinement, nous avons tendance à être nostalgiques. Le soir, avec mon conjoint, nous écoutons des artistes de notre’ époque’, des années 70 et 80. Vous aurez aussi remarquer que France 3 repasse le sempiternel Zorro le soir. Quand même! Cela fait 50 ans que nous voyons ces épisodes! Sans parler de l’éternelle saga des gendarmes de Saint-Tropez!

Ce qui essentiel, dans ce confinement, c’est nous – sans que cela ne soit une pensée égoïste. Nous sommes tous confinés, dans notre solitude, dans les séparations d’avec nos familles et amis, face à cette menace qui pèse sur nos têtes.

Certaines choses nous paraissent superficielles en ce moment: les publicités, les querelles politiques et politiciennes, les sujets qui fâchent d’ordinaire…Tout cela ne compte plus! Il y a des choses tellement plus importantes!

Moi, je dis, je persiste et je signe en disant que nous avons de la chance d’être confinés en France, car “l’Etat assure l’intendance”, comme le dit Sylvain Tesson dans le Nouvel Observateur de cette semaine. “L’Etat se révèle une Providence et se porte à notre secours.”

Tout moment de crise est un moment de vérité. Un moment de remise au point. Je pense donc qu’il est très important de consigner ces moments particuliers de notre confinement. Pour laisser une trace. Pour ne pas oublier. Pour se souvenir. Pour témoigner.

C’est ce qu’a fait le personnage du médecin dans La Peste d’Albert Camus.

Au milieu des cris qui redoublaient de force et de durée, qui se répercutaient longuement jusqu’au pied de la terrasse, à mesure que les gerbes multicolores s’élevaient plus nombreuses dans le ciel, le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s’achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l’injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu’on apprend au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la
victoire définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu’il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d’admettre les fléaux, s’efforcent cependant d’être des médecins.
Écoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se
souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.”

Albert Camus, La peste, dernière page (1947)

Albert Camus

Dans ce confinement, la raison et les émotions sont fortement liées. Elles s’accompagnent et se contrebalancent à longueur de temps. Le monde écartelé devient schizophrénique.”Soit nous réussissons à faire de cette traversée du temps retrouvé une expérience proustienne”, dixit Sylvain Tesson, “soit c’est le vrai effondrement – c’est-à-dire, celui de soi-même.”

Heinrich von Kleist dans Michael Kohlhaasdonne une clef :“du fond de sa douleur de voir le monde dans un si monstrueux désordre, surgissait la satisfaction secrète de sentir l’ordre régner désormais dans son cœur.”

Heinrich von Kleist

Ce confinement, comme je l’exprimais dans mon introduction, révèle des inégalités criantes. Certains ont une vie intérieure, d’autres non. Certains possèdent un jardin. D’autres non. Certains aiment la lecture. D’autres non. Certains peuvent apprivoiser le temps. D’autres non.

Nous pouvons puiser de la force, même confinés dans un petit espace. Un petit espace n’empêche pas d’aller vers le songe, l’attente et la réflexion. Ce n’est pas une question d’espace, mais de perspective mentale.

Le nouvel ordre économico-digito-consumériste qu’on nous impose en ce XXIe siècle a habitué les gens au vide. Internet remplit l’espace laissé vacant dans la vie des gens. Soudain, le confinement impose l’expérience du vide. Profitons du temps perdu que nous retrouvons. La révolution écologique commence par une écologie du temps!

Les caissiers et caissières se font agresser en recevant des mots sur leur pare-brises pour qu’ils “dégagent” pour ne pas transmettre le virus. On fait comment si ces employés ne travaillent plus? Vous voulez des robots à la place? Nous avons besoin de contact humain, surtout dans une période où nous en avons si peu physiquement.

La perspective du déconfinement

Relativisons, s’il vous plaît! Ce ne va pas être l’armistice non plus. Nous n’irons pas faire la fête dans les rues comme à la Libération, après 5 longues années de guerre!

Le déconfinement paraît être une affaire compliquée. Comment va-t-on s’y prendre? Nous obéirons aux ordres venus d’en haut, de toute façon. Je pense que nous allons vivre un été différent des autres et tout ce que nous avons vécu laissera des traces, d’une manière ou d’une autre.

Il faudra qu’on nous déconfine, doucement, pour soigner nos maux physiques et nos maux mentaux. Le déconfinement va durer, comme le confinement. Nous ne pourrons pas tous nous ruer vers les plages pour prendre du bon temps.

Déconfiner la population, cela signifie se préparer techniquement, scientifiquement, logistiquement pour que socialement, nous puissions enfin embrasser nos proches et les prendre dans nos bras sans risque. Serons-nous déconfits à cette occasion? Telle est la question!

Une confinée volontaire

Céline Minard a écrit “Le Grand jeu” en 2016. Dans ce roman, une narratrice décide de vivre seule pendant quelques mois dans un refuge en haute montagne, dans les Pyrénées. Elle choisit volontairement de s’extraire du monde car elle a besoin de s’isoler pour écrire. Sa décision n’est pas une toquade d’extraterrestre. Sa décision consiste à s’installer dans des conditions difficiles en grande autonomie.

Céline Minard

Cette femme recherche la solitude pour tenter de répondre à des questions existentielles: comment vivre? L’homme est-il condamné à vivre entre promesses et menaces? Peut-on s’oublier au point de s’accueillir? Qui suis-je? Qu’ai-je négligé qui conduit au bonheur? La liberté est-elle un choix? Pourquoi ne peut-on pas rester tranquile auprès d’un bon feu et d’une couverture?

Ce personnage explique la difficulté de l’état d’esprit dans lequel tout un chacun peut se trouver pour affronter la vie. Il convient de ne pas s’affoler, car une personne se met en danger en s’affolant.

Quand on est capable de maîtriser plus ses sensations, ses émotions, ses actions et ses pensées, cela évite de courir et de prendre des risques. Paniquer, c’est choisir un maître.

Le personnage de ce roman vit dans un monde d’isolement, au contact des éléments bruts de la nature, vit dans un monde de vide, de grand froid, de roches dures qui laissent peu de choix et surtout, aucune place à l’erreur.

Cette femme s’appuie- à part elle-même- sur des guides tels que les bruits, les corps et les voix. Elle travaille à son détachement, totalement saine d’esprit et sans se transformer en une nonne bouddhiste. Elle veut simplement échapper au présent. Le présent est une impasse ouverte sur l’infini des deux côtés.

Dans un monde loin des humains, tout prend son sens et les éléments sont rois et dominent. Renoncer fait partie du chemin. Il ne manque rien à cette femme; elle vit avec les sons de la nature. Elle a amené ses livres et son violoncelle. Vivre ainsi, dans un milieu où les risques et les menaces demeurent permanents, décuple les visions et l’imagination.

L’héroïne se demande si on peut s’exercer à comprendre ce qui arrive au monde. Elle fait l’expérience de la nature mouvante alors qu’elle la pensait immobile. Les moments de calme qu’elle savoure ne sont que des moments de répit entre deux tempêtes.

Elle en conclut que le vide est une notion personnelle et que la vie est impersonnelle.

La vie confinée de Jacques Semelin

Jacques Semelin, historien et politologue, livre son expérience du confinement. Il a pris conscience du temps pour se le réapproprier.

Il a choisi de rester confiné dans son deux-pièces à Paris. Comme il est non-voyant, c’est comme si un deuxième mur s’était dressé devant lui pour réduire son espace d’autonomie. Il s’est senti encapsulé. Ne plus se rendre enseigner à Sciences Po l’a fait rentrer dans une boîte.

Jacques Semelin a repris, depuis le confinement, une hygiène de vie stricte: se lever de bonne heure, faire de la gym au rythme de vieux rocks américains des années 60, reprendre des commandes d’expositions, faire du jogging sur des musiques jazz – c’est-à-dire tourner autour du tapis du salon pendant 25 minutes.

Il développe ainsi son imaginaire et s’imagine courir au bord de la plage, dans les dunes de l‘Ile de Noirmoutier, terre de ses ancêtres et de la maison familiale. Il concède que c’est plus agréable d’être au contact de la nature, au bord de la mer, mais il avoue qu’il avait plein de choses dont il devait s’occuper à Paris.

Dans son confinement parisien, Jacques Semelin découvre des relations nouvelles, une entraide surgie là où il ne l’attendait pas. Sa jeune voisine vient l’aider de temps à autre, découvre le travail de son voisin et lui amène de la soupe. Jacques se débrouille pour les courses, écoute la musique sur son enceinte connectée, écoute les émissions historiques sur France Culture et France Inter. Il limite l’écoute des médias, extrêmement anxiogènes à son goût.

Dans le monde d’après à reconstruire, il espère que les gouvernements sauront tenir compte des signaux envoyés par un monde trop souvent malmené.

La vie confinée de Erri de Luca

Erri de Luca est un grand écrivain italien, confiné dans son pays où la situation est particulièrement grave. Depuis longtemps à l’écoute de la nature et de ses caprices, il évoque un rendez-vous important qui se joue aujourd’hui pour l’homme contemporain.

Erri de Luca a la chance d’habiter à la campagne. Il dit bénéficier de conditions privilégiées en ces temps de restrictions. Il est capable de contourner la clautrophobie forcée car il a de l’espace. Il observe que les pays touchés par la pandémie sont en état de siège, et qu’un nouveau sentiment de résistance et de solidarité émerge.

Pour la première fois dans sa vie, Erri de Luca souligne que l’économie idolâtrée, avec le mythe de la croissance perpétuelle qui l’accompagne, cède le pas sur la protection de la santé publique. De nouveau, la vie dans sa simplicité à l’état pur régit les relations humaines. Désormais, ce sont les médecins qui font autorité, et non plus les économistes!

Erri de Luca, écrivain, a plus que l’habitude de se retrouver seul, car il a mis en place un entraînement pour ça. Il possède une discipline de vie et il est organisé dans son activité.

Le temps enfermé, selon lui, est plus difficile à envisager que le temps au grand air, en toute liberté de mouvement. L’écrivain italien insiste en nous disant que nous devrions tirer profit de cette période de restrictions sans la considérer comme du temps perdu. La lecture peut être un remède pour nombre d’entre nous.

Dans sa vie d’ermite, Erri de Luca se lève tôt, il lit, il répond aux lettres qu’il reçoit, il s’occupe de sa maison et de son champ autour, il pratique l’escalade sur le mur en pierre qu’il s’est aménagé derrière sa maison. A la télévision, il regarde les programmes d’histoire et des documentaires animaliers. Et surtout, il dort bien!

Les rituels rappellent aux gens l’importance de ne pas gâcher le temps et de donner du poids à toute heure du jour. Pour lui, pendant ce confinement, les gens reprennent goût à la conversation, à l’entraide mutuelle. C’est l’occasion de revenir à une sociabilité perdue.

“La seule incertitude à laquelle tout le monde fait face est le délai du confinement, de savoir quand tout cela sera terminé. La seule certitude est de devoir obéir aux restrictions, c’est davantage cela qui rend les gens égaux”, dit l’écrivain.

“Nous sommes tenus de nous comporter comme des survivants, et, cela a un mérite, qui est d’être engageant pour chacun de nous”.

“Nous sommes assiégés par une épidémie pulmonaire, nous nous défendons contre ses tentatives d’étouffement et le soin de soi coïncide avec le soin des autres”.

“Toujours est-il que la vertu essentielle en ce moment pour tout un chacun, c’est la souplesse, l’élasticité nécessaire pour se plier et se redresser sans se laisser briser. Dans mon champ, chez moi, je piétine une petite marguerite avec un poids qui devrait être pour elle écrasant, mais elle se redresse après mon passage. Voilà ce qu’il nous faut, la ténacité souple de la marguerite”.

“Le vide est une illusion, l’univers en est entièrement rempli. Cette période va nous apprendre à comprendre cela.”

Que dit Erri de Luca sur le monde d’après?

“Nous reviendrons aux mêmes mauvaises habitudes, mais nous garderons en nous les deuils et une lueur au loin, avec la perception d’une autre vie possible, donnant priorité à la protection de la vie humaine plutôt qu’à l’accumulation”.

“Il y a une lettre écrite en prison par Rosa Luxemburg, militante juive polonaise du siècle dernier, où elle se réjouit qu’une mésange chante près de ses barreaux. Elle essaie de lui répondre. Car l’homme, bien sûr, voudrait parler aux oiseaux, mais l’oiseau ne parle pas aux hommes.”

Bernard Werber et sa nouvelle du confinement

Bernard Werber est un écrivain français que l’on ne présente plus, avec 30 millions de livres vendus à travers le monde.

Bernard Werber

Lors d’une interview radiophonique, l’écrivain révèle qu’il écrit une nouvelle chaque jour -et ce, depuis toujours-, qu’il garde ou pas, en fonction de sa richesse. Il pense à tort que la science-fiction est souvent associée à quelque chose de pessimiste.

Normalement, Bernard Werber a l’habitude de travailler dans un café proche de chez lui, pour se sentir seul au milieu de la foule. Normalement. En ces temps de confinement, il ne bouge plus de chez lui, forcément. Il avoue bien vivre le confinement avec toutes ces technologies. Sa thérapie pour aller bien, c’est d’écrire tous les jours de 8H30 à 12H30, comme il le fait depuis l’âge de 16 ans. Il a d’ailleurs commencé un roman imprégné de l’ambiance du confinement.

Il dit qu’il se sent vivre comme dans un roman. Il en éprouve même un sentiment romanesque. Selon lui, le monde avance par crises et cycles.

Il a accepté d’écrire une nouvelle, Hom Confinus, pour le site Cultura, qui publie chaque jour, une nouvelle d’un auteur différent. Ce même site propose d’ailleurs l’accès à des ebooks gratuits.

https://www.cultura.com/boutiques/comment-s-occuper-a-la-maison/les-nouvelles-du-lendemain.html

Bernard Werber a imaginé une vie souterraine humaine. Il a constaté, qu’en fait, la vie sous terre est supportable, comme le font les Québécois l’hiver pour échapper au froid glacial. Il appelle ça le “taupe niveau”!

L’écriture comme soupape de sécurité

Pourquoi ne pas se mettre à écrire pour panser les plaies? Pourquoi ne pas écrire pour se libérer des maux liés au confinement? Pourquoi ne pas écrire pour partager l’expérience de l’isolement? Pourquoi ne pas écrire pour mettre en récit cette crise sanitaire inédite? Pourquoi ne pas écrire pour prendre de la distance avec le réel?

Le remède contre le mal, croyez-moi, c’est le récit. C’est le bon moment pour en profiter et vous mettre à l’écriture. Osez poser vos mots, sans complexe et avec bienveillance sur vos pages. L’écriture, c’est la façon la plus simple et la plus sobre de se sentir libre en ce moment.

L’écriture peut s’avérer être une soupape de sécurité très bénéfique. Ecrire, c’est avant ressentir du plaisir. Même écrire seulement 2 ou 3 pages est suffisant pour progresser. Ou alors, notez des idées, documentez-vous, inspirez d’oeuvres que vous avez aimées, un peu tous les jours.

Néanmoins, écrire demande de la rigueur, de la force mentale, de la ténacité et de l’abnégation. Vous apprendrez aussi beaucoup en lisant les autres, à essayer d’entrer dans leurs textes. Rien n’est facile et rien n’est acquis d’avance, dans aucun domaine!

En guise de conclusion

Je n’ai pas pu, dans cet article, vous vanter des sites pour vous occuper pendant votre confinement. Ce sera donc pour la semaine prochaine. Cet article est déjà assez long…

Profitez du calme ambiant pour écouter le silence qui a gagné nos villes et nos campagnes. Ecoutez l’intensité du silence!

Nous avons désormais un contrat de vie à durée indéterminée avec nous-même, ou un mari, ou une famille, ou un colocataire, ou un ami…Nous sommes tous pareils devant cette solitude, cette promiscuité, cette menace qui nous est imposée. Chacun est comme tout le monde!

La météo -délicieuse cette semaine, soit dit en passant- nous paraît bien superficielle au regard des drames qui se jouent partout sur la planète. Le dévouement de nos soignants, de ceux qui remplissent les magasins pour nous ravitailler, tous les actes de solidarité qui se développent en cette période, nous font sentir que la vérité humaine est là, la vérité de la nature humaine. Parce que la raison et l’émotion intensément liées dans ces moments extrêmes nous le rappellent toujours.


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

3 commentaires

lucette smits · 13 avril 2020 à 13 h 56 min

Mais où vas-tu trouver toutes ces citations, tous ces auteurs que tu cites… Moi, j’en suis “BABA” s’il fallait que je fasse un tel travail, il me faudrait des jours et des jours. Je suis curieuse de savoir combien toi, tu mets de temps pour rédiger tout ce que je viens de lire???
Merci à toi, et Bravo!!!

    Laurence Smits · 14 avril 2020 à 8 h 54 min

    J’écoute beaucoup d’émissions culturelles, historiques et scientifiques. Je prends beaucoup de notes, je lis beaucoup, je fais des recherches. Une fois les éléments rassemblés, il me faut entre 3 et 4 heures pour rédiger et finaliser l’article.Cela demande du temps, mais j’apprends tellement de choses. C’est passionnant!

Caroline Jeuthe · 16 avril 2020 à 18 h 42 min

Ah oui chapeau, pour moi ça serait surement des mois 😉
Je me joins à Lucette, bravo.

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