Semaine 8 du confinement et ENFIN, la semaine 1 du déconfinement arrive! Je vais en perdre mon latin! D’autant plus, que ce mot ‘déconfinement’ n’existe pas dans le dictionnaire! En préparant cet article, le mot est souligné en rouge par le traitement de textes…

C’est un signe: le dictionnaire ne reconnaît que le confinement. Pas le reste…. A l’heure où j’écris ces lignes, nous vivons nos dernières heures de confinés. Que va-t-il se passer le 11 mai? Je ne sais pas, je ne suis pas sûre, je ne sais plus, je ne suis plus sûre de rien! En tout cas, adieu l’autorisation de sortie, c’est déjà ça!

On va pouvoir circuler par tous les moyens à notre disposition, dans notre vie d’avant! Chouette, mais pas au-delà de 100 kilomètres! C’est toujours mieux que rien. Et la grande nouvelle, c’est que je vais pouvoir aller voir mes parents, ENFIN, depuis tout ce temps! Il était temps…mais nous allons respecter les gestes barrière…pas d’embrassade et nous allons nous tenir à distance!

Les nouveaux mots

Ces quelques semaines de confinement auront fait apparaître des mots nouveaux, des néologismes. Au fur et à mesure que nous nous ‘enconfinions’, des mots ont surgi de nulle part, décrivant notre quotidien.

Ces mots nouveaux décrivent notre indolence, notre anxiété, mais aussi les moments de décompression pendant cette période hors norme. Comme tous les jours se ressemblent et que le même jour se répète, on parle de “lundimanche”.

Notre vie confinée, c’est comme la nostalgie, nous avons fini par nous habituer à elle. C’est la “confifi”, puis bientôt, ce sera le “déconfifi”. Mais, au lieu de parler de “confinement”, pourquoi pas utiliser “confinage, confination, confinature ou confinette”. C’est plus joli, non?

Certains ont peut-être “covidépreimé”. D’autres, seuls derrière leur écran, dans un élan de “solidaritude”, ont essayé d’aider les premiers. Des parents ont pu avoir l’envie, fortement déconseillée et interdite, d'”émarmailler” leur chère progéniture, au fil de ces semaines…

Question santé, ce n’est pas mieux: nos “coronabdos” ne sont pas en grande forme, après l’abus de chocolats de toutes les couleurs. Certains se sont empiffré pour remplir un “grovid”, et à force, ils sont devenus “graduvid“, victimes de la terrible “immobésité”, qui elle, se répand!

D’autres ont “zoomé” pour se montrer à la page pour voir leurs collègues qu’ils ont “télésalués“. Après des “télépauses” et du télétravail pas toujours efficace, il se sont “télédéconnectés“.

Que le langage est malicieux… Les Français ont rêvé de destinations lointaines pendant ce confinement, comme aller à “Punta canap”. Ceux qui possèdent un jardin ont pu s’offrir des séances de “homezage”, fiers de leur bronzage comme s’ils revenaient des tropiques!

Ceux qui ont dénoncé leurs voisins, ce sont les “covidiots”, avec une forme indécente de “quaranthaine“. Des “confinis” pas bien dans leurs baskets, ni dans leur tête, à vrai dire!

Le virus est omniprésent; on en est devenus “paranovirus”. Ce “conarvirus” nous obsède. Mais, les “coronapéro” de vendredi soir a remonté le moral à tout le monde, surtout le “skypéro”. Pour ce faire et se renouveler, on a dû “covider” la cave, à plusieurs, par écrans interposés. D’autres ont pratique des “apérues” conviviaux, où ils ont enfin découvert la tête de leurs voisins, après tant d’années!

A 20 heures, tout le monde a “poubellisé”, “casserolisé”, “vuvuzélisé” pour applaudir les soignants, dans une “coronaphonie” qui plaisait à tous. Une vraie fête de la musique avant l’heure…

Une écrivaine prophète

Tatiana de Rosnay a écrit un livre quasi prophétique sur le genre de situation que nous connaissons avec le confinement: “Les fleurs de l’ombre” aux éditions Robert Laffont. L’autrice a fini de rédiger son roman 6 mois avant le début du confinement.

Tatiana de Rosnay

Voici ce que dit la romancière de son intrigue:

Et voici la bande-annonce:

L’héroïne, vous l’aurez compris avec la bande-annonce, est confinée dans son appartement hyper connecté, suite à une rupture très douloureuse. Elle pense qu’elle va trouver la paix dans ce refuge. Mais, l’angoisse monte au fil des pages.

Tatiana de Rosnay avait imaginé un confinement dû aux canicules à répétition et suite au dérèglement climatique. Elle n’avait pas pensé à un virus. Dans son livre, Paris est désert, étrangement désert, comme pendant notre confinement. La Paris mis en scène dans ce livre est angoissant.

L’écrivaine se dit trop angoissée en ce moment pour écrire sereinement sur cette période. Elle est heureuse d’avoir écrit ce livre avant, dans le monde d’avant. Incroyable mais vrai, elle a été rattrapée par son roman dans la réalité! Elle trouve cela très perturbant.

Dans le monde du roman, les gens ne lisent plus, car les livres ne font plus rêver. Les réseaux sociaux ont pris toute la place! Les éléments en place dans le livre sont déjà bien présents dans notre vie. L’action du roman se situe donc dans 15 ou 20 ans.

Tatiana de Rosnay a imaginé comment les gens vont vivre avec ce qui est déjà là, tout ce qui nous espionne et nous guette en permanence. Et oui, nous laissons des traces numériques partout, tout le temps!

Voici la bande-annonce du film “Her” en rapport avec un monde très connecté:

L’écrivaine ne donne pas de réponse. Pour elle, le rôle de l’écrivain est d’essayer de faire rentrer le lecteur dans la tête de son personnage. C’est au lecteur de se poser des questions et d’y répondre. Le romancier, lui, ouvre des portes.

Les œuvres de science-fiction qui nous ont mis en garde

La pandémie actuelle fait écho à une thématique chère à la science-fiction. Certaines œuvres de science-fiction nous ont mis en garde il y a longtemps, bien avant la pandémie actuelle.

Ce genre littéraire se base sur le présent pour écrire sur ce qui peut se passer dans l’avenir. Jean-Pierre Andrevon, dans son roman “Le monde enfin”, raconte le monde après une pandémie. Pour lui, les épidémies ont toujours fait partie de la vie des humains, comme des catastrophes qui nous attendent. Elles sont possibles et probables.

Jean-Pierre Andrevon

Depuis 1826 et “Le dernier homme” de Mary Shelley (autrice de”Frankestein”) jusqu’à l’actuelle série “Years and Years”, en passant par le film “Contagion” de Steven Soderbergh, les virus ont envahi la science-fiction bien avant que le Covid-19 ne déferle sur la planète avec son lot de tragédies humaines.

Voici la bande-annonce du film “Contagion”:

La réalité de la propagation des virus nous terrifie, ainsi que leur mode de transmission, leur dangerosité, leur possible état de latence, et surtout leurs conséquences dévastatrices, aussi bien physiques que mentales. Tout cela nous rappelle sans cesse que nous sommes des êtres fragiles et vulnérables sur cette planète.

Pour certains auteurs, les virus conduisent à la zombification du monde, comme dans “28 jours plus tard” de Danny Boyle ou “World War Z” de Marc Foster. Pour d’autres, ils conduisent à l’effondrement du système économique, comme dans “La Planète des singes: les origines” de Rupert Wyatt. D’autres encore ont imaginé un retour de la végétation et des animaux sauvages après le passage d’un virus, comme dans “Un monde enfin” de Jean-Pierre Andrevon.

Souvent, dans la science-fiction, la pandémie fait mourir l’humanité, mais pas le reste de la planète, reflétant ainsi une pensée assez ancienne: l’humain est une espèce comme une autre qui va disparaître à un moment donné, comme d’autres espèces, que lui-même anéantit.

La fiction se nourrit largement de la réalité, des faits divers et des anecdotes à l’origine des pandémies. La pandémie actuelle de 2020 fait étrangement écho à une autre thématique chère à la science-fiction: le huis clos, comme dans “Platform” la série espagnole de Galder Gaztelu-Urrutia.

La science-fiction se nourrit également de science. Deon Meyer (dont j’ai parlé dans un précédent article) a choisi un coronavirus dans son roman “L’année du lion” pour tuer 95% de la population mondiale. Si vous avez l’intention de regarder “Contagion”, vous verrez alors la mort de notre société en face. Vous essayerez peut-être de comprendre et de vous projeter!

Jean-Pierre Andrevon dit qu’il n’écrira plus sur une pandémie, il l’a déjà fait. Il lui reste néanmoins d’autres catastrophes possibles: la pollution, la destruction de l’environnement, la surpopulation…L’écrivain regrette que les auteurs de science-fiction alertent depuis longtemps sur les questions écologiques. Il suffit de voir les chiffres, de regarder l’évolution de la société pour penser à ce qui peut se passer dans 20 ou 50 ans!

La leçon des grands romans d’épidémie

La peste noire a ravagé l’Asie au début du XXe siècle. Les réactions à cette époque furent les mêmes que celles d’aujourd’hui: déni, peur, rumeurs, réactions diverses et variées…

De tout temps, les peuples ont répondu aux crises sanitaires en propageant des rumeurs et des fausses informations. Le romancier turc Orhan Pamuk, dans son prochain roman historique “Les nuits de la peste” relatera cet épisode de la peste au début du XXe siècle en Asie, qui a fait des millions de morts, mais relativement peu en Europe.

Orhan Pamuk

Les ressemblances, affirme-t-il, entre les anciennes épidémies et celle-ci sont nombreuses. Dans l’histoire humaine et littéraire, ce ne sont pas uniquement les bactéries et virus qui sont communs aux pandémies, mais bien le fait que nos réponses initiales ont toujours été les mêmes.

Nous avons commencé par le déni dans la pandémie actuelle. Les gouvernements, de partout dans le monde, ont tardé à réagir, déguisant les faits et manipulant les chiffres à leur guise dans certains pays au pouvoir autoritaire ou populiste, afin de nier autant que possible l’existence de la crise naissante, au mépris des morts.

Daniel Defoe (l’auteur de “Robinson Crusoe”), dans son “Journal de l’Année de la Peste“, raconte comment, en 1664, les autorités locales de certains quartiers à Londres ont cherché à minimiser le nombre de morts dus à ce fléau en déclarant que les décès étaient liés à d’autres maladies, inventées pour l’occasion.

Daniel Defoe

Alessandro Manzoni, dans son roman “Les fiancés” publié en 1827, relate la propagation de la peste avec un réalisme extraordinaire et défend la colère de la population face à la stratégie officielle mise en place à Milan en 1630 pour lutter contre la peste. Le gouverneur de la ville, refusant de se rendre à l’évidence, a nié la menace que représentait la maladie et a maintenu les festivités organisées pour célébrer l’anniversaire d’un prince de la région.

Alessandro Manzoni

Beaucoup de romans autour des épidémies et des maladies contagieuses présentent l”insouciance, l’incompétence et l’égoïsme des autorités comme les seuls facteurs responsables de la colère des masses qui subissent.

Dans les récits d’Albert Camus, “La peste” et d’Alessandro Manzoni, les gens gardent leurs distances quand ils se croisent dans la rue en temps de peste, mais ils échangent aussi des nouvelles, les dernières anecdotes de leurs villes respectives, afin d’avoir un meilleur aperçu de l’ampleur de l’épidémie.

Pourtant, dans leur monde, les journaux, la radio, la télévision ni Internet n’existaient. La majorité de la population, analphabète, alors, ne pouvait s’en remettre qu’à son imagination pour dépister le danger, prendre la mesure de sa gravité et des tourments qu’il pouvait infliger.

Les rumeurs les plus communes se répandaient alors en même temps que les épidémies de peste. La peste était toujours dépeinte comme venant de l’extérieur, étrangère. Elle arrive de loin, introduite dans les cités pour de mauvaises raisons, forcément!

Suivant les époques, on accusa les chrétiens de l’Empire romain d’avoir propagé la peste, ou les Juifs d’avoir empoisonné les fontaines de l’Empire Ottoman et de l’Europe catholique.

La tendance des réseaux sociaux actuels alimente les rumeurs les plus folles, creusant les peurs insondables et pourtant compréhensibles. Il n’y a plus de refuge sur Terre, puisque le virus se répand surtout. Nous n’avons même pas besoin de faire travailler notre imagination pour craindre le pire. Les faits sont là, répétés inlassablement à longueur de journée.

La terreur est la même partout sur la planète, de la Thaïlande à New York: on voit des gens faire la queue devant des hôpitaux. Savoir que l’humanité toute entière partage nos peurs nous font sentir que nous ne sommes pas seuls à lutter. Nous sommes tous soumis à la même angoisse, et cela nous arrache à notre solitude.

La pénurie pendant le confinement

Je n’ai pas cessé de m’étonner des pénuries en tous genres que nous avons connues pendant ces semaines confinées. Après la pénurie de pâtes, de papier toilette, de farine, d’œufs à certains endroits, de masques, de gel hydroalcoolique, maintenant, c’est la pénurie de plexiglas qui sert à créer des barrières de protection dans les entreprises, notamment.

A quand la prochaine pénurie? Quel produit va-t-elle concerner? L’essence, vu que beaucoup d’entre nous vont se ruer dessus pour pourvoir conduire librement après ces semaines de frustration intense?

D’autres produits ont vu aussi leurs ventes exploser. Certains sont assez inattendus. Les Français ont été tenus à demeure pendant 8 longues semaines et ils ont eu besoin de se divertir…autrement.

Ils ont beaucoup réinvesti leur maison et leur jardin. Tant mieux! Le bidet(????), les graines de tomates, les machines à pain, les haltères et …les sex-toys ont connu des ventes en très forte hausse. Les Français se sont pris de passion pour faire leur pain eux-mêmes: + 410% de vente! Les piscines gonflables ont le vent en poupe, comme les tapis de yoga, le micro pour l’ordinateur. Espérons que cela ne soit pas juste des toquades de confinement!

Les animaux adoptés pendant le confinement

Jamais personne n’avait vu ça auparavant. Avec le confinement, les abandons de chiens et de chats ont bien baissé et les demandes d’adoption ont explosé.

Au début du confinement, les responsables des refuges craignaient un engorgement dû à des abandons en cascade. Ils craignaient que les gens ne développent des peurs irraisonnées de transmission du virus. Les animaux nous ont été de bonne compagnie durant ces semaines solitaires et ont été pour certains un bon alibi de sortie.

Dans un refuge de la SPA, il ne leur reste qu’un seul chien! Les 700 animaux ont trouvé une nouvelle famille. Les refuges n’ont jamais eu autant de demandes.

Moi qui possède 3 animaux abandonnés, je suis aux anges. J’espère juste que ces adoptions ne sont pas un coup-de-tête et que les animaux adoptés ne retrouveront pas le chemin du refuge après quelques semaines, notamment cet été, comme c’est souvent malheureusement la cas!

Un migrant confiné soulagé par l’écriture

Saka, 32 ans, sans papiers, confiné à Rome, s’est lancé dans l’écriture. Il a quitté le Mali à l’âge de 13 ans, avec un rêve: écrire un livre. Il vit en France, mais est parti en Italie pour obtenir une réponse au sujet de sa demande de titre de séjour. Bloqué par les services de l’immigration, il n’avait aucun endroit où dormir ou comment manger. Ce n’était le problème de personne.

Il a eu beaucoup de chance: un ami l’a hébergé. Au début de son confinement, il n’osait pas écrire car il n’a pas de compétence littéraire. Une amie française l’a encouragé. Il écrit sur son téléphone, raconte sa vie, tous les pays d’Afrique qu’il a traversés, les conditions de vie difficiles.

Dans son pays natal, il avait le projet de devenir écrivain. Il se disait qu’en Europe, il pourrait mieux le réaliser. Alors, il est parti, jeune, au risque de sa vie. Il a failli périr en Méditerranée, mais il a été sauvé. Chez son ami, il dort sur un matelas par terre. Il dit que l’écriture le soulage, lui donne du courage. Il est impressionné de pouvoir écrire, car enfant, il n’a pas été scolarisé.

Le pire ennemi pendant le confinement

L’incertitude de la fin du confinement a été source de beaucoup d’anxiété pour la plupart d’entre nous. Le confinement a un impact indéniable sur notre santé et notre équilibre psychique, car il est difficile à vivre, plus pour certains que pour d’autres. Il est très néfaste de rester isolé, surtout quand une personne souffre d’une quelconque pathologie ou est âgée, vivant seule.

Le confinement nous a imposé un changement de rythme, un quotidien différent, ses habitudes à mettre en place. C’est aussi plus dur pour les jeunes, qui ont un grand besoin de garder des rituels, un rythme, des jeux.

Les informations négatives incessantes ont créé, au fil des jours et des semaines, une peur, une anxiété ou un stress latent, difficile à tenir sans doute dans la durée.

Je trouve que, pendant cette période de confinement, notre ennui a fait le terreau de notre imagination. Nous avons inventé un tas de petites choses, surtout en cuisine. Dès le début, je me suis dit que j’avais toujours rêvé d’avoir du temps devant moi pour faire un tas de choses. Passée la sidération de l’annonce du confinement, j’ai maintenu un rythme de travail d’écriture pour le blog; c’est sans doute cela qui m’a sauvée du stress ambiant!

Ecrire est resté pour moi le meilleur moyen de m’évader, de laisser libre cours à ma vie intérieure. J’ai essayé de rester curieuse, de faire des recherches assez nombreuses, je dois le dire, et l’écriture s’est transformée en plaisir addictif.

Confiné avec ses 22 chiens de traîneaux

Alexis Champion, musher, vit confiné avec ses 22 chiens de traîneaux dans le Jura. Son moral est bon, malgré le manque de neige et le coronavirus.

Alexis Champon avec ses chiens

Cet hiver, il a eu du mal à sortir avec ces chiens à cause du manque de neige. Le virus lui a, ensuite, joué des tours. Il ne peut plus les sortir car il n’y a pas d’autorisation pour sortir une meute. Ou alors, il doit les promener un par un, ce qui lui demanderait 22 heures par jour, à raison d’une heure par chien!

Il a mis ses chiens en mode ‘vacances’ pour limiter les sorties. Il a une vie bien rythmée: il se lève à 7 heures, va voir ses chiens. Il répare les boxes, les harnais, nettoie et soigne ses chiens dans la journée. Il observe surtout la nature, car il trouve très appréciable de constater que la nature respire si bien durant ce confinement.

Alexis Champion espère avoir l’autorisation, après le 11 mai, de sortir ses chiens en petits groupes, mais, sans certitude.

L’élevage intensif et la prochaine pandémie

Continuer à élever des animaux dans les conditions d’élevage intensif équivaut aujourd’hui à un suicide collectif. Il faut agir maintenant contre ces pratiques barbares d’un autre âge, au risque de voir éclater une crise infiniment plus grave que celle du Covid-19.

Dans notre pays qui pratique désormais la distanciation sociale, nous laissons ce type d’élevage continuer, au risque de voir des agents pathogènes se propager, dans des conditions actuellement fragiles. Les agents pathogènes ne respectent pas non plus la barrière des espèces.

Les animaux élevés dans ces conditions sont des nids à propagation de virus. Il n’y a pas de différence entre la santé animale et la santé humaine. La distanciation sociale ne fonctionne que si tout le monde -y compris les animaux d’élevage- la pratique.

Rappelons-nous que les pandémies de grippe à virus tels que le H1N1 (grippe porcine) et le H5N1 (grippe aviaire), se sont développés dans des élevages industriels de poulets et de porcs. C’est dans les élevages industriels de poulets que nous avons le plus souvent trouvé des virus ayant muté et étant passé des animaux aux humains, ce que les scientifiques appellent une ‘cassure génétique’.

Un florilège de chansons pour se divertir ou réfléchir

“Et maintenant” de Gilbert Bécaud:

Ça ira mieux demain” d’Annie Cordy:

“Le printemps est arrivé” de Michel Fugain:

“Le grand hôtel” d’Arielle Dombasle:

“Inversion mélancolique” d’Arthur H:

Un trio québécois: Félix Leclerc, Robert Charlebois et Gilles Vignault, “Quand les hommes vivront d’amour”:

Sans oublier Monsieur Jacques Brel, avec ma chanson préférée: “Quand on a que l’amour”

En guise de conclusion

Comme tant d’autres, je suis curieuse de voir comment la vie va reprendre après le 11 mai. Il a suffi de pas grand chose pour que tout bascule. Nous sommes dans un mouvement d’attente, capables de nous gérer nous-mêmes.

En tout cas, en ce qui me concerne, cette période m’a donné un moral d’acier, même en liberté surveillée. Je me serais presque crue sur une scène de théâtre, à observer, réfléchir, écouter, lire, faire des recherches. J’ai beaucoup observé la nature pour échapper à la folie planétaire.

Les livres, l’écriture et Internet ont été mes refuges aliénants et addictifs. J’ai évité les informations, ce flot de bla-bla-bla dont il faut se méfier, surtout les chaînes d’informations en continu. Cela rend fou et elles ne servent à rien.

En tous les cas, nous devons inventer une nouvelle sociabilité, avec de nouveaux rituels qui vont s’imposer, malgré le manque et les frustrations engendrées de ne pas avoir vu nos proches aussi longtemps!

Personne ne fera la fête le 11 mai, j’ose le croire. J’ai une pensée particulièrement émue pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu leur vie par ce satané virus, et à leurs proches, éprouvés de ne pas avoir pu leur dire au revoir dignement.

Je vous remercie, du fond du cœur, d’être restés fidèles à ce journal de confinement au long de ces 8 semaines. J’ai pris plaisir à écouter des émissions que je n’écoutais pas avant, de faire des recherches sur des sujets que je ne suivais pas forcément et à écrire ces articles. A partir de la semaine prochaine, je vous proposerai, encore pendant quelques semaines, un journal du déconfinement. MERCI A VOUS, CHÈRES LECTRICES ET CHERS LECTEURS de par le monde!


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

5 commentaires

GONIN catherine · 11 mai 2020 à 9 h 27 min

Quel bel article, si bien étayé et si complet ! J’apprends toujours beaucoup de choses en te lisant. Merci beaucoup et mille bravos !

Desbordes patrick · 11 mai 2020 à 11 h 28 min

Tout à fait d’accord en ce qui concerne l’article bien étayé et complet ,concernant l’avenir après le confinement ce que je vois et j’entends autour de moi ne me rassure pas.
Mais militant écologiste depuis longtemps je vais garder un espoir optimiste
Merci et continuez ces beaux articles

lucette smits · 11 mai 2020 à 14 h 39 min

Ouah!!! Quel beau moment j’ai passé à lire tous ces articles, et à écouter toutes ces chansons qui ne nous rajeunissent pas, mais que j’adore. Merci encore et toujours pour tout ce travail fourni pour distraire, pour apprendre, pour nous instruire aussi. Je veux te dire MERCI MADAME!!!
Je suis fière de t’avoir comme fille, et je veux juste te dire que je t’aime au plus profond de mon cœur.

Caroline Jeuthe · 12 mai 2020 à 17 h 13 min

Merci à toi Laurence surtout et bravo.
Des contenus riches et inspirants.
Ça va nous manquer ou bien… 😉

    Laurence Smits · 13 mai 2020 à 11 h 10 min

    Merci à vous toutes et tous pour vos adorables commentaires. Je continuerai à écrire ce journal quelques semaines encore, car il y a encore de la matière… Mais, il faudra bien que j’arrête un jour pour me consacrer à autre chose…!

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