Le 11 mai 2020 est une date à marquer sur les calendriers: JOUR 1 de notre déconfinement. Qu’est-ce qui a changé depuis ce jour? Nous pouvons aller voir nos proches, en respectant les gestes barrières et nous déplacer sans autorisation de sortie!

Il est à espérer sincèrement que les gens seront capables de civisme, pour ne pas obliger le pays entier à se reconfiner! Ce serait un comble et très difficile à vivre après quelques nouvelles espérances de vie un peu sociale!

Ce n’est pas le retour à une vie normale, mais à une vie, revoir d’autres humains que ceux avec lesquels nous avons vécu, pour parler, échanger, évoquer la période, voir nos proches ou amis, avoir le cœur un peu plus léger…Quel bonheur!

Se déconfiner autrement

Il est toujours intéressant d’écouter des voix pensantes. Cette semaine, j’ai écouté la voix de Jacques Attali, qui propose de penser à une autre vie avec ce déconfinement. Car, dit-il, il y a une autre vie.

Jacques Attali

Nous avons la chance de vivre dans un pays libre, quoi que disent certaines voix discordantes de ci de là. Ce moment particulier que nous connaissons tous en ce moment, est-il un appel à tout changer ou à expier nos fautes? Avons-nous réellement un intérêt à chercher et à trouver des boucs émissaires?

Jacques Attali conseille plutôt de réfléchir sur sa vie et de l’usage que nous faisons de notre vie. Il insiste en disant que les conditions sociales actuelles et à venir n’empêchent pas un changement de vie. Il n’est absolument pas utopique de vouloir changer de vie.

Peut-être sommes-nous arrivés à un temps qui nous incite à produire et à consommer autrement? C’est d’ailleurs la seule façon d’améliorer la situation. Penser autrement fera aussi évoluer la situation.

Selon Jacques Attali, la pandémie actuelle était prévisible. Simplement, on n’a pas agi avant. La crise était évitable si nous n’avions pas suivi l’exemple chinois, si nous avions plutôt suivi l’exemple de la Corée du Sud. La société doit, dorénavant, s’orienter vers des secteurs utiles pour aller vers une croissance propre. Souhaitons-nous repartir vers une croissance absurde comme avant? C’est la même chose avec le climat, affirme-t-il.

Les animaux sauvages et le déconfinement

Nos amis les animaux ont pris leurs aises pendant que nous restions confinés. Ils ont profité de nos villes et villages déserts et ils ont eu bien raison. Mais, les hommes reprennent petit à petit le chemin de leurs habitudes, et cela restreint d’autant l’espace des animaux sauvages.

Cette période, là en ce moment, est très importante pour beaucoup d’animaux: c’est la pleine saison des naissances, et les animaux ont baissé leur garde, après une longue période d’absence des humains sur leurs territoires. Ils ont surtout oublié les dangers de la route et de nos activités de primates pressés.

Il faut faire attention à nos animaux sauvages:

  • ne pas rouler trop vite
  • tenir son chien en laisse pour les oiseaux qui ont couvé au sol.

Gravelots à collier interrompu qui nichent sur le haut des plages, à la lisière des dunes

Méfiez-vous du syndrome de Bambi qui pourrait vous guetter: si vous trouvez un petit animal sauvage, pensez qu’il n’est pas abandonné. Ses parents ne sont pas loin. Assurez-vous simplement qu’il ne soit pas blessé et laissez-le dans la nature. Pour certains oiseaux comme les martinets, certains petits mammifères comme les chauve-souris, ou certains rapaces comme les chouettes effraie, contactez la Ligue Protectrice des Animaux de votre secteur. Idem si vous trouvez un écureuil, une marte ou une belette juvénile au sol.

Vous n’êtes pas soigneur, alors, ne tentez jamais de soigner vous-même un animal sauvage. Surveillez aussi votre chat pour qu’il ne fasse pas trop de dégâts – et je sais comme cela peut être difficile! 65% des passereaux amenés au centre de soins‘ Volée de Piafs’ , depuis le début du printemps, ont été blessés par un chat.

Pour aider nos amis les animaux sauvages, vous pouvez aussi grillager votre cheminée pour éviter d’y piéger les chouettes, protéger vos piscines et récupérateurs d’eau pour empêcher les noyades d’oiseaux. Pensez aussi à inspecter les pelouses avant de les tondre au cas où un hérisson aurait élu domicile!

Le déconfinement de millions d’êtres humains risque d’être dramatique pour les animaux qui se sont réappropriés des espaces désertés par l’activité humaine.

J’ai adoré voir des images où on pouvait voir des sangliers se balader en ville, des chevreuils se baigner. A Paris, des renardeaux ont élu domicile au cimetière du Père Lachaise.

Redoublons tous de précautions pour éviter une hécatombe par la destruction involontaire d’animaux et de plantes sauvages qui ont investi certains espaces pendant le confinement! La nature ne doit pas perdre ce qu’elle a gagné durant le confinement!

Le point de vue d’un historien

Stéphane Audoin-Rouzeau, historien de la guerre 1914-1918, affirme que nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a deux mois. Il juge que nous entrés dans un ‘temps de guerre’ en mars 2020 et dans un moment de rupture anthropologique.

Stéphane Audoin-Rouzeau

Pour l’historien, face à une crise immense, les gens se semblent pas imaginer autre chose qu’une fermeture temporelle, en imaginant un retour aux normes et au ‘temps d’avant‘.

L’Histoire nous apprend, qu’après les grandes crises, il n’y a jamais de fermeture de la parenthèse. Il y a un ‘jour d’après’, mais il ne ressemblera pas au jour d’avant. Pour Stéphane Audoin- Rouzeau, l’ampleur du choc économique, social, politique et moral, nous mènera vers une période tout autre.

Il ajoute, d’un point de vue anthropologique, les risques d’une crise morale comparable à celle qui s’est produite après chacune des deux guerres mondiales. De plus, nos sociétés ont tout fait pour bannir la mort de nos horizons, en se fondant de manière croissante sur la puissance du numérique et les promesses de l’intelligence artificielle.

Nous restons des homo sapiens appartenant au monde animal, attaquables par des maladies contre lesquelles les moyens de lutte demeurent rustiques en regard de notre puissance technologique supposée: nous sommes restés chez nous, sans médicament, sans vaccin…Est-ce vraiment différent de ce qui se passait à Marseille pendant la peste de 1720?

De plus, nous avons constaté avec horreur que les médicaments manquaient, car fabriqués en Chine, ainsi que les masques ou les tests. Ce confinement et nos manques sont sans aucun doute une leçon d’humilité, dont sortiront, peut-être, de bonnes choses!

Pour l’historien, ce confinement généralisé et interminable constitue une expérience sociale du plus haut intérêt. Il pense que la sortie ne soit très difficile…

Le virus a vocation à s’éteindre, comme s’est éteint celui de la grippe espagnole en 1918- 1920. Quel en sera le prix de cette victoire? Gardons à l’esprit que personne ne sera débarrassé de ce type de pandémie, même une fois la vague passée.

Dans son livre, “Sortir de la Grande Guerre”, Stéphane Audoin-Rouzeau montre comment la sortie de cette guerre n’a pas eu le même sens dans chaque pays. Chaque pays a pris de mesures différentes. Certains ont été moins touchés que d’autres, comme l‘Allemagne. Certains pays ont drastiquement restreint les libertés publiques pendant le confinement, comme la Hongrie. Qu’en sera-t-il de l’avenir de l’Europe avec de telles discordances?

L’historien ne peut que déplorer que le combat politique ait de bonnes chances d’être plus impitoyable que jamais, à la sortie de cette période. Il rappelle qu’en France, les unions sacrées s’achèvent en général en profitant aux partis de droite, voire d’extrême droite. Il redoute cette seconde hypothèse pour notre pays.

Un chien robot patrouilleur

Un chien robot a été mis en place dans un parc de Singapour pour garantir la distanciation physique. Il s’appelle Spot! Il possède une démarche plutôt réaliste et officie depuis le 8 mai dans cette ville-état, qui fait face actuellement à une deuxième vague de coronavirus.

Ce robot canin diffuse un message audio pour rappeler aux passants la nécessité de respecter les règles de distanciation physique. Il est aussi capable d’évaluer le nombre de personnes présentes, grâce à un système de vidéosurveillance. Je vous rassure: il n’est pas complètement autonome! Un agent reste à proximité du robot et le suit pendant ses déplacements pour observer son efficacité en cas d’incident!!!

Un retour à la terre et les circuits alimentaires courts sont une solution

Nous avons vécu et nous vivons encore une période particulière. Nous devons comprendre ce qui se passe au fur et à mesure, faute d’avoir des référents récents. Nous avons pu apprécier, durant ce temps, les bienfaits de la nature et de manger mieux.

Les 448.000 exploitants agricoles français ont été un maillon essentiel pendant la pandémie. Sans eux, aucun aliment ne pourrait parvenir dans nos assiettes. Nous sommes tous viscéralement attachés à la terre de nos ancêtres, qui eux, la respectaient. Nous n’aurons aucun avenir si nous persistons à tout détruire et à tout polluer!

La terre, ce sont les racines de la vie! L’évolution que nous avons connue vers l’agriculture intensive et chimique ne peut plus durer! Nous avons envie de revenir au naturel, de manger plus sainement! Les polluants chimiques utilisés pour faire pousser nos céréales et légumes ont fait disparaître les oiseaux, les insectes et les abeilles. Quand allons-nous réagir? VRAIMENT!

Tout disparaît! Nous avons laissé faire ça pour le profit! Mais, ça n’a rien rapporté aux paysans! Le constat est terrible et effrayant! Mais, il y a de l’espoir: de plus en plus de Français se tournent vers d’autres solutions; des jeunes reprennent les exploitations familières en revenant à des méthodes ancestrales, d’autres (dont je fais partie) privilégient les circuits alimentaires courts.

Les consommateurs peuvent reprendre le contrôle de leurs assiettes et rémunérer ainsi dignement les paysans et les rendre fiers de leur travail, qui a alors un vrai sens! Ce qui s’est passé durant le confinement – la consommation de produits en circuit court- va sans aucun doute inaugurer un changement majeur dans les habitudes de consommation et d’approvisionnement en denrées alimentaires.

Nous pouvons manger des produits de saison. A quoi cela nous sert-il de consommer des haricots verts à Noël en provenance du Kenya? Cela ne vous gêne-t-il pas? Nous nous plaignons des produits alimentaires importés en grosses quantités d’Espagne. Les Espagnols se plaignent des produits importés du Maroc. Ne sommes-nous pas tombés sur la tête? Pourquoi un produit alimentaire produit à côté de chez nous est-il plus cher que s’il provient de l’autre moitié de la planète?

Nous avons un tas de raisons de consommer des produits locaux, de devenir des locavores et des citoyens avertis! Mangeons des produits de saison et locaux: vous y serez gagnants. Cuisinons tous nos plats nous-mêmes. Cessons de gaspiller notre argent en achetant des plats industriels bourrés de produits chimiques, qui, à la longue, sont néfastes pour notre santé!

Bien sûr, cela demande de l’investissement, du temps et de l’envie de conserver les habitudes prises pendant le confinement! C’est un leurre de croire que les supermarchés proposent des fruits et des légumes au prix le plus bas. Elles enrichissent les poches des intermédiaires et appauvrissent les paysans! Ce système est une honte!

Le monde de demain

Nos actions du quotidien ont un impact sur nos vies et celle des autres. Il est possible de modifier sa façon de vivre et de consommer, à moindre coût! Alors, pourquoi attendre? Il est question, là, d’enjeux environnementaux. Nous avons le pouvoir d’agir pour un monde meilleur!

Nous pouvons adopter le mode de vie de ZERO DECHET, ou viser à cet objectif. Adieu les films plastiques qui recouvrent un tas de produits vendus en supermarchés! En agissant ainsi, nous nous libérons du poids de la société de consommation et de tous ces pollueurs qui nous imposent un modèle polluant contre notre gré!

Nous pouvons trouver, au quotidien, des solutions pour arrêter le gaspillage et diminuer le contenu de nos poubelles. Béa Johnson, dans son livre “Zéro déchet” ou dans le guide “Zeguide de la famille zéro déchet”, vous parviendrez à trouver des solutions pour refuser ce dont vous n’avez pas besoin. Tout est réutilisable, recyclable ou compostable…

Au lieu de vous ruiner à acheter des centaines de bouteilles d’eau en plastique, pourquoi ne pas investir dans une carafe d’eau filtrante avec un filtre pour purifier l’eau? C’est zéro déchet! Croyez-vous que cela soit bon pour la santé de boire une eau en contact avec du plastique, stockée pendant des jours et des jours au soleil à l’arrière d’un supermarché, comme je l’ai vu dans ma ville?

Je suis convaincue que les petits ruisseaux font les grandes rivières. C’est la même chose pour la planète. Si tout le monde s’y met, nous pouvons changer le monde, un geste engagé après l’autre et tout aura une incidence différente!

Nous aimons tous notre planète, nous la partageons tous. Avez-vous vu comment nous avons été capables de changer rapidement le fonctionnement du système pendant la crise du virus?

La crise des insectes

Les populations d’insectes font face à une crise majeure. Leur taux d’extinction s’accélère dans le monde entier. Pourtant, certaines de ces petites bêtes sont vitales pour l’environnement. Certaines espèces ont déjà disparu!

Les insectes représentent un pilier de la biodiversité, et il est urgent d’agir pour sauver les espèces d’insectes, tant pour les écosystèmes que pour la survie humaine. Des libellules aux coléoptères, des éphémères aux escargots, sans parler des abeilles, tous les insectes sont menacés. Nous ne pourrons pas remplacer par la technologie le rôle essentiel que les insectes jouent dans la nature!

Ces animaux constituent des réseaux d’interaction uniques, qu’aucune intervention humaine ne pourrait remplacer.

Nous ne sommes pas conscients de notre dépendance énorme aux insectes.

Les congés cet été

Nous l’avons bien plus ou moins compris, cet été sera indubitablement différent des autres. Nous nous posons beaucoup de questions. Habituellement, c’est une joie, plusieurs mois à l’avance, de réfléchir à notre destination de vacances estivale. Cette année, tout se fera à la dernière minute! Peut-être! En France, sûrement…

De toute façon, les voyages à l’étranger seront compliqués, de nombreuses frontières restant fermées. La vie cet été sera forcément différente: nous devrons nous déplacer masqués! Ce sera même difficile de reprendre le cours d’une vie la plus normale possible!

Devrons-nous renoncer à nos sacro-saintes vacances d’été? Pour une fois, cela sera-t-il des vacances franco-françaises? Notre territoire est beau et vaste! De toute façon, cela va être compliqué de partir! Et si le virus revient…ce sera vacances à la maison! Je vais faire provision de livres au cas où…

Le plus grand des confinés

Napoléon est, de loin, le confiné le plus célèbre du monde. Coincé par les Anglais sur l’île de Sainte-Hélène à partir de 1815 jusqu’à sa mort en mai 1821, Napoléon a connu le confinement et la distanciation sociale!

Napoléon Bonaparte

Napoléon garde résolument ses distances d’avec les Anglais, nation qu’il a combattue toute sa vie et qui l’a vaincu. Il est leur prisonnier! Personne n’a le droit de lui serrer la main ni de s’approcher de lui dans le camp anglais. Cela est compréhensible, car une grippe venue de Chine en 1817 fait des ravages sur l’île.

Pendant son confinement, Napoléon a médité sur son oeuvre, quitte à la réécrire dans ses “Mémoires” 8 ans après son arrivée sur ce caillou anglais maudit ou dans le “Mémorial de Sainte-Hélène” publié en 1823 . Ce sera l’un des livres les plus vendus au XIXe siècle, dans lequel Napoléon a démontré qu’il n’avait pas été l’ennemi du genre humain. Tout le monde sait que Napoléon ment en réécrivant ses aventures à son avantage.

Napoléon, pendant son confinement, lisait et jardinait beaucoup.

Les effets psychologiques du confinement et du déconfinement

Si nous avons été capables de supporter notre compagne ou compagnon pendant 2 mois d’affilée, c’est que le couple est viable, entend-on à gauche et à droite. Le confinement, nous le savons bien, a créé de l’anxiété, du stress, de l’ennui, de la solitude et de la dépression. Le déconfinement provoquera les mêmes effets pervers.

Il est vrai que l’isolement, chez certaines personnes, âgées ou pas, a des effets délétères sur le psychisme et sur le moral. La situation a créé des conséquences somatiques et psychologiques bien réelles, comme le repli sur soi, une humeur agressive ou dépressive, une anxiété généralisée, des ruminations, des réactions d’hostilité.

En effet, les interdits et les privations, notamment de notre sacro-sainte liberté, nous renvoient à notre sentiment d’impuissance, ravivent des peurs. Nous avons tous un besoin fondamental de nous sentir libres de faire ce que nous voulons quand nous voulons.

Il est tout à fait possible de trouver en nous les ressources pour affronter la situation actuelle par des activités et des échanges épanouissants. Nous avons tous la capacité de nous adapter – nous le prouvons d’ailleurs- et de surmonter cette épreuve. Ce que nous avons vécu n’est pas une perte de temps, mais, au contraire, ce fut une opportunité de mieux nous connaître. Cela nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel. Il me semble!

Il est à espérer que cette période si bizarre depuis mi-mars nous aura appris la tolérance, l’écoute, la compréhension des autres. En respectant ce confinement, nous avons permis de limiter cette épidémie. Une mesure drastique, certes, mais nécessaire.

Dans ce déconfinement qui nous attend au fil des semaines à venir, nous avons tous à faire en travail d’acceptation et de lâcher-prise, pour rester acteurs de nos vies, pour continuer à développer notre imagination, pour nous projeter sur l’après, et pour continuer à apprécier ce temps imposé mais offert!

Le sens des rituels

Le déconfinement va créer de nouveaux rituels dans le monde de demain, assurément. Ce mot de “rituel” est devenu passe-partout tout au long de ces 8 semaines de confinement.

A quoi sert un rituel au fait? C’est une façon que l’homme a trouvée pour organiser le chaos et le désordre, selon Philippe Charlier, médecin légiste-anthropologue et historien. Le rituel est là pour que nous sachions quoi faire, pour la naissance, la mort, les funérailles, le mariage, etc.

Philippe Charlier

Toute notre vie est dictée par des rituels, qui ne sont pas tous écrits d’ailleurs. Mais, ils sont transmis de génération en génération, en fonction de l’évolution de la société.

Pendant le confinement et avec le déconfinement progressif, les rituels des funérailles sont malheureusement extrêmement limités. Habituellement, ces rituels servent à pouvoir marquer le début de la mort et de commencer le deuil. Seules 10 personnes sont autorisées à assister aux funérailles en cette période.

Ce rituel a changé: le corps du défunt n’est plus présenté à la famille mais mis directement en bière. Nous ne pouvons plus dire au revoir à nos défunts de manière classique, ni leur dire au revoir comme nous avions l’habitude de le faire auparavant.

Le rite est cassé. La mort devient surréaliste en perdant ces rituels habituels et en nous offrant un rituel à dose homéopathique.

Est-on libres quand on suit des rituels? Telle est la question! Le rituel rassure et fixe un cadre, dans lequel nous nous sentons libres! Nous nous adaptons. La preuve: tous les soirs, depuis le début du confinement, les gens ont applaudi les soignants à 20 heures, puis ont fait un tintamarre avec divers objets, pour faire encore plus de bruit!

Le rituel est gratulatoire!

S’évader avec la science-fiction pour se divertir

Je vous propose de vous évader avec quelques scènes culte et inoubliables qui ont marqué la science-fiction, de Georges Méliès à Christopher Nolan. Juste pour le plaisir! Juste pour changer!

Le voyage dans la Lune” de Georges Méliès de 1902 est le premier film de science-fiction de l’Histoire.

Cette image est la plus célèbre du film: c’est aussi l’affiche.

La femme-robot de Fritz Lang dans “Métropolis” en 1927.

Ce film d’avant-garde est un véritable monument de la science-fiction. Le film concerne la lutte des classes dans un monde futuriste. La femme-robot est devenue l’une des images les plus iconiques du film.

“Insterstellar” de Christopher Nolan de 2014 est un film sur les traces des astronautes qui ont précédé les personnages principaux pour tenter de découvrir un nouveau refuge pour l’humanité.

Independance Day” de Roland Emmerich de 1996 a une scène marquante: la Maison Blanche à Washington explose.

L’univers pop de Luc Besson dans “Le Cinquième Élément” de 1997 regorge d’images inoubliables, notamment le concert intergalactique de la diva Plavalaguna. Mais, le plongeon de Leeloo entre les bolides volants du New York de 2263 est grandiose!

Dans “Avatar” de James Cameron de 2009, nous sommes plongés dans un univers comportant une jungle bioluminescente.

Gravity” d‘Alfonso Cuaron de 2013 est une plongée en apnée dans le vide spatial.

Un des films majeurs de la science-fiction des années 1980,Retour vers le futur” de Robert Zemeckis de 1985 met en scène une voiture qui explore le temps grâce à un inventeur un peu fou.

Dans “La mouche” de David Cronenberg de 1987, il est question d’une expérience scientifique qui tourne mal et d’un amour impossible.

E.T”, film de Steven Spielberg de 1982, a des pouvoirs incroyables, mais il veut surtout retourner chez lui. Une source d’émotions et d’émerveillement!

“Jurassic Park” de Steven Spielberg de 1997 nous laisse frémir avec cet énorme T-Rex effrayant!

Evidemment, je ne peux oublier “La planète des singes”, de Franklin Schaffner de 1968, a marqué l’histoire du cinéma et aussi mon enfance.

Une chanson pour réfléchir

“Géopolitique” de M.C Solaar:

En guise de conclusion

Après les craintes du confinement, j’ose espérer, du moins, qu’il n’y aura pas de peur du déconfinement. Nous vivons depuis 8 semaines sous des contraintes, avec plus ou moins de bonheur. Notre foyer est devenu un cocon rassurant, à l’abri des contraintes et du monde extérieur.

J’avoue qu’il est difficile d’en sortir sans crainte. Mais, cela est compensé par la joie infinie de revoir mes proches, avec toutes les précautions possibles.

Se déconfiner, n’est-ce-pas risquer de se confronter davantage au Covid-19? Sommes-nous capables de nous faire une idée précise sur les risques encourus, avec tous les propos contradictoires que nous avons entendus ces dernières semaines?

Nous savons très bien que le virus va continuer à circuler. Nous avons tous vécu ce 11 mai 2020: avons-vous été déçus? Pour ma part, je ne m’attendais à rien, et au vu de la météo exécrable, je suis restée confinée!


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 18 mai 2020 à 17 h 02 min

Tu nous as tellement régalés sur ton blog, qui t’a demandé un travail intense, avec ce dé confinement, je t’autorise à prendre du recul. Tout est juste dans ce que tu écris depuis plus de 2 mois, mais maintenant, pense à toi, relâche le travail, et profite de ton hamac dans ton jardin. Tu mérites largement ton repos.Ce dimanche avec déjeuner au soleil, a été une renaissance pour chacun de nous. Merci d’être celle que tu es…

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