Le mot barbare de “déconfinement” est dans toutes les bouches. Comme le mot “rentrée” au moment de la rentrée des classes! La LIBERATION approche! Mais, sous conditions, nous l’avons bien compris!

S’exposer plus à la lumière pour certains, gérer son stress, lâcher les écrans et les infos anxiogènes, mieux dormir, tenir un nouveau rythme: voilà ce qui attend la plupart d’entre nous mi-mai.

C’est un défi. Pour la société, mais pour chacun d’entre nous. L’enfermement nous a contrariés, nous a appris de nouvelles choses sur nous – ou pas. Il est difficile de trouver les mots pour décrire cette expérience inédite dans l’Histoire. Nos vies de confinés, c’est comme dans le film “Un jour sans fin” avec Bill Murray – c’est-à-dire, une vie hors du temps!

Un événement inédit dans l’Histoire

Ce que nous vivons depuis 7 semaines est un événement considérable. Des milliards d’êtres humains sont confinés en même temps dans le monde, dans des situations plus ou moins dramatiques.

Les êtres humains ont eu l’habitude de vivre des épidémies. Elles font partie intégrante de nos vies d’humains. Nous l’avons juste oublié. Elles ont toujours fait peur au fil des siècles. Avons-nous juste fait trop l’autruche depuis la deuxième partie du XXe siècle?

Nous vivons une grande invasion par le virus du Covid. Nous vivions dans un monde pressé et urgent, qui avait oublié l’instant présent et qui ne s’intéressait qu’à l’avenir. Qu’en sera-t-il après? Serons-nous capables de vivre avec patience, dans la solitude du moment présent?

A travers cette épidémie, nous avons peur que la nature se venge, nous condamne et nous punit. La peur est très présente – à juste titre. Mais, nous avons oublié que le XXe siècle a produit de graves épidémies, en dehors de la grippe espagnole après la Première Guerre mondiale. Le XXe siècle nous a obligés au mouvement, au sport et à la pratique!

Par exemple, la grippe de 1968-69 a fait des millions de morts dans le monde. Elle est passée sous silence et de façon superficielle. Pourquoi? Pendant les épidémies, les gens des villes fuyaient déjà pour se réfugier à la campagne. Pendant la peste, les parfumeurs étaient persuadés que parfumer les gens éloignaient la maladie.

Concernant cette épidémie, serons-nous capables de demander des comptes à la Chine, pays d’où est parti cette pandémie, comme tant d’autres à travers l’Histoire? Sur quoi cela peut-il déboucher?

La faim dans le monde

La faim dans le monde tue 25.000 personnes par jour. 1 enfant sur 5 de moins de 5 ans meurt chaque jour de faim. La faim tue plus que ce virus et les guerres. Depuis le XIXe siècle, 28 millions de personnes souffrent ou meurent de la faim, quelque soit la population mondiale.

En 2007, la pénurie de céréales a provoque de graves problèmes au Bangladesh, à cause de la surpopulation du pays. De même en Egypte, pays quasi désertique et en Algérie. En ce moment, les pays producteurs, comme la Russie, le Kazakhstan, gardent leurs réserves. Le commerce de l’alimentation se bloque.

La faim est un phénomène silencieux dans les petits villages des pays du Tiers-Monde. On en parle si peu dans les médias! Le confinement dans les bidonvilles avec zéro réserve de nourriture et d’argent pose de graves questions.

Dans nos sociétés occidentales, nous gâchons beaucoup de nourriture: 200 kilos par an par habitant. Bien sûr, c’est une moyenne, et je suis sûre que vous ne vous sentez pas concernés par ce gâchis. Pourtant, il existe. Les chiffres prouvent que la quantité de nourriture produite dans le monde suffirait à nourrir décemment les milliards d’êtres humains que nous sommes! Où le bât blesse-t-il?

L’effet des médias

Les médias tournent 24 heures sur 24 sur le virus. Nous sommes saturés d’informations! Cela a quand même un côté pervers, non? Les médias provoquent surtout de l’angoisse autant qu’elles informent. Jamais nous n’aurons eu autant de ‘fake news’ et de rumeurs aussi!

D’une manière générale, nous sommes avides d’informations, comme si un miracle prodigieux pouvait se produitre dans la journée concernant ce foutu virus!Nous n’aurons pas plus la vérité avec plus d’informations envahissantes!

S’exprimer ne veut pas forcément dire informer. C’est tout le problème des réseaux sociaux. Si tout le monde s’exprime, qui lit vraiment? Qui écoute vraiment? En fait, tout ce système génére beaucoup de solitude. On en fait quoi de toutes ces informations?

Depuis le début du confinement, les médias sont obligées de passer 30% de leur temps à démentir les ‘fake news’ (fausses informations). Alors, pourquoi certains répandent-ils autant de fausses informations? Serait-ce que cela permettrait à certains d’entre nous de ne pas perdre pied face à une réalité qui les dépasse? Serait-ce un moyen comme un autre de se mettre en action?

L’information ne crée pas de communication. Plus on parle de quelque chose, plus on pense qu’on nous cache des choses. L’être humain a l’esprit tordu! Le citoyen veut tout savoir, mais quand on lui dit tout, il doute!!! Le célèbre adage “Il n’y a pire sot que celui qui ne veut pas entendre” n’est-il pas vrai?

Les citoyens ont un problème relationnel avec les journalistes et les politiciens. Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de quelque chose qu’on nous ment forcément! Les médias ont sans doute fait un gros travail d’informations service depuis le début du confinement. Elles n’ont pas fait que parler du nombre de morts, me semble-t-il!

Venise libérée

Le virus du Covid aura au moins eu le mérite de libérer la ville de Venise de ses 30 millions de touristes. Certes, les habitants ne peuvent pas sortir à plus de 200 mètres de leur domicile. Mais, la ville est devenue silencieuse. Depuis le phénomène de l’aqua alta de novembre 2019, les touristes sont partis. Les Vénitiens avouent eux-mêmes qu’ils étaient partis dans un train d’enfer fou de toujours plus de touristes et toujours plus de rentrée d’argent.

Comme il n’y a plus d’avion qui zigzague en permanence au-dessus du ciel de la Sérénissime, le ciel est devenu limpide. Les eaux de la capitale de la Vénétie sont calmes, plates et propres. Il n’y a plus de grand navire dévastateur!

Les habitants peuvent de nouveau entendre les bruits de la vie quotidienne. Tous leurs sens peuvent de nouveau fonctionner. Avant, ils vivaient dans une pollution visuelle, sonore et atmosphérique. Venise vivait une folie intense avant ce confinement, bien loin de la Venise inchangée telle qu’elle existe depuis des siècles!

Venise est une ville très résiliente, qui a vécu beaucoup d’épidémies à travers les siècles. L’équilibre que les 52.000 habitants connaissent en ce moment est à poursuivre et à retrouver. Ils sont amoureux de leur ville. Mais, la monoculture du tourisme de masse a détruit leur ville. Ils en sont conscients. Il aura fallu le virus pour qu’ils mettent des mots sur leurs maux!

Les Vénitiens doivent impérativement trouver d’autres moyens de vivre pour respecter cette ville joyau que l’Histoire leur a léguée!

Lire pour soigner

La lecture, la réflexion qui en découle, l’amour des autres peuvent nous aider à transformer la contrainte du confinement en choix. Par exemple, au Brésil, des bénévoles ont recours à la lecture de poésies pour les personnes âgées de Rio de Janeiro. Pour une raison bien simple: le gouvernement fédéral a supprimé le minsitère de la culture dans ce pays. Or, il s’avère qu’en ces temps confinés, la culture est un remède puissant contre la solitude. C’est un acte de résistance au Brésil en tout cas!

Les éditions Flammarion ont mis en place une opération pour venir en aide aux hôpitaux: “Lire pour soigner”. En quelques semaines, les personnels soignants de tous bords sont devenus les nouveaux héros de notre nation confinée qui, tous les soirs à 20 heures, les applaudit à la fenêtre.

Voici quelques-uns des titres disponibles pour aider. Je suis ravie que les livres aident à la solidarité. Les livres numériques proposés ont tous pour thème le thème de la santé.

Les jeux de société à la mode

Durant ce confinement, les jeux de société ont vu leurs ventes grimper en flèche. Et c’est tant mieux! Les familles, au moins, quittent les écrans et passent plus de temps avec leurs enfants: ce n’est que du bonus!

C’est pour cela que je dis que cette période est aussi une période de redécouverte très importante. C’est aussi une période enrichissante, d’une richesse prodigieuse à tous points de vue, quand bien même la situation est ambivalente par certains côtés!

Pour s’occuper sainement pendant le confinement, Kodak commercialise le plus grand puzzle du monde qui contient 51.300 pièces! Cette fresque monumentale est composée de 27 photos parmi les lieux les plus célèbres du monde prises par des photographes professionnels.

Ce puzzle mesure 8.3 mètres et pèse 18.5 kilos. Il coûte la bagatelle de 530€.

Si l’aventure de ce puzzle vous tente, sachez qu’il vous faudra entre 16 et 21 jours de travail ininterrompu pour le finir!

La Peste: le retour

Incroyable mais vrai, La Peste d’Albert Camus, roman publié pour la première fois en 1947, devient un best-seller international en cette période de pandémie! C’est le retour en grâce par l’actualité!

Lecteurs que nous sommes, nous avons traversé le miroir, nous sommes parvenus derrière l’écran du livre par la pandémie du Covid 19.

Le personnage du docteur Rieux, dans le roman, fait son métier d’homme et de médecin pour faire face à l’épidémie qui sévit dans la ville algérienne d‘Oran.

Il tente de construire de l’espoir, mais il constate que le monde est absurde. C’est à nous de construire du sens, nous fait-il savoir!

Pendant le fléau de la peste, chacun se révèle: lâche ou héros!

Albert Camus

Les chansons du confinement

La chanson des Goguettes m’a interpellée: leur réflexion est profonde!

Pour ne pas se contaminer, il faut se confiner!

Pour se déconfiner, il faut être immunisé!

Et pour être immunisé, il faut se faire contaminer!

Pour se faire contaminer, il faut se déconfiner!

Vous avouerez qu’il y a de quoi devenir schizophrène! Mais, leurs paroles sont tellement vraies! Merci à mon amie Monika qui m’a envoyé cette perle! Ça m’a trop faire rire!

Et voici Georges Gosset, “Eh! Hop! On s’en sortira(1946):

“The Sound of silence” de Simon et Garfunkel (1964):

“Toi qui regarde la mer” de Nicoletta (1973):

Le confinement d’Hortense

Hortense est gérante d’un bar à La Rochelle en Charente-Maritime. Elle est connue comme le loup blanc par les noctambules rochelais. Depuis le début du confinement, elle n’est pas sortie une seule fois de chez elle au début du confinement, pour finir les stocks qu’elle avait faits pour son restaurant. Ce qui ne l’empêche pas de s’amuser!

ici, déguisée en Nana Mouskouri dans la célèbre pub Wizard

Hortense a en fait lancé un concours de chant et de déguisement sur les pubs des années 80 sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram. Elle s’applique ainsi à maintenir le lien avec sa clientèle grâce aux réseaux sociaux. Certains de ses clients ont tourné une parodie d’Isabelle Adjani dans une pub pour savon et une autre qui reprend la réclame avec le gimmick “C’est quoi cette bouteille de lait?”.

Dans ce concours, Hortense mouille le maillot et c’est un sacré boulot, mais ça la détend! C’est hilarant surtout! Allez faire une balade sur sa page Facebook!

Un Français confiné chez les Inuits

Mathieu Dumond, biologiste, n’est pas un novice en matière de confinement, puisqu’il vit depuis 19 ans dans le Grand Nord canadien au Nunavut.

En fond, la maison autonome de Mathieu Dumond, à quelques kilomètres de la communauté inuite de Kuglukgtuk, au Canada


Il a choisi son confinement, ce qui change considérablement le ressenti. Mais, les conseils de Mathieu Dummond sont précieux. Il peut passer des semaines sans voir personne d’autre que sa femme inuite et leur fils. Et détail important: il n’a pas de stock de papier toilette!

Les Inuits, un peuple autochtone des régions arctiques, ont vécu des milliers d’années en totale autonomie. C’est là que le savoir traditionnel des cultures dites aborigènes pour pouvoir survivre est précieux.

Pour manger en période hivernale, il suffit de se contenter du contenu de l’estomac d’un caribou en guise de légumes. Parfois, au printemps, le menu change avec des oies ou des canards sauvages. Pour chasser, il a dû apprendre la patience et supporter des vents glacés. Il n’a pas de loisir particulier, si ce n’est aller puiser de l’eau dans le puits et filmer la toundra environnante.

Mathieu Dummond mène une vie relativement simple, mais il est toujours bien occupé parce qu’il y a toujours des choses à faire pour s’assurer qu’il a un environnement confortable pour sa famille et lui.

Pour vivre cette vie de confiné, il conseille de garder une certaine routine au quotidien. Eux font des activités en famille, resserrent les liens du couple, et surrout, ils ne partent pas à la dérive devant la télévision.

Un aventurier confiné

L’aventurier André Bronner, alias Yul, est confiné en Charente-Maritime.

André Bronner a déjà, à de multiples reprises, fait l’expériencee d’être coupé du monde et de la solitude. La plus marquante de ses expériences date de 1994. Il a alors passé trois mois seul sur l‘île des Etats, tel Robinson Crusoe sur son île déserte. Cette île des Etats est un territoire militaire argentin situé à l’est de la Terre de Feu.

De cette expérience, il a tiré certaines règles qu’il applique chez lui en ces temps de confinement. Nul besoin d’engager une lutte contre le temps. Il faut surtout s’occuper pour structurer le temps qui passe. Avec sa femme, ils ont l’habitude de voyager dans des endroits reculés, à vélo, à cheval, sans voir personne. Ils n’ont pas l’impression d’être confinés.

Les journées du navigateur sont bien remplies: entre le poulailler, le jardin, le potager, les journées passent vite. Yul n’en oublie pas pour autant “son” phare au large des Minimes à La Rochelle. Inauguré seulement en 2000, le phare du Bout du monde rochelais fête ses 20 ans cette année. Pour célébrer dignement cet anniversaire, il a lancé l’opération “Gardien de phare”. Chaque candidat est invité à passer 24 heures, seul, dans le phare rochelais.

Phare du Bout du monde au large des Minimes à La Rochelle

Pour s’occuper, Yul lit beaucoup, cuisine, écoute pas mal la radio.

Une claque monumentale

Jamy Gourmand, du “Monde de Jamy” sur France 3, se dit chanceux d’être confiné chez lui car il a un jardin. Au départ, il avait l’impression de vivre une grande expérience originale. Mais, au bout d’un mois, il dit qu’on est entrés dans le dur et que le manque des autres est pressant.

Jamy Gourmand

Il réfléchit à une émission sur les virus et leur rôle. Les gens voient les virus comme de dangereux prédateurs, or beaucoup d’entre eux sont vitaux! 10% de notre patrimoine génétique est issu de virus. Jamy dit qu’on s’est pris une claque monumentale avec le Covid 19.

Depuis des décennies, on a le sentiment d’être tout-puissants, de trouver des solutions à tout. Or, là, nous sommes menacés par un “presque” organisme qui mesure un millionième de millimètre. Des biologistes travaillaient sur ce virus il y a 20 ans. Personne ne les a pris au sérieux. Cela prouve que des sujets qui, à l’instant T, ne sont pas des problèmes, peuvent le devenir un jour.

Comme nous détruisons avec une volonté féroce les lieux de vie des animaux sauvages, il y a de plus en plus de porosité entre les virus hébergés par ces animaux et les humains.

Nous n’avons pas d’autre solution que d’envisager un modèle qui préservera l’environnement tout en évitant une décroissance qui pourrait dégrader les conditions de vie des plus précaires d’entre nous. Plus que jamais, le monde a besoin de comprendre ce qui se passe pour agir efficacement!

Jamy espère, qu’après cette pandémie, nous aurons rangé nos aigreurs, que nous arrêterons de faire la tête quand quelqu’un nous bousculera. Comme tout le monde, il attend le déconfinement avec impatience!

Un roman prémonitoire

En 2016, Deon Meyer, dans “L’année du lion”, prédisait une réalité proche de la pandémie actuelle. Il raconte, dans ce livre, une incroyable histoire de coronavirus animal se transmettant à l’homme et se propageant sur toute la planète à la vitesse des avions de ligne.

Deon Meyer, écrivain sud-africain

A l’époque, le roman est totalement passé inaperçu par la critique. Deon Meyer, ancien journaliste de 61 ans, est l’auteur d’une quizaine de livres, écrits en afrikaans et est surtout connu pour ses romans policiers qui reflètent la difficile réalité sud-africaine.

Les détails du livre font froid dans le dos. L’auteur raconte ainsi l’histoire d’un coronavirus, fusion d’un virus humain et de chauve-souris, qui passe à l’homme et se propage à la planète. Les frontières se referment. La peur permanente de l’autre, vu comme un vecteur de maladie, s’installe en règle absolue de survie. 95% de l’humanité va mourir.

Le rescapé William Storm et son fils Nico n’ont pas d’autre choix que de lutter pour survivre. Cette histoire rappelle le scénario du film La Route de John Hillcoat sorti en 2009.

Deon Meyer explique l’origine de son roman: “Aujourd’hui, les dégâts écologiques ne cessent d’amplifier. Je voulais m’interroger sur cette idée de destruction de l’humanité et de catastrophe naturelle. Aujourd’hui, la population s’inquiète vraiment du réchauffement des continents.

Un jour, l’écrivain a pris l’avion à New York, a acheté un recueil de nouvelles à lire pendant le voyage. L’une d’entre elles était apocalyptique. Quand il est rentré chez lui, il avait la trame de son roman.

En Afrique du Sud, la pandémie du Covid 19 provoque de graves troubles, ainsi que dans le reste du monde. L’écrivain aurait préféré que “L’année du lion” reste une fiction. Mais, la réalité a rejoint la fiction. La pandémie de coronovirus a fait du roman de Deon Meyer un livre d’anticipation d’une inquiétante réalité.

Il dit n’y trouver aucune satisfaction car il ne peut s’empêcher de penser à la tristesse de ces milliers de gens qui ont perdu des proches ou un emploi, et qui vivent dans la peur. Nous ne pouvons que le rejoindre!

Dans l’intrigue du roman, les pays développés avaient conçu des plans approfondis contre l’épidémie. En théorie, ils auraient dû marcher. Mais la nature ne tient pas compte des théories, ni des erreurs humaines!

Sur son compte Twitter en mars 2017, Stephen King écrit apprécier le roman de Deon Meyer, comme d’autres d’ailleurs.

Renouer avec la simplicité et l’essentiel

L’excès a envahi notre existence de manière insidieuse: toujours plus d’activités, plus d’achats, de sollicitations. Nous avons vite l’impression de nous retrouver surchargés, incapables d’apprécier la douceur de vivre, donnant l’impression d’être au bord du burn-out.

Nous pourrions peut-être profiter de la crise sanitaire actuelle pour sortir de ce cercle infernal. Vous avez mal au dos? Vous semblez porter un poids sur vos épaules? Vous avez la sensation d’étouffer? Tout perd de la saveur à vos yeux? Vous avez un agenda surbooké? Vous êtes fatigué?

En un mot, vous vivez dans le trop plein. Le trop appelle le trop. Vous êtes minés par le perfectionnisme ambiant, en perte de repères traditionnels, toujours dans une hyperactivité sans fin.

Pour réussir à dévier ce processus, cela implique un changement intérieur. Il faut procéder par petites touches pour alléger sa vie. Vous pouvez aussi laisser passer les gens pressés, les râleurs de tous bords, éteindre la télévision, décrocher de votre smartphone ou passer une journée sans voir personne.

Certains livres peuvent vous aider:

de Catherine Laroze

Apprendre à vivre dans la simplicité relève de la pratique spirituelle, selon le coach du vide, Dominique Loreau. Une simplicité volontaire comme un mode vie qui remet en question nos habitudes de consommation , de travail, de gaspillage des ressources de la planète.

N’est-il pas vrai que la vraie richesse se trouve dans la découverte de l’essentiel? Je vous laisse le soin de découvrir les goûts qui importent vraiment dans votre vie, loin du superflu, du trop-plein et de l’artificiel pour retrouver une certaine légèreté!

En guise de conclusion

Nous avons appris à vivre avec le virus. Nous avons tous sous-estimé les conséquences de cette pandémie qui nous guettait. Avant ce tsunami, nous étions dans le déni de la menace.

A partir du 11 mai, ce ne sera pas la vie d’avant: pas de bisous avec les proches, pas d’embrassades ni d’accolades avec les collègues ou amis. Toute cette expérience est un défi personnel, psychologique et sociétal. L’évolution va s’étaler sur plusieurs années…advienne que pourra!

Je reste persuadée que les réflexions que nous aurons pu avoir durant cette période vont durer, car elles ne ressemblent en aucun cas aux résolutions de bonne année!


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 5 mai 2020 à 10 h 58 min

Tout est clair et net comme d’habitude.
Pour moi, à partir de maintenant, plus de bisous à tout va avec tout le monde. Mes bisous ne seront réservés qu’à mes très proches. La pandémie m’ aura au moins appris que derrière chaque bisou, il n’y a pas forcément la sincérité qui va avec…

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