Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais on voit quand même de drôles de choses: des gens masqués avec des couvre-visages de toutes les couleurs, de toutes les textures, des gens masqués avec des visières de protection, des gens sans masques, des gens avec des gants, d’autres avec des gants de ménage jaunes ou autres, des mères ne portent rien, mais ont coiffé un de leurs enfants avec un masque taille adulte…C’est bariolé, inattendu. On se croirait presque au temps du carnaval, si ce n’était pas aussi tragique et pathétique…

La plupart des gens touchent leur masque, alors qu’on nous préconise le contraire? Comment leur en vouloir par ces temps chauds? Mais qu’est-ce qu’étouffe sous ces masques! Est-ce vraiment efficace? Certains, comme le président des Etats-Unis, porte un masque pour la première fois, mais en niant le fait…Alors, que d’aucuns profèrent ne pas se protéger, comme le président du Brésil…Serait-on en plein carnaval des fous?

Un accessoire à la mode de chez nous

Les masques de protection, tant attendus, bientôt comme le Messie, sont en passe de devenir un accessoire de mode. Il ne nous aura pas fallu beaucoup de temps pour s’accaparer cet outil et le faire nôtre, à notre façon, pour un bout de tissu qui se généralise lors de nos sorties.

Des créateurs de tous genres sortent de leurs cocons et apportent une touche d’esthétique à cette nouvelle contrainte. Alors, pourquoi pas se protéger du virus avec style?

La mode n’échappe à aucune règle de bienséance. J’avoue que l’esthétique de certains masques peut séduire. Le port du masque devient ‘glamour‘, ce qui pourrait, en fin de compte, convaincre bien des réticents à utiliser ces protections.

D’autres créations sont autrement moins poétiques…

Je préfère les fleuris, les humoristiques ou ceux en kelsch…Tout est tendance pour revendiquer sa région, ou un slogan, ou tout autre message…On se doit de rester branché avant tout.

Accessoiriser, personnaliser cet objet devenu incontournable permet de le dédramatiser et de le rendre moins anxiogène. C’est la course à l’inventivité et à l’originalité: motifs, couleurs, avec ou sans message…si cela peut amener un peu de gaieté et un petit grain de folie, pourquoi pas! D’autant plus, que son port risque de durer un certain temps…

Que les fans d’Harry Potter se rassurent, une enseigne met en vente des masques aux couleurs de quatre maisons de l’école Poudlard: Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. A chacun ses goûts…

Certains créateurs ont pensé aux enfants et proposent des masques à colorier sur différents thèmes: princesse, châteaux ou petits monstres.

Le célèbre créateur de mode, Jean-Paul Gaultier ne pouvait rester de marbre devant cet objet utilitaire. Avec son équipe, il a donc réinterprété le petit accessoire à sa sauce haute couture.

“Bas les masques” surenchérit le créateur…

Certaines de ses créations trouveraient leur place sur n’importe quel podium de défilé de mode:

Des masques pour faire joli, ou pour s’amuser, d’accord, mais n’oublions pas l’essentiel: ils sont là pour nous protéger et protéger les autres, tant que durera cette crise sanitaire.

Les chiffes du confinement

Le confinement a permis des études chiffrées sur nos différents comportements. Elles prouvent que nous avons changé nos comportements dans les domaines du poids, de la lecture, de la cuisine, de la consommation, des projets immobiliers, entre autres…

Pendant le confinement, 57% des Français déclarent avoir pris du poids, 2.5 kilos en moyenne: 2.3 kilos pour les femmes et 2.7 kilos pour les hommes.

Pendant le confinement, la demande de poules pondeuses a explosé chez les particuliers. J’en fais partie, et ce n’est pas une toquade. L’explosion de la demande a été exponentielle. Avoir des poules, c’est déjà la certitude de manger des bons oeufs non industriels, de ne pas être en manque, d’être auto-suffisant. Est-ce le début d’une prise de conscience?

Le confinement a amené certains couples à prendre conscience que leur relation n’était plus viable. 4% des couples (soit un couple sur 10) envisagent sérieusement de rompre. 12% souhaitent de pas revivre une telle expérience similaire en couple.

Certains couples ont été soumis à rude épreuve, parfois confinés dans de tous petits espaces, au chômage partiel pour certains. Mais, pour 60% des couples, le confinement s’est bien passé!

Plus intimement, 8% des femmes ont abandonné le port du soutien-gorge depuis le début du confinement. Ce chiffre en dit long sur le poids des injonctions extérieures de certaines femmes en quête d’une libération, les seins libres.

En effet, ce sous-vêtement est décrié car il bloquerait la respiration, laisserait trop de marques et peut faire mal. Abandonner le soutien-gorge, c’est aussi la recherche de confort, de liberté. Pourtant, à sa création en 1889 par Herminie Cadolle, le soutien-gorge a été vu comme une révolution permettant aux femmes de se libérer des corsets très serrés.

Autre époque, autres mœurs….

Après le confinement, un Français sur 5 (soit 20%) souhaite changer de logement. Pour un Français sur 3, la présence d’un extérieur (balcon, terrasse ou jardin) est devenu un critère important. Les citadins rêvent d’un logement avec jardin.

Privées d’un espace extérieur pendant 2 mois de confinement, certaines familles ont trouvé l’atmosphère souvent pesante, surtout avec l’arrivée du printemps. Les gens ont envie de vivre mieux, dans plus d’espace, quitte à devoir changer de carrière professionnelle.

45% des Français se sont davantage tournés vers les produits d’origine française et 37% pour les produits issus des circuits courts et locaux. 53% ont favorisé les ventes directes auprès des producteurs. 63% des Français revendiquent même consommer le plus possible de produits locaux pour soutenir l’économie.

Consommer local est devenu une tendance pendant le confinement. Cette tendance sera-t-elle durable? La grande distribution, dans sa globalité étrangère à ce genre de pratiques, s’est donc tournée vers ce type de produits pour garder ses clients et s’est emparée du phénomène.

Un Français sur 2 aimerait basculer dans un monde où l’alimentation deviendrait 100% locale. Cela permettrait sans doute de rémunérer correctement et dignement, les producteurs, maraîchers et éleveurs en compensation de leur dur labeur.

En achetant dans les fermes, dans les marchés ou dans les paniers de producteurs, les clients parviendraient à faire émerger une autre logique de production et de distribution. Ne dit-on pas que le client est roi? Nous avons un réel pouvoir, alors tentons de l’utiliser à bon escient pour ce que nous mettons dans nos assiettes!

18% des Français ont arrêté de se raser pendant le confinement. 30% des Français se sont sentis libérés des impératifs de rasage et d’épilation par rapport au travail. 27% des hommes des hommes et 38% des femmes ont moins fait la chasse aux poils disgracieux pendant ces semaines.

4 Français sur 10 pensent diminuer leur budget consacré à l’habillement après le confinement. Ce secteur de dépense ne constitue plus une priorité, et c’est tant mieux. Le secteur de la mode est un de ceux qui pollue le plus dans le monde. Un vêtement est fait pour être porté longtemps, ça ne s’use pas comme cela…

Plus de 85% des familles aimeraient pouvoir vivre plus d’activités les réunissant. Le confinement a permis à beaucoup d’entre nous de redécouvrir certaines joies simples oubliées: jouer en famille.

Les familles ont pris goût aux activités ensemble, et c’est tant mieux. Les parents ont ressorti les jeux de société, ont fait jardiner les enfants, ont discuté aussi avec eux, ont cuisiné.

Les salariés en chômage partiel ont perdu, en moyenne, 410€ et 600€ pour 8 semaines de confinement. Cela concerne 6.6 millions de salariés, avec des disparités importantes selon les secteurs d’activité.

42% des Français ont consacré plus de temps à l’apéro qu’avant, pendant le confinement. Ils sont restés attachés à la sacro-sainte tradition. L’apéro du soir a été, pour beaucoup, un moment sacré.

62% des Français veulent plus de télétravail après le confinement. Le télétravail semble se généraliser, alors qu’avant, les managers voyaient cette pratique d’un mauvais œil. Certains employés ont apprécié cette pratique. Moins de trajets, moins de transport, moins de pollution, moins de stress…que des bénéfices!

37% des Français ont cuisiné plus de plats maison pendant le confinement. Ils ont ainsi modifié leurs habitudes alimentaires. Certains se sont découvert une passion pour le pain et les brioches maison, d’autres pour la pâtisserie maison. Espérons que cette nouvelle habitude s’installe durablement dans leur quotidien dans les mois à venir…

21% des hommes en couple ont davantage participé à l’élaboration des repas pendant le confinement. Mais, en même temps, 77% des femmes réalisent toujours les repas au sein de la famille, confinement ou pas…

41% des Français ont fait moins de sport qu’en temps normal pendant le confinement. Une étude a montré que les Français n’ont pas fait assez de sport. 19% n’ont pratiqué aucune activité. Certaines activités comme le jogging, ou le yoga ou la marche à pied ont eu le vent en poupe pendant 55 jours.

27% des fumeurs ont augmenté leur consommation de tabac pendant le confinement. Le confinement a été propice à certains excès. D’autres ont suivi bêtement des rumeurs, comme celle qui signifiait que les fumeurs n’attraperaient pas le virus!

Pendant le confinement, 5% des Français ont fait des rêves joyeux et réconfortants. La nuit, nous nous parlons à nous-mêmes. Pour Bernard Lahire, sociologue, il n’est pas étonnant que nous ayons plus rêvé en période de confinement. En fonction de ce que nous avons vécu, nous avons plus ou moins ouvert les malles de notre passé. Nous avons aussi été plus avec nos pensées, puisque les interactions sociales étaient limitées.

Les écrans ont accaparé les Français pendant le confinement. Ils ont passé en moyenne 4 heures 40 devant leur leur écran de télévision, par personne et par jour, soit 11 minutes de plus qu’en mars. Le temps accordé aux écrans a battu tous les records historiques pendant ces 8 semaines confinées.

62% des Français ont consulté leur smartphone encore plus qu’avant. Plus 40% chez les femmes et la tranche des 15-34 ans avec plus de 45%. Cet outil est devenu plus qu’indispensable pour s’occuper et pour communiquer avec les autres.

Les Français ont lu en moyenne 2.5 livres pendant le confinement. C’est énorme, sachant qu’en temps normal, 24% des gens lisent moins d’un livre par an.

La colère d’un écrivain

Pierre Lemaître est un écrivain et scénariste français né en 1951. En 2013, il a a reçu le Prix Goncourt pour son roman “Au revoir là-haut” et un César en 2018 pour l’adaptation de cette même oeuvre.

Pierre Lemaître

Pierre Lemaître, sur France Culture, a fait entendre son sentiment de colère au regard de la crise sanitaire mondiale que nous traversons. Il pense surtout à tous ceux qui ont mal vécu le confinement, de par les inégalités de toutes sortes – logement, précarité, culture…

Ceux qui ont pu bénéficier d’un peu de culture pendant des 8 longues semaines s’en sont mieux sortis que les autres. C’est-à-dire ceux qui avaient des livres, qui pouvaient écouter des podcasts, qui avaient les ressources intérieures et disponibles. Certains adultes ont décroché, bien moins équipés que d’autres.

L’écrivain a constaté qu’il avait dépensé moins pendant ces semaines, en argent et en énergie. Alors, comme il a gagné en frugalité, il va continuer sur cette lancée, ayant constaté qu’il avait encore des marges de manœuvre.

Il est en colère contre les politiques qui affirment, haut et fort, qu’il faudra travailler plus pour rattraper le retard de la France, qu’il faudra se priver de vacances, qu’il faudra faire repartir la machine économique. Il n’a absolument pas envie de voir repartir cette machine dont la crise a montré le mauvais fonctionnement.

Avec cette crise sanitaire, les gens ont prouvé qu’ils sont capables de consentir à des sacrifices quand ils ont l’impression d’être en danger. Pour l’écrivain, les efforts que les Français ont déployés contre ce virus, ce sont des efforts que nous pourrions déployer demain contre les gaz à effet de serre.

Il affirme le rôle de la littérature qui, plus que jamais, a son rôle à jouer pour nous aider justement à comprendre ce qui s’impose à nous, pour faire un certain nombre de choix. Il a envie d’aider les jeunes pour qu’ils se fabriquent leurs propres repères, pour leur laisser la place!

Voilà pourquoi Pierre Lemaître a envie de partager sa colère. Parce qu’il en a marre de voir des politiques qui culpabilisent les gens en permanence avec les services publics notamment: trop de médecins, trop de professeurs, trop d’infirmières, trop de fonctionnaires…

Il avoue être très en colère devant tous ces dirigeants qui ont réduit à néant l’hôpital en France pendant des années, qui ont privilégié les chiffres plutôt que l’éducation des jeunes, qui ont brisé le service public.

Un confinement tous les ans?

Faudra-t-il un confinement chaque année pour atteindre les objectifs climatiques? Une étude publiée dans “Nature Climate Change” donne le bilan précis du confinement: la mise à l’arrêt de l’économie a entraîné une baisse de 8.6% des émissions mondiales de CO2 dans le monde. La baisse est encore plus marquée en France!

Près de la moitié de l’humanité est restée confinée à domicile pendant plusieurs mois. Plus de voitures sur les routes. Plus d’avions dans le ciel. Usines à l’arrêt. Cela a mené à une chute radicale de la pollution. Soit une baisse de 1.048 millions de tonnes de C02 par rapport à la même période en 2019! A méditer!

Les frustrations permanentes révélées par la pandémie

La course effrénée à la technologie et l’accélération de nos vies quotidiennes nous ont éloignés de toute sensations d’ennui. L’ennui est fécond, car il ouvre à la création et permet d’échapper à la frustration permanente.

Le XXI siècle a balayé l’ennui de nos vies, avec ses grandes idées de développement et ses outils de loisirs à outrance. Il est difficile de lutter car nous avons des réponses immédiates et automatiques à tout. La technologie nous fait oublier que l’ennui est la voie royale vers la créativité et l’invention.

Notre siècle prétend nous amener au bonheur factice et à la perfection, qui dominent d’ailleurs les réseaux sociaux. Ces derniers ont banni les sentiments dits négatifs, car nous voulons y apparaître sous nos meilleurs jours. On en fait des tonnes pour être le meilleur et rivaliser avec les autres!

Les leçons du confinement

La crise sanitaire est-elle derrière nous? Est-elle au contraire encore devant nous avec une hypothétique deuxième vague, comme on l’entend à gauche et à droite? L’épidémie ralentit, mais la peur qu’elle suscite est encore bien présente, au point même de ralentir la reprise économique.

La peur du virus s’installe durablement dans tous les pays touchés par l’épidémie. La courbe des décès, fort heureusement, retombe, mais la courbe de la peur liée au virus, quant à elle, plafonne. Le besoin d’hyperprotection l’emporte pour l’instant sur le reprise économique.

65% des Français considèrent qu’il est préférable d’adopter un excès de précaution pour protéger la santé plutôt qu’un retour rapide à la vie normale pour protéger l’économie. En Espagne, 8 citoyens sur 10 font le même choix.

La France déconfine en couleurs -rouge ou vert- , réunions autorisées ou pas, établissements scolaires ou pas, en fonction de la couleur. A suivre…

La vision d’un écologue

La diversité du vivant nous nourrit, nous guérit, nous inspire: à la seule condition de la préserver! Malgré de multiples donneurs d’alerte, à commencer par le scientifique Aurélien Barrau, avant le confinement, nous allions directement droit dans le mur. Serait-il possible qu’un minuscule virus, probablement issu de chauve-souris, quelque part en Chine, devienne l’électrochoc dont l’humanité a besoin pour ENFIN infléchir sa courbe de développement?

Gilles Boeuf, professeur émérite à l’université de la Sorbonne à Paris, offre sa vision du jour d’après. Il confirme, bien sûr, que nous sommes, de par nos comportements, inconséquents et irresponsables, en train de nous enfoncer dans des sables mouvants, car nous faisons tout pour disparaître, sans nous en apercevoir!

Gilles Boeuf

Déjà dans les années 60, certains penseurs, comme Rachel Carson ou Jean Dorst, avaient commencé à alerter sur notre société. Le scientifique questionne: allons-nous continuer à nous suicider à petits feux et à continuer comme avant?

Il crie haut et fort que l’enseignement de l’écologie, de la science écologique, à tous les niveaux de l’éducation est indispensable. Cette science relie tous les êtres vivants, des humains aux animaux, des arbres aux champignons, des bactéries aux plantes.

Nous constatons tous trop de destructions des écosytèmes, d’artificialisation généralisée des sols, des pollutions innombrables de nos sols, des rivières, des fleuves, des océans, de l’air, et pas uniquement avec les déchets plastiques, mais aussi avec les métaux lourds, avec les perturbateurs endocriniens, les pesticides divers, les disséminations anarchiques partout d’espèces vivantes invasives, la surexploitation des ressources tant minérales que vivantes, dans la forêt tropicale ou dans les océans par la pêche industrielle.

Nous vivons tous cet effondrement de la biodiversité et cette accélération effrénée du changement climatique. Le mois de mars 2020 est à nouveau le plus chaud jamais vécu depuis le début des enregistrements!

Dominique Méda spécifie que la reconversion écologique de nos sociétés apparaît donc non seulement comme le seul moyen d’éviter une dégradation inimaginable de nos conditions de vie, mais aussi comme une manière radicale de repenser le travail et l’emploi.

Dominique Méda

Le défi est lancé!L’actuelle pandémie qui se propage comme une traînée de poudre saura-t-elle convaincre les humains que nous sommes que le respect envers les animaux, les relations respectueuses entre humains et non-humains, est la voie de la sagesse pour l’humanité et les autres habitants de la Terre, qui ont tout autant qu’elle le droit d’y vivre leur vie?

Pendant ce confinement, certaines et certains auront sans doute repensé la manière dont elle et il interagit avec les autres animaux, ses relations avec le vivant, et à l’impact de ses actions quotidiennes sur l’avenir du vivant!

Le vivant est présent sur Terre depuis près de 4 milliards d’années, c’est-à-dire, bien avant l’apparition de l’homme sur la planète. Aujourd’hui, quand elle est suffisamment préservée, la diversité du vivant nous émerveille, nous nourrit et nous guérit. Nous oublions en permanence que nous ne sommes que eau et cellules!

Quand ça va trop vite…

Nous ne prenons plus le temps de sentir, de réfléchir, plus le temps d’aimer. En cause: le travail, les enfants, les courses, les repas, les amis, la famille, les lectures en retard, les papiers qui s’accumulent, les loisirs, etc. Trouvons-nous encore le temps de sourire?

C’est grave!

Prendre du temps, prendre notre temps est un tremplin pour mieux réussir à faire ce que nous souhaitons ou devons réaliser. Au fond de nous, nous avons besoin d’autres choses que d’aller vite, toujours plus vite, encore plus vite! Nous avons profondément besoin de pouvoir vivre à notre rythme!

C’est à mettre en place tout de suite, c’est l’urgence absolue!

Des romans de science-fiction à découvrir ou à redécouvrir

“Les Chroniques martiennes” de Ray Bradbury:

Ray Bradbury

C’est un livre que même ceux qui n’aiment pas la science-fiction aimeront quand même. C’est un recueil de nouvelles philosophiques, magnifiquement écrites sur la colonisation, puis l’abandon de la planète Mars par les humains.

Ubik” de Philip K.Dick:

Philip Dick

Ce roman met en scène des pays et des anti-psys, dans une société de consommation poussée à l’extrême.

Demain les chiens” de Clifford D.Simak:

Clifford Simak

Ce livre est une suite de 8 nouvelles, comme une fable philosophique humaniste et pleine d’humour.

“L’oreille interne” de Robert Silverberg:

Robert Silverberg




Dans ce roman, un télépathe perd peu à peu son don et avec lui, une part de lui-même. C’est la bouleversante histoire d’un homme extraordinaire contraint de devenir ordinaire.

Les furtifs” d’Alain Damasio:

Alain Damasio

Ce roman met en scène, dans un futur très proche et une société où chacun est pisté en permanence, des êtres mystérieux qui savent échapper un contrôle généralisé. Une interrogation glaçante de nos sociétés de surveillance.

Des chansons à découvrir ou redécouvrir

Au voleur” de Charles Aznavour:

Si tu me payes un verre” de Serge Regianni:

Le garçon triste” d’Isabelle Boulay:

Combien de temps” de Stephan Eicher:

En guise de conclusion

Le monde est beau, mais on a tout marchandisé. Pour notre propre perte. Le monde autour de nous et à nos pieds est fascinant. A mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’autres, il est ridicule de dépenser des milliards pour aller explorer Mars pour savoir s’il y a vraiment une bactérie ou de l’eau sur cette planète. Cela n’a aucun sens!

Notre monde n’est pas infini. On s’est leurrés à le croire infini. On est un grain de poussière dans le cosmos. On est juste une petite particule dans l’univers, une particule bizarre car il y a la vie dessus!

Notre monde se révèle comme inexploré: que connaît-on des êtres vivants qui peuplent notre planète? On n’a rien compris à rien. Mais, on a juste besoin d’audace pour renverser la vapeur!


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

1 commentaire

lucette smits · 1 juin 2020 à 14 h 14 min

Rien à ajouter, mes convictions sont à la même hauteur que les tiennes. Merci, j’ai découvert la chanson de Serge Regianni, le petit garçon triste. C’est magnifique à écouter…

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