Ça y est, le mot “croissance” est de retour. “La croissance paiera la dette”, entend-on. Les Français ont mis de côté des milliards d’euros pendant le confinement. Cette cagnotte attire les convoitises, et on nous pousse à la consommation. De nouveau!

Il est fort à parier que les habitudes d’avant le confinement vont revenir en force, en balayant toutes les attitudes positives et les changements que nous avions mis en place pendant 8 semaines de confinement.

Alors, à quoi bon, me direz-vous, continuer à défendre certaines valeurs, alors que le monde trépidant trépigne autour de nous pour redevenir comme avant?! Je ne cesserai pas, en tout cas, de défendre certaines valeurs et tenter de les répandre autour de moi pour faire évoluer les choses!

On va dans le mur

Pouvons-nous tirer des leçons de la crise du coronavirus? Vient-elle confirmer les thèses des collapsologues? Des solutions contre l’effondrement de nos sociétés existent-elles? Cyril Dion, réalisateur, poète et militant écologiste, répond à ces questions.

Cyril Dion

Cyril Dion a coréalisé avec Mélanie Laurent le film “Demain”, lien que je vous ai laissé dans le Journal de déconfinement-semaine 4, pour le visionner. Comme nous autres, il a constaté la baisse des émissions de gaz à effet de serre pendant le confinement. Pour la première fois, nous avons respecté les Accords de Paris.

La décroissance, tant souhaitée par les écologistes, n’est pas encore arrivée. Les capitalistes, pendant le confinement, ont projeté leurs fantasmes de libéralisme et de surveillance généralisée. Nous, nous souhaitons un monde en dehors de toutes ces projections. Nous avons une grande capacité à rêver et à imaginer notre futur, ce qui nous donne l’énergie pour le construire.

Les collapsologues, à cause de la biodiversité qui s’écroule, à cause des espèces qui disparaissent plus vite que la normale, à cause du réchauffement climatique qui dérègle la vie sur Terre, affirment haut et fort que nous ne serons plus bientôt capables de produire suffisamment de nourriture, à acheminer assez d’eau et de faire fonctionner les réseaux de transport et d’énergie.

Cyril Dion et Mélanie Laurent

Les collapsologues affirment que l’eau pourrait cesser de couler du robinet dans un certain nombre de villes, que nous serions plus capables de faire rouler les camions ni de faire voler les avions, pour acheminer de la nourriture dans les supermarchés. En un mot, un effondrement de notre civilisation!

Selon Cyril Dion, la crise du coronavirus nous a permis de voir que nos sociétés étaient fragiles. Nous avons pu constater à quel point nous avions besoin de la croissance et de l’activité économique. Nous avons pu toucher du doigt à quel point il suffit de pas grand chose pour “gripper la machine”.

Nous n’étions pas préparés à affronter la crise que nous avons vécue. Ce fut un choc à la hauteur de notre impréparation. C’est la même chose avec la crise climatique: depuis des décennies, des spécialistes nous alertent sur ses conséquences.

Cyril Dion dit que nous serons contraints à une certaine décroissance, malgré ce que de nombreux libéraux continuent de penser. Nous ne pouvons pas continuer à fonctionner dans un système aux ressources naturelles limitées avec une croissance économique infinie. C’est purement impossible!

Si tous les êtres humains se mettent à vouloir vivre comme les Occidentaux, nous courons à la catastrophe. Car nous avons le mode de vie le plus consommateur de ressources de la planète.

Si nous voulions respecter les Accords de Paris, si nous voulions rester dans les limites de ce que le climat peut supporter comme gaz à effet de serre, il faudrait que nous émettions seulement 2 tonnes d’équivalent carbone par an par habitant. Or, un Français en consomme 11 tonnes. Il faudrait donc quasiment diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 6.

Aujourd’hui, la tendance en Chine, en Inde, en Amérique du Sud, c’est d’aller vers ces 11 tonnes. Les Américains et les Chinois sont déjà au-delà!

Sur tous les indicateurs concernant la déforestation, la qualité des sols, la vie dans les océans, le nombre d’espèces et la biodiversité, nous indiquent que nous sommes déjà en train de franchir les lignes et d’épuiser la nature plus vite qu’elle n’est capable de se régénérer.

De quoi avons-nous besoin? Nous avons besoin que nos territoires soient capables de produire l’alimentation plus près là où nous consommons. Il nous faudrait un maximum de paysans, de petites fermes autour des bassins de population. Il faudrait que nous soyons capables de produire de l’énergie, et plutôt de l’énergie renouvelable, là où nous habitons. Nous devons relocaliser une partie de notre économie aussi et qu’elle soit tournée vers les besoins essentiels des personnes.

Nous devrions agir en sorte de ne plus être dépendants des grandes multinationales, qui fragilisent notre capacité à produire un certain nombre de choses. Nous devrions cesser de vouloir de la croissance en permanence, car nous savons que ce n’est pas soutenable.

Favoriser la biodiversité

Les jardins ou les balcons sont fleuris et les insectes s’en donnent à cœur joie. Mais, nous pouvons tous pousser plus loin la biodiversité pour faire revenir et attirer plus d’insectes: c’est possible avec des gestes simples!

Planter des fleurs mellifères attire les abeilles. On peut trouver des petits sachets de ces fleurs dans toutes les jardineries qui se respectent. Je parle là de fleurs sauvages, notamment des vivaces, qui abondent en pollen et nectar. En variant les espèces dans nos jardins, nous pourrons admirer ces fleurs de mars à septembre.

Nous pouvons aussi construire un refuge ou hôtel pour insectes. La faune qui pourra se réfugier dans un tel endroit est très utile pour les potagers, les vergers et les jardins tout court.

Nous pouvons aussi récupérer un maximum d’épluchures de la cuisine pour fabriquer un bon compost. Nul besoin après d’acheter de l’engrais: celui-ci est naturel et vous aurez la satisfaction d’un produit fait maison! En créant votre propre compost, vous limiterez vos déchets!

Pourquoi désirons-nous arracher les mauvaises herbes? Elles font partie de la chaîne alimentaire des espèces très utiles au jardin. Nous pouvons en conserver quelques-unes si elles ne sont pas invasives – comme les orties ou les fougères- sans transformer notre jardin en jungle.

Bien évidemment, personne n’utilise plus de produits chimiques dans les jardins. Ces produits, vous le savez, sont néfastes pour la faune et la flore et contribuent à polluer l’environnement. Pour enrichir votre sol, préférez le compost fabriqué par vos soins!

En dehors des hôtels à insectes, vous pouvez installer des nichoirs pour oiseaux, voire une mare pour les grenouilles ou les hérissons, si vous leur laissez un tas de bois ou de pierres. Quelques couleuvres ne sont pas nocives dans les jardins, loin de là: elles vous débarrassent des rongeurs!

Il est également conseillé de ne pas trop tailler les haies car de nombreux oiseaux ou d’autres espèces y construisent leur nid. Certains petits mammifères s’y nourrissent et s’y installent. Taillez plutôt vos haies en automne!

Sous vos haies, installez des petits tas de branches qui pourront servir d’habitat pour les petits insectes, mais aussi pour les petits mammifères, comme les hérissons ou muscardins.

Des muscardins

Vous pouvez aussi laisser un petit espace dans votre jardin que vous ne tondez pas. Une sorte de prairie fleurie va ainsi émerger. De ce fait, les oiseaux et les insectes qui nichent au sol apprécieront ce coin naturel.

Un jardin n’est pas une boîte de nuit: aussi, il est nécessaire de limiter la pollution visuelle et sonore. Les bruits et la lumière artificielle peuvent être nocives pour la biodiversité, en perturbant leurs cycles et en affaiblissant ainsi leur protection vis à vis de leurs prédateurs.

En préférant un jardin sobre, vous pourrez aussi admirer le magnifique ciel étoilé lors de vos soirées d’été en extérieur!

Vers un monde habitable et désirable

Après la crise sanitaire que nous avons subie de plein fouet, il serait bon de nous outiller pour interroger les causes et les effets de la pandémie pour préparer, inventer le monde d’après.

Mais, avant cela, il nous aussi penser le présent: prendre soin de nous, de nos proches et par voie de ricochet, du monde, pour éviter qu’il ne redevienne le “monde d’avant”. Cette pandémie nous a révélé que la vie humaine est fragile, que des menaces existent et pèsent sur l’espèce humaine.

Malgré la crise économique qui se profile, s’ajoutant à la crise écologique en cours depuis de nombreuses années, certaines entreprises géantes de l’Internet s’enrichissent encore plus, et ce, depuis le début de l’année.

Avec de telles pratiques, penser à un autre monde paraît compromis. En effet, toutes les menaces présentes avant l’arrivée du virus semblent s’accélérer: nos sociétés de plus en plus de numériques jusqu’à nous contrôler à notre insu, le solutionnisme technologique à tout va, etc.

Comment sortir d’un capitalisme monétaire où l’argent règne en maître absolu? La transformation du monde de demain ne se fera pas en 6 mois, mais sur une perspective de 30 ans au moins, selon certains spécialistes. Il faudra sans doute une génération complète pour en voir les effets et cela se fera forcément avec quelques effets collatéraux !

Patricia Darré, dans son nouveau livre “Survivre dans le tumulte” aux éditions Michel Laffont, propose des idées et des solutions pour cesser de courir après le temps, maître de nos sociétés après l’argent.

En effet, nous sommes nombreux à nous plaindre du manque de temps pour faire ceci ou cela. Pourtant, au lever du jour, chacun a 24 heures pour accomplir sa journée. Nous disposons en plus (et en nombre important par rapport à nos grands-mères) d’un nombre conséquent de moyens de gagner du temps (appareils ménagers, facilité de communication…).

Jamais auparavant nous ne nous sommes autant plaints de manquer de temps. Comment cela se fait-il? Utilisons-nous mal le progrès? Gérons-nous mal notre temps? Cela finit par perturber notre énergie, nos émotions, notre moral et notre santé.

A la longue, cela engendre des effets désagréables et durables: migraines, troubles de la vision ou de l’humeur, langueur inexplicable. C’est pénible, mais pas dramatique. Des changements en profondeur sont en cours, et les humains doivent s’y habituer pour survivre au tumulte qui, aujourd’hui, agite notre monde. Nous devons nous adapter, comme nos ancêtres l’ont toujours fait! Personne ne nous oblige à devenir des êtres robots non pensants! Nous devons surtout pour éviter cela, nous recentrer sur nos valeurs profondes qui constituent notre entité d’êtres humains!

Des écrivains et le virus dans nos têtes

Le virus a infecté nos esprits, encore plus que nos corps. Les répercussions psychologiques de la pandémie -angoisse de la maladie, malaise du confinement, peur de l’avenir- prennent plusieurs formes.

Le problème de se concentrer longtemps sur une seule tâche est une des conséquences psychologique du confinement. Pour certains, leur vie tournait exclusivement autour de la pandémie, y compris pour des écrivains de renom.

Voici ce qu’a écrit Joyce Carol Oates dans le quotidien Libération:

“D’ordinaire si prévisible, immuable et agréable (enfin, jusqu’à un certain point), ma vie est devenue aussi bringuebalée qu’un wagon de montagnes russes lancé à tombeau ouvert. Incapable de travailler ou, disons, de trouver la concentration nécessaire à la préparation de mon travail, me voici en proie aux mails, textos et autres coups de fil intempestifs m’apportant leur lot de nouvelles « croustillantes », quelques infimes lueurs d’espoir pour un surcroît d’horreur : 76 000 morts du coronavirus aux États-Unis, et le compteur qui n’en finit pas de tourner”.

Joyce Carol Oates

Douglas Kennedy, un autre écrivain américain de renom, décrit les mêmes symptômes d’une certaine agitation mentale. Voici ce qu’il a dit au quotidien Le Monde:

“En ce moment, à peu près tous les gens que je connais ont des problèmes de sommeil. Des amis avocats. Des amis médecins. Des amis professeurs d’université. Des amis anciens golden boys à Wall Street. La femme qui m’a coupé les cheveux l’autre jour, ici, dans le Maine (où les coiffeurs ont été déclarés « services essentiels » et ont pu rouvrir… avec masques obligatoires pour tout le monde). Tous m’ont parlé de leurs insomnies. Quant aux gens autour de moi qui sont dans des relations de couple bancales ou dans des familles à problèmes, le confinement s’apparente pour eux à cette vision de l’intimité quotidienne digne d’August Strindberg [le dramaturge suédois, 1849-1912] : un supplice en forme d’impasse sans issue possible… car il n’y a en effet nulle part d’autre où trouver refuge”.

Douglas Kennedy

Nous le savons tous, la crise sanitaire a généré de l’anxiété. Etre confinés dans notre nous s’est apparenté à un cocon protecteur. Le déconfinement, pour certains, peut alors provoquer de l’angoisse.

Le philosophe Charles Pépin considère enfin, dans La Croix, qu’il faut réapprendre la leçon des stoïciens : “La seule façon de dissiper l’angoisse est d’apprendre, comme le faisaient les stoïciens, non seulement à apprivoiser l’incertitude mais aussi à l’aimer”.

Charles Pépin

Le syndrome du poisson rouge

Le poisson rouge se caractérise par une capacité mémorielle extrêmement limitée. Cela implique que « tout est nouveau pour lui ». Le poisson rouge tourne et vire dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Toutes les huit secondes, sa mémoire s’efface.

Ce syndrome du poisson rouge nous a envahis pendant le confinement, et depuis, du fait d’entendre, à longueur de journée, tout et son contraire. Nous avons essayé de comprendre, avant de faire et de refaire des tours incessants dans nos aquariums, confinés.

Alors, nous nous répétons les mots, nous cherchons les définitions de certains. Nous tapons sur nos claviers, nous cliquons, puis passons à autre chose. Nous avons juste le temps de lire ou d’écouter, rapidement, sans forcément tout comprendre. Nous avons 9 secondes de capacité d’attention: 1 seule seconde de plus que le poisson rouge!

Tout devient incohérent. Nous nous agitons. Nous brassons du vent. Nous faisons du bruit pour rien. Plus ça va, plus notre cerveau se vide, notre mémoire se dilate et se fracture.

George Orwell écrivait: « Qui contrôle le passé contrôle l’avenir ».

George Orwell

Le syndrome de la cabane

Pour certains, le confinement a été plus agréable que le déconfinement. Le 11 mai 2020 n’a pas été une libération pour tous. Certains n’ont pas eu envie de sortir de chez eux. J’en ai fait partie. Nous avions envie de rester dans notre cocon. Viscéralement!

Cela s’appelle le syndrome de la cabane. Ce n’est absolument pas un trouble psychologique nouveau. Ce n’est même pas une notion qui existe en psychiatrie. Nous nous sentions protégés chez nous, dans notre univers douillet, pendant 8 semaines, loin du regard des autres.

Tout le monde a envie de vivre dans une cabane, dans un endroit en retrait, agréable, loin du monde, des obligations et des contraintes, en sécurité. Cela fait rêver! Dans la littérature, Henry Thoreau incarne particulièrement cette vision idéalisée de la vie dans les bois.

Henry Thoreau

En 1844, cet écrivain américain a choisi de s’installer dans une cabane au fond des bois. Il y a passé plus de 2 ans. Son expérience a abouti à un livre, “Walden“, considéré comme un texte fondateur de la pensée écologique.

Henry Thoreau, qu’on se le dise, vivait pas trop loin de la ville de Concord dans le Massachusetts, dans laquelle il se rendait régulièrement. Il recevait aussi des visiteurs dans sa cabane au fond des bois.

Vivre dans une cabane peut être bénéfique pour s’occuper de soi. Pour une faire une pause dans sa vie. Mais, la vraie vie n’est pas dans une cabane. Le secret d’une vie équilibrée réside dans l’alternance des temps d’intériorité et d’extériorité.

S’isoler fait du bien car cela permet un repli ressourçant. Nous avons tous besoin de notre cabane intérieure, mais aussi des autres, qui vivent dans la réalité et qui donnent du sens à notre vie.

La parole de Boris Cyrulnik

Pour le célèbre neuropsychaitre, nous ne vivons pas une crise, mais plutôt une catastrophe. Le sens de ce mot en grec ancien est ‘renversement, tournant’. La catastrophe suppose de reprendre son développement dans une toute autre direction.

Boris Cyrulnik

Le médecin pense que nos pratiques culturelles vont évoluer, en accordant peut-être plus de place au lien social, en espérant que cela permette aussi de changer notre rapport au reste du monde du vivant. Il est persuadé que nous préparons une 6e extinction de masse.

Pour lui, nous vivons cette pandémie forte parce que nous avons oublié que nous faisions partie du monde vivant, que nous partagions la planète avec les animaux. Nous avons cru, à tort, que nous étions une espère à part, au-dessus de la condition naturelle.

Or, nous avons les mêmes besoins que les animaux. Nous sommes régis par les mêmes principes que tous les animaux sexués. Nous détruisons les écosystèmes des animaux sauvages. Nous produisons des élevages intensifs. Nous massacrons le monde vivant, mais nous avons oublié aussi que, peu à peu, nous partons avec lui.

Nous avons aussi cru que, pendant 70 ans, les épidémies appartenaient au passé. Nous nous rendons compte que l’hyper-technologie ne nous en protège pas. Au contraire: elle crée même les conditions de sa propagation accélérée, avec les transports rapides.

Nous avons oublié que toutes les épidémies de virus – les pestes bacillaires, la tuberculose, le choléra, la syphilis, …- sont parties des animaux. C’est notre monde humain qui les a ensuite distribuées sur la planète entière. C’est un processus qui se répète régulièrement!

Le nouveau roman de J.K Rowling

La célèbre romancière de la sage Harry Potter, a mis gratuitement en ligne, en français, sur son site, les chapitres de son nouveau conte de fées The Ickabog.

The Ickabog est un conte de fée qui se déroule dans un pays imaginaire. Il s’adresse aux enfants de 7 à 9 ans, mais peut être apprécié par toute la famille. J.K Rowling a écrit ce conte il y a plus de 10 ans pour ses jeunes enfants. Elle a décidé de partager le conte préféré de la famille pour divertir les enfants, les parents et les soignants confinés à la maison pendant la période de confinement du Coronavirus.

Les succès littéraires du confinement

Certaines oeuvres littéraires ont agi comme une valeur refuge. “La Peste” d’Albert Camus remporte sans doute la palme. Les gens se réfugient dans les classiques quand tout est bouleversé.

Après les attentats de Paris en 2015, ils ont redécouvert “Paris est une fête” d’Ernest Hemingway. Après l’élection de Donald Trump en 2016, “1984” de George Orwell a vu ses ventes décoller.

Que pensons-nous trouver comme recette dans les livres pour aller mieux? Les classiques feraient-ils autorité? Qu’attendons-nous des livres? Les livres classiques seraient-ils devenus une valeur refuge? Détiennent-ils un secret?

En guise de conclusion

Le monde doit changer, entend-on partout! OUI, mais aux Etats-Unis, les Afro-américains subissent encore et toujours le racisme, malgré la lutte pour les droits civiques enclenchée par Rosa Parks et poursuivie par Martin Luther King dans les années 60.

Tout est figé sur le papier et dans les lois. PAS DANS LES FAITS! QUELLE HONTE!

Le monde est encore plus fou qu’avant le confinement, les gens plus agressifs et haineux, impatients, mais pour faire quoi? Juste parce qu’ils ont été confinés deux petits mois! La belle affaire…Cette période, qui aurait pu être bénéfique à beaucoup, se révèle être une déception.

Que de belles paroles, que de belles pensées, que d’envies…déçues et qui n’aboutiront à presque rien. Quant à moi, j’avais décidé d’aller jusqu’à l’épisode 8 de ce journal du déconfinement. J’arrête là au bout du 5e numéro, les recherches et informations intéressantes se raréfiant. C’est, dirons-nous, la disette, comme avant…Je préfère arrêter là mes digressions plutôt que de me répéter et de ressasser…

J’aurais beaucoup appris en espérant avoir transmis un peu!

Je vous remercie sincèrement de m’avoir suivie tout au long de ces longues semaines confinées et déconfinées…


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

2 commentaires

Nicole Leclercq · 15 juin 2020 à 13 h 13 min

Je vous remercie pour les choses, les auteurs-traces découverts-tes, et pour votre côté positif et néanmoins réaliste, les choses que vous faites pour tenter de changer ce qui peut, ce qui devrait être.
Personnellement, je croyais peu au changement de mentalités après cette pandémie, tant que du côté des financiers que du côté des citoyens, ce mot tellement galvaudé, tout est marchandise dans ce monde-ci.
Je me considère comme une pessimiste gaie et pourtant la révolte gronde encore en moi.
Merci Chère Laurence. Nicole

lucette smits · 15 juin 2020 à 14 h 46 min

Merci Merci Merci pour toutes ces recherches, les prises de positions, ne pas avoir tergiverser devant ce drame.
Pour ma part, ma vie était simple avant avant le virus, elle continuera de l’être après. Je suis d’une autre génération où l’abus, l’excès en tout genre ne m’ont jamais perturbée, ni attirée. Donc je resterai toujours dans la sobriété, en pensant tout de même que la majeure partie de l’humanité tirera une leçon positive de leur surconsommation… Encore MILLE MERCIS

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