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J’achète beaucoup de livres en rapport avec l’écriture ou la langue française. Pour cet article, j’ai déniché un livre sur la grammaire de la langue française. Je vous rassure, je ne vais pas vous faire un cours sur la grammaire. Non, pas du tout et loin de moi cette idée. Quoique…

Le livre sur lequel je me base cette semaine a été écrit par des passionnés: une professeure agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal et un agrégé et docteur en histoire, Xavier Mauduit. Il ont déjà publié plusieurs ouvrages, l’une sur son amour de la langue française et sur l’Antiquité, l’autre sur l’histoire, notamment sous formes de chroniques sur France Inter.

La langue française possède une grammaire bien compliquée, qu’il faudrait étudier en permanence. Une sorte de formation continue de la grammaire serait profitable pour toutes et tous. Ce livre, écrit à deux mains, est une déclaration d’amour à la langue française. Ni plus ni moins!

Je comprends bien votre question et elle est légitime. Mais, la grammaire fait bien partie de la langue française, non? Et nous utilisons bien la langue française pour écrire, non? Alors, pourquoi ce rejet de prime abord avec le titre de cet article? On ne peut écrire correctement sans posséder un minimum de connaissances de notre langue. Et vous serez d’accord avec moi que le français est une langue bien compliquée, que nous aimons certes, mais avec laquelle nous avons bien du mal à nous accorder.

Une fois que nous quittons l’école, nous ne voulons plus entendre parler de la grammaire ou de l’orthographe. D’accord, mais comment faites-vous pour écrire correctement alors? Juste avec vos souvenirs, qui se rouillent de plus en plus au fil du temps? Lire ne suffit pas quand on veut avancer dans l’écriture. Il faut se confronter avec les règles. C’est comme un combat entre deux boxeurs, sauf que l’un des combattants a le pouvoir avec toutes ses règles, parfois absurdes et contraignantes.

La grammaire n’est pas un gros mot, ni un vain mot d’ailleurs. Savez-vous que le mot ‘grammaire’ a la même origine que le mot ‘grimoire’? Serait-il possible que notre grammaire soit d’origine magique? Cela expliquerait bien des choses. Comment peut-on remonter aux sources de la grammaire? Qui a décidé de certaines règles et pourquoi? Le but de cet article n’est pas de répondre à ce genre de questions, mais de déclamer notre amour pour la langue française. Le français ne serait-il pas la langue la plus sexy au monde?

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Toutes et tous, nous aimons le français. C’est une langue sexy et charnelle qui s’écrit avec une foule de fascinants personnages, selon les dires de Laure de Chantal et Xavier Mauduit. Je me base sur leur livre, “Notre grammaire est sexy” pour écrire cet article.

Nous parlons toutes et tous une langue admirable et monstrueuse à la fois, mais que nous adorons. Elle est la seule qui comporte plus d’exceptions que de règles, ce qui la rend si difficile, si terrifiante, si attrayante, tout ceci à la fois. Elle nous fait aussi peur à cause de sa logique, aussi obscure qu’implacable, qui se perd dans la nuit des temps et dans les pages des précis de grammaire.

Textos, mails, réseaux sociaux, l’essentiel de la communication professionnelle et personnelle, de nos jours, se fait par écrit. Comment pourrions-nous laisser nos propres mots, notre langue, prendre la poussière dans notre bouche? Nous ne savons plus quoi dire, comment le dire et surtout comment l’écrire. Alors, nous nous cachons derrière des formules toutes faites, nous incriminons le correcteur orthographique et nous laissons notre langue maternelle devenir une langue morte, alors même que nous l’aimons.

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Notre langue devient semblable à ces héroïnes de contes de fées, emprisonnées ou endormies, attendant, immortelles, un prince des poètes, parfois un prince des rues. Pour se l’approprier, pour la prendre et l’apprendre, il n’y a pas d’autre issue que de la décorsetter.

Le français est le fruit d’une longue histoire, dont il conserve les traces et les héritages. Tout a commencé par l’enchevêtrement de deux langues, le gaulois et la langue latine. Les Gaulois utilisaient une langue qui ne disposait pas d’alphabet. Elle n’était que rarement écrite. Elle empruntait alors des lettres étrusques, grecques ou romaines. Jules César arriva en gaule au Ier siècle après Jésus-Christ (JC). Il savait, lui, que la maîtrise de la langue, de son vocabulaire, de ses subtilités, était signe de pouvoir.

Avec les Romains, devenus maîtres de ce territoire qu’ils appellent la Gaule, la langue latine s’impose pour le commerce, l’administration et l’armée. Elle est facilement adoptée, car elle est davantage unifiée que les nombreux dialectes gaulois. Souvent, elle se trouve mélangée à la langue locale: parler gallo-romain couvre des réalités bien différentes.

En plus des racines gauloises et romaines, notre langue comporte aussi du grec, sans compter tous les parlers qui pouvaient se côtoyer sur les bords de la Seine. Les Gaulois se sont mis à parler le latin vulgaire, celui des rues. Puis, les Francs ont débarqué, avec leur parler, le francique. Puis, de nombreux peuples sont venus de l’est, les Huns et les autres, avec leurs langues étranges et exotiques.

Deux des petits-fils de Charlemagne, en 842, Charles le Chauve et Louis le Germanique prononcent les Serments de Strasbourg, considérés comme le premier texte en langue romane, ancêtre du français. Dans ce vaste territoire, les uns écrivent en langue germanique, les autres en langue romane. De tout ça naît l’ancien français.

A force de rencontrer ds gens qui ne parlaient pas comme eux, nos ancêtres ont enrichi leur vocabulaire, mais aussi leur grammaire. L’ancien français devient langue d’oïl dans le Nord, quand il est d’oc dans le Sud. Le métissage se poursuit. En 1163, lors de la construction de Notre-Dame de Paris, les substrats gaulois, latin, grec et germanique, sont toujours présents dans notre langue.

C’est au XVIe siècle que la grammaire devient une science, un art, au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Un tas d’ouvrages sont alors rédigés traitant de notre langue. Et comme nous ne sommes pas rancuniers face à nos ennemis de l’époque, c’est grâce à John Palsgrave, un Anglais, que nous devons l’une des premières grammaires du français, “Lesclarcissement de la langue francoyse”, 1530.

La renaissance de la langue au XVIe siècle permet au roi François Ier d’imposer que tous les actes administratifs soient rédigés en français par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Il souhaite surtout que les actes administratifs ou juridiques soient compréhensibles de tous.

Au fur et à mesure que le roi impose son pouvoir sur la France, il souhaite codifier la langue afin d’unifier le pays. C’est en ce sens que l’Académie française est fondée en 1635. Depuis, elle publie et polit son dictionnaire, dont nous lisons aujourd’hui la 9e édition. Les grammairiens commencent alors à se lancer dans des combats dont nous avons peine à imaginer la violence, car, à leurs yeux, il fallait figer une langue qui se voulait parfaite et universelle – le français était à l’époque la première langue internationale.

La langue française n’est pas née d’un bloc en un claquement de doigts. A part les langues inventées de toutes parts, comme l’espéranto de Ludwik Zamenhof ou les langues de la Terre du Milieu de J.R.R Tolkien, l’évolution d’une langue est un très long processus.

“Le Petit Prince” de Saint-Exupéry en espéranto à gauche Crédit photo: creleco.seriot.ch

Une des particularités les plus spectaculaires du français, et qui fait s’arracher les cheveux à celles et ceux qui l’étudient- c’est que notre langue regorge de lettres muettes, de pauses silencieuses dans la prononciation et la compréhension. C’est bien la signature du français. En français, par exemple, pour signifier un pluriel, pas de simples -i comme en italien ou de -os comme en espagnol, mais une seule lettre, -s ou -x, qui ne s’entend jamais.

Les lettres muettes ne se prononcent pas, mais elles signalent une famille: par exemple ‘petit’ prend un -t, pour l’associer aux mots de la même famille comme ‘petitesse’. Deux lettres suffisent pour dévoyer ‘vis’ ou ‘vice’, ‘chic’ ou ‘chique’. Le français compte 1200 homophones.

Les homophones peuvent aller par 3, “compte, conte, comte”, ou par 4 “chair, cher, chaire, chère”, ou par 8 avec le son ‘o’: oh, ho, ô, hauts, eau, jusqu’aux os, aulx (pluriel de ‘ail’). Presque toutes les lettres de notre alphabet peuvent être des hompohones, sans parler des homographes et des homonymes.

La lettre ‘e’ est la championne toutes catégories du jeu de cache-cache des lettres, qui existe en français. C’est la lettre la plus fréquente de notre langue, mais aussi la plus discrète puisqu’elle n’est jamais jamais accentuée, sinon elle devient ‘é’. Dans bon nombre de cas, cette lettre s’entend à peine, voire elle ne s’entend pas du tout. Elle se prononce ou non en fonction du reste de la phrase.

Toutes ces lettres muettes démontrent la beauté de l’inutile, propre à notre langue. Elles portent le sceau silencieux d’une origine lointaine, souvent latine. Ces lettres muettes sont les dents de sagesse du vocabulaire. Ainsi, le mot ‘doigt’ arbore fièrement le ‘g’ muet, vestige de son lointain ancêtre ‘digitus’. De même le ‘corps’ et le ‘temps’ avec ‘corpus’ et ‘tempus’. Ces raisons sont historiques.

La plupart des langues issues du latin ont fait table rase de ces vestiges orthographiques en adoptant des réformes qui ont visé à simplifier l’orthographe, comme l’espagnol et l’italien. Pas le français, ou alors si timidement, ce qui le rend si difficile à écrire, mais si fascinant! Je vous invite à écouter avec attention ce sketch, concocté par des professeurs belges. Très instructif!

https://www.youtube.com/watch?v=5YO7Vg1ByA8

Les accents sont de petites baguettes magiques qui se posent sur les mots et les métamorphosent. Ils transforment ‘mais’ en ‘maïs’, ‘tache’ en ‘tâche’. L’espagnol a le tilde, le français peut s’enorgueillir d’avoir inventé l’accent circonflexe, dont j’entends certains élèves me dire que c’est un ‘chapeau chinois’!!

Le français est une des langues qui contient le plus de ces petits riens qui changent tout, – mais qui gâchent aussi beaucoup la vie des gens qui veulent écrire. Les accents sont issus des alphabets grecs et latins. Il serait tellement dommage de nous en priver sous prétexte de simplification orthographique. Les accents sont notre signature, notre griffe. Ils décorent, certes, mais ne sont pas qu’une décoration.

Assembler des lettres pour en faire des mots, assembler des mots dans le bon ordre pour un faire des phrases, cela ressemble bien à un jeu de Lego. Les mots sont divisés en familles (nom, pronom, verbe, etc.) nous permettent de fabriquer toutes les phrases que nous souhaitons à volonté. Puis les mots ont aussi des fonctions; il en existe environ une dizaine. De cette union multipartite naît une phrase. Oh miracle! Victor Hugo, dans “Les Misérables”, a longtemps été le champion de la phrase la plus longue, mais Marcel Proust l’a battu dans “Sodome et Gomorrhe”: la phrase fait plus de 2 pages.

Dans ce jeu de construction linguistique qu’est la phrase, l’ordre des mots est essentiel. Voltaire déclarait que l’ordre et la clarté constituaient le génie de notre langue. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Si on inverse le sujet et le verbe, la phrase devient interrogative. Nous sommes donc tributaires de l’ordre de la phrase, et nous pouvons difficilement en changer selon notre gré. Si vous changez l’ordre, tout devient absurde et le sens s’affole. Parfois, une seule virgule change tout le sens:

  • “Les enfants qui sont turbulents n’auront pas de bonbons”.
  • “Les enfants, qui sont turbulents, n’auront pas de bonbons”.

C’est ce que le personnage du “Bourgeois Gentilhomme” de Molière, Monsieur jourdain, découvre à ses dépens. Amoureux des mots, il découvre l’importance de l’ordre des mots. Mais, avouons qu’à force de faire des entorses à la langue, elle risque de boiter, voire de ne plus pouvoir marcher!

Le latin comme le grec, l’allemand ou la plupart des langues slaves, sont des langues à cas (à déclinaisons), si bien que la ponctuation est y moins vitale que pour le français. Cette ponctuation, qui nous pose souvent des problèmes, sert à indiquer les respirations et le rythme d’une phrase. Et elle est essentielle pour définir le rôle des mots en fonction de leur place. Voyez le sens différent de ces 2 phrases pourtant très proches:

  • Venez manger les enfants!
  • Venez manger, les enfants!

Victor Hugo, pourtant très généreux en matière de ponctuation, usait de la virgule avec une précaution extrême, allant jusqu’à comparer les virgules envahissant le texte aux sauterelles envahissant l’Egypte. Les points, quant à eux, rajoutent de la musique à la phrase. Le français étant une langue monocorde, la ponctuation est, par conséquent, l’élément musical par excellence de la langue.

Crédit photo: regardsurlefrancais.com

Le nom, en français, comme vous le savez, désigne des choses vivantes, animées ou matérielles, mais aussi des notions abstraites. “Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde” disait Albert Camus. Les noms s’accordent, sauf les noms de famille, quoique…les noms de familles royales s’accordent: “les Martin vont chez les Bourbons“!

Chaque langue a son mot le plus long. Le français ne fait pas exception. Si vous pensez que “anticonstitutionnellement” de 25 lettres, est le roi en la matière, vous faites erreur. Il fait pâle figure à côté de son voisin allemand imposant: “rindfleischetikettierungsuberwachungsaufgabenubertragunggsgesetz”, 63 lettres au compteur. C’est un terme relatif aux lois sur la viande bovine en Allemagne. Nous avons aussi notre lot de mots incroyables: “hexakosioihexekontahexaphobie”…soit la peur du nombre 666 ou bien “hippopotomonstrosesquipédaliophobie”, qui n’est pas la peur des hippopotames, mais la peur des mots trop longs! De vrais pachydermes linguistiques…

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Le français comporte environ 260 préfixes et 175 suffixes, ce qui peu par rapport à d’autres langues. Tous les jours, avec des préfixes comme “anté-in-bi-extra-ultra-post-pro-rétro, etc.”, nous partons en Gaule romaine. Avec les préfixes “anti-ayto-hémi-hyper-méga-poly etc”, nous allons jusqu’en Grèce. Du germanique sont venus les “lourdauds, les finauds, les bavards, les vantards, etc.”. Du Midi sont montées “les rigolades et les régalades”. L’anglais fait résonner ses -ing quand en français on dit “parking” (ou car park en anglais), “brushing” (ou blow-dry en anglais), “pressing” (ou dry-cleaner en anglais).

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Avec les préfixes et les suffixes, nous aimons métisser les origines de nos mots, ce qui leur permet de s’embellir ou de s’enlaidir, de se pomponner, d’afficher leur humeur. Ils deviennent tantôt savants ou tantôt familiers. Ils se mettent sur leur 31 ou, au contraire, apparaîssent dans le plus simple appareil.

Nous restons souvent perplexes devant le masculin ou le féminin d’un nom, comme “un pétale, un tubercule“. Le déterminant est alors nécessaire pour connaître le sexe du mot en question. En changeant de sexe, certains mots changent de sens. Quand le ciel vire à l’orage, nous craignons “la foudre”, et quand le temps est à la mythologie, nous tremblons devant “le foudre” de Jupiter. Parfois, certains d’entre nous se précipitent pour vider “un foudre”, un tonneau de grande dimension.

“Le solde” du bilan comptable n’a rien en commun avec “la solde” du soldat qui revient des combats. D’ailleurs, le guerrier est “à la merci” du vainqueur à qui il dit “un merci” s’il est épargné.

Voilà un débat de société, voire un combat, qui n’en finit pas d’agiter la sphère du vocabulaire, notamment professionnel! Dans les années 1930, “une ambassadrice” est bien la femme d’un ambassadeur. Mais, dans les années 1760, “une ambassadrice” est une bien une femme à qui est confiée une ambassade. Que s’est-il passé?

Nous, les femmes devrions applaudir que les sages de l’Académie française aient tranché ce douloureux débat en 2019: ils ont adopté, à une large majorité, un rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions. Bravo à eux! On tire notre révérence! Plusieurs siècles pour en arriver là… On objectera, peut-être, qu’on ne dit pas “autrice”. Pourtant, on dit bien “instituteur-institutrice”, “acteur-actrice”, “directeur-directrice”, donc on peut dire “auteur-autrice”.

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Ecrire les nombres est sans doute plus difficile que de les additionner. Au Moyen Age, il n’était pas rare de compter de 20 en 20, soit d’utiliser un système vicésimal et non décimal. Ce système se retrouve dans certains noms, comme l’hôpital des Quinze-Vingts à Paris, c’est-à-dire trois cents. Le systme vicésimal est à l’origine d’une des bizarreries charmantes, spécifiques à la France “quatre-vingts, soixante-dix et quatre-vingt-dix” quand nos amis francophones de Belgique et de Suisse disent “septante, octante et nonante”, bien plus logiques et faciles à mémoriser.

Pour étudier les lois du pluriel en français, il faut être autant grammairien que sociologue et historien. Tout ça, c’est de la faute des moines copistes au Moyen Age, qui, pour aller plus vite, ont raccourci les pluriels des mots finissant en “aus-ous-ax-ox” en insérant simplement la lettre ‘x’. Puis, le X est resté, d’où le pluriel des mots en chou qui prennent en X au lieu d’un S. Voilà la punition pour “chou, hibou, genou, pou, caillou, joujou, bijou”!

A vrai dire, le pluriel en français ressemble plutôt à un sacré fourre-tout qu’à une boîte à outils bien rangée. Nous sommes riches en mots et expressions pour dire le pluriel. Sans parler de tous nos homophones, homographes et homonymes qui rajoutent du piment à notre langue!

Je vous ai fourni, dans cet article, un aperçu de ce livre “Notre grammaire est sexy” et je me suis arrêtée au milieu. La suite sera pour une prochaine fois…Il reste les chapitres autour du verbe et de la conjugaison, du style et de la syntaxe. Vous l’aurez compris à travers ce résumé que ce n’est pas un livre de grammaire comme un autre. J’ai beaucoup aimé la fantaisie de l’autrice et de l’auteur et le livre est fort plaisant à lire, en plus d’être instructif.

Nombreuses et nombreux sont les amoureuses et les amoureux de la langue française. La grammaire que nous avons apprise à l’école n’est pas celle enseignée à nos parents, qui n’était elle-même pas celle de nos grands-parents. Elle est encore différente de celle de nos enfants. Les mots de la grammaire permettent d’identifier une génération: nos ancêtres parlaient du “prédicat”, les anciens du “COD” et la jeune génération parlent du “complément détaché”.

Qu’il est dificile d’écrire notre langue française! Pourtant, que nous l’aimons! Nous la connaissons depuis toujours, déjà bercés par ses mots dans le ventre de notre mère. Il nous est impossible d’y être indifférent. Il est vrai que le français ne ressemble à aucune autre langue. Peut-être détenons-nous le record des bizarreries et des exceptions? Le français est une belle langue, souvent inacessible. Peut-être n’est-il pas présomptueux de dire que cette langue est notre plus belle histoire d’amour!


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture. L'écriture est devenue ma passion: j'écris des livres pratiques et des romans.

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  • Superbe article qui donne envie de lire la suite et aussi d’acheter le livre. Merci beaucoup, Laurence et bravo pour ce travail et cette synthère.

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