J’ai mis beaucoup de temps à me décider pour commencer ce blog, de peur de ne pas être à la hauteur du point de vue numérique.

Cela me semblait un défi dur à atteindre, ne possédant pas toutes les compétences en la matière.

Mes raisons

Mon fils aîné, Thibault, me pousse à agir depuis plusieurs mois déjà.

Il travaille dans le domaine de l’informatique et a déjà créé son blog  et son site sur d’autres thématiques.

Après avoir poussé et encouragé mes deux fils dans leurs études et leur voie professionnelle et personnelle, c’est à eux désormais de me pousser dans la mienne.

Je les remercie pour me soutenir dans tous mes projets.

J’ai l’impression de ‘ronronner’ dans mon métier d’enseignante que je pratique depuis plus de 30 ans, même si je ne m’endors pas sur mes lauriers, croyez-moi.

Je n’ai pas cessé de me former tout au long de ma carrière, et depuis l’an dernier, je me forme à utiliser différents outils numériques en cours, ainsi qu’à la classe innversée.

Cela fait quelques années déjà où j’évoque l’idée de devenir écrivain public.

 

Mes passions

Car, comme je l’ai écrit dans ma présentation, j’ai toujours aimé lire et écrire.

 

Je ne pourrais pas envisager ma vie sans ces deux passions.

J’aime manipuler les langues, échanger avec des personnes vivant dans d’autres pays, comprendre le fonctionnement des langues.

 

Les difficultés du français

 

Le français est notre langue maternelle, bien sûr, mais cela ne signifie pas que nous la maîtrisons à bon escient.

Je le constate tous les jours dans mon établissement scolaire : les jeunes ont du mal à respecter les règles de toutes sortes concernant leur propre langue.

Et les programmes scolaires consacrant peu d’heures à la maîtrise du français en lycée, je m’efforce d’y remédier par tous les moyens.

En écoutant régulièrement des émissions à la télévision ou à la radio, je remarque évidemment les erreurs qui immanquablement peuplent tout programme, sans parler des mots d’origine anglaise qui envahissent notre belle langue.

 

 

 

Les jeunes, de nos jours, maîtrisent moins bien la langue française que leurs grands-parents ; certes, le constat est sans appel.

Mais, ils possèdent plus de vivacité d’esprit, de curiosité et de capacités d’adaptation.

Grâce aux réseaux sociaux et à tous les dispositifs existant sur internet, ils écrivent tout autant qu’avant.

Ce n’est pas que mes élèves n’aiment pas le français ; pas du tout.

Mais, quand ils passent à l’écrit, ils restent dans leurs pensées et éprouvent beaucoup de difficultés à appliquer toutes les règles en même temps que leurs réflexions.

 

Une expérience intéressante

 

Une année, il m’est arrivé de faire une expérience particulièrement intéressante..

Dans une de mes classes, il y a quelques années de cela, j’avais parmi mes élèves, Sophie, une jeune fille anglaise, arrivée en France à l’âge de 10 ans.

Elle parlait et écrivait le français à la perfection, avec un accent à peine perceptible.

 

 

Cela me fascinait de voir comment elle maîtrisait le français, langue étrangère pour elle, qu’elle parlait depuis 7 ans seulement, face à ses autres camarades qui subissaient beaucoup de mes stylos de différentes couleurs sur leurs copies.

Un jour, je me suis donc amusée à imaginer des jeux d’orthographe en français.

Sophie y a excellé, tandis que les autres constataient ébahis qu’une étrangère était bien meilleures qu’eux.

Ensuite, j’ai inversé les jeux ; nous sommes passés à l’anglais.

Et incroyable mais vrai, Sophie a fait des fautes dans sa langue maternelle, qui me paraissaient bien bêtes.

Et les élèves français, me direz-vous, dans ces jeux en anglais ?

0 erreur. Incroyable, non ?

Les élèves français étaient capables de réfléchir à la syntaxe anglaise sans que cela ne leur pose problème. Mais, ce n’était pas le cas dans leur langue maternelle.

Et vice et versa pour Sophie.

C’est donc qu’un apprentissage régulier et récurrent est nécessaire, tout au long de la scolarité, mais aussi tout au long de sa vie, pour comprendre les rouages de notre propre langue et de continuer à les maîtriser par la suite.

 

 

Constat

J’ai constaté, tout au long de ma carrière, les jeunes dépités de rater le concours de la fonction publique qu’ils visaient à cause de leur niveau faible en orthographe et syntaxe.

Untel qui repassait pour la dernière fois le concours de gendarmerie, et qui a fait appel à mes services, moi son ancienne professeure de français, pour remédier à ses failles.

D’autres qui ont échoué dans des promotions à cause de leur niveau de français.

Des personnes âgées qui renoncent à lire et à écrire, sous prétexte qu’elles ne sont pas allées à l’école suffisamment longtemps. Elles en font un complexe, même à un âge avancé.

Pourquoi alors se priver de telles compétences, fort utiles et qui le seront de plus en plus, en plus de posséder la maîtrise de langues étrangères!

Il ne suffit pas d’installer des correcteurs d’orthographe sur nos ordinateurs!

 

Maîtriser le français

 

Les règles de maîtrise du français, c’est comme le code de la route.

Pour avoir leur permis de conduire, les jeunes respectent les règles du code de la route.

Ils n’ont pas le choix.

Puis, au fil des années, ils  s’en soucient moins et finissent par oublier le sens de certains panneaux ou ne savent pas l’utilisation des nouveaux.

Idem avec leur propre langue.

Une langue, c’est respecter les règles, les mettre en application, réfléchir aux accords, aux terminaisons de verbes suivant les temps.

 

Le fonctionnement des langues

 

Je trouve fascinant le fonctionnement de toute langue, notamment du français, avec toutes ses origines diverses et variées.

Vous seriez d’ailleurs surpris de constater à quel point notre langue s’est enrichie de toutes les autres.

Il faut appliquer comme un jeu toutes ces règles qui paraissent contraignantes.

 

Un défi lancé

 

C’est aussi un défi que je lance à tous ceux et celles qui n’osent plus écrire, de peur d’être raillés, qui se sentent dévalorisés par leur niveau : remettez-vous au français.

Cela en vaut la peine et quoi de plus profitable que de relever un défi ?

Il est encore temps, ce n’est pas une question d’âge, mais une question de volonté personnelle.

C’est comme cela que nous progressons, de défi en défi.

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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