Chaque semaine, je publie les textes que mes chers lecteurs et lectrices ont envoyé via le blog.

La proposition d’écriture N° 11 était la suivante:

 

“Je vous propose d’écrire un texte ou une poésie en imaginant que vous rencontrez une de vos idoles, vivante ou décédée.

Vous allez imaginer cette rencontre que vous avez tant attendue. Quel bonheur pour vous que vous puissiez enfin voir de près et toucher cette personne qui vous fait tant rêver!

Votre idole peut être un chanteur, un acteur, un écrivain, un personnage de l’Histoire, ou un héros de fiction!”

 

Voici les textes envoyés:

 

De Carole de France
 
Rencontrer avec mes idoles VOLDEMORT ET ROGUE

 Rencontre avec Tom Jedusort

Dans une rue sombre de Touzi en Albanie, non loin d’une église de type moldu, je marche dans la rue quand au loin j’entends un rire qui me glace le sang et qui me contraint à stopper ma marche. Le rire fit place à un sifflement.
-«Maître, je crois que l’on nous observe».
L’homme vêtu d’une cape se retourne vers moi et m’observe d’un regard sombre, son regard me glace entièrement je n’ose à peine cligner des yeux. L’homme rompt le silence et m’interpelle.
-Qui es-tu toi? Fit-il d’une voix sifflante.
-Je… Je… Ce furent les seuls mots qui sortirent de ma bouche.
-Réponds, cria l’homme en pointant sa baguette sur moi.
Ma voix est tremblante et de peur qu’il ne me tue, je rassemble mes forces et je réponds.
-Mon nom est Carole
-Tu es une Moldue ? Reprit-il.
-Une sang mêlée, mais je n’agis pas pour l’ordre du Phoenix ni pour Dumbledore.
L’homme baissa sa baguette magique d’un air satisfait par mes paroles.
-Hum, tu es très chanceuse jeune fille, bien que tu sois sang mêlé, j’aurais pu te tuer et si tu avais été envoyée par Dumbledore, je t’aurais tuée pour le plaisir, mais, puisque tu me dis que tu n’es pas sous ses ordres, je te laisse partir.
-Ouff, Merci par Salazard.
-Pardon! Tu viens de dire par Salazard, tu connais donc mon ancêtre ?
-Votre ancêtre?
-Oui, vois-tu, je suis Lord Voldemort, Héritier de Salazard Serpentard.
Sans savoir pourquoi, une certaine admiration envers cet homme commence à naître. Cette admiration me rend soudainement muette. En signe de respect, je baisse la tète.
-Hum, fit-il. Je constate une admiration envers moi, n’est ce pas ?
-oui, dis-je alors timidement, j’ai une grande admiration pour vous mon lord.
-Tu n’as pas peur de mon passé, de ce que je représente ?
-Non, car je pense que la vie ne vous a pas laissé le choix et qu’à force d’endurer les épreuves que vous avez vécues, vous n’avez eu qu’une seule envie : celle de vous venger et de montrer qui vous êtes réellement.
Le mage noir sourit en me regardant avec tendresse ; sa main toucha ma joue.  Au contact de sa peau froide, je frémis légèrement, puis il reprit.
-Pour une sang mêlée, tu es très intelligente, tu es même une assez bonne psychologue. En effet, c’est la vie qui m’a rendu comme ça.  Si la vie s’était comportée mieux avec moi, je serais certainement devenu quelqu’un d’autre. Carole, dis-moi, notre rencontre n’est pas anodine, aimerais tu avoir une place dans mon cercle privé ?
-Votre cercle privé ?
-Mes amis proches si tu veux.
-Oui je veux bien, et je pense que l’une de mes amies aimerait aussi être amie avec vous, elle vous admire plus que moi.
-Quel est son nom ?
-Elle s’appelle Marie, elle vit en France.
-Ça tombe bien, je comptais allez en France bientôt, j’essaierais de la voir. Dis m’en plus sur elle, s’il te plait!
-Elle n’est pas très grande, elle mesure 1m55, le visage assez fin, les cheveux légèrement frisés, les yeux marron assez minces.
-Et point de vue Magique, quel est son niveau d’études ? Est- elle allée à Poudlard et dans quelle maison ?
-Vous devez avoir des bases magiques solides si vous êtes allé à Durmstrang, car là-bas, il, forment des sorciers à la magie noire.  D’ailleurs, plusieurs de mes hommes sont passés par cette école.
-Oui.
-Ton amie, de quel sang est elle ?
A cette question, je me mordis la lèvre, Marie est une fille issue d’une famille de moldus . Une frayeur m’envahit à l’idée que Tom ne cherche à la tuer quand il aurait son sang.
-Elle est moldue.
Je hochais la tête et me mordis la lèvre de peur que Tom ne décide de me tuer et de tuer mon amie.
-Ne t’inquiètes pas, je ne vous tuerai ni l une ni l’autre ?
-Même si Marie es née moldue ?
-Cela ne pose pas de problème.
-Là-dessus, vous avez raison et vous savez elle m’a un jour dit que son rêve serait de vous servir !
-Alors, aidons-la à réaliser son rêve.
-Vous avez raison.
-Saches que j’ai toujours raison.
Je hoche la tête.
Bien, je vais devoir interrompre notre rencontre car ce soir j’ai une réunion avec mes hommes. J’ai quelque instructions à leur donner et je voudrais savoir s’ils avancent dans leur responsabilité vis à vis de moi.
-J’aimerais y assister.
-Tu ne le peux pas encore, tu ne fais pas partie du cercle.
-Mais puisque vous êtes le maître, vous ne pouvez pas vous arranger pour que j’assiste à la réunion pour voir comment ça se passe ?
Je vois que tu es déterminée, et ça me plait bien, je vais faire le nécessaire, tu es libre là.
-oui.
-Alors, prends mon bras, je vais te faire transplaner.
-J’hésitais un moment et je pris son bras. D’un coup, je me sentis saisie d’une crampe à l’estomac et d’une nausée . Le mage noir me fit transplaner dans un très grand château. Sur place, il me fit entrer dans une grande salle ayant pour seul mobilier une table et autour de cette table des Mangemort étaient installés. Les Mangesmorts me regardaient et je restais figée sur place. Voldemort me rassura.
-Ne t’inquiète pas !
Puis il s’adressa à ses hommes.
-Mes amis, je vous présente Carole, je l’ai rencontrée ce matin, elle voudrait participer à l’une de nos réunions de travail en vue de nous rejoindre par la suite.
Les Mangemorts écoutaient leur maître en silence. Le lord s’approcha de la table et me fit signe ; je m’approchais près de lui et il me désigna une chaise.
-Assieds- toi.
J’obéis et il murmura :
-Comme tu n’es pas encore du cercle, tu as juste à écouter en silence. Tu ne peux pas encore réellement y participer, mais si tu as des questions, tu me les poseras une fois la réunion finie.
Je hochai la tête.
La réunion dura Longtemps, le mage noir fit le point sur les activités qu’il avait confiées à ses hommes.
-Bien Maître.
J’écoutais sans rien dire comme Tom me l’avait conseillé. Je me disais que j’avais bien fait de suivre le mage noir pour cette réunion car ça m’a permie de rencontrer l’une de mes idoles. En effet, Severus Rogue est certes un Mangemort mais j ai une certaine admiration pour lui car d’un point de vu personnel, j’ai eu un peu le même destin sentimental. Le lord l’ignore sûrement mais Severus étais amoureux de Lily Evains Potter et le soir où Voldemort l’as tuée,  Severus a tout perdu. J’ai moi même perdu celui que j’aimais pas dans les même circonstances, mais on me l’a piqué un peu comme quand James avait pris Lily à Severus.. J’écoutais attentivement sans rien dire.
Au milieu de la nuit, j’’étais presque dans les vapes et la réunion prit alors fin. Le mage noir s’approcha et :

-Tu dors Carole ?
-Un peu.
-La réunion est finie, tu veux que je te ramène ?
-Si vous voulez!

Il sourit et me tendit un petit miroir.

-Tiens, ce miroir te permettra de rester en contact avec moi.
Je pris le miroir et le mage me demanda :
-Dis- moi, quels sont vos points forts et faibles à toi et à Marie ?
-Marie est très douée pour les sortilèges et la magie noire, mais la botanique et les potions ce n’est pas son fort, elle a un peu de mal.
-Rogue peut l’aider si elle le veut, dis-lui.
-OK ! Je lui dirais.
-Et toi, quel sont tes points faibles et forts.
-Je suis douée en à peu près toutes les matières ; d’ailleurs, en potion et en botanique, j’aide souvent Marie quand elle n’arrive pas à finir ses potions.
-Je vois que tu aimes bien travailler avec elle, c’est une bonne chose car pour les missions, j’envoie souvent mes hommes travailler en équipe, vous irez ensemble, tu es d’accord ?
-Oui maître.
Tom souriait quand je l’appelais Maître et il me fit alors transplaner et me déposa à Paris. Puis, avant que je puisse le remercier, il disparut dans un épais nuage de fumée noire.
Quelques jours après, je repensais à ma rencontre avec le mage noir, je n’en revienais toujours pas, j’ai rencontré le plus grand sorcier du monde Lord Voldemort, ainsi que mon idole Severus Rogue.
 
 
De Lucette de France

A mon idole…

Des idoles j’en ai eu beaucoup, idoles de ma jeunesse, des jours heureux et moins heureux, idoles éphémères… mais il y a l’IDOLE, celle que l’on oublie jamais, qui nous fait toujours frémir de bonheur dès la première note, celle que l’on écoute toujours religieusement, celle qui a volé votre cœur, celle à qui vous resterez fidèle ad Vitam Aeternam.
En 1964, j’attendais mon 2ème enfant, il nous a bercés, mon bébé et moi, dès que je l’ai entendu à la T.S.F. Une chanson qui parlait d’Amsterdam. J’ai été touchée en plein cœur par cette voix puissante, qui était encore très discrète sur les ondes. Qui était ce génie qui me donnait des frissons ? Les journaux à scandales l’ont crucifié avant même qu’il naisse dans « ce beau milieu » de rapaces, de filous. C’est à ce moment-là, sur ces journaux-là, que j’ai découvert son visage. Il était laid pour tout le monde, mais comme pour Gainsbourg, il y avait une grande pureté dans sa laideur. Ce long corps qui n’en finissait pas, ses longs bras à ne pas savoir qu’en faire, ses longues dents prêtes à dévorer la vie, et ce sourire qui m’emportait totalement dans son univers. Je vivais à travers lui, il m’apportait ce que je ne trouvais pas chez moi, du rêve…
Moi, dans ma petite vie, je me repaissais de tous ses mots chantés, quel est ce phénomène adulé par certains et honni par une majorité. Il s’en fut de peu pour qu’on l’enterre avant que de jouir de cette brillance intellectuelle, ce « fils à papa » qui a tout quitté pour réussir à Paris. Mais, Paris n’attendait pas un tel escogriffe qui arrivait de nulle part. Il y avait déjà Brassens, Bécaud, Gréco, Aznavour, et tant d’autres. Il arrive la fleur aux dents en se disant « vous allez voir ce que vous allez voir ». Mais non « Grand Jacques », tu vas bouffer de la vache maigre comme tous les autres. Fais donc tes preuves avant…
Bon an mal an, il arriva enfin à gagner son « inaccessible étoile » l’étoile des stars, l’étoile qui brille toujours au-dessus de nos têtes, l’étoile dans nos yeux, qui ne s’éteindra jamais…Il m’a emmenée sur son voilier, courir sur toutes les mers du monde, je l’ai accompagné « aux Marquises », nous nous sommes enlacés à l’ « aéroport à Orly » là, où on n’arrivait pas à se dire Adieu, il me prenait, me relâchait et me reprenait. Il m’étourdissait avec « la valse à mille temps ». Puis, on se retrouvait, les absences n’étaient jamais très longues, il « m’apportait des bonbons », il me parlait de la « maudite « Mathilde », de « Madeleine », des « Flamandes » de « son plat pays », il n’en finissait pas de vagabonder avec « les paumés du petit matin ». Il me disait « quand on n’a que l’amour » tu verras … « la lumière jaillira ». Avec lui, je suis alle à « Vesoul » pour consoler son pote. « Voir un ami pleurer » il ne le pouvait pas. “Ces gens-là » m’ont volé « mon enfance » disait-il. Nous sommes rentrés aux Marquises, « on n’oublie rien de rien » de ce qu’à été notre vie dans ces années-là….
« J’en appelle » à toutes ses idoles pour continuer à vénérer ce grand « Seigneur » de la chanson, ce génie, ce démon aussi, qui brûla sa vie par les deux bouts, qui me fit pleurer en Octobre 1978, lorsqu’ il m’abandonna. J’ai porté le deuil en l’écoutant encore plus. Mes enfants n’avaient pas le choix des disques, et à leur tour, ils l’ont découvert et ont également eu de la passion pour lui…
Maintenant, j’écoute « les vieux » mais aussi « la chanson des vieux amants ». Il m’accompagne dans mes rêves autour de cet objet pas très poétique qu’est un C.D. Mais peu importe le support pourvu que j’ai l’ivresse en l’entendant me susurrer ou me hurler cet amour qu’il recherchait et qu’il n’a jamais su comprendre. Toutes ces femmes qui l’ont aimé, toutes sacrifiées et quittées aussi par lui… Il ne voulait pas de chaînes, pas contraintes, pas d’habitudes. Il ne voulait surtout pas devenir vieux…
Merci Monsieur Brel, pour moi vous êtes le plus grand, le plus beau, le plus intouchable aussi…

 
De Laurence de France

Mon idole : Jean-Jacques Goldman

Je vais être très claire : moi qui ne suis pas d’un tempérament jaloux, je suis jalouse de Nathalie, la seconde épouse de mon idole. Je la maudis en mon for intérieur, car elle vit ce qui est devenu pour moi un fantasme : côtoyer JJG.
Comme elle, j’étais, je suis et resterai dans la fidélité la plus absolue, une fan inconditionnelle de ce chanteur, de cette star de la chanson française. Un héros discret, talentueux, aux mille facettes, au grand cœur surtout. Un Enfoiré de la première heure. En somme, mon héros.
J’ai tout de suite accroché à sa première chanson solo, « Il suffira d’un signe «. Et à tous ses autres succès qu’il a enchaînés par la suite.
JJG n’est pas un chanteur à midinettes, ni ce qu’on appelle communément un chanteur populaire, malgré tous ses tubes. Le talent, ça ne s’achète pas…
JJG, pour mon plus grand malheur, vit loin des paillettes du show biz, retiré de la vie publique à mon plus grand regret, éloigné du plateau des Enfoirés, menant une vie discrète à Londres.
Pourquoi ne me suis-je pas engagée aux Restos du Cœur à Paris ? Pourquoi n’ai-je pas eu l’audace comme Nathalie d’aller frapper à sa loge alors que j’ai assisté à de multiples concerts ? Pourquoi n’ai-je pas pu devenir amie avec mon idole ?
Ma passion pour JJG ne s’est pas éteinte avec le temps, ne s’est pas ternie et je ne suis pas du genre à zapper et aller de chanteur en tube sans avenir durable ! Je ne vis pas par procuration…
Lui ne frime pas, lui qui est riche à millions. Il n’étale pas sa richesse, et n’attise pas ainsi les convoitises. Il a eu un succès extraordinaire, mais sa vie reste celle de tout le monde. Un homme ordinaire malgré son talent inouï. Il n’a rien à cacher, pourtant il se cache des médias et a renoncé à chanter sur scène.
C’est pour toutes ces raisons que j’apprécie le chanteur, mais aussi l’homme. Je sais que si je pouvais le rencontrer (le rêve de ma vie), tout serait simple. A son image, à mon image. Nous n’irions sûrement pas diner dans un restaurant gastronomique ni au Fouquet’s à Paris. Il me préparerait une petite salade grecque sans façon à sa façon. Il serait vêtu d’un vieux jean, comme à son habitude. Il m’aurait souhaité la bienvenue sur son boulevard.
Il aurait aussi invité un de ses potes, ami de longue date, Michael Jones ;  nous aurions parlé anglais ensemble, j’aurais surtout écouté tout ce qu’ils auraient dit sur la musique. J’aurais parlé de ma passion pour l’écriture, comment je compte aller au bout de mes rêves. J’aurais chanté avec eux les tubes de JJG, je les connais par cœur, cela aurait été ma chance, et non pas un délire schizo maniaco psychotique.
 
JJG a changé ma vie. Je rêve d’autres vies comme lui et je ne peux vivre qu’avec des bouts de lui et j’attends. Je n’y peux rien, je ferme les yeux. Il suffirait qu’il me fasse un petit signe, juste pour un petit moment. Je pourrais alors vivre ma vie par procuration en mettant du pain sur mon balcon pour attirer les moineaux et les pigeons.
JJG est le frère que je me suis choisi, mais il vit là-bas, loin de ma province charentaise, ignorant même mon existence. Nous ne nous parlerons pas, je ne parlerai pas de ma vie, mais quand la musique est bonne, ça balaye tout. Dans son exil, il voit rouge si on le dérange, et sans un mot, il poursuit son bonhomme de chemin.
JJG, si tu m’emmènes, les violons tourneront et on pourra veiller tard dans la nuit et vivre cent vies ! Sache que je…Long is the road, c’est pour cela que j’espèrerai à jamais, entre gris clair et gris foncé !
 
 
 De Nicole de Belgique
 
Je ne me souviens pas avoir eu une idole (peut-être un restant d’éducation religieuse), mais des engouements, oui.
Musicaux, à quatorze ans, Chopin découvert par l’interprétation fougueuse de la Polonaise héroïque de Samson François. Dandy et romantisme.
Pas de yéyés au programme sinon Dutronc et Françoise Hardy puis les Beatles et pour toujours Brassens, Prokofiev, Ravel, Saint Saens, Satie…
En peinture, Modigliani et la vie bohème, les impressionnistes, Rembrandt, Vermeer, Goya…
En littérature ils/elles sont légions, n’en gardons qu’une, Marguerite Yourcenar.
La rencontrer en vrai ? A Petite Plaisance, Bar Harbor dans le Maine. Avec son beau sourire, son regard clair, sa rondeur, sa multitude de châles.
De son enfance, de ses parents, ses voyages, ses admirations, ses indignations elle en a écrit beaucoup…
La rencontrer peut-être ne suis-je pas prête, faudra-t-il parler ou se taire…
Boire un thé, assises auprès du feu de bois dans l’hiver si froid du Maine.
Laisser couler des moments de douceur et puis écouter, apprendre.
Une grande dame, vraiment.
A Bruxelles, au Passage du Parc d’Egmont, quatorze de ses citations sont gravées dans la pierre.
A-t-elle pu vivre ce que Zénon dit dans L’oeuvre au noir ?
“Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts”.
 
 
De Michelle de France avec le mot ‘oranges’ et ses dérivés (consigne de la semaine précédente)

Un peu de folie !!!!
 
L’ogre géra la grogne de sa femme Enora, en lui servant un verre de vin de sa fabrication, ce jus orangé dans lequel nage un zeste d’ange- Il range ce vin au frais dans un coin de sa grange et il se ronge les sangs pour ne pas y aller trop souvent lorsque la rage le prend, lorsque son ego ne règne plus, lorsqu’il se sent rongé par l’orage intérieur.

L’ange Argon règne sur la planète orange que l’on ne voit pas à l’oeil nu, même si elle est ornée de plusieurs étoiles dont Nora, Aeron, et Gréa qui rangent le ciel, garent les satellites qui pourraient gêner le passage du néon qui nage dans cette géo orangé pour ne pas être rongé par l’âge. 

 

De Lucette de France à partir de l’article du blog sur les dictées

 

Je m’appelle Mohamed, Momo pour les intimes, j’ai 12 ans. Je suis dans la cité des quatre- vents à Nanterre. Mon père est travailleur de voiries et ma mère a 6 enfants, donc, femme au foyer…
Je suis un zonard paumé qui traîne avec des potes pas toujours recommandables. A l’occasion, je fais le guet pour gagner trois sous, et je fume un pétard. Rien d’original à ça, c’est la vie dans une barre d’H.L.M, où sont entassées 8.000 âmes perdues, venant de tous horizons du globe, croyant à « la terre promise » pour être reconnues et manger à sa faim… A l’école j’ai redoublé 3 fois, et j’ai hâte de quitter cette « prison-école » qui ne sert à rien…
Les années passent. Un jour, mes parents sont venus me récupérer au commissariat. Mes pauvres parents, eux-mêmes illettrés dans un pays dont ils ne connaissent pas les codes, ont très mal vécu ce déshonneur. Ils faisaient leur maximum pour leurs enfants, mais se sont retrouvés dépassés par cette nuée de petits voyous, la plupart dans la drogue, et un de leur fils était dans cette galère.
Aussitôt, la sanction est arrivée, interdiction de sortie après 19 heures, et ramener de meilleures notes de l’école. Ma mère s’est acharnée positivement pour « élever » ses enfants. Elle a pris une décision radicale, elle va intégrer une association pour apprendre le français. Ouah !!! Personne n’y croyait autour d’elle. Elle a résisté aux sarcasmes. Un an après, elle remplit ses chèques, elle fait ses comptes, elle surveille les devoirs de ses enfants, bref elle s’est métamorphosée…Quelques années sont passées, elle est devenue conseillère municipale. Avec d’autres mamans du quartier, elle a créé des groupes de paroles, de cuisine, de couture, de dictée en français et l’apprentissage de l’arabe. Si vous saviez, quel succès !!!
Chaque groupe a fédéré un grand enthousiasme, toutes les couleurs de pensées et de peaux étaient réunies. Ma cité était devenue la cité arc-en ciel. Les dégradations, la came, les incivilités étaient de moins en moins nombreuses…
Tout ça, je le dois à l’exploit de ma mère, à sa réussite, à ses associations. Elle s’est totalement intégrée, elle est devenue écrivain public pour aider ses semblables. Elle adore jouer avec les mots, toujours à la recherche de la bonne idée ayant trait au français, d’une l’initiative où la dictée est le support central … Elle a continué son atelier d’écriture, c’est une victoire pour tous ces délaissés qui s’enrichissent en étant assidus pour la dictée hebdomadaire. Elle est tout aussi fière d’enseigner l’arabe, à qui veut s’instruire de cette belle langue.
Et moi, et moi, et moi qui avait horreur du français et de l’école en général, grâce à elle, moi, le zonard, j’ai des diplômes universitaires, le goût du travail, la réussite sociale, le respect de chacun. Je lis chaque soir des histoires à mes enfants, je suis professeur de lettres…
Chacun de mes frères et sœurs a un brillant métier. Je peux témoigner que l’intégration vient grâce à l’école, et quand on a ingéré la grammaire, le verbe et ses accords, la difficulté qu’est la dictée, et qu’un jour j’ai eu « zéro faute », alors là, quelle fierté de l’annoncer à mes proches ! Ma mère a laissé couler une larme, je revenais de loin…
Merci à la langue française, aux dictées, merci aux échanges intercommunautaires, merci à la tolérance, merci la vie, merci MAMAN…
 

 

Merci à toutes pour ces beaux textes, en espérant que cela vous inspirera et vous donnera aussi envie d’écrire.

 

Pensez à m’envoyer vos créations via la rubrique “contact” du blog dont voici le lien:

Me contacter

 

 

Je vous souhaite une belle lecture et peut-être au plaisir de vous lire prochainement!

Je vous souhaite également une belle semaine créative. Chaque semaine, le blog vous proposera une nouvelle accroche d’écriture.

 

Créativement vôtre,

 

LAURENCE SMITS

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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