Cette semaine, il s’agissait de se raconter, de se livrer un peu. C’est toujours compliqué de le faire. Parler de soi n’est pas chose aisée. Se connaître non plus.C’est pourquoi je suis en train d’écrire des ebooks sur cette thématique ‘mieux se connaître’, en français et en anglais. Voici vos révalations. Merci à celles et ceux qui ont osé partager quelques fragments de leur vie.


De Catherine

Humaine

Nul n’est parfait et on ne naît pas de rien. Chaque être humain est issu d’autres humains avec leur vécu et leur personnalité. Je suis née d’un père et d’une mère (qui me manquent terriblement ) avec chacun une histoire de vie, forgée par les histoires de vie de leurs ascendants. Douleurs et bonheurs leur ont sculpté une personnalité dont je suis l’héritière et involontairement la transmetteuse à mes descendants. A nous de composer avec et d’en faire une richesse.

Outre l’héritage physique, je garde de mon père et de son histoire le sens de la droiture, de la morale et du respect de l’autre. Ayant souffert du « quand dira-t-on » à cause de l’attitude dévoyée de sa sœur aînée, son inquiétude en matière de mœurs a fait peser sur moi le poids d’une surveillance accrue du fait de mon statut d’aînée et a certainement contribué à mes retenues amoureuses. Je lui dois aussi mon besoin de faire plaisir à tout prix pour avoir l’amour et la reconnaissance des autres, lui qui a toujours recherché l’amour de sa propre mère, ceci amplifié par la maxime de ma mère «Je préfère qu’on me doive plutôt que moi devoir aux autres ». J’ai bien intégré cette pensée, et même si j’y adhère, j’en souffre souvent, car très assidue dans son application.
De lui encore, vient mon amour du travail bien fait, mon investissement besogneux pour mener une tâche à bien ainsi que mon travail. Mon côté bilieux et inquiet me renvoie immanquablement à son ulcère d’estomac certainement dû à ce trait de caractère, contre lequel je m’emploie à lutter.

De ma mère, j’ai acquis le dévouement aux autres et la faculté d’écoute pour mieux aider l’autre, qualités que j’ai exacerbées parfois à mon détriment et à celui de ma famille. Comme elle, je suis tenace et entrepreneuse. J’aime les défis et peux en avoir peur, mais peu à peu apprivoiser mes craintes pour les dépasser et avancer. Sans y parvenir toujours, je m’empêche d’avoir des jugements sur autrui et d’avoir son intransigeance, en essayant de comprendre les motivations des agissements des uns et des autres. Je m’efforce de traquer le « oui mais » transmis insidieusement en moi par son vécu quand un bonheur arrive, gâchant ainsi le plaisir de l’instant. Ses bonheurs d’enfants furent souvent suivis d’un deuil et donc elle disait tendre le dos quand du positif se présentait . Ma mère voulait faire de moi, car elle estimait que c’était là sa mission de mère, une femme bonne à marier, au double statut de parfaite ménagère et femme émancipée qui s’assume financièrement, part d’elle même qu’elle avait sacrifiée par amour. J’ai par opposition privilégié mon autonomie de femme, laissant la part ménagère à ma sœur qui y excellait. Plus tard, j’ai fait par choix autonome un rattrapage couture et cuisine.

Mes parents me manquent. Leur pudeur transmise me fait ressentir mon immense regret de ne pas leur avoir assez dit combien je les aime et les avais aimés, combien ils me manquent, et je m’emploie à lever cette pudeur muselante en exprimant ouvertement mon amour à mes enfants et petits-enfants.
En restant dans le cadre construit par eux, et aussi en en sortant quand ça ne correspondait pas à mes aspirations , je me suis construit une vie dont je peux être fière.
J’ai le sens des autres, proches et moins proches, et j’aime ma capacité à aider et écouter. Même si j’ai parfois l’impression de faire de la psychologie de bas étage, si ça a pu aider l’autre, j’en suis heureuse. Je porte le statut de « celle qui aide », mais ressens beaucoup de tristesse quand on me tourne le dos quant à mon tour, j’aurais besoin d’être écoutée. Cela m’est arrivée quelquefois et ma souffrance fut à la hauteur de l’investissement et de l’aide apportée initialement à la personne.
Je n’aime pas ma capacité à me ronger les sangs, à juste titre ou non, et il est difficile pour moi encore, même si j’y travaille, de lâcher prise dans des situations insolubles et d’accepter l’échec.
J’aime mon besoin de relations vraies et de cultiver et recevoir l’amitié des autres. Je suis quelqu’un de vrai, qui ne triche pas.
Je n’aime pas ma propension à exiger des autres ce que j’exige de moi. Mon métier d’enseignante m’a tellement habité et construite que je n’ai pas toujours compris qu’il n’en était pas de même pour les autres.
J’aime mon esprit créatif et curieux qui s’exprime de plusieurs manières et qui força l’admiration de ma mère parce que j’osais faire des choses inutiles, ce qu’elle ne s’était jamais autorisée à faire. De son temps, il était inenvisageable de ne pas coudre pour habiller les enfants, tricoter, briquer, jardiner, cuisiner, au lieu de peindre, sculpter, écrire… toutes ces choses non vitales de son point de vue. Si j’ai le choix entre faire du ménage et créer, je n’hésite pas, ce qui faisait dire à ma mère : « Mais ton ménage ne t’appelle pas ? Moi, ça m’appelle ! » Entendons-nous bien : je ne vis pas dans un bazar innommable ni dans la crasse, mais la poussière de lundi peut bien attendre mardi ou mercredi.
Je n’aime pas mon impatience qui met parfois mes proches en difficulté. Ma rapidité d’analyse et de mise en action paralyse les autres, et j’ai souvent des difficultés à comprendre qu’on ne me suive pas.
J’aime lire, réfléchir, débattre… Je cultive mon intellect mais il y a beaucoup de sujets d’actualités sur lesquels je n’arrive pas à avoir une opinion tranchée. Je trouve que le monde est devenu si complexe que ma force de réflexion y perd pied. Ou bien serait-ce parce que je vieillis ?
Je n’aime pas l’ambivalence en moi, qui peux me montrer battante, entreprenante, et en même temps développer des peurs irraisonnées et paralysantes qui relèvent de la petite fille qui sommeille encore en moi. Ainsi je serais tour à tour lionne ou autruche avec la tête dans le sable.
J’aime ma liberté et apprécie que mon compagnon la respecte, diminuant ainsi ma culpabilité d’en abuser parfois. La culpabilité , inculquée par mon éducation religieuse et familiale, fait toujours partie de mon quotidien, et il n’est pas facile de s’en défaire. En même temps, elle permet de garder les yeux ouverts sur mes actions et de réfléchir sur sa raison d’être. Ambivalence , vous dis-je !

Forte de tout ce que m’ont donné mes parents et les autres autour de moi, je suis devenue moi, responsable de moi, avec mes réussites et mes échecs, mes qualités, mes défauts et mes peurs, qui font de moi ce que je suis. Je suis parfois curieuse de savoir comment les autres me perçoivent, et j’espère que le positif l’emportera toujours sur le négatif. J’ai parcouru beaucoup de chemin, avec des hauts et des bas, des plaisirs et des épreuves, comme tout humain, et j’espère que ma route est encore longue, car j’ai envie et besoin de réaliser d’autres choses. J’ai beaucoup d’amour à partager encore, pour aider les autres, dont les miens, à connaître le bonheur, ce qui m’en donnera beaucoup.
« I’m only human after all, I’m only human after all, don’t put your blame on me , don’t put you blame on me »( « Human » de Rag and Bone Man).

De Bernard

 La vertu que j’estime le plus : la ponctualité
Ma qualité préférée chez les autres : l’ouverture d’esprit
Mon trait de personnalité le plus révélateur : ?
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : leurs connaissances
Mon principal point fort : l’honnêteté
Mon principal point faible : râleur
Mon occupation préférée : écrire
Mon idée du bonheur : l’amour, la nature
Mon idée du malheur : le fascisme
Si je n’étais pas moi-même, qui aurais-je aimé être ? : un peintre
Où aimerais-je vivre ? En France
La couleur que je préfère : le noir
La fleur que je préfère : toutes
L’oiseau que je préfère : l’épervier
Le plat que je préfère : les endives au jambon
La boisson que je préfère : le vin
Le son/ le bruit que je préfère : le chant des oiseaux
Le mot que je préfère. : libre
Le mot que je déteste le plus : excréments
Mes prénoms préférés (féminin/ masculin) : Marie , Charles,
Mes auteurs/ autrices préféré.e.s : Prévert, Audiard, Deaninckx
Mes héros préférés dans la fiction : ?
Mes héroïnes préférées dans la fiction : ?
Mes musicien.ne.s/ chanteur.ses préféré.e.s : Lili Cros/ Thierry Chazelle , Charlelie Couture, Yves Jamait
Mes héros dans la vie réelle (vivants ou décédés) : ?
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle (vivantes ou décédées).
La réforme/ l’évolution historique que j’admire le plus : la liberté d’expression
Les personnages que je déteste dans l’Histoire humaine : Adolphe H.
Ce que je déteste par-dessus tout : le poisson
Les fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence : les erreurs de jeunesse
Le don de la nature que je voudrais avoir : ?
Comment j’aimerais mourir : vite
En quoi je voudrais être réincarné.e : sûrement pas
Ma devise : A force de dire des bêtises il faut les faire
Mon état d’esprit actuel : morose

De Françoise V

Je ne sais pas qui je suis. Tout ce que je sais, c’est que je suis à l’image du ciel qui est :

– Bleu éclatant comme la couleur bleue que je préfère
– Changeant et dessinant des nuages blancs comme la mélancolie,
– Rayonnant de soleil, par beau temps, comme la joie et l’espérance,
– Humide par les pluies comme la tristesse, les larmes et le désespoir,
– Bruyant et noir par les orages comme la colère et la rage.

Comme le ciel, j’ouvre l’espace aux oiseaux qui survolent la Terre. Mon bonheur serait de les rendre heureux, de leur transmettre le courage, la volonté, l’idée du partage, et la justice cette vertu à laquelle je tiens tant.
Comme le ciel, je transforme mes bleus en camaïeux de rose et d’orangé à la tombée de la nuit pour offrir le plus beau des spectacles aux peintres, tels Claude Monet, Paul Cézanne ou Turner, aux photographes, aux poètes, tels Paul Eluard ou Jacques Prévert, aux écrivains tel Victor Hugo.
Dans mon atmosphère, je retiens les musiques de Bach, de Vivaldi dont les notes s’envolent, et parsèment la planète en distribuant la paix, la joie, la sérénité.
Comme le ciel, je m’adapte à la météo, et reste impuissante contre les grandes catastrophes ou les guerres. Je ne pense qu’à faire rêver les hommes grâce aux brillances de la Lune et des Étoiles, qui font parler d’elles à travers chansons et poèmes.

« Je suis comme je suis,
Je suis faite comme ça,
Quand j’ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J’aime celui qui m’aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n’est pas le même
Que j’aime chaque fois. »
……
« Jacques Prévert »

Mais je ne suis qu’une funambule, toujours en équilibre sur le fil de la vie ….

« Sur un fil, je danse
Dans les airs, je chante
La funambule, vu d’en bas
Vous-donne vertige et émoi

Léger comme une plume
J ‘ étincelle dans ma bulle
Comme si l’air me portait
Comme si le vent me soutenait
Là, aux portes de la lune
Loin des hommes et du bitume

Sur mon fil je tourne
Sur mon fil je bouge
Je vous nargue, l’air de rien
Du haut de ma corde en lin
Vous invitant au voyage
Là-haut dans les nuages. »

De Lucette

A la recherche de Proust


Si on m’avait dit un jour que je ferai mon autoportrait d’après les questions de Proust, je ne l’aurais pas cru. Je suis à mille lieues de ce grand écrivain, mais je vais me lancer.
La femme que je suis aujourd’hui, n’est plus du tout la même que celle d’il y a 10 ou 15 ans. Certes, l’apparence est la même avec quelques rides en plus, mais mes pensées ont énormément évolué.
Donc, ma ligne directrice depuis plusieurs années, est d’être à l’écoute, juger le moins possible, ou en tout cas très souvent dans la positivité. Je suis sûre et certaine qu’il y a toujours du positif qu’il faut savoir aller chercher dans le négatif qui nous pourrit la vie. J’applique le plus possible cette pensée qui me rend de plus en plus sereine. Rien n’est jamais tout rose ou tout noir, le verre est pour les uns à moitié vide et pour d’autres à moitié plein. Pour moi, il est toujours à moitié plein, donc, je suis optimiste.
Une de mes vertus, peut-être en même temps un défaut, c’est la sensibilité. Devant une fleur, un oiseau, un beau légume, la misère autour de moi, tout me touche. Je sais tendre la main par exemple, à quelqu’un de 89 ans très proche par les sentiments, mais loin par la distance, (délaissée par ses enfants) qui vit très chichement, alors, régulièrement je la contacte pour lui dire quelques mots puisque maintenant elle n’entend plus très bien. Etant sous tutelle, je lui envoie de l’argent, des colis pour son anniversaire et pour Noël, bref, je me demande comment ses deux enfants peuvent rester insensibles à sa détresse mentale et physique. Pour moi, c’est incompréhensible et inenvisageable dans ma vie.
J’aime les chansons des années de 1960 à 1980, surtout mon maître Jacques Brel, Juliette Gréco, Barbara et tant d’autres. C’était chouette dans les années Yé-Yé, Johnny a tout fait pour nous décoincer après les années rigides que l’on avait vécues. J’adore les valses de Vienne et Verdi, mais classique ou pas, toute la musique m’enchante. J’aime faire des poèmes (sans prétention) et lire Verlaine, Aragon, et ceux de Victor Hugo, un délice…
Dimanche, nous invitons des amis, ce que j’apprécie le plus, c’est l’honnêteté entre nous. Ceux qui m’ont trahie ne reviennent jamais chez moi. Je veux être libre dans ma tête et mes actes, je veux vivre sans me forcer à plaire à tout prix.
Mes héros dans la vie réelle sont des soldats tombés au Mali ou ailleurs pour protéger des populations en danger. Les docteurs, les chirurgiens, sont des héros du quotidien. Sans eux, mon mari serait décédé depuis longtemps avec toutes ses pathologies. Jamais je n’oublierais Simone Veil qui a permis à de nombreuses femmes d’avorter ou d’avoir des enfants quand elles le désiraient, d’être libres de choisir. Surtout que chaque femme ne l’oublie jamais.
Ceux du passé, sont Pasteur, Parmentier et ses pommes de terre dont nous raffolons tous aujourd’hui. Si on n’avait pas de frites, que deviendrait-on ? Il y a énormément de héros qui ont gagné des guerres, mais une guerre reste une guerre, ça entraîne trop de misère pour les peuples. Pour certains, Hitler était un héros, même en pensée je l’exècre avec toutes les abominations qu’il a faites. Y compris tous les dictateurs actuels dans beaucoup de pays, qui s’enrichissent malhonnêtement au détriment de leur peuple
Ma mère était basque, donc ma couleur préférée est le rouge, cette couleur renvoie la force de caractère et la joie. Chez moi, il y aurait encore plus de cette couleur si je le pouvais. Mon plus grand malheur, comme pour beaucoup d’entre nous, serait qu’un de mes enfants ou petits-enfants soient à jamais fâché avec moi, ou pire en perdre un, avant que je ne parte moi-même pour le grand voyage. Ce serait difficilement surmontable, et pourtant je sais que j’y arriverais, pour justement ne pas oublier ceux qui restent.
Si je pouvais avoir un don, ce serait d’avoir encore plus de générosité au fond de moi, et être une deuxième Mère Térésa. Malheureusement je ne suis que moi, je fais vraiment de mon mieux, avec les moyens intellectuels, physiques et financiers que j’aie.
Ce que je déteste au plus haut point, c’est l’hypocrisie, le mensonge, et je pourrais facilement exploser si on me titille trop sur certains sujets personnels ou familiaux.
Quant à ma mort, plus j’avance dans l’âge plus j’y pense. J’aimerais choisir le jour pour partir, si toutefois les députés arrivent enfin à se mettre d’accord pour voter une loi qui le permette…
Et mes devises sont : Ne jamais changer pour plaire à quelqu’un. On est comme on est. A prendre ou à laisser.
Qui regarde dehors rêve. Qui regarde à l’intérieur se réveille… Et surtout CARPE DIEM, c’est à dire vit l’instant présent…

De Michel

1. Ma vertu préférée : celle qui me reste à découvrir
2. Le principal trait de mon caractère : ombrageux en plein soleil
3. La qualité que je préfère chez les hommes : l’humilité
4. La qualité que je préfère chez les femmes : l’humour
5. Mon principal défaut : la procrastination
6. Ma principale qualité : la franchise
7. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : la convivialité
8. Mon occupation préférée : la marche contemplative
9. Mon rêve de bonheur : celui qui ne finit pas en cauchemar
10. Quel serait mon plus grand malheur ? : perdre de vue l’horizon
11. A part moi -même qui voudrais-je être ? : un inconnu
12. Le pays où j’aimerais vivre : l’Espagne
13. La couleur que je préfère : le noir
14. La fleur que je préfère : l’edelweiss
15. L’oiseau que je préfère : la pie
16. Mes auteurs favoris en prose : Milan Kundera, Haruki Murakami, Frédéric Lenoir
17. Mes poètes préférés : Jacques Prévert, Charles Baudelaire, Marlène Tissot
18. Mes héros dans la fiction : le grand Schtroumpf
19. Mes héroïnes favorites dans la fiction : aucune, peut-être Bécassine pour sa candeur
20. Mes compositeurs préférés : Serge Gainsbourg, Les Beatles, Mozart
21. Mes peintres préférés : Salvador Dali, Wassily Kandinsky, Douanier Rousseau
22. Mes héros dans la vie réelle : les humanitaires
23. Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Angela Davis, Simone Weil
24. Mes héros dans l’histoire : Nelson Mandela, Martin Luther King, Che Guevara
25. Ce que je déteste le plus : l’égoïsme
26. Le personnage historique que je déteste le plus : tous les hommes de pouvoir en général (ou en civil)
27. Les faits historiques que je méprise le plus : les guerres coloniales
28. Le fait militaire que j’estime le plus : celui qui peut être évité
29. La réforme que j’estime le plus : celle qui mettrait en place le ministère du « Droit au bonheur »
30. Le don de la nature que je voudrais avoir : pouvoir voler
31. Comment j’aimerais mourir : seul en altitude après avoir eu le temps de dire « je t’aime » à tous ceux qui me sont chers
32. L’état présent de mon esprit : la crainte de l’avenir pour les plus jeunes
33. La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : l’oubli de la vérité
34. Ma devise : que l’utopie d’aujourd’hui soit la réalité de demain

De Nicole

Nuage gris-Nuages blancs
Idées claires-Idées noires
Comme chemin de vie

La lune
Est bien présente

Je suis une femme.
Née juste après la guerre (40/45).
Dans un pays au climat tempéré, enfin jusqu’à présent.
De mon enfance les souvenirs sont un peu flous.
J’ai toujours été grande.
Mon totem chez les lutins (scouts) : FAON.
Un de mes aspects d’alors : yeux verts/bruns agrandis de crainte et de curiosité, jambes longues, légèrement frêles.
Une certaine grâce de la fragilité.
Fragilité de mon enfance tourmentée, cassée de drames familiaux, de morts.
Fille de l’homme qui guérit, l’homme médecin, un homme un peu fou, qui roule à tout berzingue dans une voiture de gangsters (Citroën)
Ma grand-mère était couturière, elle reprisait mes petites plaies d’enfant avec du coton rouge. Du rouge comme elle disait.
Pendant les vacances, mon grand frère était laveur de poissons au Grand Bazar de Liège.
Ma mère, elle, se sentait toujours malade, un peu imaginaire.
Elle ingurgitait du laudanum sur un sucre.
Ma fragilité me donna une force, une envie de vivre, une certaine liberté.
Une enfance solitaire, curieuse, je lisais tout ce qui passait à ma portée.
Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles.
A 17 ans, je vis seule, je travaille.
Une jeunesse où je suis belle, toujours grande, longs cheveux bruns, un regard qui joue les mystérieuses.
Années 60/70
Il m’a dit allons au cinéma, Jules et Jim au programme, mais comme Alain Delon était beau.
Magazine Elle, photos de mode, Mary Quant, la mini-jupe, Courrèges, le maquillage, la TR3 décapotable.
La superficie des choses.
La découverte de l’Express, le Monde, le Nouvel Obs.
Découvrir la politique, les combats.
Enfin la pilule.
MLF ou comment la conscience d’elles-mêmes vint aux femmes.
Lui. Tout change, je danse, je rêve.
Un mariage, deux enfants, une vie à la campagne. Un mari si souvent absent.
Une veuve verte.
Et le rêve fraîchit.
Une vie différente, seule avec enfants, travail, une forme de liberté nouvelle.
Des rencontres amoureuses.
Une troisième enfant à 40 ans.
Et maintenant. La vieillesse.
Chute irrémédiable du corps. Moteur entretenu, lenteur installée.
Tout fout le camp, les dents, les douleurs articulaires, le cœur défaillant.
La belle apparence s’est lézardée, nulle réparation possible.
Les chairs amollies ne combattent plus bien la gravité, la pesanteur.
La fatigue, l’essoufflement au bord des lèvres.
Je ne parais pas mon âge (me dit-on), un restant de maintien, d’orgueil ou de vanité ?
Souvent les souvenirs me reviennent, agréables pour la plupart ;
« Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît »
Birago Diop, écrivain, poète sénégalais.
J’apprécie toujours les petits bonheurs, j’exècre la bêtise sous toutes ses formes.
J’aime mes trois enfants, mes deux petits-fils.
Je reste une rebelle (avec causes).
J’aime la vie, ma vie…

De Laurence D

 1. Le principal trait de mon caractère ?La franchise, le côté entier
2. La qualité que je préfère chez un homme ?L’honnête, la sincérité3. La qualité que je préfère chez une femme ?
Idem que chez les hommes
4. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ?
La sincérité et l’humour
5. Mon principal défaut ?
Le côté « brouillon », la précipitation
6. Mon occupation préférée ?
Lecture/Écriture
7. Mon rêve de bonheur ?
Que mes proches trouvent leur voie.
8. Quel serait mon plus grand malheur ?
Trop d’instabilité dans ma vie
9. Ce que je voudrais être ?
Uniquement ce que je suis.
10. Le pays où je désirerais vivre ?
Là où je suis sans envie d’aller voir ailleurs.
11. La couleur que je préfère ?
bleu
12. La fleur que j’aime ?
Les fleurs des champs
13. L’oiseau que je préfère ?
L’hirondelle
14. Mes auteurs favoris en prose ?
R. Gary/ Ken Folett/ Camus/ Beauvoir/ etc…
15. Mes poètes préférés ?
Rimbaud / Prévert/Lamartine/ Victor Hugo/ Alfred de Musset (théâtre)
16. Mes héros favoris dans la fiction ?
Sherlock Homes
17. Mes héroïnes favorites dans la fiction ?
?
18. Mes compositeurs préférés ?
Ravel/ Vivaldi/Beethoven/
19. Mes peintres favoris ?
Modigliani/Matisse/ Monet/
20. Mes héros dans la vie réelle ?
? Pas besoin de héros
21. Mes héroïnes dans l’histoire ?
Ni d’héroïne
22. Mes noms favoris ?
????
23. Ce que je déteste par-dessus tout ?
La lâcheté/ le mensonge
24. Personnages historiques que je méprise le plus ?
Tout type de vrai dictateur (les vrais!)
25. Le fait militaire que j’estime le plus ?
Rien à dire
26. La réforme que j’estime le plus ?
Les congés payés/ l’école obligatoire
27. Le don de la nature que je voudrais avoir ?
28. Comment j’aimerais mourir ?
Vite sans souffrir
29. État d’esprit actuel ?
Ça va 🙂
30. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ?
L’innocence/la naïveté
31. Ma devise ?
Demain est un autre jour !

De Claude

CURIEUX, NON ?

Si je comprends bien, vous voulez tout savoir de ma personne. Et puis quoi encore ? Vous êtes de la police ? Ne comptez pas sur moi en tout cas, pour vous fournir une description physique, ni même un portrait-robot. D’ailleurs, je vous interdis de me reconnaître.
Déjà qu’on est fliqué en permanence ! Géolocalisé, grâce à notre smartphone, filmé en permanence lorsque l’on n’est pas chez soi. Sur internet, Google et d’autres veulent connaitre nos goûts, nos attentes pour savoir quoi nous vendre. Vous avez une carte bleue, votre banque sait tout de vos dépenses. Peut-être voulez-vous aussi mes coordonnées bancaires, pendant que vous y êtes ?
Orwell nous avait prévenus. Big Brother, qui n’a rien d’un grand frère, nous observe. Je crois même que ma télévision me surveille. J’ai cette impression désagréable d’être constamment épié, étiqueté, catalogué, classé et jugé ! Alors, n’espérez rien de moi pour vous en dire plus ! Vous en savez déjà trop !
Mais comme vous insistez et que vous me le demandez gentiment, je ne voudrais pas me montrer incorrect. Je vais donc vous faire malgré tout quelques confidences.
Ma principale qualité, je crois que c’est la discrétion, mais ça, vous l’avez déjà remarqué, et pour mon plus grand défaut, vous avez l’embarras du choix, mais disons en un mot, que je suis excessif. En tout. D’ailleurs, c’est encore plus flagrant, si je vous dis que mes peintres préférés sont Amedeo Modigliani et Fernando Botero. La qualité que je préfère aussi bien chez les hommes que chez les femmes, c’est la fidélité.
Quant à ma passion, c’est d’étudier les langues et de jouer avec les mots. Je ne vous cacherai pas que mon occupation préférée, c’est de résoudre des grilles de mots croisés -ou fléchés- (surtout en anglais) jusqu’à en avoir des mots de tête.
Pour Proust, son héroïne (n’est-il pas stupéfiant ?) dans l’histoire, c’est Cléopâtre (un bon choix, si ce nez …). Pour moi, c’est Jeanne d’Arc. Non parce qu’elle a défendu Orléans avec vaillance et bouté les Anglais hors de France. Mais surtout pour les dernières paroles qu’on lui prête et qui varient selon les époques. Cette pucelle (l’était-elle vraiment ou n’était-elle pucelle qu’on croyait ?) aurait dit aux Anglais, tout le monde le sait : « Vous ne m’avez pas crue, vous m’aurez cuite », mais aussi sur le bûcher, à ses bourreaux : « J’aimerais fonder un foyer » et « Il est quatre heures ; je veux mon thé et j’aimerais descendre ensuite (elle en a eu, des cendres !) ». Elle a dit aussi ce jour-là : « Je suis mal fagotée ». Et aujourd’hui, on lui ferait dire : « Elle a Free (frit,) elle a tout compris ! ». Son plat préféré, vous le connaissez ? Le pot-au-feu. Quant à son dessert préféré c’est la bûche…. Ou la crème brûlée ! Je sais, je suis plus disert sur elle que sur moi.
C’est vrai, j’aime aussi les dernières paroles de Marie-Antoinette d’Autriche, avant qu’elle ne perde la tête : « Pardonnez-moi, monsieur. Je ne l’ai pas fait exprès. » a-t-elle dit au bourreau dont elle venait de marcher sur le pied.
Ou celles d’Oscar Wilde qui venait de consulter la note d’honoraires de son médecin. : “Docteur, je meurs au-dessus de mes moyens !”.
Proust, à son époque, pouvait raconter ce qu’il voulait de lui, sans risquer les réactions des réseaux sociaux (Fessebook, Twitter et compagnie), même s’il avait beaucoup d’admirateurs (de « followers», dirait-on maintenant). Et il pouvait même raconter n’importe quoi ! Ne se contredit-il pas lorsqu’il joue les faux modestes ? Allez, lisez ! :
Ce que je voudrais être. – Moi, comme les gens que j’admire me voudraient.
Le fait militaire que j’admire le plus. – Mon volontariat !
Les personnages historiques que je méprise le plus. – Je ne suis pas assez instruit. Il ne faudrait tout de même pas exagérer !
Comment j’aimerais mourir- Meilleur – et aimé. Je préfère Woody Allen qui dit :« Ce n’est pas que j’ai peur de la mort mais je veux juste ne pas être là quand ça arrivera ».
Pour ce qui me concerne, je préférerais ne pas mourir du tout. Toutefois, s’il n’y a pas moyen d’y échapper, j’aimerais ne pas, au moins, être incinéré. Je ne voudrais pas m’éteindre après ma mort. Vous aimeriez connaître le don de la nature que je voudrais avoir ? Une mémoire extraordinaire pour retenir tout ce que je lis et que j’apprends. Mais, pardon, vous venez de me poser une question ; c’était quoi ? J’espère que mes réponses vous ont satisfait(e). Je n’en dirai pas plus, même sous la torture ! Mais là, je crois que je m’avance un peu.
Enfin, je terminerai par ma devise préférée, cela ne vous étonnera pas, c’est « bien faire et laisser braire. »

De Marie-Laure

Le principal trait de mon caractère : tâche ardue s’il en est de se définir ainsi de but en blanc ! A travers toutes ces décennies qu’il m’a été donné de vivre, je dirai la patience et la ténacité qui m’ont toujours permis de garder le cap.
La qualité que je désire chez un homme : l’ouverture d’esprit est à mes yeux capitale, car elle permet d’accueillir toutes sortes de découvertes, humaines, artistiques, philosophiques. Je pense que je m’ennuierais profondément auprès d’une personne qui aurait un avis tranché et définitif sur toute chose de la vie en ce bas monde.
La qualité que je préfère chez une femme : avant de répondre, j’en suis à me demander si je ne ferai pas ici la même réponse que chez un homme. Le fondement de la vie amoureuse ne trouve-t-il pas son pendant dans les relations d’amitiés, qu’elles soient féminines ou masculines d’ailleurs ? L’ ouverture d’esprit permet de cultiver l’art du débat, le questionnement permanent et aussi le sens de l’humour, car tout est alors toujours en mouvement.
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : tout d’abord leur présence à mes côtés car ils m’enrichissent de tout ce qu’ils sont et là je ne les en remercierais jamais assez. Mais il y a aussi leur sens de l’humour qui fait de chaque repas une fête. Pour exemple, en période d’élection, nous nous retrouvons pour débattre, même si nous connaissons à l’avance les orientations politiques des uns et des autres. C’est du grand théâtre, de la joute verbale digne des meilleures émissions de Pollac, à la différence près qu’entre deux tirades dithyrambiques, nous éclatons de rire !
Mon principal défaut : être tête en l’air et éparpillée car un rien attire mon attention.
Mon occupation préférée : m’occuper de mes fleurs et de mon jardin, car le contact avec la terre me ressource. J’ aime la notion d’éphémère inhérente aux plantes qui évoluent au fil des saisons.
Mon rêve de bonheur : répondre à cette question serait pour moi comme dresser l’inventaire de ce qui pourrait aller mieux, la porte serait alors ouverte vers le pessimisme ambiant ! A n’en pas douter, je suis heureuse dans ma vie, je me saisis de chaque opportunité de petits bonheurs et c’est déjà très bien comme ça !
Quel serait mon plus grand malheur : de toute évidence, ce serait qu’il arrive quelque chose de très grave à mes enfants ou à mes petits-enfants ; mais je ne veux pas m’étendre plus sur cet item, cette pensée me fait froid dans le dos.
Ce que je voudrais être : je dirai la fée clochette car j’avoue que de toutes les fées c’est ma préférée, parce qu’elle n’ est pas toute lisse, elle n’est pas parfaite et peut même se montrer assez facétieuse… mais gentille quand même !
La couleur que je préfère : le bleu, couleur d’un ciel sans nuage qui invite au rêve et au voyage, mais aussi couleur qui représente l’eau qui désaltère, élément fondamental à la survie du vivant.
La fleur que j’aime : la pivoine car elle fait virevolter ses pétales comme un tutu de danseuse. Elle s’ouvre, majestueuse et illumine tout son espace. Mais malheureusement trop fragile aux intempéries, son ballet ne dure que trop peu de temps !
L’oiseau que je préfère : l ‘hirondelle car c’est l’oiseau qui annonce le printemps et l’arrivée des beaux jours ; mais aussi pour son allure si délicate.
Mes auteurs favoris en prose : difficile de ne pas énoncer ici tous les auteurs qui m’ont transportée avec ravissement et dont les livres dans ma bibliothèque portent ma dédicace. Eh oui, moi quand un livre me plaît, j’inscris une petite dédicace sur la première page, comme pour remercier l’auteur de ce bon moment partagé. Pour n’en citer que quelques-uns qui seraient dans mon top ten : Fatou Diomé , Alain Mabanckou, Tahar Ben Jelloun, Amin Maalouf, Carlos Ruiz Zalfon, Marek Halter, Milan Kundera, Atiq Rahimi, Marie n’ Daye. Mais aussi Kerouac et Steinbeck qui m’ont tenu compagnie pendant mon adolescence.
Mes poètes préférés : après Maurice Carême qui a jalonné la vie de si nombreux élèves du primaire, puis Prévert sur mes années collège, je me suis éclatée dans les commentaires de textes au lycée avec Rimbaud et Baudelaire! Sans oublier René Char et Aragon que j’ai découverts par la suite.
Mes compositeurs préférés : le grand, l’immense poète et troubadour Jacques Higelin. Je crois bien que depuis mon adolescence je n’ai loupé aucun de ses concerts dans ma région !
Mes peintres favoris : Marie Laurencin pour sa peinture tout en délicatesse où les sujets aux contours à peine suggérés, sont fondus dans le décor et pourtant irradient d’une grande présence.
Mes héros dans la vie réelle : Maya Angelou, preuve s’il en est que si la vie n’est pas gagnée d’avance, elle peut guider tout quidam vers une belle réalisation de soi.
Mes noms favoris : j’aime mon nom de jeune fille accolé à mon nom marital, cette combinaison me va si bien que je n’en vois pas d’autres possibles !
Caractères que je déteste par-dessus tout : l’ autoritarisme et l’arrogance, l’orgueil et le dédain qui ternissent toute personne qui s’en enveloppe.
La réforme que j’admire le plus : la loi Veil, j’admire le parcours de cette dame et l’opiniâtreté avec laquelle elle a défendu ce projet de loi devant une assemblée majoritairement composée d’ hommes réfractaires. Chapeau bas et respect à vous Mme Simone Veil !
Le don de la nature que je voudrais avoir : comme la nature qui nous fournit notre oxygène vital et le soleil qui nous réchauffe et nous éclaire, j’aimerais toujours rayonner d’une énergie positive et chaleureuse.
Comment j’aimerais mourir : en ayant eu le temps de dire au revoir à mes proches.
Etat présent de mon esprit : zen, serein et bien présent à ce qu’il réalise à l’instant même.
Ma devise : « accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, aie confiance en ce qui sera » Bouddha

De Laurence S

Moi, je n’aime pas qu’on me vole dans les plumes, qu’on retire une once de ma liberté, si chèrement acquise par mes ancêtres femmes au cours des siècles. J’ai l’esprit indépendant depuis toute petite. Je n’apprécie pas de recevoir des ordres, surtout de personnes qui se croient investies d’un petit pouvoir ou qui se croient plus fortes que les autres et qui se permettent de le clamer ou qui ouvrent leur bec plus que les autres.
La qualité que je préfère chez les hommes, c’est l’effort à tous les niveaux. Je ne supporte pas ceux qui se vautrent dans leur canapé à regarder des émissions débiles pendant des heures, un verre à la main. Chez les femmes, je désire avant tout qu’elles ne soient plus dépendantes des hommes, qu’elles aient un travail à la hauteur de leurs ambitions. Cela demande une certaine force de caractère. J’ai bien conscience que cela n’est pas dû à tout le monde, mais cela ne vient-il pas en partie de l’éducation, du modèle véhiculé pendant des millénaires et tellement ancré en nous ? J’ai eu de la chance d’avoir des parents qui m’ont poussée à faire ce que je voulais, de naître à mon époque et dans mon pays où une femme peut vivre libre et indépendante. Je compatis envers mes consœurs enfermées derrière des vêtements obstruant toutes leurs parties parce que les hommes de ces pays l’ont ainsi décidé.
Il est difficile d’évoquer ses propres défauts. Aussi, quand j’étais plus jeune, je pouvais m’emporter facilement. J’étais ce qu’on nomme communément soupe au lait. Mais, au fil de mes 25 ans de yoga, cette discipline m’a canalisée et calmée.
Je me trouve plus de qualités que de défauts. Ma mission sur Terre est d’aider les autres. Je le fais au quotidien à travers mon métier d’enseignante, u contact d’adolescents souvent fragiles pour de multiples raisons, mais aussi avec mon blog, que je laisse à disposition, pour celles et ceux qui ont le désir de me suivre.
Chez mes amis, j’apprécie la fidélité et l’humour. Mon plus fidèle ami vit à Londres et nous sommes amis depuis mes 18 ans. J’en ai 40 de plus. Nous vivons une amitié au long cours, même si nous nous voyons peu. C’est incroyable quand j’y pense !
C’est un euphémisme que de révéler mes occupations préférées : lire et écrire. Mais, le yoga faisant partie intégrante de mes habitudes de vie, est une activité dont je ne saurais me passer. C’est vital à ma vie.
Mon rêve de bonheur est simple : c’est que mon premier roman se vende bien. Je ne suis pas gourmande au point de demander le prix Goncourt. Mon livre ne rentre pas dans les cases de ce prix élitiste. Je suis plus modeste, mais ambitieuse à la fois. J’aimerais connaitre un succès de librairie avant la fin de ma présence dans ce monde.
Mon plus grand malheur serait de perdre un de mes enfants. La perte est au-delà de la souffrance. Inenvisageable. Je ne sais ce que je pourrais faire après un tel drame à vrai dire. Je redonnerai sans doute de mon affection à des enfants en proie au désarroi, subissant els vices de leurs géniteurs.
Si je n’étais pas moi, j’aurais aimé être une romancière à succès. Le succès et la façon d’écrire des romancières Virginie Grimaldi ou de Tatiana de Rosnay me plairaient.
Je vis en France, pays où j’ai la chance de pouvoir faire ce que je veux de ma liberté. J’aimerais vivre dans un pays d’Amérique du Nord, où l’esprit d’entreprendre fait partie de la vie. Dans mon pays, la vision des choses est différente, plus traditionnelle et plus lente à se mettre en place. On ose moins à vrai dire.
Je préfère les couleurs vives. Je n’aimerais pas vivre dans un intérieur où tout est blanc, du sol au plafond. J’ai besoin de couleurs. Les couleurs, c’est la vie !
J’aime les grands fleurs, telles que les iris, les glaïeuls, avec leurs tiges imposantes. J’adore les orchidées, particulièrement celles qui sont mauves. Je trouve ces fleurs aux longues tiges majestueuses.
J’aime entendre chanter les oiseaux de jardin à toutes les saisons. J’essaie de les protéger de mes chats tant bien que mal. Je ne supporte pas que les gens aient des oiseaux en cage, quand bien même j’en ai eu même au début de ma vie de femme mariée. Était-ce alors une parabole pour me signifier que j’étais moi-même engluée dans un mariage qui ne me convenait pas ? Mais, je ne m’en rendais pas compte à l’époque…
Il y a trop d’auteurs que j’aime pour pouvoir les citer. Ma vie est une prose. Mes loisirs sont de la prose. Chez les poètes, Apollinaire tire son épingle du jeu. Il a su être innovant à une époque où on envoyait les jeunes se transformer en chair à canon.
J’adore néanmoins les héroïnes d’histoires romanesques ou romantiques. Pas des histoires à l’eau de rose. Non, des vies menées par des femmes qui combattent pour s’en sortir. Des femmes qui résistent, envers et contre tout.
Quand j’étais jeune, Beethoven avait ma prédilection. Mais, pour corriger des copies, je préfère me concentrer avec Mozart, dont le film ‘Amadeus’ sur sa vie m’avait émue aux larmes il y a de ça bien longtemps.
Dans le domaine de la peinture, les impressionnistes m’impressionnent. J’aime leurs couleurs, leurs personnages. Je ne suis pas du tout une admiratrice de Picasso par exemple. Il a certes inventé un genre reconnu, mais qui ne m’inspire en aucun cas. Je n’y suis pas sensible.
Dans la vie réelle, les personnes qui retiennent mon attention sont les femmes, comme celles dans le film Les Suffragettes, qui, au péril de leur vie, se sont battues pour acquérir le droit de vote au début du XXe siècle dans une Angleterre bourgeoise et traditionnaliste. Mais je place Simone Veil sur un piédestal. Vous rendez-vous compte ? Elle a osé affronter des machos de députés, qui se permettaient de l’insulter et qui savait mieux que les femmes ce qu’il fallait faire pour elles ! Incroyable mais vrai ! On critique les dirigeants de certains pays, mais parfois, en France, on ne vaut pas mieux ! Au fait, à quand une femme PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE ! Certains autres pays voisins ont eu et ont des femmes au pouvoir ! Pourquoi cela gêne-t-il encore tous ces machos de politiciens qui ont peur que les femmes accèdent aux plus hautes fonctions de la vie publique ?
Ce que je déteste par-dessus tout, ce sont les menteurs, les hypocrites, les grandes gueules, les vantards, le mielleux, les racistes, ceux qui agissent par derrière pou nuire aux autres. Cela peut aussi se décliner au féminin. J’en ai croisé dans mon parcours de vie et je les considère comme des personnes toxiques. Et je les fuis au grand galop. Ils m’ont fait trop de mal.
Je méprise les guerres, du plus profond de mon être. Je méprise ces dirigeants qui n’ont fait qu’envoyer des jeunes sur les lignes pour défendre leurs idées de conquête. L’Histoire n’est faite que de guerres. Combien de millions d’hommes sont morts inutilement pour des rêves de gloire ou de conquête ?
Je hais les dictateurs qui pourfendent la liberté des autres tellement elle leur fait peur !
L’esclavage est à mes yeux, dans l’Histoire, la plus grande honte. Ces millions de femmes et d’hommes qu’on a asservis u nom de quoi ? D’une supériorité de la race blanche ? Balivernes grotesques qui ont justifié les conquêtes coloniales.
Mon esprit à l’heure actuelle est apaisé, mais je ne cesserai jamais de lutter contre les mécréants pour ce qu’ils font subir aux enfants et aux femmes. J’ai honte que mon pays laisse encore en 2021 les femmes mourir sous les coups de leurs conjoints. Le chiffre à la fin de chaque année est glaçant et intolérable ! Je n’ai aucune indulgence envers ces gens qu’on appelle encore des humains, ni envers ceux qui ont « le courage » d’abandonner leurs animaux. Tous les animaux que j’ai eus par le passé ou ceux avec lesquels je vis ont tous été abandonnés lâchement. Le pire, c’est que ces humains le font délibérément devant leurs enfants. Je ne peux pardonner à cette catégorie d’humains.
J’aimerais mourir comme je le fais quand mes animaux sont en fin de vie : le jour où je l’aurais décidé. Une petite piqûre et hop, c’est fini. Je souhaite mourir dignement, mais les gouvernements français successifs n’ont pas le cran de voter ce genre de loi. Être enterrée, trop peu pour moi, je suis claustrophobe et l’incinération ne me plaît guère. Donner mon corps à la science, je ne sais pas si un corps décrépi de partout pourrait leur rendre service. Alors, je ne sais pas ce qu’on fera de mon corps. Je dois encore y réfléchir. Mais je ne veux pas être réincarnée. Je suis arachnophobe. Cela me perturberait profondément de revenir sur Terre en araignée, parce qu’une personne malveillante m’écraserait sans discernement !

Ma devise pour finir est : apprends chaque jour quelque chose et fais un pas vers ta liberté. Développez votre audace et votre créativité.

Je ne suis pas parfaite. Mais, je suis unique et fière de l’être.

Poème de Marie Louise Bibish Mumbu – « J’y pense et puis je crie » proposé par Françoise T (en rapport cette semaine avec la proposition d’écriture)

J’y pense et puis je crie !

On est toutes quelque peu pareilles
On a des envies de nouveauté, de sexe, de bien-être, à côté de la routine métro-boulot-dodo
Envie parfois d’une vie de rechange
Kinoise ou italienne, parisienne ou somalienne
La preuve, quand on a mal dedans, l’effet est pareil
Quand on suinte de l’intérieur, larmes, sueur ou sang
Ce sont les mêmes couleurs, la même douleur
Je rêve d’une vie de rechange qui viendrait balayer tous mes soucis
Ceux liés à la situation politique et combien étouffante dans laquelle je vis dans ce monde-ci

J’étouffe de tant de manques
Envie d’être ailleurs, vivre les soucis d’ailleurs, trouver des amis d’ailleurs, avoir des merdes ailleurs
Plus ici. Bouger de là ! De la terre …
Vivre dans la mer, dans les cieux ou dans le sable
Ailleurs
C’est ainsi la loi suprême de la nature
Toujours partir.

D’abord quitter la quiétude du sein de sa mère, voir la lumière du jour, ouvrir les yeux
Ensuite quitter l’enfance avec son sommeil douillet, sa totale confiance en ses parents
En la vie qui vous portait et vous berçait
Avoir ses règles ! Tous les mois, suinter rouge
Douloureusement des fois, tranquillement parfois
Faire des choix : y aller ou pas, foncer ou laisser courir ?
Jusqu’à ce qu’en fin de compte, on fonce …
Toujours pour de bonnes raisons
Grandir. Aimer, les choses ou les gens, par rapport à soi
C’est la période ou par un juste retournement des choses, j’ai dû porter ma vie avec ses ironies, ses joies éphémères, ses illusions et désillusions

J’ai découvert que dans la vie on se plante beaucoup, souvent
Il faut juste le reconnaître chaque fois que ça arrive, se relever et continuer !
Je me suis beaucoup plantée
Nos choix gouvernent nos vies. Un geste, un mot, on est lié
Nos mamans disent que ces serments sont indissolubles
Moi j’aimais Louis. J’ai aussi aimé Franc. Et bien d’autres encore
J’ai revu ces deux-là. Louis étant venu en premier, je me suis promise à lui
Cependant, il a suffi que Franc resurgisse pour que je réalise que c’est lui que j’aime plus que tout …
Galère !
Foncer ou laisser courir ?

Les serments prononcés dans l’incertitude ne devraient pas être pris en compte
Je ne suis pas ma mère
Je ne fais pas partie de la race des « politiquement corrects »
Je ne suis pas non plus radicalement une africaine exotique
Je vis le siècle du net, des portables et des Mc Do
De la mondialisation et de la pauvreté, des guerres et du terrorisme
Du Hezbollah et des génocides, de l’IVG et du HIV
Mon père, fonctionnaire de son état, fait tous les mois une gymnastique infernale
Pour que mes jeunes frères se nourrissent, se vêtissent et soient scolarisés une année entière, chaque année
Les grands n’ont qu’à se démerder !

Je rêve d’une vie de rechange qui viendrait balayer tous mes soucis
Ceux liés à la situation politique et combien étouffante dans laquelle je vis dans ce monde-ci
Je veux pouvoir choisir mes manques, mes merdes et mes embrouilles
Mes hommes, ma vie et ma destinée
Parce que je vis mon temps, pas le vôtre, pas le leur.
Je veux qu’on me laisse vivre !
Avec mes risques, mes hontes, mes rêves …
C’est ma vie, après tout.

Il est, à mes yeux, toujours aussi incroyable de vous lire semaine après semaine.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine! Je compte sur vous et votre créativité.

D’ici là, portez-vous et surtout prenez soin de vous!


Créativement vôtre,


Laurence Smits, LA PLUME DE LAURENCE


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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