Qu’il est bon de sortir de l’hiver, de voir les jours rallonger et de profiter un peu plus du soleil … quand il se montre…

Voici vos textes. Je vous en souhaite une belle lecture.

De Brigitte

Nous aimons tous le printemps,

Parce que la nature n’a pas besoin de nous, elle s’occupe d’elle-même avec une énergie que nous devrions suivre sans renâcler en l’imitant toujours, et que les cycles s’enchaînent inexorablement quoiqu’il advienne.

Parce que l’hiver l’a mise au ralenti avec ses ciels d’aquarelle remplis d’eau et de brumes, mais elle se concentre avant de resurgir sous les crocus entre les feuilles mortes et les pierres blanches.

Parce que l’automne l’a effeuillée par poignées entières et a vidé les branches jusqu’à l’os, pendant que le soir elle entendait en écho tout près le brame des cerfs en haut des collines.

Parce que l’été a vu les enfants grimper dans le tronc géant du cèdre du jardin, et regardé dans ses branches l’araignée si détestée dedans et admirée dehors dans la géométrie savante de ses pièges, a suspendu le hamac au-dessous du jacassement en noir et blanc des pies, mais ce même été a asséché la prairie jusqu’à sa croute, enfoui les sources  qui ont préféré l’ombre des souterrains de calcaire, parce que l’été a laissé passer l’espoir d’une pluie durant 45 jours, et ravagé  les plantes en pot assoiffées malgré l’arrosoir parcimonieux et attentif, même si l’azur est beau il est cruel quand il est seul et sans humidité.

Nous aimons tous le printemps,

Tout simplement parce qu’il met du rose du blanc en ville dans un parking de bagnoles entassées, du bleu minuscule et du vert à foison dans la prairie qui a enfin perdu son givre, parce qu’il jette en vrac du rouge-coquelicot au milieu des papillons affolés par les sucs, parce que l’humain le regarde à chaque fois avec surprise et joie renouvelée.

De Catherine G

Effervescence

Un bon soleil matinal, et la fièvre s’empare des quêteurs de logements saisonniers. La concurrence est rude et ça grouille à tous les étages.

Le quartier, d’ordinaire abandonné, semble susciter cette année le plus vif des intérêts si l’on en croit l’incroyable fréquentation des lieux en cette fin de matinée. Installée derrière une vitre baignée de soleil, je n’en perds pas une miette, tant le spectacle est nouveau et fascinant.

Ça se bouscule à tous les étages, dans des allées et venues incessantes. C’est à qui entrera le premier pour une trouvaille prioritaire. Ça va, ça vient, ça hésite, ça double, ça se chicane au passage, ça disparaît un long temps à l’intérieur, pour une visite plus approfondie, ou ça ressort immédiatement, sans doute déçu par l’appartement. D’apparence hétéroclite, leurs différences ne semblent pas poser problème, mais un seul point commun se dégage : ce sont tous des solitaires. Pas de couples ni de familles pour ces visites singulières, seulement des individualités. Un village pour célibataires, serait-ce le concept des lieux ? En tous cas, quel succès, quelle effervescence ! Je suis stupéfaite de constater un tel succès. C’est bien la première fois, alors que les lieux existent depuis plusieurs années et semblaient toujours délaissés.

Du coup, me voici ravie d’assister à un tel défilé. Je n’en attendais pas tant quand j’avais installé ce complexe sur la terrasse. Une jardinière rectangulaire plantée d’un treillis de bois vertical dans lequel j’avais accroché, pour la déco, des petits hôtels à insectes, petites favélas colorées ponctuant l’espace troué du dit treillis. Le sol de la jardinière, très minéral pour contrer la sécheresse, avait reçu son lot de maisonnettes et de poteries pour un environnement cosy. Mais le rez-de-chaussée, resté dans l’ombre, n’attirait pas encore son lot de curieux, plutôt concentrés sur les habitations ensoleillées. Certains visiteurs, à moins que ce ne soit des visiteuses, se concentrent uniquement sur les tiges creuses, cherchant la plus habitable pour leur projet personnel, tandis que d’autres leur préfèrent les façades de bois trouées ou les amas de brindilles ou de mini pommes de pin. Ces insectes bourdonnant, en quête de villégiature, sont noirs ou striés, minces ou dodus, futurs locataires des lieux, et ressemblent à des abeilles solitaires. Mais peu m’importe la qualité des danseurs dans ce spectacle virevoltant pour lequel je dois remercier ce beau soleil du jour qui donne du bonheur aux humains et stimule l’instinct animal des insectes, sur fond sonore des pépiements d’oiseaux. Je suis vraiment heureuse de l’arrivée de ces nouveaux locataires avec lesquels il me faudra cohabiter de la meilleure manière possible. J’avais envie d’une déco agréable à l’œil et me voici promue promoteur.

Que la nature est belle à qui sait la regarder.

De Catherine M

Star du 7ème art

Parce qu’elle était une rose

Tout juste éclose

Parce qu’elle était unique dans son vase

Et qu’elle embaumait tout le quartier

Mademoiselle se prenait pour La Bouquet

Et jouait à la Miss

Comme la célèbre actrice !

– Appelez-moi Carole, s’il vous plaît

Et ôtez-vous de mon champ

Vous me faites perdre mon temps

J’en ai très peu et il est si précieux.

Mais dans le monde floral

On n’avait que faire de la miss et ses caprices

On lui trouvait même un petit air bancal

Qui pourrait bien un jour

La faire tomber de son piédestal…

– Arrête ton cinéma !

Lui disaient ses rivales

Tes épines ? Même pas mal

Ton parfum ? Très inégal

Ta réputation ? Un vrai scandale

Sur la grande Toile de la vie

Tu ne tiens qu’un second rôle, ma jolie

Le premier, et pour l’éternité,

Est attribué à la petite fleur des champs

Qui, à chaque retour du printemps,

Ne cessera jamais de crever l’écran.

De Françoise V

LA GRACE DU PRINTEMPS

Une rose, une fleur

Des couleurs, des senteurs,

La lumière, la fraîcheur,

Le printemps, c’est son heure.

Et derrière ce bouquet,

Parmi tous ses reflets

Un sourire pétillant

Un regard aimant

Prennent toute leur place

A travers cette grâce

Qui pleinement se dégage

Quand je vois ton visage.

Invitation au voyage

Là-haut sur ton nuage.

BOUQUET DE GRACE

Ton chapeau sur le A

Nous met dans tous nos états

Tu fais hausser le ton

Sensation

Ta magnificence

Transmets l’élégance

Regard avec envie

Cadeau de la vie

On te retrouve dans l’art

Splendeur à part

Forme sculptée

L’artiste t’a créé

Quand on te dessine

Tes formes féminines

Libèrent tes rondeurs

Arabesque en couleur

Une fois dans la danse

Tu tournes, tu t’balances

Sur une musique classique

C’est fantastique.

De Jean-Michel

Le printemps

On le sentait venir depuis un moment. Ce n’était, au départ, que le murmure imperceptible d’un ruisseau courant sous la neige. Puis quelques bourgeons précoces sont apparus, porteurs d’espoir. Soudain, ce fut l’explosion ! Les oiseaux chantaient à qui mieux-mieux, les arbres refleurissaient, l’herbe reverdissait…bref, c’était le printemps !

Certains trouvaient qu’il n’avait pas froid aux yeux de se découvrir ainsi, pour d’autres, cela leur faisait chaud au cœur.  Mais la sève vitale coulait de nouveau et la vie renaissait, signe d’une nouvelle espérance. Pourtant, tout était si fragile qu’il fallait absolument protéger tout ce qui n’était encore qu’à l’état embryonnaire, pour que cela puisse arriver à maturation et atteindre l’été.

Telle est la responsabilité de l’homme : protéger la vie tant naturelle qu’humaine, lui qui n’est pourtant qu’un être fragile parmi d’autres…

De Dominique B

Héléna se leva dans le matin couvert de rosée. Elle entendit les oiseaux chanter comme une voix amoureuse lui rappelant qu’elle était belle et que chaque jour sa vie valait la peine d’être vécue. Elle sentait un rayon de soleil caresser son visage à travers les volets entrebâillés. Sa peine si grande encore hier sembla s’atténuer quand, enfin, ses volets grands ouverts, elle vit la campagne, devant ses yeux, étaler ses rouges, ses verts, ses jaunes ; le parfum étourdissant des freesias envahissait tout son être. Puis elle sentit les roses envoûtantes, la lavande éclatante de son violet intense, obsédante par son parfum qui l’enveloppait comme toutes ces fragrances. De son pas léger, elle posa son pied menu dans l’herbe encore mouillée de rosée. Comme si le printemps lui glissait à l’oreille des mots enchanteurs, un sourire se dessina sur son visage. Le gros chêne verdissait, ses branches de géant tendues vers le ciel d’un bleu azur, comme le remerciant de ses bienfaits. Par moments Héléna entendait un gland chuter dans l’herbe verte et craquante ; quelques pâquerettes ornaient délicatement la terre encore humide des pluies précédentes. Tout était un appel au bonheur. Héléna tourna son visage vers les montagne où les cascades bondissaient, déversant l’eau qui permettraient à la Nature de s’éveiller , à chaque fleur d’éclore , à chaque oisillon de grandir , à chaque nouvelle pousse d’avoir sa place dans l’Univers .

De Corinne

Lézards chauffant le bout de leur museau,

Etonnés qu’il soit déjà de retour

Papillons accompagnant nos randos

Ravis de voler dans leurs beaux atours,

Impromptu le printemps nous revient.

Nez et yeux qui piquent comme témoins,

Très tôt les chatons de noisetiers

Eparpillent les grains de pollen

Mêlant aux quatre vents leurs allergènes ;

Pauvres sinus attaqués sans pitié !

Soleil, giboulées, neige ou éclaircies :

Des caprices météo saisonniers ;

Être sage, Patience est notre alliée,

Savourer la balade après la pluie.

Primevères et pervenches dans le bois

Occupent tout l’espace qu’elles peuvent,

Envahissent de leurs fleurs toutes neuves

Talus, fossés, parés de leur éclat

Enjoués les oiseaux nous crient leur joie,

Saluant le printemps comme il se doit.

De Christine

Quel est ce doux parfum

Qui volette dans mon jardin ?

Serait-ce la jolie violette

Qui me donne une âme de poète ?

Ou plutôt la jacinthe

Qui se pare de milles teintes ?

Mais non, c’est le mimosa

Qui chatouille mon odorat.

Le printemps, miracle de la nature,

Repeint les prairies de verdure.

Les jonquilles avec leur corolle d’or

Rivalisent avec les primevères multicolores.

Les bruyères ont réveillé bourdons,

Abeilles et papillons.

Ils butinent du matin au soir

Et nous redonnent espoir.

Les plaques de neige ont fondu

Et le brouillard a disparu.

Les arbres, en camaïeu de vert,

Se laissent bercer par la brise légère.

Les oiseaux, mélodieux messagers,

Tressent leurs nids dans les vergers.

La rosée brille sur les pétales,

La nature déploie tout son arsenal.

Printemps, toi qui réveilles la terre endormie,

Nous t’accueillons avec frénésie.

Les rayons du soleil nous vivifient

Et nous redonnent l’envie,

L’envie de vivre, de courir, de respirer.

L’envie de planter et de jardiner.

Pour fêter ce renouveau,

Tu nous donnes le tempo.

De Danielle

Sur le seuil de nos cœurs, il revient chaque fois déverser ses nuances, nous offrir ses couleurs, sa lumière, ses douceurs.

Sur le bout de ses branches, il fait chanter l’oiseau. Hirondelles et mésanges pour un doux concerto.

Sur le bord de nos jours, dès qu’il est de retour, c’est tout qui reprend vie pour oublier l’hiver.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé le printemps.

Chaque année, j’étrennais une tenue le jour de Pâques. Je me revois encore au milieu des premières jonquilles et tulipes du jardinet, n’arrêtant pas de détailler mon nouveau vêtement et mes souliers vernis. Alors que les cloches de l’église voisine sonnaient à toute volée, une idée m’obsédait, surtout ne pas me salir en restant impeccable le plus longtemps possible. Dans l’église bondée, la lumière pascale prenait toute la place. Un peu plus tard, au menu, ma mère avait préparé des plats que je trouvais exceptionnels. Je me régalais des œufs farcis au thon suivis d’un rôti aux légumes printaniers, d’œufs à la neige et d’un délicieux Biscuit de Savoie.  Au fond de mon coeur, je ressentais combien cette fête, dédiée au printemps, serait importante à mes yeux.

Cet engouement pour le printemps ne m’a jamais quittée. Même si les années ont passé, je guette toujours le retour des hirondelles, les premiers gazouillis et l’éclosion de la nature.

Voir les premières pétales des jonquilles, sentir revenir du plus profond de la terre les tulipes, m’offre au coeur le voyage le plus tendre à travers mes souvenirs. Mes pensées rejoignent alors ma mère en son petit jardin, au milieu de ces fleurs printanières qu’elle aimait tant.

Il n’y a pas de naissance ni de renaissance sans le printemps. C’est une saison d’enfantement, pour nous offrir l’infini de l’émerveillement et de la lumière.

Vive le printemps qui m’enchante et fait chanter la Vie !

De Manuela

C’est grâce à toi, merveilleux printemps 

Que le sombre hiver prend congé

Sans doute, nous faudra-t-il du temps

Pour retrouver notre vie bien rangée.

Au printemps, la joie de vivre est de retour

Nous avons tous enclenché nos comptes à rebours

La gaieté est maintenant parmi nous

Nous avons retrouvé, de vivre, le goût.

Les belles et jolies demoiselles font virevolter

Avec grâce leurs splendides robes à fleurs

Les hommes, endimanchés, sont enchantés

De voir les danses exécutées avec tant de bonne humeur.

L’an de grâce 2024 a déjà bien débutés

Les amoureux se sont longuement aimés

A la lueur des lampadaires allumés

Main dans la main, ils doivent se quitter.

Printemps fait preuve d’une extrême bienveillance

En faveur de toutes les cultures

Cette année, en avance se présente la nature

Printemps, je te fais une entière confiance.

Grâce à toi, printemps, s’opère une joyeuse métamorphose

Grâce à toi, les arbres bourgeonnent et les fleurs éclosent

Merci à toi, printemps de donner de la joie

Aux femmes et aux hommes jusqu’alors aux abois.

 De Saxof

La vie explose au coeur de la terre
Elle se réchauffe pour créer ses nids
Pour laisser éclater les primevères
Ainsi que les pousses des ancolies

Le temps incertain aime les jardins
Le soleil se bat avec la pluie
Le gel va et vient, se croit malin
Dénonçant les moustiques hardis

La lumière, dans le brouillard dense
Lance des prismes multicolores
Inondant la nature et les sens
Rendant chacun énergivore

Le printemps est une merveille
Avec sa palette de trésors
Fleurs butinées par les abeilles
Semences que les oiseaux picorent

Mon plaisir est d’être dehors

De Lisa

Inspiré de la chanson de Michel Delpech « Le Loir et Cher » d’une manière originale en rendant hommage aux animaux qui sortent de l’hiver.

Sa famille habite dans le Loir et Cher et ils ne font pas de manières.

Comme vous, le Nouvel An, Papy D’Oie va fêter le printemps qui est arrivé.

Il passe sa visite de courtoisie chez les fourmis, qui lui font une haie d’honneur car pour eux, c’est le brigadier-chef de la ferme.

Il n’a pas grand-chose à leur dire car il se sent honoré et l’un d’eux lui répond du genre

On dirait que ça te gêne de dîner avec nous. On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue. On dirait que ça t’gêne de dîner avec nous

Et il continue sa visite au lac du Grand paradis, il voit le crapaud qui sort son chapeau tout en saluant. Il poursuit son chemin en croisant le hérisson du coin, qui fait le timide tout en se refermant dans sa coquille et tout bas, il lui dit comme ceci

On dirait que ça te gêne de dîner avec nous. On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue. On dirait que ça t’gêne de dîner avec nous

Le temps presse et doit faire son inspection comme un brigadier-chef.

Il continue vers la grotte, très peu connue par le public où est installé son pote l’ours brun.

Il reprend son chemin où il croise une coccinelle, qui devient rouge en le voyant passer.

Il faut dire qu’il est une oie où son surnom est Papy d’Oie mais il est très apprécié par son entourage.

De Catherine S

Des cris aigus en plein ciel nous invitent à sortir des maisons, à ouvrir portes et fenêtres pour accueillir la bonne nouvelle. C’est le signal tant attendu qui met fin à la longue léthargie hivernale.  Les grues sont de retour, elles nous offrent un défilé militaire en bon ordre, formant un V impeccable, le V de la victoire !  « Haut les cœurs, réjouissez- vous, le printemps est de retour ! ». C’est festif, joyeux, riche de promesses.

Un léger frémissement dans la ramure pour souligner l’apparition des bourgeons corsetés jusqu’à l’éclosion des premières feuilles, fragiles et délicates d’un vert tendre. Les oiseaux sortent des haies, pépient, volettent à la recherche de vermisseaux intrépides qui célèbrent, à leurs risques et périls, le réveil de la terre. Impatiente, je guette l’apparition des jonquilles gorgées de soleil, prémices d’une explosion de couleurs. Chaque jour une touche nouvelle viendra enrichir la toile vierge de mon jardin :  le rose thé du camélia, le rouge soutenu de l’azalée du japon, le blanc nacré du tulipier, puis, un peu plus tard, le lilas aux lourdes grappes parme. L’air est doux, parfumé, aussi vaporeux qu’une robe légère.  

Si d’aventure je trempais ma plume dans la sève, mes mots prendraient-ils vie sur la feuille blanche ? Seraient-ils capables de traduire ce frisson, ce sentiment d’appartenance qui nous lie étroitement à la terre ? Le printemps sème en nous ses graines d’espoir, une onde de paix émane de toute chose. Il n’est plus temps de se replier sur soi mais de s’ouvrir au monde et aux autres pour rendre grâce à la beauté et à la VIE.

De Francis

MARS

Mars Ah ! que mars est un joli mois !

C’est le mois des surprises.

Du matin au soir dans les bois,

Tout change avec les brises

Gelée et vent, pluie et soleil,

Alors tout a des charmes ;

Mars a le visage vermeil

Et sourit dans ses larmes.

Alfred de Musset

Il ne pleut plus depuis peu, le cerisier est fleuri ainsi que le forsythia. Je profite des premiers rayons du soleil dans la véranda. Je finis la lecture de mon livre quand je vois arriver mon troisième petit-fils.

-Papy, je suis ennuyé, je suis à court d’idées, je dois présenter un exposé pour honorer le mois de mars et l’arrivée du printemps. J’y ai réfléchi et je pense qu’il serait opportun de parler des modifications du climat, de la nature ainsi que des manifestations, c’est une période très spéciale, qu’en penses-tu ? Peux-tu m’aider ?

-Je ne dirais pas vaste sujet mais superbe sujet pour un exposé. Le mois de mars précurseur du printemps et du renouveau est et sera toujours signe de renaissance. Les fleurs commencent à éclore et les températures se réchauffent, invitant les gens à sortir et à profiter du renouveau de la nature.

Lorsque nous étions jeunes, nous sortions de la guerre et un rien faisait notre bonheur. Mars, les carnavals et leurs festivités et pour mes sœurs l’occasion de penser à une nouvelle tenue qu’elles exhiberaient à Pâques, pas avant surtout. Aujourd’hui, lorsque je vous écoute que je vous vois, je m’aperçois que malgré les évolutions de la société, l’esprit de mars est le même, nous employons les mêmes qualificatifs : renouveau, réveil, regain, retour.

-Je comprends papy, l’esprit du mois de mars est le même et pourtant on dit autres mœurs, autre temps. C’est vraiment intéressant, c’est le début du printemps et il apporte tellement de choses à célébrer et à apprécier.

-Ah, le printemps ! C’est une saison merveilleuse, n’est-ce pas ? Tu sais, Alfred de Musset a écrit un poème intitulé “Mars”, qui capte parfaitement l’ambiance de ce mois. Il décrit la nature qui s’éveille, les bourgeons qui éclosent, et cette sensation de renouveau qui envahit l’air. As-tu lu ce poème ? Moi, cela me fait penser au temps où nous habitions le Nord. En Mars nous allions cueillir les jonquilles au « CAILLOU QUI BIQUE », c’est à dire au rocher qui se dresse.

-Merci papy, je vais prendre connaissance de ce poème. Je peux y trouver l’inspiration. Et ça me donnera l’occasion de parler du Printemps des Poètes où les gens célèbrent la poésie. C’est une belle façon de ressentir la magie du printemps, n’est-ce pas ? Je ne suis pas sensible à ce genre d’écriture mais qui sait peut-être que …

-Exactement ! Et tu sais, le mois de mars n’est pas seulement important pour la nature, mais aussi pour les gens. Le 8 mars, par exemple, c’est la Journée Internationale des droits des femmes. C’est une journée pour reconnaître les réalisations des femmes et promouvoir l’égalité des sexes. A toi de rendre hommage aux femmes qui ont façonné l’histoire.

-Absolument, papy ! Je peux aussi parler de la Saint-Patrick, une fête irlandaise très populaire. Enchaîner sur leur musique, leur joie, leur danse. Qu’en penses-tu ? Au passage, je te rappelle que c’est l’anniversaire de mon père, ton fils.

-Wow, c’est vraiment une coïncidence incroyable !

-Mars est vraiment un mois rempli de moments importants et de célébrations. Il y a tellement de festivals, d’événements culturels et de divertissements pour profiter. C’est une période dynamique et pleine de vie.

-Exactement ! Que ce soient des festivals de musique, des expositions d’art, des défilés de mode ou des compétitions sportives, il y en a pour tous les passionnés de culture et de divertissements. Le mois de mars est une période spéciale pour célébrer, s’amuser et découvrir de nouvelles choses. Avec tout ça, tu vas faire un excellent exposé, mon petit !

-Oui, Papy ! Merci pour cet échange, tu m’as ouvert l’esprit. Je suis plein d’idées maintenant. Je suis vraiment excité pour faire mon exposé.

-Je suis heureux de penser que j’ai pu t’être utile et que tu vas faire un excellent travail, mon petit.

De Hugues

Acrostiche N° 1

Les grues sont reparties vers le nord

Et l’épine noire s’est parée de blanc

Primevères et violettes se sont mises d’accord

Remplaçant les crocus déjà sur le flanc

Iris et anémones fleurissent les bords

Narcisses, tulipes s’ouvrent spontanément

Tout revit au jardin sauf les hellébores

Eveillés sont les papillons au champ

Mimant les bourdons butinant la flore

Parfums floraux tellement enivrants

Saison vernale, quel sublime décor !

Acrostiche n°2 :

Les cerisiers ont revêtu leur blanche parure

Eglantiers et lilas rehaussent la verdure

Parades amoureuses des palombes

Rivalisant pour la place avec les colombes

Idyllique décor vernal pour les hirondelles

Nidifiant sans cesse à tire d’ailes

Temporelles envolées des papillons

Egaillés dans cette soudaine floraison

Maquillant la nature pour quelques semaines

Printanières aux effets néogènes

Subtils et sublimes phénomènes

Et à titre exceptionnel et  en voici un  en poitevin, écrit pendant le confinement  (Vela le printemps) pour rendre hommage à la très belle  chanson de Christian Pacher, notre barde Poitevin du groupe Ciac Boum )

à écouter sur : https://www.youtube.com/watch?v=wtCteAr4dHI

Ve zavéz bé vu que les agrues aviant remontai

Et pi qu’les coucous sant déjha montai

L’épine nér asteùre et toute flleurie

Ah les oséas chi s’évolant pr faere leu nic

Les abeuilles vezounant su les paechàes

Et les grneuilles chi s’ap’lant pr se cherchàe

Pasque’les arundèles sant de r’tour dans l’échurie

Rén que cheu ô me fais grant pllési

I me lasse pas de r’gardae leù virouneries

Ne pouvant rén faere d’àutre a cause de chette maladie

Tè ma belle i va prenre mon violun

Et pi i alun dansae den noutre jhardrin

Maeme qu’i vont invitae tous les voesins

Pr un grant bal o va nous faere dau bin

Séjhéz teurtous là, ve s’rez meù qu’a la mésun.

De Sandrine

Le Printemps

En secret, doucement, sans faire le moindre bruit, le printemps se prépare. Le froid matinal encore présent, persistant, laisse planer derrière lui une fine rosée, qui sied si bien à Dame Nature. Elle ronronne, bouillonne d’impatience, ne demande qu’à s’éveiller à la vie et enfin, exulte.

Le soleil timide frappe aux fenêtres de nos vies, nous invitant d’une voix câline à profiter de la douceur de ces instants uniques.

Le silence des matins parfumés fait écho aux gazouillis sonores des oiseaux ravis de ce renouveau.

Sans plus attendre, allons nous imprégner de toutes ces beautés que notre Terre, notre Reine, nous offre à volonté. Profitons de son corps opulent qui ne se limite qu’au-delà des horizons. Émerveillons-nous de sa grâce et de sa richesse. Soyons fiers et respectueux.

Découvrons les arbres qui déjà bourgeonnent, aux pieds desquels, les feuilles mortes, tombées à la saison blanche, indiquent un passé qui s’achève pour faire place au futur verdoyant.

Avançons doucement et silencieusement sur ce tapis naturel, épais et aussi duveteux qu’un nuage, afin d’écouter le chant des oiseaux, le bourdonnement des insectes et regarder éclore les fleurs aux couleurs lumineuses et le vert scintillant de la mousse recouvrant ces troncs couchés, tombés quelques lunes plus tôt.

Le Printemps, la saison des amours, où les cœurs se délient, les âmes s’épanouissent, les rencontres fleurissent, les corps s’unissent. Un besoin viscéral d’être heureux, d’aimer et de rire. Personne n’échappe à la règle. L’odeur du désir augmente les plaisirs de la vie qui éclatent tout autour de nous.

Aimons-nous, apprécions ce qui nous entoure, pas seulement au printemps, mais en tout temps. Aimons la Vie elle-même et ce qu’elle nous donne, tout simplement.

De Roselyne

Printemps, quand tu chantes à l’oreille

Que le rude hiver rebrousse son chemin,

Que le page déroule son parchemin

Pour clamer que la nature s’éveille.

Dans le jardin des touches de couleur

Là, le perce-neige montre sa jupe blanche,

Le crocus se vêt en dimanche

Depuis longtemps la violette est en fleur.

Tout se précipite, tout se bouscule

Un tapis de pâquerettes sur la pelouse,

Les jacinthes ouvrent leur housse

Sous le vent les jonquilles ondulent.

Printemps, parfois tu es désarmant

Précoce, la nature s’affaire

Tardif, chacun ne sait que faire

Printemps, toujours tu es fascinant.

Les oiseaux, chantent et dansent

Puis tout explose, tout caracole

Mille nuances s’écrivent et s’affolent

Telle l’arborescence de la renaissance.

L’alouette des champs grisolle

Le merle siffleur lance ses slaves

La mésange sautille et se gave

De graines, d’insectes en un survol.

Printemps, tu te fais attendre

Comme un prince élégant

Tu réveilles les impatients

Ceux, qui ont soif d’entreprendre

Le jardinier sort sa cisaille

Il taille, la branche de rosier

Met en forme le bel olivier

Enfin, se dit-il, finit la grisaille

Printemps, tu mets le cœur en joie

Les arbres s’habillent de mille feuilles

La nature paraît être un mille feuilles

Comme un voilier ton spi tu déploies.

Printemps en quête de couleurs

Printemps tu es symphonie

Printemps tu es cérémonie

Printemps tu es douceur

Printemps tu es tourbillon

Printemps, tu fais tourner la tête

Printemps, le monde est en fête

Printemps, tu es papillon

Printemps, tu es une ode à l’amour

Printemps, dans tes bras tu nous prends

Printemps, la valse tu nous apprends

Printemps, tu es un doux velours.

Ronsard poétisait : « Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait desclose … »

De Michel

Prière printanière

En ce début d’année le monde entier t’appelle

Toi en qui on espère tant de changements

Pour retrouver la joie et les espoirs d’antan

Sauras-tu apporter une énergie nouvelle ?

Ce monde sombre dans un éternel hiver

Terre meurtrie souillée par la folie des hommes

De ses entrailles jaillissent les cris des pogroms

Assourdies du bruit des bombes de tant de guerres

La nature pourtant déjà de fleurs se pare

Impatiente, fébrile sourde aux idées noires

Elle attend ton retour de son air guilleret

Ce 21 mars quand tu ouvriras les yeux

Nous prions que ta saison soit celle de paix

Fais-nous croire encore au retour des jours heureux

De Marie-Josée

Printemps

La bise a tiré sa révérence,

Elle s’est réfugiée dans d’autres contrées,

Chassée par un souffle d’insolence,

Auquel elle ne peut plus résister.

Les arbres se parent de blanc et de rose,

Rivalisent avec le jaune des forsythias,

Tandis qu’à nos yeux ébahis, explose,

La splendeur des fleurs des magnolias.

Primevères et tulipes composent,

Avec les narcisses un somptueux écrin,

Où reluisent les perles de rosée en symbiose

Avec les feuilles sous le soleil du matin.

Hirondelles et cigognes ont retrouvé leurs nids,

Moineaux et mésanges partagent leur territoire.

Dans l’air résonnent leurs chants et leurs cris,

Des premières lueurs de l’aube jusqu’au soir.

La nature déploie ses merveilles,

Mue par une force inaltérable,

À nouveau, sort de son sommeil,

Nous gratifie de ses bienfaits incomparables.

De Pierre

La poésie n’est pas mon fort mais il est clair qu’elle a sa place en cette période de métamorphose du temps. Même si les hivers sont moins rudes que par le passé, moins rudes ici dans notre beau pays de France qu’ailleurs, la saison hivernale est difficile à vivre pour tous malgré les fêtes de fin d’année et celle de Noël en particulier, qui viennent égayer des jours sombres.

A une époque lointaine, je donnais des cours de catéchèse à des enfants en âge de préparation aux sacrements. Lorsque le sujet de la mort était abordé, je parlais de l’hiver avec ses froidures, ses rigueurs, de la nature endormie et ensuite du printemps qui était le renouveau à la vie, un nouveau départ.  

A la fin des années cinquante, l’ado que j’étais aimait bien l’éveil du printemps, les jeunes filles en robe courte, le soleil dans leurs yeux, une plus grande légèreté dans le quotidien de tous, l’hiver était derrière nous, nous allions pouvoir vivre, enfin.

Aujourd’hui, au crépuscule de mon existence, les saisons se succèdent à un rythme effréné que je ne peux maitriser. Comme tout un chacun, j’attends le printemps et son soleil afin que ses rayons m’apportent le nutriment et la chaleur dont j’ai besoin pour rester en vie.

Ce petit extrait d’un texte glané sur le Web en hommage au printemps qui arrive :

-Allez, rentre Ourson, dit maman Ourse. Il est temps de dormir. Quand tu te réveilleras, le printemps sera là.

— Maman, quand reviendra le printemps ? Bientôt ? lui demande Ourson. Et d’abord, comment est-ce que je saurai qu’il est arrivé ?

— Quand il y aura des fleurs partout et que tu verras voler les papillons, lui répond sa maman. »

Rassuré, Ourson s’installe douillettement pour dormir…

… mais à son réveil, il est bien incapable de dire si le printemps est là ou pas.

À pas feutrés, il se dirige vers la porte de sa maison, frotte ses yeux encore ensommeillés et que voit-il ?

Le printemps! 

De Sylvie

Rencontre printanière 

C’était une belle journée de printemps qui s’annonçait. Sophia s’est réveillée avec un léger sourire posé sur ses lèvres. Elle a dormi comme un bébé. Elle se sent reposée et a envie de profiter de sa journée. Elle mit les pieds hors du lit et alla ouvrir la fenêtre en grand. Elle aimait cette vue au loin sur les prés sur lesquels chevauchaient quelques haies bocagères. Elle descendit se préparer son thé favori, un thé vert léger avec un léger parfum fleuri. Elle s’installa sur la terrasse baignée par le soleil levant et écouta le chant des oiseaux. C’est la saison des amours. Ils sont gais et virevoltent. Sophia imagine ce qu’ils se disent et ça la fait sourire. Le chat vient se frotter contre ses jambes pour lui dire bonjour. Très vite, il part d’un pas léger pour explorer son territoire et se mettre à l’affût du mulot imprudent qui osera pointer son museau. 

C’est parti ! Sophia enfile ses baskets et part pour sa boucle matinale au pas de course. Elle démarre doucement pour laisser son corps se préparer à l’effort. Elle en profite pour observer la nature qui s’éveille. Elle se dirige vers les sentiers boisés. L’humus amortira sa foulée. Elle pourra admirer les éphémères du printemps, ces petites fleurs des sous-bois qui éclosent au retour du printemps et qui disparaissent dès que la canoter s’étoffe et filtre la lumière. Les arbres commencent à se parer de jeunes feuilles vert tendre. Les rayons du soleil matinal viennent caresser le visage de Sophia et réchauffer la terre humide de la futaie. Sophia accélère un peu et vient prendre son rythme. Comme sur une musique, des pas battent la mesure. Son souffle de cale sur ses pas. Sophia se sent vivante. « Ouh-ouh, ouh-ouh » souffle-t’elle. « Tap-tap-tap-rap » font ses pieds sur le sol. 

Elle aperçoit au loin une silhouette assise sur un banc. Probablement un marcheur qui fait une pause. Il est penché en avant, la tête dans les mains. « Pourvu qu’il ne fasse pas un malaise » pense Sophia. La distance qui les sépare se réduit. Elle entend comme un hoquet. Elle se rapproche, ralentit. L’inconnu sanglote. Il n’a même pas levé les yeux. Elle hésite, continuer sa course ou s’arrêter. L’hésitation est de courte durée. « Excusez-moi… ». L’inconnu lève son visage baigné de larmes vers Sophia et se passe la main sur les yeux. 

« Je suis désolée mais je vous ai entendu pleurer. Puis-je faire quelque chose ? Vous voulez bien que je m’assois quelques minutes pour récupérer ? ». L’inconnu glisse sur le banc et lui libère un espace. Sophia prend ça pour une acceptation. Ils restent silencieux quelques instants. Sophia étire doucement ses longues jambes devant elle. 

« Mon chien, Magellan, est mort il y a quelques jours » commence l’inconnu. « Nous venions tous les jours dans ce bois. En marchant, tout à l’heure, le chagrin m’a envahi. Ça va mieux maintenant. »

– Je comprends. Pourquoi s’appelait-il Magellan ? 

– Je suis un ancien marin et j’ai toujours été admiratif de ces explorateurs du XVème et XVIème siècles, Christophe Colomb, Vasco De Gama… Et c’était l’année des M, alors Magellan, c’était une évidence. Il avait le pied marin mon Magellan. Nous en avons parcouru des mers et océans ensemble. Mais depuis ma retraite, je me suis installé ici et chaque jour, nous faisions nos promenades matin et soir. Je ne sais pas si je vais avoir le courage de venir seul chaque jour.

– Vous avez eu la chance de partager de belles aventures tous les deux. Magellan serait triste de savoir que vous renoncer. Vous ne croyez pas ? Je viens courir tous les matins. Si vous voulez, on pourrait se donner rendez-vous sur ce banc chaque jour et vous me raconteriez vos expéditions marines avec Magellan. Enfin, si ça vous dit, je ne veux pas vous déranger. Vous n’êtes pas obligé de me répondre maintenant. Je dois repartir. Ça va aller ?

– Oui. Merci de votre gentillesse. »

Sophia repart tranquillement, se retourne pour adresser un petit signe à l’inconnu. Elle ne lui a pas demander son nom. C’est l’inconnu qui avait un chien du nom de Magellan. Sophia se demande si elle le verra demain assis sur le banc…

À vous d’inventer votre suite. 

Le lendemain, le banc est vide, Sophia poursuit sa course au milieu des arbres.

Le lendemain, l’inconnu qui avait un chien prénommé Magellan, est assis sur le banc…

Poème de Alice de Chambrier « Oh ! Laissez-moi chanter », proposé par Françoise T (hors proposition d’écriture)

Oh ! laissez-moi chanter ! La nature est si belle
Dans sa diversité toujours jeune et nouvelle
Que nul chef-d’œuvre humain ne pourrait supplanter !
De l’insecte à l’étoile, elle charme mon être ;
Avec le renouveau mon cœur se sent renaître :
La nature est si belle, ah ! laissez-moi chanter !

Ah ! laissez-moi songer ! La journée est si brève,
Et les plus beaux instants sont les instants du rêve
C’est alors que l’esprit se sent le plus léger ;
C’est alors qu’affranchi de tout lien funeste,
Il plane et va se perdre en l’espace céleste :
La journée est si brève, ah ! laissez-moi songer !

Ah ! laissez-moi pleurer ! L’existence est si dure !
De tout ce que l’on aime ici-bas, rien ne dure !
Dans l’éternelle nuit, hélas ! tout doit sombrer ;
Il faut voir, dans la lutte inégale et suprême,
Le trépas engloutir tous les êtres qu’on aime :
L’existence est si dure, ah ! laissez-moi pleurer !

Ah ! laissez-moi prier ! l’espérance console ;
Au front de la douleur elle met l’auréole
Qui rend l’âme plus forte et lui fait oublier,
En lui montrant le ciel, les larmes de la terre ;
C’est l’étoile qui luit pour l’âme solitaire :
L’espérance console, ah ! laissez-moi prier !

Alice de Chambrier * Oh ! Laissez-moi chanter !
Alice de Chambrier * Oh ! Laissez-moi chanter !

Oh ! laissez-moi chanter ! La nature est si belle
Dans sa diversité toujours jeune et nouvelle
Que nul chef-d’œuvre humain ne pourrait supplanter !
De l’insecte à l’étoile, elle charme mon être ;
Avec le renouveau mon cœur se sent renaître :
La nature est si belle, ah ! laissez-moi chanter !

Ah ! laissez-moi songer ! La journée est si brève,
Et les plus beaux instants sont les instants du rêve
C’est alors que l’esprit se sent le plus léger ;
C’est alors qu’affranchi de tout lien funeste,
Il plane et va se perdre en l’espace céleste :
La journée est si brève, ah ! laissez-moi songer !

Ah ! laissez-moi pleurer ! L’existence est si dure !
De tout ce que l’on aime ici-bas, rien ne dure !
Dans l’éternelle nuit, hélas ! tout doit sombrer ;
Il faut voir, dans la lutte inégale et suprême,
Le trépas engloutir tous les êtres qu’on aime :
L’existence est si dure, ah ! laissez-moi pleurer !

Ah ! laissez-moi prier ! l’espérance console ;
Au front de la douleur elle met l’auréole
Qui rend l’âme plus forte et lui fait oublier,
En lui montrant le ciel, les larmes de la terre ;
C’est l’étoile qui luit pour l’âme solitaire :
L’espérance console, ah ! laissez-moi prier !

Poème de Halyna Telniuk, « Le temps passe », proposé par Françoise T (hors proposition d’écriture)

Le temps passe. De ce lointain souvenir
Je n’oublie rien.
Je t’aimais ? Souffle de printemps
Caresse de mon visage –
Ni tristesse, ni chagrin…
Je t’ai oublié depuis longtemps.
La vie ne boucle pas en spirale
Le cinéma s’est arrêté.
Ou, peut-être tu étais aveugle
Ou l’épée s’est brisée au combat ?
Dans un cercueil de cristal – un chevalier dort
Est-ce toi ? Est-ce un souvenir ? Est-ce de l’amour ?
Depuis longtemps, je n’espère plus :
Pour moi tu es cendres décomposées,
J’ai honte – je me repens…
J’ai perdu les mots pour le dire.
Je sais que tu reviendras
Mais seulement en hiver, seulement dans les rêves –
Toi errant sur un cheval blanc
A travers la neige poudrée des champs.

Je ne sais pas ce qui rend les gens méchants, violents, vulgaires et débiles depuis quelques années. Je vais vous conter la mésaventure que nous avons subie samedi en 8 avec mon conjoint.

Nous allions à pied au supermarché, distant de 20 minutes de marche de chez nous, avec le chien, en marchant bien à gauche, le plus loin possible de la route, fort passagère et donc dangereuse. 

Une voiture, sortant d’un rond-point, arrive à toute allure. Mon compagnon, François, fait un signe de la main en grognant pour dire “ça va trop vite, c’est dangereux”, comme cela peut nous arriver à toutes et tous dans ce genre de situation, sans que cela n’aille plus loin que notre énervement passager.

Figurez-vous que le conducteur en question a fait demi-tour au rond-point suivant, s’est garé sur la côté d’en face et est venu nous rejoindre, l’air très mécontent et énervé. Il s’en est pris directement à François, en l’insultant et en le menaçant.

 Réplique du gars: on ne me fait pas ce geste à moi. 

Pour qui se prend-il ce malotru? Pour le maître du monde, comme je lui ai signifié. 

On a essayé de le raisonner; sa femme dans la voiture l’a appelé, en vain. Il nous cherchait des noises. Il y avait un enfant en bas-âge à l’arrière de la voiture. Le mec a continué à s’énerver, à menacer, tant et si bien qu’il a poussé brutalement François, qui n’a pas réagi depuis le début, qui est tombé sur son séant à terre. Fort heureusement, il n’y avait ni pierre ni arbre lors de sa chute. Il s’est redressé et je lui ai dit, “ne rétorque pas, tu vois bien qu’on a affaire à de la basse classe”. Je tenais toujours le chien. Il n’en avait qu’après mon compagnon. J’ai dit au mec qu’il n’avait aucune éducation ni aucun respect pour les vieux.

Je suis allée devant la voiture en mémorisant la plaque d’immatriculation et en la criant à François. Avant ça, la femme avait pris le volant et était venue se garer plus près de nous. Elle a ouvert la portière, mais sans rien faire de plus pour ramener son mari à la raison. Il était déchainé. La femme a commencé à sentir le vent tourner vu que je hurlais leur plaque. Finalement, l’abruti est monté dans sa voiture et j’ai eu l’immense honneur et privilège de lui faire un super doigt d’honneur. Il voulait redescendre mais sa femme a démarré en trombe.

Voilà la société dans laquelle on vit. On a appelé la gendarmerie et on a porté plainte. Je peux vous dire qu’on était choqués. 

Cela ne m’empêche pas de célébrer le printemps à ma façon, au calme dans mon jardin. 

Voici des liens de chansons autour du printemps que vous devez connaître. Pour certaines et certains, elles vous rappelleront de bons souvenirs.

youtube.com/watch?v=PJgPUfm1KMs

youtube.com/watch?v=cOwVslDG14w

youtube.com/watch?v=Qbk9iDL6txE

youtube.com/watch?v=-mR4h0-4H88

Portez-vous bien, prenez bien soin de vous et éloignons de nous les personnes malveillantes et toxiques.

Créativement vôtre,


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture. L'écriture est devenue ma passion: j'écris des livres pratiques et des romans.

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