Pour la proposition d’écriture N° 21, je vous ai proposé d’imaginer la vie dans 50 ou 100 ans. Certains d’entre vous sont allés encore plus loin. C’est très bien!

Il est difficile de rester optimiste au regard de la tournure que prennent les progrès scientifiques tous azimuts. Qu’allons-nous laisser à nos descendants?

Entre les romans de Ray Bradbury, de George Orwell et d’Aldous Huxley, pour ne citer qu’eux, et la saga cinématographique “Retour vers le futur” épisode 2, quelles seront les orientations de nos vies? Peut-on et doit-on laisser nos dirigeants actuels, de par le monde, agir à leur guise pour leurs intérêts et les lobbies de toutes sortes?

J’ai lu les romans des trois auteurs précités. J’étais au lycée et leurs mondes appartenaient au genre de l’anticipation. Ce n’est plus le cas, ce qui m’a choquée et horrifée quand je les ai relus il y a trois ans.

 

Voici les textes:

 

De Jean-Claude de France

 

Vision 8h30. Le ciel est d’un bleu immaculé. Encore une très belle journée en perspective ! Mon bracelet interactif m’indique que tous les paramètres de mon sommeil ont été optimums encore cette nuit, gage d’une journée énergique, positive et sereine. 7h47 de sommeil effectif, dont 1h53 de sommeil paradoxal, pas d’apnée, oxygénation du cerveau à 98%, un très bon bilan ! Et comme chaque jour, il a également effectué une analyse de sang, qui lui permet de me proposer la composition idéale pour mon petit déjeuner, afin de garantir des performances intellectuelles de haut niveau pour mes réunions au bureau ce matin. Mon compagnon électronique me conseille aujourd’hui également de prendre mon petit déjeuner sur mon balcon, et d’y consacrer idéalement au moins 12 minutes afin de permettre à mon organisme de synthétiser sa vitamine D de manière naturelle. C’est parfait, car je dois être au travail à 9h15 et le trajet en DIA (drone individuel autonome) me prendra, comme d’habitude, 12 minutes et 37 secondes. Je ne suis donc vraiment pas pressé et je suis parfaitement relaxé. J’en profite alors pour commencer mon petit déjeuner profil B3+ en prenant tout mon temps et pour méditer un peu face à un soleil printanier d’une douceur réconfortante. A la vue de mon DIA qui flotte juste à côté de mon balcon en m’attendant patiemment, je me souviens presque amusé, de ce que mon arrière-arrière-grand-père me racontait, lorsque dans les années 2050 l’humanité se déplaçait encore dans des véhicules à électricité nucléaire ! … et uniquement au sol en plus! Quelle époque étrange et archaïque quand même ! Et pour permettre à ces ancêtres de DIA de se déplacer, existaient alors à cette époque des sortes de chemins très sombres et inesthétiques appelés « routes », à base d’un minerai qu’ils appelaient « pétrole ». Ces chemins, comme vous pouvez l’imaginer, prenaient une place phénoménale, pour permettre d’aller de tous les points A à tous les points B possibles… c’était dingue ! ! Heureusement, toute cette place perdue est aujourd’hui remplacés par des EVA (espaces végétalisés autonomes), avec lesquels nous partageons et mutualisons naturellement la production des énergies nécessaires à nos habitations. Mais c’est sûr, les hommes étaient beaucoup moins nombreux qu’aujourd’hui, alors les problèmes de place n’étaient sûrement pas les mêmes… Je me souviens aussi que mon arrière-arrière-grand-père insistait beaucoup sur ce fameux pétrole, nécessaire pour fabriquer ces routes ! Il m’expliquait sans relâche que c’était une matière fossile limitée, et dont les derniers stocks avaient attiré beaucoup de convoitises et généré de terribles guerres éclair pendant sa jeunesse. Je m’en souviens très bien, car il maudissait ce minerai. Il me répétait sans cesse qu’il avait été une malédiction pour les hommes de son époque, qu’il avait fait tant de mal, et que son propre père lui répétait que l’humanité ne pourrait espérer des jours meilleurs qu’une fois cette matière première totalement épuisée… ce qui s’est avéré tout à fait exact ! Mais bon, bref… C’est du passé lointain ! Ça doit faire presque 100 ans… une éternité ! Et moi j’ai toujours trouvé ces vieux DIA sympathiques. Je dois même avoir encore quelques hologrammes archives de l’ancienne collection de mon père quelque part. Certains étaient jolis et design… ça devait être amusant à piloter, même si ce mode de transport était franchement aléatoire. Il faut dire que le pilotage était encore essentiellement manuel ! Malgré les tentatives, ils n’avaient pas encore réussi à tout automatiser, et il y avait même souvent des accidents ! Impensable aujourd’hui ! Et heureusement ! Vous imaginez ?! Comment feraient les compagnies d’assurance pour calculer les cotisations de leurs sociétaires ??… D’ailleurs, cette pensée, presque absurde, me fait soudainement quitter ce songe matinal aux allures paléolithiques pour me rappeler ce qui me met de si bonne humeur ces derniers jours. En effet, mon bracelet et le logiciel de contrôle permanent auquel il est relié, m’ont annoncé très récemment une agréable nouvelle : mon taux de risque de contracter un cancer avant l’âge de la retraite fixé actuellement à 102 ans, a encore baissé de 3% ! Cela va automatiquement augmenter mon salaire de 7% et baisser mes primes d’assurance de 4%. Ces indexations automatiques sont vraiment pratiques pour planifier les projets de notre couple. D’ailleurs, Cécile est ravie car deux mois avant la date d’insémination de notre deuxième enfant, cette augmentation de pouvoir d’achat arrive juste à temps pour nous permettre de valider le pack IGSMGH (individu garanti sans maladie génétique héréditaire) et également les options cheveux roux, yeux verts pomme et nez retroussé, très à la mode en ce moment pour les petites filles. Étant donné le niveau des taxes appliqué par le gouvernement fédéral français à partir du troisième enfant, ce sera notre dernier enfant, alors autant optimiser son bagage génétique au maximum. La politique de natalité « vivons moins nombreux, mais en harmonie ! » n’est pas si mauvaise que cela, il faut bien admettre que c’est plus de qualité de vie et moins de stress pour tous ! Surtout avec l’espérance de vie qui vient d’être recalculé encore à la hausse, 136 ans pour les hommes et 143 ans pour les femmes… Enfin… parti dans mes songes, je ne vois pas l’heure passer ! Mais heureusement mon bracelet interactif me rappelle gentiment qu’il faut me rendre au travail, avec une douce vibration, accompagnée d’un parfum aux propriétés favorisant la concentration. Une alarme stridente retentit soudainement ! Oh la vache ! Je viens de me réveiller avec un de ces maux de crâne ! J’ai encore fait un de ces foutus rêves utopiques dans lequel je suis un de mes propres descendants et que tout va bien ! Il est 6h30 en ce lundi 6 avril 2057, et mon mal de crâne est encore sûrement dû à un de ces foutus pics de manque d’oxygène. Il faut impérativement que je retrouve un travail pour avoir les moyens de louer une de ces maisons avec l’air enrichie en O2 conditionné dans chaque pièce. Depuis le principe de privatisation de l’oxygène, seules les personnes qui ont les moyens peuvent garantir ce confort à leurs proches. Les hôpitaux sont régulièrement braqués, et sont eux-mêmes en pénurie d’équipements en oxygène…

 

 

De Lucette de France

 Comment j’imagine la vie dans 50 ou 100ans ???

Je vais essayer d’être optimiste, mais tout me pousse à être le contraire…
J’espère beaucoup me tromper pour les générations futures. J’imagine un monde réel mélangé au monde virtuel. Nous aurons changé de physionomie. Nous ne mangerons plus de viande, alors nos mâchoires n’ayant plus aucun exercice seront proéminentes ainsi que nos dents. Nous aurons tous la peau brune, plus besoin de chercher le soleil pour bronzer, nous l’aurons toute l’année. Plus de cheptel dans les champs, car plus d’herbe, de l’eau au compte goutte. Les arbres encore présents dans un demi siècle résisteront aux températures encore plus élevées qu’aujourd’hui. La friche sera partout, de nouvelles variétés de légumes et de fruits, encore inconnues à ce jour seront une simple banalité puisque ceux qui existent actuellement, ne résisteront pas aux hivers glacials et aux étés torrides. Plus de cuisine, tout le monde se nourrira de petites pilules industrielles. Ce sera exceptionnel de se réunir autour d’une table en toute convivialité. Le monde sera devenu encore plus individualiste car chacun se battra pour respirer l’air que l’on vendra à prix d’or dans sa cabine isolante. La banquise sera fondue, et la planète retrouvera son aspect d’il y a 1000 ou 2000 ans. A l’époque, l’univers était recouvert de 3/4 d’eau. Les maisons seront toutes sur pilotis, puisque des pays dans le monde entier seront envahis par la montée des eaux. La migration sera inimaginable, certains peuples s’exileront pour survivre, leur sol étant devenu complètement aride. Tout ça à cause de la bêtise de gens qui sont prêts à tout, pour s’enrichir, en fermant les yeux sur les conséquences à venir. Dans certains pays d’Afrique, les « colonisateurs » se sont appropriés des terres, des cours d’eau, pour faire pousser des fleurs. Les pauvres gens n’ont pas conscience qu’ils sont de train de signer leur arrêt de mort. Ils pensent donner à manger à leurs proches, là, maintenant, sans penser à demain. Ces fleurs seront envoyées par avion pour les vendre à « bas prix », en faisant un bénéfice énorme en passant. Vive l’écologie au nom du pognon…Bientôt tout sera tari, plus de rivières, donc plus d’eau, et les « rats » repartiront exploiter un autre pays, en le suçant à nouveau jusqu’à la moelle…Avec toute cette pollution de toute nature, nous subirons des tsunamis, des ouragans de plus en plus violents.
Face à la mer, nous sommes des microbes. Rien ne l’arrêtera, elle reprendra sa place bon gré mal gré. Nous irons dans l’espace aussi facilement que nous allons dans les supermarchés aujourd’hui. Des constructions sur la Lune et sur d’autres planètes sont envisageables. Le monde s’accélérant chaque année un peu plus, il faudra bien trouver de l’espace ailleurs. Plus de téléphone ou d’ordinateur, des hommes auront inventé des machines ultras perfectionnées, où on verra à des centaines de kilomètres, juste en regardant dans des télescopes géants. Peut-être que les petits hommes verts seront nos voisins les plus proches. Chacun se racontera sa vie sur sa propre planète. Plus de câlins à faire non plus, la reproduction se fera avec les mêmes pratiques qu’aujourd’hui avec les animaux de la ferme. Des scientifiques auront inventé du sperme chimique, et les femmes se feront inséminer naturellement. Ces générations là, mourront de rire en parlant de nos pratiques du moment. Sans doute les hommes arriveront à être « enceintes », les manipulations scientifiques sont à l’infini. Aucun être humain ne peut s’imaginer la vie dans un siècle. Ce n’est juste que de l’imagination, des prévisions. Mais les « génies » existent. Einstein sera oublié ou presque, on parlera de lui comme on parle de Nostradamus aujourd’hui…
Non décidément, cet avenir lointain me fait très peur, je ne le vivrai pas, je serai redevenue poussière.
Donc, « CARPE DIEM » je profite à ma façon de ce qu’il me reste à vivre, et j’essaierai d’en jouir dans la sérénité jusqu’au dernier jour…

 

De Nicole de Belgique

 

2070.
Pablo Servigne, le collapsologue bien connu vit toujours dans la Drôme, il a 92 ans.
Greta Thunberg, l’activiste des années 20 vient d’être grand-mère pour la première fois.
Leurs projections sur l’effondrement de la société se sont révélées exactes: le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources minières, pétrolières, gazeuses, la dégradation de l’environnement, les mammifères marins, les poissons exterminés par le plastique ingéré, des marées d’immondices sur les plages du monde. Des espèces entières d’animaux ont disparu.
+/- 300 millions de réfugiés climatiques en 2050 à cause de la montée du niveau des océans. +/- 2°Celsius en plus. Dès 2050 des étés sans glace au Groënland.
Tempêtes, feux de forêts, vagues de chaleur, les humains ont du s’adapter.
Dans les grandes villes des luttes assassines. Mad Max puissance mille.
La seule solution possible, le retour à la campagne, les labours ancestraux, le petit élevage, les communautés, l’autarcie, l’autogestion. Bon gré mal gré, les hommes, les femmes, les enfants s’y sont faits. Le retour à la terre, rude au début, a donné de bons résultats. La vie s’est organisée en villages, plus de monnaie, le troc et les échanges de savoir ont fait florès. La vie redevenue agréable, jalonnée de fêtes: l’arrivée de l’hiver, le printemps, les moissons, les naissances, les pleines lunes, les veillées au coin de l’âtre, les conteurs, les marchands ambulants. Les nouvelles du monde arrivaient lentement.
Néanmoins, un nouveau progrès pointe le bout de son nez, l’homme est ainsi fait, toujours il va de l’avant, au risque de tout casser à nouveau.

 

De Laurence de France

 

Je ne ferai ni un pastiche ni une parodie du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, et je n’irai pas fureter plus avant dans l’imaginaire de Ray Bradbury et encore moins dans le 1984 de George Orwell.

Mais, je dois avouer que l’imagination qu’ils avaient déployée à leur époque  dans leurs romans devient peu à peu réalité. Le virtuel se transforme en réel…en triste réalité.

Les humains seront-ils encore vraiment des humains dans cent ans ? Tout d’abord, il n’y aura plus aucune procréation à l’intérieur d’un corps de femme. Les embryons seront créés à partir d’une cellule souche et vivront le temps de la gestation dans un aquarium, sans lien avec la mère génitrice.

Les humains deviendront éternels, donc, peu de nouveaux humanoïdes viendront remplacer ceux qui décideront de laisser leur place. Ce sera « peut-être » le seul choix possible dans la vie de chacun !

Leur corps sera le réceptacle de toute l’organisation de la société : ils porteront sous leur peau tout le nécessaire à la vie – carnet de santé, moyens de paiement et toutes les informations nécessaires aux contrôles permanents qui géreront leur vie.

Il n’y aura même plus besoin d’instaurer une dictature pour contrôler les habitants : ils seront en permanence localisables à leur insu, contre leur volonté. Ils avanceront dans leur vie – ou erreront- en obéissant aux ordres venus d’en haut – un super robot commandera tout. Les humains seront devenus moins intelligents que des moutons.

L’amour sera devenu un mot oublié, voire interdit. Aucun contact physique, amoureux ou émotionnel entre les gens ne sera plus autorisé. Cela aura l’avantage que les viols et meurtres auront disparu. Tout désir sexuel sera supprimé des compositions des fœtus dans leurs tubes. Tout sera d’ailleurs modifié génétiquement, et chaque nouvel être créé sera présélectionne en fonction des besoins et aura une fonction bien particulière, à l’instar de la société créée par les fourmis.

Non seulement l’amour disparaîtra, mais aussi tous les plaisirs auxquels les humains s’adonnaient, se rattachant à ça comme des gens en perdition se raccrochant à leur radeau de survie. Que de gaspillages de toutes sortes : l’amour de la nourriture exit ; celui des modes vestimentaires, idem ; les loisirs hors de la circulation. Rien, il ne restera RIEN !!

Les humains dans un siècle seront tranquilles avec leurs émotions : ils n’en auront plus. Certains métiers, de ce fait, disparaîtront d’eux-mêmes. Aucun besoin d’aider les gens ; plus de thérapeute, adieu la psychanalyse ! Il n’y aura plus à vrai dire de métier : une tâche répétitive sera attribuée à chaque être, qui devra s’en acquitter, sans salaire et corvéable à merci, sous peine de voir un liquide noir envahir ses veines par décision suprême et disparaître sur le champ.

Toute l’humanité vivra sous terre, terrée comme des taupes, car les guerres nucléaires successives auront tout détruit à la surface de la terre. Les êtres sélectionnés comme supérieurs auront la chance de partir vivre des expériences dans leurs capsules voguant dans l’espace intersidéral, pour gérer les êtres envoyés là-bas et installés dans d’autres mondes pour coloniser le système solaire et les autres systèmes qui seront aisément atteignables en quelques jours. De nombreux mondes auront été colonisés et l’humanité sera entrée en contact avec d’autres formes de vie ailleurs.

 

Ne nous leurrons pas. Dans cette vie-là, il ne restera rien de la vie que nous vivons actuellement, comme il ne reste rien des vies antérieures, comme au temps des siècles des Lumières, si ce n’est des textes historiques attestant de faits véridiques.

Il est difficile de dire ce qui se prépare, qui prépare tout ça et dans quels buts ? Je ne souhaite pas le savoir, mais il est certain qu’un monde nouveau se prépare, qui inquiète, qui rend les gens anxieux et agressifs. Dans notre monde, nous avons encore la chance de posséder une âme, même malveillante parfois, mais elle existe.

Profitons de nos petites misères quotidiennes, avant d’être des êtres robotisés et robotisables à souhait ! Profitons de la chair à tous les niveaux, car déjà, les humains sont moins procréatifs qu’avant !

Profitons de donner et de recevoir de l’amour, de jouir de l’amour, car même cela s’étiole !

Profitons de l’air gratuit, du beau ciel bleu ou gris, tant qu’on peut encore le voir !

Profitons des paysages de la nature avant que tout ne soit spolié par des humains qui se disent et se croient si intelligents !

Profitons de relations réelles avant qu’elles ne deviennent virtuelles, par machines interposées !

Profitons des saisons, tant que nous avons les pieds sur notre terre !

 

Nous avons encore la chance de choisir, de sentir, de toucher, d’humer, d’aimer…pour combien de temps !

En attendant l’avènement de ce nouveau monde, profitons de tout ce qui nous fait râler habituellement !

Profitons !

Et CARPE DIEM !

 

Je vous souhaite une belle lecture.

Chaque semaine, vous pouvez lire une proposition d’écriture, pourquoi ne pas vous lancer?

Il n’y a que le premier pas qui coûte…

Chaque proposition est un exercice de créativité!

Laissez-vous guider par votre intuition, votre imagination, votre envie d’écrire!

Laissez filer vos idées avec des mots, même simples!

J’ai hâte de lire vos créations!

 

Pensez à m’envoyer vos créations via la rubrique ‘me contacter’ de blog, dont voici le lien:

Me contacter

Je vous souhaite une belle semaine créative,

 

Créativement vôtre,

 

LAURENCE SMITS, La Plume de Laurence

 

 


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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