La proposition d’écriture N° 71 était assez drôle, entre le facteur roux qui ne dort jamais, la reine qui a peur du noir et de la salade et l’expression “en avoir plein le dos”. 

C’est parce que nous associons des mots ou expressions qui n’ont rien à voir entre eux que l’imagination se développe. Plus la contrainte se révèle tordue, plus nous arrivons à débrider nos idées.  

Voici vos textes de la semaine. Je vous en souhaite une belle lecture.   


De Lucette de France

Comment une reine comme toi, d’un tel prestige peut avoir peur d’une salade ? Réponse de l’intéressée : A 8 ans, petite fille, on m’avait forcée à manger de la laitue, rien que la couleur verte dans mon assiette me donnait des nausées, alors pensez donc, une Princesse qui un jour ou l’autre deviendrait Reine… Je devais me montrer forte, m’endurcir, obéir, c’était le B.A.B.A de mon éducation. Avec beaucoup de réticence, je dépiautais cette foutue salade, je la portais à ma bouche après bien des hésitations.
Aussitôt, j’avais senti quelque chose de visqueux dans ma bouche, je recrachais (ce qui bien sûr était interdit dans mon rang) et là, je découvrais une limace de belle constitution. Quelle horreur, l’avait-t-on fait exprès ? Devant tous ces visages hypocrites qui m’entouraient, ces yeux qui me fuyaient, j’ai eu la réponse. On m’avait éprouvée pour voir ma réaction. Comprenez pourquoi, devenue Reine, il m’était impossible d’avaler la moindre feuille de salade, quelle que soit la variété. C’était ignoble en y repensant…
Et ce n’était pas tout, j’avais environ 15 ans, un buffet campagnard était servi pour une trentaine d’invités choisis dans le gotha, aux environs de 20 heures. Une nuit de pleine lune, on ne pouvait rêver mieux, suivi d’un concert de musique classique donnée dans une de nos résidences de campagne. Tout le monde était assis, on savourait cette musique envoûtante. Des papillons de nuit voletaient autour de nous, des moustiques aussi étaient là, « oui, mais sans cartons d’invitation » nous laissant de belles boursouflures. Nous vivions un instant divin…
D’un seul coup, le ciel s’était illuminé, la musique s’était arrêtée. Croyant à un feu d’artifice, certains avaient applaudi. Avec le vacarme qui arrivait jusqu’à nous, on avait vite compris que les écuries étaient en feu. Tout le monde courait, essayant de participer pour sauver ce qui pouvait l’être. Trop tard, mes chevaux adorés étaient brûlés vifs, dans des souffrances atroces.
Voilà, les deux plus grands traumatismes de mon enfance restés gravés à jamais dans ma mémoire. La peur de la nuit et la salade…
Les années ont passé. A vingt ans, je me retrouvais dans une des plus prestigieuses « fac » de mon pays. Ce n’était pas facile de passer inaperçue. Comment savoir qui était sincère ou pas. J’étais très méfiante. J’avais vu un garçon de mon âge qui était toujours seul, baissant la tête à mon approche. Je m’étais enhardie en lui adressant la parole en premier. Devenant cramoisi, il bégayait, ne trouvant pas ses mots. On avait fini par se comprendre, et passé la plupart de nos temps libres ensemble. Au fil du temps, il s’était livré, me disant que depuis son enfance il était la risée de tous ses gosses malveillants qui étaient toujours à chercher « une tête de Truc ». Quoi de mieux pour eux, qu’un rouquin aux yeux verts…
« Eh, bien pour moi ce rouquin (lui avait-t-elle dit) ce rouquin est très beau avec ses cheveux ondulés, sa sensibilité et son courage hors du commun pour des études aussi ardues ». Il lui avouait par la suite qu’il ne dormait jamais, (enfin très peu) qu’il voulait absolument décrocher ce diplôme tant convoité, sinon il deviendrait facteur comme son père, qui lui aussi était roux. Transmission oblige, puisque lui-même le tenait de son père…
Se voir distribuer les lettres de maison en maison, prendre la suite de son père, c’était hors de question. Dans le froid, la chaleur, la pluie, pour ramener une maigre pitance à la fin du mois pour nourrir sa famille, c’était impensable. Il avait trop manqué, lui et sa famille, son père avait trop trimé… Puisqu’il avait des possibilités intellectuelles, même s’il disait en avoir plein le dos, il continuerait à étudier « nuit et jour » pour avoir son destin en main. Plus tard, il rattraperait son sommeil perdu…
A quarante ans, mon emploi du temps, le protocole étaient minutés, j’avais des devoirs envers mon peuple, mais mon petit rouquin était devenu un intime de ma famille. A mon contact, il était devenu à l’aise, et parfois, une petite anecdote amusante sur notre passé nous amusait encore comme deux jeunes étudiants…

D’Elisabeth de France

Dans une petite campagne, paisible, située à deux heures de Paris, vit Eugénie, une octogénaire. Veuve depuis cinq ans, cette charmante dame est seule. Les deux époux n’ont jamais eu d’enfants. Comme à son accoutumée, la vieille dame se réveilla aux aurores afin de préparer le déjeuner. Mais, ce matin-là, elle était bouleversée, triste, la nuit fut longue et agitée, dû à son cauchemar. Dans son songe, elle y vit une Reine qui avait peur du noir et de la salade. Cela est étrange pensa Eugénie !
Plus tard dans la matinée, Francine, sa voisine, lui rendit visite. Les deux femmes mangèrent et passèrent l’après-midi ensemble à échanger. Aussi, la visite de celle-ci n’était pas anodine. Elle tenait à lui annoncer l’arrivée, depuis d’une semaine, du nouveau facteur. Jean, un jeune homme aux cheveux roux, à l’allure simple et joviale. Au grand bonheur des habitants ! Si bien qu’ils l’avaient déjà surnommé « le facteur aux cheveux roux qui ne dort jamais. » En réalité, toute cette effervescence, cet enthousiasme, à l’encontre de Jean le facteur, était dû à sa disponibilité et bienveillance envers ces âmes. Plus que ces courriers, sans grande importance et qui bien souvent rimaient avec dépenses. Le sentiment d’abandon, d’en avoir plein le dos, ne les quittaient jamais, à quoi bon se demandaient-ils.

De Nicole de Belgique

L’ange gardien

Elle le voyait arriver de loin, l’astre couchant jouer joliment dans ses cheveux roux en épis.
Un soleil de fin d’été.
Adam, le facteur qui sillonnait les chemins de campagne des Cornouailles à bicyclette,
finissait sa tournée par le château moyenâgeux aux tours crénelées.
Un pont-levis en bois vermoulu ouvrait sur une cour de pavés disjoints.
La reine du polar anglais l’attendait.
Il posa son vélo contre la façade et pénétra dans le hall d’entrée carrelé de noir et blanc.
Il laissa tomber son sac de courrier sur le sol.
Le courrier des admirateurs ou plutôt des admiratrices.
Tous les jours, ce poids de missives, il en avait plein le dos et pourtant il n’échangerait sa tournée postale avec personne.
Sa reine était menue, vêtue d’une jupe plissée soleil et d’un chandail bleu pervenche à la mode des années 50.
Elle l’accueillait d’un “thé ou whisky?”
Il choisissait toujours le whisky et elle l’accompagnait.
A deux, ils triaient le courrier. Un tas masculin, un tas féminin.
Certaines lettres étaient émouvantes, d’autres plus techniques demandaient des conseils pour écrire.
Adam répondrait cette nuit au courrier faisant ainsi office de secrétaire pour sa reine.
Adam était insomniaque. Il aidait sa reine du polar qui se sentait protégée, elle avait tellement peur du noir, la rançon de sa carrière de criminaliste sur papier peut-être.
Les peurs de la reine avaient démarré dès l’enfance quand son père l’envoyait au crépuscule à la chasse aux limaces qui attaquaient ses belles salades.
Son dégoût, ses peurs venaient de là, le visqueux des limaces, le soir qui tombait.
Jamais elle ne mangerait de salade ni ne sortirait la nuit.
Le souper préparé par la cuisinière consisterait ce jour en gigot d’agneau à la menthe accompagné de pommes Duchesse et d’haricots verts. Un bourgogne millésimé et une compote d’airelles en dessert.
Après la veillée et les doux bavardages, elle s’endormirait dans le divan.
Adam était son ange gardien.

De Françoise de France

Celle qui se dit reine craint le noir, le noir sans consistance qui engloutit. Noir sur elle, noir autour, que reste-t-il à voir – d’elle. C’est pourquoi deux ampoules orangées, l’une à hauteur de plinthe, l’autre fixée au plafond, veillent sur son sommeil transparent. Et de jour ?
Ah, de jour, la reine veuve, en ses noirs atours, a besoin de sa cour. Il lui faut être vue. Qu’on la voie en beauté et magnificence. Aussi a-t-elle ordonné que sa chambrée soit repeinte en rouge. Pour le contraste. Le rouge et le noir ne se rehaussent-ils pas ? C’est d’ailleurs son livre de chevet – celui-là, pas un autre, et même le seul pour longtemps. Le contenu ? Non, elle ne se rappelle pas vraiment, d’un matin à l’autre, les pages lues avant la déferlante qui l’unit aux affres de la nuit, ce naufrage reconduit, non consenti. Lire n’est que recommencement, pareil au jour qui pointe à son réveil, flou, ignorant ce qu’il est, sera…
Diable, s’il fallait obéir aux caprices des uns et des autres… Évidemment non, pas question de repeindre en rouge la chambre n° 215 du « Foyer des Roses Anciennes ». Edmée, charitable infirmière, s’est cependant penchée sur ce désir pas si fou que ça, et elle a lissé et punaisé derrière le fauteuil ᠃ royal ᠃ que l’aïeule ne quitte plus guère, un grand poster perpétuant un coucher de soleil sanguin sur une mer tranquille incendiée d’or et de pourpre.
Somptueux, ce décor. Les visiteurs, mis au parfum dès leur introduction, s’extasient à qui mieux mieux. La reine ainsi s’apaise. Mais qui sont ces visiteurs ?
La reine noire a un pouvoir : elle lit l’avenir des gens à travers toutes sortes de grimoires. Il n’y a plus à s’étonner de ce défilé que jalousent les grincheux ou les isolés.
« Ainsi tout va pour le mieux, à présent ! » ironise le neveu excédé qui s’est dérangé pour de la paperasserie à signer. « Il reste un souci, un petit, mais enfin…, se permet Edmée qui tente toujours d’arranger les choses. – Alors voilà, votre tante a peur de la salade, y compris si elle verdit l’assiette d’un voisin de tablée. Ça les rend chèvres, nos pauvres résidents, ils en ont plein le dos de ses cris affolés et des assiettes jetées sous la table, au prétexte que des bébêtes vont apparaître… »
Le neveu se crispe, menton rentré, l’œil fixe : « Jusque-là !
– Hélas, soupire l’infirmière ; et la direction redoute des plaintes remontant des familles. – Et donc ? … éructe le neveu quadragénaire, qui voudrait en finir au plus vite. – Eh bien, que voulez-vous, elle mange désormais dans sa chambre. – Seule ? – Avec le facteur. – Le facteur ?
… celui qui ne dort jamais. Et ne dîne pas non plus, fidèle au dicton mal compris.
C’est-à-dire ?
Dans la compréhension populaire, dormir fait économiser le dernier repas… que l’aubergiste refuse de servir à une heure trop avancée. On m’a toujours raconté ça.
… mais lui ne dort pas ! C’est du moins ce que vous prétendez. Autrement dit : il mange !
Nous ne servons que votre tante. S’il lui plaît, à lui, de la visiter à ce moment-là, rien ne l’en empêche… Sauf elle, si elle y voit un dérangement.
Mais il mange mon pain ! C’est un scandale, c’est moi qui paie !
Rien de tel, soyez tranquille, j’y veille. »
Edmée est sur le point de se retirer, hésite, puis dit :
« Il se peut que vous l’ayez croisé dans les étages, lui. Il a une grosse sacoche rapiécée et distribue à nos pensionnaires toutes sortes de papiers – n’importe quoi – pliés dans des enveloppes récupérées, recollées… On dirait Spirou, ganté de blanc, calot rouge, habit rouge, bandes noires sur les coutures, sans oublier les boutons dorés et la tignasse flamboyante. Mais avec un gros paquet d’années en plus. Un Spirou octogénaire qui a réinventé sa tournée et choisit pour l’exercer l’aspect d’un groom de BD…
C’est Hollywood, ici ! Et le rapport avec la salade maléfique, je ne vois pas bien…
Ce n’est pas criant, je vous l’accorde. Parmi les anciens, certains s’élisent pour des confidences enfin possibles. Votre tante m’a expliqué que notre Spirou local redoute la couleur verte, vestige d’une superstition : il aurait voulu être comédien et personne ne l’a pris au sérieux. Cette détestation lui est comme un bienheureux stigmate… quoique difficile à gérer. Comment échapper à la couleur verte sur terre ! …
Un dingue, en somme ! Et il se sent attiré par ma tante, qui leur joue la comédie – à tous – s’essayant au rôle de reine fatale… les enrobant de fables mijotées à sa sauce !
… mais c’est pour tenir tête à ses propres terreurs ! Tout ceci a des fonctions de protection. Quand même, ne se sont-ils pas bien trouvés, ces deux-là ?
Qu’il l’épouse donc, ce vieux toqué. S’il sait être facteur, il peut s’exercer à d’autres responsabilités ; ça me débarrasserait. Vu que la ᠃ reine noire ᠃ m’a prédit une mort précoce, je voudrais bien pouvoir profiter du temps qu’elle consent à me laisser !
Oh, monsieur ! … ils ne font que jouer à se raconter des histoires… Personne ne s’épouvante d’une menace d’enfant désespéré de ne pouvoir être libre et autonome. »

De Charlotte de France

On crie haut et fort sur l’esplanade :
Une reine qui a peur du noir et de la salade
C’est une pure mascarade !
Tous se moquent et assurent méchamment
Que jamais elle ne trouvera d’amant
Même si elle lui donne 1 000 diamants.
Mais voilà qu’un jour arrive ce gringalet,
Un facteur roux qui ne dort jamais
Et qui lui donne à manger un navet.
La nuit tombe sur le potager,
La reine foule la salade de ses pieds
Et au facteur envoie le plus tendre des baisers.
La voici enfin guérie de tous ses tocs
Et cela sans prendre un seul médoc.
L’insomniaque pourra veiller sur elle
Leur amour aura un gout de miel.
Des rumeurs et des ragots
Ils n’en auront plus plein le dos.
Mais driiiiing…. Le réveil sonne :
Il est l’heure d’aller servir la baronne !


De Laurence de France


Joseph était un facteur roux qui ne dormait jamais. Il travaillait tout le temps, pour son métier et pour lui. Il parcourait trente kilomètres à pied tous les jours pour distribuer le courrier aux habitants vivant sur les sentiers escarpés des sommets drômois.
Il était maigrichon, pas très grand avec des yeux ouverts sur un autre monde. Celui des cartes postales venues du monde entier qu’il déposait avec soin dans les boites aux lettres des habitants.
Mais, avant de les délivrer, il observait tous les détails des paysages des recoins de la Terre. Il s’en inspirait, il s’en gavait, jour après jour, en sachant que jamais de sa vie il ne pourrait voir de telles merveilles. Déjà aller à Paris, la capitale représentait un périple sans nom. Alors aller dans un pays autre que la France, n’en parlons pas ! C’était mission impossible ! Mais, dans la tête de Joseph, la soif de découverte dépassait tout le reste.
Pour avoir le temps d’admirer les cartes postales tout en marchant pendant sa tournée, il avait refusé que la Poste lui donne un vélo, prétextant les chemins difficiles et dangereux. Il avait raison. La marche, les rêves éveillés lui avaient aiguisé l’appétit de création au Joseph.

En attendant de pouvoir concrétiser sa lubie, il avait acheté une maison, modeste certes, mais elle lui appartenait. Comme il n’avait pas le temps de s’en occuper, il prit la décision de trouver une femme pour tenir son intérieur. Comment faire quand on parle si peu ? Comment faire quand on n’est pas avenant ? Comment faire quand n’a pas le sou pour attirer une jeune femme ?
De plus, Joseph accumulait les handicaps : il était plutôt de type introverti. Parler à une femme et la séduire représentait, à ses yeux, une tâche ardue. De plus, il parlait mal le français et avait un peu honte de ses origines modestes et campagnardes. En effet, avant de devenir facteur, ce fils de paysan pauvre avait tour à tour été boulanger et ouvrier agricole. Sa vie avait été jusque-là plutôt misérable.
Lire les textes des gens qui écrivaient les cartes postales, pendant les trente ans de ce labeur, avait permis à Joseph de se familiariser un peu plus avec sa langue natale, la langue de la IIIe République, tout juste naissante. Il avait toujours revendiqué d’être un facteur rural. Son travail faisait sa gloire et son honneur, ainsi que son seul bonheur. Il avait toujours voulu prouver qu’on pouvait être pauvre, mais aussi un homme de génie et d’énergie.

Joseph se maria avec Rose en premières noces, une lingère d’un des villages de sa tournée. Il eut deux garçons de cette première union, dont un survivra. Sa femme, il la considérait comme une reine, sans palais, mais comme une reine tout de même. Il y avait un seul problème : elle avait peur du noir et de la salade. Peur du noir, ce n’était pas simple à une époque où la bougie était de rigueur dans les maisons campagnardes. Et les bougies, ce n’était pas donné ! Passait encore, peur du noir, mais de la salade…Joseph ne comprit jamais cette phobie et n’essaya jamais de la comprendre, à quoi bon ?
Il pensait qu’il était heureux en famille. Il ne le savait pas vraiment. Il ne causait pas, ne distillait aucun geste de tendresse ni aucune parole réconforte. Il prononçait le minimum de mots pour faire tourner la maison. Sa femme s’était accoutumée à ses silences vertigineux. Elle savait que derrière ce mur se tapissait une imagination débridée. Joseph avait l’habitude de sa solitude au cours de ses longues tournées où il voyait peu de monde. Il passait l’après- midi dans les villages quand les gens travaillaient aux champs.
Mais notre facteur vieillissait et il commençait à en avoir plein le dos de porter sa sacoche, de plus en plus lourde au fil des ans. Car, lorsqu’il arpentait les chemins caillouteux, il ramassait, de-ci de-là, des pierres et des cailloux, aux formes et aspects divers et variés. Au fil du temps, il avait développé une idée obsessionnelle : construire un palais, comme personne n’en avait encore jamais vu. Cela expliquait pourquoi il ne dormait que très peu la nuit.
Il bâtissait, pierre après pierre, un édifice, un château, un palais, qu’il avait d’abord bâti dans sa tête. Il avait tu son rêve pour ne pas passer pour un fou. La nature lui fournissait sous ses pas ce que les hommes ne pouvaient lui donner en mots ou en gestes. Joseph devint obsédé par sa construction. Il s’acharna à son labeur de maçonnerie pendant plus de trente ans avec sa fidèle compagne : sa brouette.

Ce monument fut classé monument historique en 1969 par le ministre de la culture de l’époque, André Malraux. Ce palais est considéré de nos jours comme l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture naïve.
Vous aurez bien sûr reconnu l’œuvre prodigieuse du Facteur Cheval.


  J’espère que vous vous êtes délectés de ces formidables histoires. Merci aux auteures!

Je publierai les textes de la proposition N° 72 le samedi 25 septembre prochain.

 D’ici là, écrivez encore et toujours, même des textes ou récits qui ne sont pas en rapport avec la proposition d’écriture du blog, et surtout portez-vous bien! 


Créativement vôtre,


Laurence Smits, La Plume de Laurence



 

Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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