Vous le savez, le vendredi, la chapitre tourne autour du couple d’Amanda avec son cher Max!

Certaines et certains d’entre vous se demandent pourquoi Amanda reste avec ce type: on ne peut pas partir du jour au lendemain d’un claquement de doigt!

Je remercie toutes celles et ceux qui m’envoient de gentils commentaires.

Ca me met du baume au cœur!

Voici le chapitre 19: une envie de changement

                                                       Une envie de changement

« Je voudrais vivre à la campagne, chéri, comme tes parents », je demande à la dérobade à mon cher mari sans crier gare. « C’est trop bruyant ici en ville, dans cette tour et ce quartier d’immeubles. Et en plus, quand on aura un enfant, ce sera bien mieux pour l’élever, tu ne crois pas ? ».

« Ça va pas la tête ou quoi ? Tu veux partir d’ici alors qu’on a tous nos amis sur place», prononce-t-il interloqué.

« Par chez tes parents, il y a des villages sympas, Orgoncourt, Sempignolle, », dis-je en tentant de convaincre Max en me faisant toute douce.

« Sûrement pas. Je ne veux pas me foutre un crédit sur le dos pendant vingt ans. Je sais de quoi je parle. Je te l’ai déjà dit, je veux pas d’attache. Je me suis marié pour te rendre service, ça m’a coûté déjà, mais je veux pas faire plus. C’est trop me demander. C’est mieux de louer, on peut partir quand on veut. C’est aussi pour ça que je voulais pas me marier. Un claquement de doigts et hop on peut dégager sans se prendre le chou».

« D’accord, d’accord, mais moi je voudrais vivre à la campagne. Au calme, loin du bruit de la ville et loin de ta bande d’amis ! », je soupire une fois de plus.

Là, je sais que je franchie la ligne rouge.

« Nous y voilà ! Toujours mes potes qui te gênent. Ils ne t’ont rien fait de mal, à ce que je sache. Fous-leur la paix. Ils disent rien sur toi, eux. Avec eux, j’peux au moins m’amuser et rigoler. Ils me soûlent pas Eux. Moi, j’ai besoin de la ville. J’ai pas envie de me faire chier au vert et à jouer au campagnard heureux dans son pré, comme mon père. J’ai pas envie d’aller m’enterrer à la cambrousse à jardiner tout le weekend. Et c’est qui qui va tondre l’herbe ? C’est le mouton qu’on va acheter peut-être ? ah non, trop peu pour moi! ».

La discussion est close. Comme d’habitude.

Dans la vie de mon mari, il y a deux clans : celui de sa famille et celui de ses potes. Moi, il me case entre les deux. J’occupe une toute petite place. Je ne dois pas dépasser du cadre, ni m’interposer entre les deux pans de sa vie. Je le sais depuis le départ.

Il vit de ses habitudes avec ses deux aspects : déjeuner avec ses parents en semaine et en famille le samedi midi et jouer au poker le vendredi soir et le samedi soir. Rien ne peut le faire dérailler de ces chemins ancrés en lui.

J’ai essayé. Peine perdue.

J’aurais voulu investir dans un bien immobilier, effectuer des travaux pour l’embellir. Être fière d’avancer dans la vie, quoi. Là, j’ai plutôt l’impression que notre vie stagne, que nous pratiquons toujours les mêmes activités, si possible, pas ensemble.

J’aime ce qu’il déteste. Il aime ce que je déteste.

Il déteste le changement et il n’a absolument aucune envie de fournir des efforts pour suivre un autre chemin. Pourquoi s’en faire ? Ses parents sont propriétaires de deux belles maisons, il a un boulot assuré, moi aussi. Pourquoi ne pas se satisfaire du train-train imposé par la famille Berneuil ou ses potes ?

Voilà le hic.

Oui, mais voilà. J’ai besoin d’avancer. Durant toute ma vie avec ma mère, rien n’a vraiment changé. Ou si peu. J’ai besoin de m’investir, d’avoir quelque chose à moi, au lieu d’attendre un héritage ou de gagner au Loto.

Pourquoi je me plaindrais ? J’ai un métier que j’aime et assuré à vie, un mari qui m’aime à sa façon, mes films ou mes romans pour le weekend et mes livres que je n’ai pas le droit d’aligner dans le salon, ma mère qui m’aime bien sûr, qui m’écoute beaucoup m’épancher mais qui ne parle guère, ma chienne que j’adore par-dessus tout et qui me le rend bien, des copines et des collègues avec lesquelles je m’entends bien, une belle-famille qui ne veut que mon bien, une ville bruyante que je déteste, un appartement trop exigu à mon goût, des remarques déguisées sous forme de reproches qui pleuvent de temps à autre de part et d’autre.

Mais, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Rendez-vous est pris mardi prochain pour la suite des aventures.

Je ne vous ai pas envoyé la nouvelle proposition d’écriture, car je serai absente le weekend du 11 novembre. 

Aussi, je vous enverrai la nouvelle consigne d’écriture la semaine prochaine. Je décale tout d’une semaine.

Je vous souhaite un beau weekend.

Portez-vous bien et surtout prenez soin de vous!


Créativement vôtre,


Laurence Smits, LA PLUME DE LAURENCE


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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