Pour la chapitre 23, une super nouvelle arrive! Vous connaissez les personnages maintenant, les réactions sont diverses et Amanda nage au milieu de tout ça.

Voici le chapitre 23 des aventures d’Amanda:

 Ma belle-mère a raison. Pour une fois. Le test de grossesse est positif. Je n’ai pas besoin de l’annoncer à Max, puisque sa mère a fanfaronné la nouvelle à toute la famille avant d’en avoir la certitude. Je lui montre le test à son arrivée le soir. Il n’affiche aucune joie. Juste une remarque.

« Je te préviens, Amanda, je veux qu’un seul môme. Pas quatre comme mes parents. Je veux pas passer ma vie à m’en occuper. J’ai autre chose à faire et je veux garder ma liberté. On a déjà la chienne, maintenant c’est un môme ; c’est bon, on arrête là les dégâts ! ».

La douche est froide, glaciale même. La réplique correspond bien à l’annonce qu’il m’a dégainée pour le mariage. Pas de fioriture, plutôt une sorte de vagues mises en garde. Encore et toujours. Il porte bien son surnom, Max la menace.
Pour ne pas me laisser déborder par l’émotion, je continue à pratiquer mes activités. Le train-train de ma vie me rassure et me protège comme un voile d’hivernage qu’on met sur les jeunes arbres. Mon unique objectif désormais est de mener une grossesse la plus sereine possible. J’ai peur de ce qui m’arrive. Je sais que Max ne m’aidera pas beaucoup avec le bébé, même si c’est un garçon, l’héritier du nom.

Ghislaine, ma belle-mère, est aux anges et prévenante avec moi :

« Amanda (elle ne m’appelle jamais par mon prénom d’habitude), tu dois manger plus de fruits et de légumes. Et bien dormir surtout. Je peux venir t’aider avec ton repassage et ton ménage. Quand tu veux. A toute heure du jour ou de la nuit ».
« Merci belle maman. Je suis enceinte, pas malade. Je vais bien, juste un peu fatiguée. C’est normal, parait-il au début », ai-je le malheur de répondre.
« Oui, je me souviens, pour la grossesse de Max…… ».

Je n’écoute plus le débit de paroles, qui jaillit telle une cascade imposante dans un fjord norvégien.
Je surnage quand j’entends :

« Alors, la tradition dans la famille Berneuil, pour un premier-né, et patati et patata… ».

Je la regarde ébahie : elle ne va quand même décider du choix du prénom pour mon bébé. Si, si, elle ose. Cette femme ne recule devant rien. Je n’arrive même pas à réagir. Je ne sais plus comment réagir après trois ans de vie partagée avec Max et sa famille. Ils me diluent dans leur soupe familiale insipide. J’ai du mal à m’en extirper.
Je ne peux plus rien décider car la famille de mon mari prend toutes les décisions pour nous deux. Le déjeuner du samedi. Les vacances sur l’île d’Oléron. Le prénom de leur futur petit-enfant. Et puis quoi encore ?
Je suis sonnée par tout cet environnement presque carcéral. Je ne sais plus où se trouve ma capacité de décision qui m’a pourtant fait voyager, entreprendre, quand j’étais étudiante. Si c’est ça la famille, je suis contente de ne pas en avoir eu dans mon enfance. Je perds ma liberté à petits feux.

« Pour la décoration de la chambre du bébé, Gérard fera le nécessaire. Je pense qu’il faut poser du papier de couleur…ça l’occupera un peu. Il n’a plus trop de bricolage à faire… ».

Je n’écoute plus que par bribes. Ma belle-mère va m’embrigader. Elle va me rendre folle avant l’heure.

« Oui, belle-maman ».
  

 

Ce n’est pas toujours simple de réagir face aux attitudes des uns et des autres, surtout avec des gens susceptibles! 

Rendez-vous est pris mardi pour la suite des aventures d’Amanda! 

D’ici là, portez-vous bien et surtout prenez soin de vous!

Créativement vôtre,

LAURENCE SMITS, LA PLUME DE LAURENCE


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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