La proposition d’écriture N° 48 faisait courir votre personnage, mais le chêne majestueux vous a inspirées, Mesdames! Une belle histoire d’amour s’est nouée entre certains personnages et un chêne, inspirant un poème aussi, mais un autre personnage court pour ne pas sombrer. 

Voici vos textes. je vous souhaite une belle lecture.

De Lucette de France

L’hiver n’en finissait pas, toute cette humidité, ce froid, ce brouillard, ce verglas, tout ça, pour Nath était un cauchemar. Elle attendait avec grande impatience le chant des oiseaux qui annonçait le printemps.
Un matin, elle finissait sa course dans les bois, les prémices du printemps arrivaient enfin ! Au-dessus de sa tête, un groupe d’oies sauvages, (en tout cas, un groupe d’oiseaux migrateurs) annonçait que le plus dur était passé. Bientôt les pâquerettes, les crocus, les jonquilles allaient embellir la nature. Les parfums, les couleurs disséminés de ci-delà, attiraient les regards, ces beautés semblaient nous dire « Et venez vers moi, admirez- moi, je suis le printemps » …
Nath connaissait tous ces chemins, ces odeurs qui changeaient au fil des saisons, ces flaques d’eau boueuse qui faisaient le charme des promenades du dimanche avec chiens et enfants. Elle n’envisageait pas une seconde de quitter son paradis, pourtant, l’hiver, pour elle, signifiait la morosité, l’ennui, mais elle ne pouvait se passer d’une soirée au coin d’un feu de cheminée, enveloppée dans sa grande écharpe, à écouter de la musique les yeux fermés. Ces instants étaient à elle, c’était son refuge intérieur, sa soupape de sécurité, son havre de paix…
Les mois et les années passaient. Elle continuait son jogging chaque matin à la fraîche. Elle connaissait chaque clairière, chaque creux, chaque bosse. Elle était toujours aussi charmée. Certains jours, elle était saluée avec des larmes de pluie, une autre fois, c’était le chant mélodieux d’un oiseau qu’elle cherchait du regard et qu’elle ne voyait jamais, ou alors cette brume épaisse qui faisait froid dans le dos et qui n’inspirait pas à la détente.
Un jour tout aussi banal qu’un autre, du remue-ménage autour d’elle l’avait figée sur place. Une horde de sangliers avec leurs marcassins arrivaient tranquillement en fouillant la terre. Impossible pour elle de continuer sur son allée, elle devait les contourner. Elle n’était pas rassurée du tout, mais décision prise, elle s’enfonçait dans le bois, sans trop de repères. Ce frimas, dans l’aube naissante, l’apeurait. Elle marchait à petites foulées, évitait les ronces, les branches mortes, elle ne voyait plus du tout son chemin sur lequel elle marchait en toute confiance d’habitude.
Nath voyait le temps passé, elle n’avait pas son portable ; ses enfants, devenus grands, devaient se préparer pour l’école, en attendant de lui faire un bisou avant le retour du soir. Soudain, un énorme arbre, un magnifique chêne, sans doute plus que centenaire était devant elle, arraché sans doute par une tempête, ses racines étaient en partie à l’extérieur, mais toujours bien accrochées dans la terre. Il semblait lui dire « Stop ! Reste un instant près de moi ». Il y avait des feuilles qui commençaient à poindre, et oui, le printemps était là. Elle se posait la question « Qu’était-il arrivé à cet arbre majestueux? Même à terre, il irradiait de beauté mêlée de peine. Pourtant, un ennemi le guettait, tout ce lierre vigoureux, qui se nourrit de ruines et d’arbres morts, faisait tout pour l’étouffer avec ses tentacules mortels. Encore quelques années et ce prédateur aurait raison de lui. Vraiment cruel à le regarder mourir à petits feux. Elle avait envie de le réchauffer, de le prendre dans ses bras pour lui redonner vigueur. Cette énorme masse résistait malgré tout, ces racines semblaient appelées « au secours » et pourtant la sève continuait à couler dans ses veines. Quel triste spectacle, en même temps la vie était toujours là, il se cramponnait vaille que vaille. Ce corps décharné résistait à la cruauté des années qui passent.
Nath l’avait caressé, en pleurant, mais pourquoi cette émotion soudaine ? Ça la mettait face à ce que chacun subissait, lui rappelant que rien ne durait, que tout était éphémère. La jeunesse dans tous ses éclats, et au fur et à mesure, le déclin de la vitalité, qui irrémédiablement faisait que tout être vivant n’était qu’un passage sur terre…
Aux beaux jours, avec ses enfants, ils iraient ensemble le saluer. Il n’était pas là par hasard, il l’attendait depuis longtemps, il était devenu son confident…
Lui la comprenait, il garderait toutes ses confidences pour lui, et elle, venait se réchauffer auprès de lui en lui racontant ses joies et ses peines…

De Catherine de France

La colombe et le patriarche

On m’appelle « Le vieux chêne tordu ». Je suis un patriarche installé ici depuis plusieurs siècles, bien avant que mon environnement soit cet immense parc citadin. Avant, tout jeune, il y a très très longtemps, je poussais dans une grande forêt giboyeuse, où j’ai vu des rois s’adonner à la chasse à courre. J’ai vécu des pans entiers de l’histoire de ce pays, fermement enraciné dans un sol couvert d’humus, fleurant bon le champignon et les feuilles humides, et grouillant de nombreuses variétés d’êtres vivants. Mes radicelles entrelacées avec celles de mes frères, j’ai franchi les décennies royalement, mais petit à petit, on a décimé ma famille à coups de hache, pour en faire des meubles ou des mâts de bateaux. Comme j’avais un aspect quelque peu tortueux, on m’a délaissé, boudé, à mon grand soulagement, mais je suis resté seul, stoïque, dans une clairière de plus en plus vaste. Mes radicelles ont quitté celles, morbides, des souches sans vie de mes frères, pour aller puiser de l’aide vers d’autres espèces, mais ce n’était plus pareil. Néanmoins, cela m’a aidé à surmonter les épreuves, qu’elles aient été dues aux intempéries de tous ordres, ou aux agressions humaines. J’ai subi plusieurs mutilations qui ont accentué mon profil tortueux, mais j’ai continué à croître malgré tout, ou plutôt envers et contre tout. J’en ai abrité des serments d’amour et des jeux coquins : j’en garde encore aujourd’hui les traces, gravées dans mon écorce ridée ! Au fil du temps, je me suis arrondi, et mon tronc tordu s’est lentement affaissé vers le sol, rapprochant mes énormes branches à portée d’escalade des gamins qui aimaient se cacher dedans. Comme le roseau, j’ai ployé sous le poids des ans et des outrages, mais n’ai point craqué : mes racines sont solides, et mon ancrage n’est pas prêt de céder.
Mais un jour, quelqu’un a décrété le contraire, affirmant que j’étais très fatigué et qu’il fallait me protéger. Alors, on m’a étiqueté « arbre remarquable », et entouré d’une petite barrière qui m’a privé définitivement des jeux des enfants. Depuis, dans ma bulle de protection, je m’ennuie sans plus personne pour me grimpouiller, me chevaucher, ni me tirer les feuilles… Même les oiseaux ont compris l’idée du sanctuaire et m’ont abandonné. Seul un écureuil étourdi me parcourt de temps en temps. Bien sûr, on me regarde, on m’admire, on vénère mon âge canonique et ma majesté, mais de derrière les barrières, car le gardien veille sur les tentatives d’infraction. Heureusement, il n’est pas toujours là, et ma colombe transgresse la loi chaque matin.
D’ailleurs, elle ne devrait pas tarder, si j’en crois la position matinale du soleil ! En principe, elle est ponctuelle. Nous avons tissé ensemble un lien très solide. Mes racines ne peuvent enlacer les siennes, puisqu’elle n’en a pas, mais nous avons un contact sensoriel dont je ne saurai plus me passer. Je l’ai connue toute petite, quand sa maman venait au parc avec elle dans une poussette. La petite Lisa aimait caresser mon tronc, dont elle jouait avec toutes les anfractuosités, et moi, ça ne pouvait s’entendre, mais je ronronnais de plaisir. Personne ne le sait encore, mais les arbres perçoivent et ressentent des émotions, et je crois que Lisa en a eu conscience toute petite déjà…
Je l’ai vue grandir. Elle aussi aimait jouer dans mes branches, mais aussi me prendre à bras le corps, pour me faire des gros câlins qui me ravissaient. Adolescente, elle m’a présenté à ses amoureux, qui eux, n’avaient cure d’un vieil arbre, mais cherchaient plutôt les occasions de lui voler un baiser. Je crois que c’est parce qu’ils ne faisaient pas attention à moi qu’elle en changeait souvent ! J’ai vécu tous ses chagrins et toutes ses joies : elle venait, se couchait dans mes branches, et me racontait tout. En retour, j’essayais de lui transmettre la force de toute mon empathie à travers mon écorce, et je pense que ça marchait, parce que je la sentais à chaque fois plus légère quand elle me quittait.
C’est sûr qu’elle ne devrait vraiment plus tarder ! Elle arrive toujours en courant, parce que, chaque jour, elle fait le tour du parc à petites foulées, pour se vider la tête et se remplir d’énergie pour la journée. Je connais tous ses secrets. Je sais quelle douleur elle a ressenti quand sa maman est morte, il y a deux ans, d’une maladie inconnue des arbres. Elle m’en a bien dit le nom, mais je ne l’ai pas retenu. Par contre, elle, je l’ai retenue dans mes branches, pour consoler son chagrin, jour après jour. Et un matin, elle m’a annoncé qu’elle ne voulait pas avoir la même maladie que sa mère, qu’elle allait se battre pour être en forme, et c’est là qu’elle a décidé de courir. Petit à petit, le sourire est réapparu sur son visage, et nos conversations se sont faites plus légères. Je dis nos conversations, parce qu’il y a une vraie communication entre nous : elle parle, je l’écoute, et je lui donne de mon énergie, qu’elle attrape à pleines brassées quand elle m’enlace sans jamais pouvoir faire le tour de moi avec ses bras menus.
Ça y est, je la vois au bout de l’allée ! Quelle belle allure elle a maintenant ! Sa foulée est légère et gracieuse ! Ses cheveux, réunis en queue de cheval, ballottent de droite à gauche, au rythme de ses efforts. Elle est belle dans l’effort ! Plus que deux cents mètres avant qu’elle me rejoigne ! Comme tous les jours, elle enjambera la petite barrière sans craindre le gardien, car il est trop tôt pour lui. Elle me dira : « Bonjour Pépère ! » (Et oui, elle m’appelle « Pépère » : ça me plait bien, car ainsi, nous avons comme un lien familial). Elle sera essoufflée et prendra son temps pour récupérer. Puis, elle s’appuiera sur mes branches les plus basses pour faire ses étirements, remettant à plus tard notre bavardage. Pour cela, elle cherchera en moi son coin privilégié du jour pour s’y installer : j’en ai tellement qu’elle peut varier les plaisirs quotidiennement. Une fois lovée confortablement dans mes branches, elle partira dans un long monologue, racontera ses performances, sa journée de la veille, ses prévisions pour aujourd’hui, voire un projet quelconque… et moi, je l’écouterai en ronronnant de plaisir. Quelquefois, je trouve la force de faire bruisser quelques feuilles non loin d’elle, et elle comprend ce que je lui dis. Avant son départ, même si c’est à chaque fois un déchirement pour moi, livré ainsi à ma solitude d’entre deux visites, je savourerai le gros câlin qu’elle me fera, et je sentirai battre son cœur contre le mien. Nous échangerons ainsi longuement nos énergies et nos pensées positives. Puis elle repartira à petites foulées avec une vraie promesse de revenir le lendemain.
Ma colombe éclaire ma vie de vieux patriarche ancestral, et m’aide à tenir, alors que je fatigue de plus en plus. C’est pour elle que j’arrive chaque année à faire pousser quelques feuilles, de plus en plus clairsemées car ça me demande beaucoup d’efforts ! J’ai envie de la suivre encore longtemps dans sa vie, en espérant que rien ne nous éloignera l’un de l’autre. Je voudrais la voir devenir maman et connaître ses enfants, les seuls qui auront le droit de m’escalader, à condition de choisir l’heure qui permette d’être hors-la-loi pour arriver jusqu’à moi.
Ah ! La voilà maintenant tout près ! Elle enjambe la barrière et me dit : « Bonjour Pépère ! », et moi je suis toujours si heureux d’être son vieux « Pépère »!


De Françoise

Autour de l’arbre

Oh, cette ramure, ces bras levés ― mais est-ce bien des branches
Quand j’en vois les nœuds, les articulations
les muscles fibreux et tendus de membres statufiés
dis-moi, arbre-phénomène, que nous caches-tu ?
Je t’observe d’un œil intrigué tandis que de mes pas élastiques, je t’encercle.
Est-ce mon passage que tu guettes ?
Je te sens à l’affût, et me demande encore : est-ce bien des branches ?
Oseras-tu répondre à ma question : combien d’engloutis…
N’est-ce pas, sous la mousseline de feuilles effritées, raréfiées, jaunies,
dressés-figés par la mort lente, leurs restes que je découvre ?
Dis-moi, Ogre du Parc, quels sont-ils, tes sortilèges
et dis-moi comment tu nous pièges,
nous qui, le plus souvent, passons sans te voir.
Ton âge, qui en a connaissance
mille ans ? … davantage ?
Dès Avril, une parure abondante masque tes œuvres d’engloutissement
mais l’hiver, ah ! l’hiver, tout est dévoilé
et ton ventre mis à nu révèle
de bien grotesques convulsions pétrifiées.
Par tous les dieux, siècle après siècle,
que fut grande ta convoitise !
Te voici repu, vieillard abêti
chaudron effondré, écrasé par son poids.
Oh ! combien d’engloutis, et depuis quand…
Bientôt, oh ! bientôt, ton heure sonnera
et seront rétribués, tes odieux abus.

***

Or, voilà qu’à l’instant même de ma fureur

le doute me vient.

Vengerais-tu nos propres crimes et infamies

à l’encontre de Dame Nature !

Dès lors, qu’aurais-je à redire.

Du genre humain aux voraces instincts

moi aussi, je fais partie.



De Caroline de France

Victor

Lucie adorait ses petits footings matinaux dans le parc du grand lac.
“Trois tours de circuit”, répétait-elle à ses amies quand elles lui demandaient ses performances. « Courir, mais à quoi bon », lui disaient-elles. Seulement, Lucie s’en moquait et tous les jours, elle continuait son petit rituel. Sur son parcours, ses yeux se rivaient souvent sur un superbe chêne aux couleurs étincelantes. Au fur et mesure des années elle le considérait comme son ami et lui avait même donner un nom, Victor.
Un jour, ses amies, encore curieuses de la voir partir pour ses séances sportives, lui demandèrent s’il n’y avait pas un homme derrière tout ça. Lucie était célibataire depuis une dizaine d’années et elle vivait assez mal la situation. Alors, ce jour-là, elle mentit. Elle inventa une histoire en pensant à son ami, Victor. Plus ses amies lui posaient des questions et plus Lucie s’enfonçait dans son mensonge.
Quelques semaines plus tard, ses amies décidèrent de la suivre afin d’apercevoir ce fameux Victor, mais bien évidement aucun homme à l’horizon.
Seulement, elles ne se vantèrent pas auprès de Lucie et cherchèrent un moyen de rencontrer cet homme. Un matin, Lucie leur confirma qu’elle ne courait pas seule. Du coup, sa troupe d’amies en profita pour chausser les baskets et l’accompagner.
Lucie était toute souriante car le destin lui avait fait rencontrer Vincent, quelques jours auparavant, elle se serait juste trompée sur le prénom….


De Laurence de France

Depuis peu, Amanda s’était mise à courir. A faire du jogging, ou du footing, ou du running, quoi, comme on le dit si bien en bon français ! Au début, un peu. Puis, cela s’était transformé en passion vitale. Une question de survie pour elle !
Elle étouffait dans son couple, ne s’entendant plus du tout avec son mari, le fuyant même, comme lui la fuyait également. Elle avait besoin d’air, de changer d’air, de prendre l’air, de se changer aussi les idées. Alors, par instinct, elle s’était mise à courir, elle qui avait toujours détesté courir depuis son adolescence.
Au début, Amanda s’était contentée de faire le tour du pâté de maison. Essoufflée à en perdre haleine fut la première impression qui faillit la faire renoncer, comme à beaucoup de choses dans sa vie. Mais, elle savait qu’il lui fallait prendre le taureau par les cornes pour commencer à changer de vie, au lieu de subir. Continuellement !
La décision avait été dure de se remettre à une activité physique ; elle avait beaucoup tergiversé, procrastiné, reculé l’échéance. Elle avait besoin d’être à l’extérieur, de prendre l’air : ça, elle en était sûre. Elle voulait avoir ses moments à elle, courir seule, pour sa santé d’abord, pour perdre quelques kilos superflus ensuite, et enfin, pour réfléchir.

Courir pour réfléchir à la façon de changer radicalement de vie, après tous les drames survenus dans sa vie cette dernière décennie. Amanda n’était pas le genre de femme à faire appel à un coach. Il y avait des coaches pour tout désormais, comme si les gens n’étaient plus capables de se prendre en main et de faire les choses eux-mêmes. Si elle avait décidé de changer de vie, c’était avant tout pour se reprendre en main.
Courir comme une question de survie, pour retrouver de l’appétence à la vie, pour renouer avec des plaisirs simples, oubliés depuis si longtemps. Courir pour réapprendre à mettre dans l’ordre les trois lettres du mot VIE. Avant cette décision, elle était en état de survie, repliée sur elle-même, fuyant les autres et surtout elle-même.
Courir pour oublier un temps les drames, la mort de son fils unique. Courir pour remettre un pied devant l’autre, quand le destin avait abattu Amanda dans sa vie de mère, dans ce qu’elle possédait de plus cher. Courir pour fuir les réminiscences atroces inondant son cerveau de souvenirs douloureux. 
Courir pour se sentir de nouveau humaine, le cœur battant la chamade après l’effort. Courir pour tenter de redonner un soupçon de vie dans ce corps et cet esprit délabrés. Courir après un long handicap qui l’avait paralysée, clouée à terre, comme cela n’était pas permis.
Courir pour retrouver un corps, un esprit, une âme. Courir pour donner un peu de sens à une trajectoire de vie déroutée de manière abrupte. Courir pour ne pas sombrer dans le désespoir. Courir pour ne pas devenir folle. De douleur.

Pour son Antoine, elle se devait de ne pas sombrer. Il ne l’aurait pas voulu. Il aurait souhaité garder sa maman comme avant, en pleine forme, joyeuse et capable de tout.
En courant, Amanda avait ressenti un mieux-être. Elle devait le reconnaitre. Elle dormait mieux, respirait mieux et elle avait réussi à éliminer progressivement les antidépresseurs qu’elle prenait depuis le drame, pour tenir le coup. Sans en parler au médecin. De toute façon, celui-là, il ne comptait que sur la chimie pour la sortir du trou.
Courir procurait à Amanda une bonne fatigue et lui libérait l’esprit de manière efficace. Elle avait commencé sur de courtes distances. Puis, elle avait participé à quelques courses caritatives, encouragée par ses collègues féminines. Et maintenant, elle envisageait de courir en montagne, de courir des semi-marathons, et pourquoi pas des marathons ?
Amanda s’ouvrait de nouveau à la vie.


Je tiens à rendre aussi cette rubrique participative: si vous avez des idées de propositions d’écriture, pensez à me les envoyer via le blog et je les proposerai de temps à autre. 
Chaque semaine, vous recevrez une proposition d’écriture, pourquoi ne pas vous lancer? Il n’y a que le premier pas qui coûte…
Chaque proposition est un jeu de créativité. 
Laissez-vous guider par votre intuition, votre imagination, votre envie d’écrire!
C’est un jeu de créativité.
 Laissez filer vos idées, laissez les mots sortir tels qu’ils sont tout simplement ; c’est tellement mieux et spontané !
Ecrire, c’est se sentir libre.
Ecrire, c’est la liberté d’imaginer.
Créer demande du courage !

J’ai hâte de lire vos créations pour la proposition d’écriture N° 49.

Pensez à m’envoyer vos créations dans la rubrique “me contacter” de mon blog, La Plume de Laurence.

Créativement vôtre,
 
LAURENCE SMITS, La Plume de Laurence


Laurence Smits

Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *