2021 est sur le point de tirer sa révérence. 2022 pointe le bout de son nez. 

Pour ce roman en épisodes que vous suivez depuis quelques mois, ce sera la concrétisation finale en cette nouvelle année. Je publierai la version corrigée au printemps prochain. Je vous remercie par ailleurs de me suivre et de m’encourager par vos gentils commentaires chaque semaine.

Vous m’avez donnée la force de poursuivre et d’aller au bout de ce projet fou!

Voici le chapitre 34 des aventures d’Amanda, le dernier envoi de 2021. Je vous en souhaite une belle lecture.

Je reste une semaine à la maternité. Je suis sous surveillance. Max ne vient me chercher que vers quinze heures le samedi de ma sortie. J’ai insisté pour que ce soit lui qui vienne, c’est important pour moi. J’attends avec impatience ce moment-là. J’ai passé une semaine compliquée. Le bébé a eu du mal à téter et mes seins gonflés à bloc ont failli exploser de douleur.
Max, en allant déclarer la naissance de notre fils à la mairie, s’est trompé de prénom. Il a suivi la coutume et a arrosé dignement la naissance de son fils. L’influence pernicieuse de sa mère a porté so coup : son petit-fils porte le même prénom que son père à elle, Antoine.
Quand il revient tout content ce soir-là pour me montrer le carnet de famille rempli en bonne et due forme, il déchante.

« Mais, Max », je lance, sentant la colère me monter et pas qu’au nez. « Ce n’est pas possible de faire une gaffe pareille. Demain, à l’ouverture de la mairie, tu vas dire que tu t’es trompé et tu déclares le prénom SEBASTIEN. Ce n’est quand même pas ta mère qui va me dicter le prénom de mon fils, nom d’un chien ! J’en ai marre de vos coups en douce ».

Je suis toute contente de retrouver mon chez-moi, lové dans le fauteuil avec mon bébé adoré. J’ai la désagréable surprise de constater la présence de mes beaux-parents dans l’appartement. Ils ont pris possession de mon domicile depuis la naissance du petit. Max ne m’a rien dit, de peur que je m’énerve encore.

« Pourquoi tu ne m’as rien dit pour tes parents. Tu aurais pu quand même me mettre au courant. J’ai besoin d‘être au calme et toi, tu les fais débarquer chez nous. Ce n’est vraiment pas le moment ! », je lâche mécontente.
« Tu sais, Amanda, c’est notre rôle de grands-parents de veiller au bien-être de nos enfants. Ne t’inquiète de rien, j’ai la situation bien en main », me dit ma belle-mère pour compenser mon début d’étouffement, en veillant aux mots qu’elle utilise. « Je m’occupe de tout », avec Gérard sur ses talons, comme le petit caniche docile qu’il est devenu.

« Comment ça, quelle situation Ghislaine ? Je sors de la maternité après une semaine, j’ai eu un accouchement pénible, je suis fatiguée et vous voulez tout gérer ? Ça ne va pas être possible ! » j’articule en lorgnant sur Max pour qu’il me vienne en aide.
En vain, il regarde ses chaussures. Il ne réagit pas, absorbé tout à coup par l’état de ses souliers.
« Max, dis quelque chose, je t’en prie. Aïe, pourquoi tu me frappes la cheville ? ».

Je résiste très fort à mon envie d’attraper ma belle-mère par le paletot et de la déposer sur le palier avec ses bagages. Son regard me lance des flammes noires.
J’insiste et j’explique à Ghislaine que c’est très généreux de leur part de venir m’aider, mais que j’ai besoin d’être tranquille avec mon mari et mon fils, que je suis capable de m’en sortir toute seule et qu’ils ont leur vie. Peine perdue.

« Fais-moi confiance, Amanda. Tu vas avoir besoin de moi. J’aurais bien voulu, moi, que ma mère ou ma belle-mère viennent m’aider. Personne n’a été là pour moi, alors je suis là pour mes enfants. On ne fera pas de bruit, on dormira dans le canapé. On reste juste quelques jours, le temps de souffler un peu pour toi ».
« Maman a raison. Moi je travaille, je ne peux pas t’aider. Ta mère non plus, à part le weekend. Ils restent jusqu’à vendredi, promis. C’est pour ton bien. Ta mère prendra le relais après ».

J’ai la fâcheuse impression qu’on me traite en gamine malade, incapable de faire quoi que ce soit. La famille Berneuil a parlé. Je n’ai pas mon mot à dire.

Je n’ai plus qu’à vous souhaiter une BELLE ET HEUREUSE ANNEE 2022, pleine de joies, de projets créatifs. 

Que vous soyez en famille, avec vos amis, ou seuls, je vous souhaite une beau réveillon et un premier janvier magnifique.2022 sera ce que vous en ferez!

Alors, à vous de concrétiser vos projets, vos envies de toutes sortes. Je vous le souhaite du fond du coeur.

Je vous retrouve en 2022 pour les articles de blog, le roman en épisodes et l’atelier d’écriture qui va reprendre la semaine prochaine.

Portez-vous bien et surtout continuez à prendre soin de vous!

Créativement vôtre,


Laurence Smits, LA PLUME DE LAURENCE


Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

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