Laure d’Astragal a conçu son livre “Atelier d’écriture” aux Editions Larousse en 2013 pour nous aider à écrire. Cela ne signifie pas qu’elle va nous transformer en écrivain à succès. Nous pouvons suivre des conseils d’écriture donnés à profusion, sans toutefois aboutir à la rédaction d’un best-seller.

Selon Laure d’Astragal, toute création repose sur deux choses: la forme et le fond.

En lisant beaucoup, vous allez acquérir les bases de structure. Pour réussir à écrire, il faut s’entraîner et faire des exercices pour stimuler la mise en route de son imaginaire.

Ecrire vous changera assurément, modifiera votre identité, vous aidera à acquérir confiance en votre potentiel créatif.

 

 

Ecrire par plaisir

 

Pour écrire par plaisir et pour vous faire plaisir, vous devez dire adieu à vos anciens fantômes qui bridaient votre créativité jusqu’à présent. Pour commencer, il convient de suivre vos désirs.

Laure d’Astragal, à ce stade, vous propose d’actionner la pompe à mots, de les exprimer, de les faire sortir jusqu’à produire vous aussi une oeuvre. Vous allez passer sous la douche…d’écriture! Elle n’est pas froide, mais bouillonnante de créativité!

 

 

Pour commencer à écrire vos histoires, bannissez toute hésitation. Chaque personne ayant un rythme différent, il est difficile de conseiller un moment idéal pour écrire. Pour beaucoup, cela peut être au réveil, avant même tout échange avec quiconque, quand on est encore proche du monde des rêves. La raison est encore engourdie.

Tout acte d’écrire repose de toute façon sur un entraînement quotidien, et surtout, pour le plaisir.

Le plus dur, en effet, est de commencer. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai commencé ce blog et que je suis un atelier d’écriture hebdomadaire.

Pour commencer, vous pourriez tenir votre journal personnel pour constater si vous y prenez du plaisir. A ce propos, j’ai écrit deux articles sur cette thématique.

Voici les liens:

 

Pourquoi n’écririez-vous pas un journal intime?

 

Connaissez-vous certains journaux intimes?

 

Il faut éloigner de vous à tout prix la peur d’être jugé. Au départ, vous écrivez pour vous.

Si vous écrivez le matin, prenez l’habitude de consigner toutes vos créations dans un “cahier de réveil”.

 

 

Le plus important est d’instaurer un rituel d’écriture: peu importe le moment de la journée, tant que vous l’avez choisi et que vous vous y tenez. Dans votre cahier, écrivez exactement ce que vous pensez, sans censure, sans entrave. Puisez dans votre puits intérieur et laissez couler la source qui est en vous.

Il est conseillé d’écrire trois pages par jour. Ce défi revient à une forme de méditation, un rendez-vous avec vous pour vous harmoniser avec vos pensées secrètes.

Vous pouvez aussi écrire chaque jour une chose étonnante, que vous avez vécue, ou vue en vrai à la télévision, ou dans un film, ou lue dans la presse ou dans un roman. Ecrivez vos opinions sur des sujets qui vous tiennent à cœur.

Aucun exercice ne doit devenir une corvée pour vous. La qualité première d’un écrivain est d’écrire – pour se faire plaisir, donc pour son bien!

 

Etape 12: 5 conseils pour libérer l’écriture

 

Laure d’Astragal vous suggère les conseils suivants:

  • officialisez votre désir d’écrire. Courage, prenez le taureau par les cornes et annoncez à votre entourage votre projet. Trouvez votre moment idéal pour écrire, ainsi que votre lieu de prédilection et votre support préféré.
  • inspirez: pour développer votre imaginaire, aérez votre cerveau: aérez-vous, aérez votre maison, prenez l’air, baladez-vous dans la campagne, regardez la vie des autres, imprégnez-vous des scènes de la vie courante.
  • faites des  pauses: A ce propos, j’ai écrit un articles sur comment trouver l’inspiration pour écrire. Voici le lien:

     

    Comment trouver l’inspiration pour écrire?

     

    Prendre soin de soi en mangeant sainement est également un ingrédient important. Reposez-vous, l’été dans un hamac ou une chaise longue à l’ombre de votre arbre préféré. C’est tout simplement divin. Éloignez-vous de tous les écrans le plus fréquemment possible.

    • expirez: Prenez aussi l’habitude d’observer vos pensées. Ne les jugez pas, laissez-les filer! Connectez-vous avec vos émotions; essayez de les ressentir sans les analyser. Vous pourriez vous en servir plus tard pour un de vos personnages.
    • Stockez vos idées et ayez toujours auprès de vous un carnet, un dictaphone pour noter chaque idée qui vous vient à l’esprit. Chaque idée notée peut devenir un ingrédient utile pour de futures histoires.

     

     

    Etape 13: les critiques utiles

     

    Ne craignez pas les erreurs et n’acceptez pas les doutes sur votre création. Ce que vous faites est bon. Refusez d’écouter toute critique et tout reproche.

    Pour cette étape, listez des critiques que vous avez entendues à votre égard dans le passé, quand vous étiez enfant, et ce, pendant 10 minutes.

     

    Voici ce que j’ai entendu enfant:

    La critique émanait de mon institutrice de CE1, Madame Paris. Elle était le type de maîtresse à l’ancienne, assez rigide et très focalisée sur l’origine sociale des parents. L’origine de mes parents ne cadraient avec ses idées bourgeoises, mes parents étaient de simples ouvriers. J’avais 7 ans et elle s’était permise la réflexion suivante quand ma mère avait été convoquée pour un bilan: “si votre fille va jusqu’au Brevet (des collèges), ce sera déjà bien”. Pour ma mère, cela représentait un niveau assez élevé, vu qu’elle n’avait que le Certificat d’études. Mais, cette formule était réductrice et me confortait à suivre la voie tracée par mes parents. 

    Cette dame en était restée au déterminisme social. Sans vouloir me vanter, j’ai eu mon Bac et j’ai accompli cinq années d’études supérieures pour devenir professeur. J’ai déjoué le pronostic entendu dès le début de mes années d’école primaire!

     

     

    Etape 14: une vieille honte

     

    Souvenez-vous d’une critique injuste à votre égard et du sentiment de honte que vous avez ressenti après.

    Racontez-là en 15 lignes (version papier) pendant 15 minutes.

     

    Voici ma critique injuste:

    J’avais 25 ans, et je passais mon permis de conduire. Il est vrai que je l’ai passé tardivement, après mes études, ne disposant pas de ressources suffisantes pour le financer avant. J’avais déjà suivi plus de vingt heures de conduite avec le même moniteur depuis la première séance. Je me sentais prête pour l’examen final. Mais, le directeur de l’auto-école a souhaité me tester pendant une heure avant de valider mon inscription. Je n’ai pas roulé avec lui comme j’aurais du, stressée par le changement de personne. Il n’a cessé de tout critiquer. Pour lui, donc, pas d’examen possible. A l’arrêt de la voiture, il m’a dit de prendre encore quelques heures de conduite. Je suis devenue toute rouge, de honte et de colère. Honte parce que je me sentais comme une gamine prise en faute face à toutes ses critiques négatives. J’en ai pleuré. Cela ne l’a pas radouci pour autant. Mais, j’ai obtenu mon permis du premier coup en ce qui concerne la conduite…

     

     

    Etape 15: les compliments

     

    Maintenant, vous allez lister les compliments que vous aimeriez entendre durant toute une journée. Allez-y franchement, sans pudeur. Autorisez-vous, pendant 15 minutes, à formuler ce que vous voudriez être.

     

    Voici les compliments que j’aimerais entendre:

    C’est bien long une journée. Et entendre des compliments durant ce laps de temps me paraît de l’ordre de l’utopie. J’aimerais entendre que je suis une femme géniale à tous points de vue. Je n’ai pas besoin de savoir que je suis la plus belle, comme dans le conte! Mais, j’aimerais entendre de la bouche de mes enfants que j’ai été une bonne mère pour eux. 

    J’aimerais entendre que je suis devenue sage au fil des ans, que je suis capable de relativiser.

    J’aimerais entendre que j’ai répandu le bien et l’amour autour de moi, malgré le contexte de ma vie et ses difficultés. 

    J’aimerais aussi entendre que je me débrouille bien en ce qui concerne l’écriture, que je peux devenir un écrivain de renom. 

    J’aimerais entendre que mon passage sur terre n’aura pas été vain, qu’il aura apporté quelque chose…

    J’aimerais entendre que je suis une femme courageuse et tenace, qui a relevé tous les défis que la vie lui a envoyés, positifs comme négatifs.

     

     

     

     

    En guise de conclusion

     

    Pour écrire, il faut du carburant. Si vous écrivez, c’est que vous avez quelque chose à dire, c’est que vos mots ont un sens, c’est que vous avez besoin d’être entendu.

    Le premier miracle de l’écriture est de renverser la vapeur: ce qui vous freinait au départ va vous dynamiser ensuite.

    Utilisez les forces négatives autour de vous pour en faire une force dédiée à l’écriture, comme le font les sportifs dans les arts martiaux.

    Ne perdez pas un temps précieux à tenter de convaincre les personnes négatives ou indécises dans votre entourage proche ou professionnel. Moins vous parlerez de votre passion pour l’écriture, mieux vous vous porterez! C’est votre jardin secret, votre espace de créativité, votre moment de décompression. Ne laissez donc pas les autres vous gâcher ces moments de bonheur!

     

     

     


    Laurence Smits

    Passionnée de lecture et d’écriture, de voyages et d’art, je partage mes conseils sur l’écriture.

    1 commentaire

    lucette smits · 9 juillet 2019 à 14 h 44 min

    Non seulement tu aimerais entendre, mais je te dis moi ta mère, que oui, tu as été une excellente mère,”trop maman poule peut-être” Oui tu as semé de l’amour,oui tu es de la race des courageuses et des tenaces, bien sûr que tu es douée pour l’écriture.Et oui tu sais bouger les montagnes en relevant des défis. Oui tu deviens sage au fil des années, et oui tu es une fille super, et je ressens un peu plus d’amabilité quand tu nous parles, ton “ton” est moins sec. Et vraiment ça fait du bien. merci pour la fille que tu es

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